Actuel

Le Comité de Travail.Suisse dit oui à l’initiative sur le salaire minimum

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses s’est prononcé lors de sa séance du Comité du 4 février sur l’initiative sur le salaire minimum qui sera soumise au vote du peuple le 18 mai 2014. Le Comité dit oui à un salaire minimum légal et reconnaît ainsi le besoin urgent d’agir auprès des bas salaires. suite

L’initiative sur le salaire minimum demande un salaire minimum légal de 22 francs par heure, ce qui correspond à un salaire mensuel d’environ 4000 francs. Travail.Suisse reconnaît les problèmes des personnes dans les branches à bas salaires et estime qu’il faut agir en particulier en lien avec la libre-circulation des personnes et la pression sur les salaires et l’emploi qui en résultent.

Pas de réponse venue de la politique

Travail.Suisse a oeuvré à différents niveaux à un contre-projet direct ou indirect à l’initiative sur le salaire minimum, ce qui aurait dû être considéré comme un signe pour le bon fonctionnement du partenariat social. Finalement, le Parlement a rejeté l’initiative sans avoir fait le moindre pas en direction de l’exigence de l’initiative. « La politique a eu la chance de trouver une voie médiane. Parce qu’il n’y a pas eu la moindre réponse allant dans cette direction, Travail.Suisse dit oui à l’initiative sur le salaire minimum » a indiqué Gabriel Fischer, responsable de la politique économique à Travail.Suisse.

Pour plus d’informations:
Gabriel Fischer, responsable de la politique économique, tél. 031/370’21’11

05 février 2014, Gabriel Fischer, Responsable politique économique

NON à l’initiative de l’UDC « Contre l’immigration de masse »

Le 9 février, l’initiative de l’UDC « Contre l’immigration de masse » sera soumise au peuple suisse. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs, cette initiative constitue un montage totalement fallacieux, car au lieu de s’attaquer à des problèmes manifestes relatifs aux infrastructures des transports, à la construction de logements ou au marché du travail, elle favorise l’immigration, augmente le risque de dumping salarial et fait fi de la contribution de la main-d’œuvre étrangère à notre qualité de vie élevée. suite

Voici les principaux arguments de Travail.Suisse en faveur d’un NON à l’initiative de l’UDC:

- L’initiative ne fait que jeter de la poudre aux yeux: l’UDC prétend limiter l’immigration grâce à cette initiative. Pour ce faire, il conviendrait d’introduire des contingents, comme autrefois. Or, en jetant un coup d’œil rétrospectif, on constate que l’immigration était tout aussi importante, voire plus élevée, à l’époque des contingents qu’à celle de la libre circulation des personnes. Les chiffres de l’immigration sont directement liés à la bonne marche de l’économie en Suisse. L’initiative n’y changera pas grand-chose puisqu’elle demande explicitement que les intérêts de l’économie soient pris en considération au moment de fixer les contingents. Jusqu’ici, on n’a constaté un recul de l’immigration qu’en cas de récession et de taux de chômage élevé. Or, voilà qui n’est certainement pas une évolution souhaitable.

- L’initiative favorise l’immigration et le dumping salarial: elle introduit la notion de préférence nationale. Une entreprise n’obtiendra l’autorisation d’embaucher un collaborateur étranger que si elle est dans l’impossibilité de recruter un travailleur suisse. Ainsi les étrangers résidant déjà en Suisse seront traités comme des immigrants, ce qui est à la fois stupide et dangereux. Si l’embauche d’une main-d’œuvre bon marché provenant d’Allemagne, de France, de Pologne ou de Hongrie, etc. ne demande pas plus de travail ni de temps que celle d’un étranger résidant en Suisse, il est certain que l’entreprise préférera recruter la main-d’œuvre plus avantageuse provenant de l’étranger. De ce fait, l’immigration, les frontaliers et le dumping salarial seront favorisés plutôt que contrecarrés.

- L’initiative ramène à la question des « travailleurs immigrés » sans droits ni protection: elle réduit considérablement les droits et les chances des étrangers en Suisse. À titre d’exemple, le regroupement familial sera limité et les autorisations de séjour seront directement liées à l’activité professionnelle. Toute personne au chômage devra quitter le pays. Non seulement cette manière de traiter la main-d’œuvre étrangère est indigne, mais encore l’importante insécurité qu’elle génère n’est pas propice à une intégration réussie. Des travailleurs sans droits ni protection – menacés en tout temps par un retrait de leur autorisation de séjour et donc par la perte de ce qui sous-tend leur existence – sont en outre le rêve de tout employeur peu regardant. Ces travailleurs ne s’opposeront jamais à des traitements inéquitables, ce qui augmentera donc encore le risque de dumping salarial.

- L’initiative met à mal la protection salariale: grâce au travail des syndicats, des mesures visant à protéger les salaires en Suisse ont été introduites en même temps que la libre circulation des personnes. Actuellement, des dizaines de milliers de contrôles salariaux sont effectués chaque année en Suisse. Il va de soi que des abus sont alors détectés. Certes, ils existaient auparavant, mais ils étaient tout simplement invisibles. Aujourd’hui, les employeurs sont tenus d’ouvrir leurs livres de paie et de prouver qu’ils versent des salaires corrects. C’est là un immense progrès. Le marché du travail en Suisse n’a jamais été aussi bien contrôlé qu’actuellement. Tout cela n’existerait plus si l’initiative était acceptée et, faute de protection, les travailleurs en Suisse subiraient une pression croissante sur les salaires – voir plus haut.

- L’initiative déprécie le travail accompli par la main-d’œuvre étrangère en Suisse: la préférence nationale, la restriction au regroupement familial, la suppression des droits aux prestations sociales et le retrait de l’autorisation de séjour en cas de perte d’emploi traduisent un mépris total du travail accompli par les étrangers. Nous avons besoin de leur travail pour assurer notre qualité de vie. Sans la main-d’œuvre étrangère, ce serait le chaos, ne serait-ce que dans le domaine de la santé, mais aussi dans d’autres branches. Les prestations fournies par les étrangers méritent d’être reconnues, et les êtres humains qui les fournissent méritent d’être traités décemment et équitablement.

- L’initiative menace les relations réglementées avec nos voisins: la Suisse n’est pas une île. Nous avons des voisins et nous faisons partie d’un tout. Ayant choisi de ne pas adhérer à l’UE ou à l’EEE, la Suisse a réglé, à l’aide des Accords bilatéraux, ses relations avec les Etats voisins. Ces accords sont à la base de près des deux tiers de nos exportations; un emploi sur trois en Suisse est tributaire de nos échanges commerciaux avec les Etats de l’Union européenne. Il nous faut entretenir ces relations et ne pas les mettre en péril par une initiative dangereuse et inopérante.

Faisons notre devoir en politique intérieure

Aux yeux de Travail.Suisse, il est bien plus important de s’atteler à des mesures de politique inté-rieure plutôt qu’à une initiative inutile, voire dommageable, contre l’immigration. Des mesures cher-chant à relever les défis concrets qui se posent en matière d’infrastructures, de construction de logements et – absolument essentielles pour nous les syndicats – de renforcement du partenariat social, ainsi que des mesures d’accompagnement visant à lutter contre le dumping salarial. C’est la raison pour laquelle Travail.Suisse dit clairement NON à l’initiative de l’UDC « Contre l’immigration de masse ».

20 janvier 2014, Martin Flügel, Président

L’inefficacité face à l’immigration lèse les travailleurs

L’initiative de l’UDC « contre l’immigration de masse » répond mal aux défis que pose actuellement l’immigration. En effet, même les contingents n’ont pas empêché d’importants mouvements migratoires en Suisse et, en outre, le contingentement engendre une société à deux vitesses sur le marché du travail, ouvrant ainsi grand les portes du dumping salarial. C’est pourquoi Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs, rejette clairement l’initiative « contre l’immigration de masse » et exige que les politiques trouvent de véritables solutions aux problèmes que connaît le marché du travail. suite

C’est souvent à la seule immigration, très forte ces dernières années, que l’on impute le mitage du paysage, la hausse des loyers et des prix de la propriété du logement, la saturation des routes et des moyens de transports publics – du moins aux heures de pointe – ainsi que l’évolution insatisfaisante des salaires pour les travailleurs. Même s’il est prouvé que l’argument est faux, il n’en reste pas moins vrai que, par exemple, les exigences croissantes de la population déjà établie ont favorisé les hausses de loyers, de même que les distances de plus en plus longues entre le domicile et le travail ont contribué aux embouteillages et à la saturation des trains. Il existe toutefois un lien – partiel du moins – entre ces évolutions et l’immigration. Quoi qu’il en soit, il faut agir au niveau politique, et ce faisant, il est important que les réponses politiques soient réellement efficaces, ce qui ne sera clairement pas le cas avec l’initiative « contre l’immigration de masse ».

Les contingents ne sont pas la panacée contre une forte immigration

Il n’est qu’à jeter un coup d’œil sur le passé pour constater que même les contingents n’ont jamais empêché une forte immigration. La Suisse a connu sa plus forte vague d’immigration dans les années 1960. Au début des années 1990 également, l’immigration a été quasiment aussi élevée – en dépit des contingents – que pendant la libre circulation des personnes au cours des dernières années (voir le graphique). En plus de l’immigration, les saisonniers étaient autrefois actifs en Suisse par dizaines de milliers. Rien qu’en 1990, 190‘000 personnes sont venues travailler en Suisse pour une période maximale de neuf mois.

On constate, à l’appui de ces faits, qu’à l’évidence, l’immigration n’a absolument rien à voir avec les contingents ou la libre circulation des personnes. Depuis toujours, le facteur décisif a été le développement économique de la Suisse. Car même avec des contingents, « l’économie » – à savoir les entreprises implantées en Suisse – a toujours veillé à ce que les contingents autorisés soient aussi importants que nécessaire. L’initiative « contre l’immigration de masse » ne changerait rien à la situation.

L’économie suisse est potentiellement plus importante que le marché suisse du travail. Lorsque nous connaissons des périodes économiques favorables en Suisse et que nous assurons et développons ainsi notre prospérité, nous avons tout simplement une pénurie de travailleurs. Nous pouvons, certes, déplorer les conséquences négatives de cette bonne situation économique, mais il n’est assurément pas souhaitable de résoudre le « problème » en passant par une profonde récession s’accompagnant d’une hausse vertigineuse du chômage, comme ce fut le cas dans les années 1970 ou au milieu des années 1990 (voir grafique ds le texte sous www.travailsuisse.ch/medias/service_medias?lang=fr).

Les travailleurs immigrés, sans droits, ouvrent grand les portes du dumping salarial

Le retour à une politique des contingents implique aussi une dichotomie sur le marché du travail. D’un côté, les travailleurs suisses explicitement protégés par l’initiative, et de l’autre, les étrangers qui – même s’ils résident et travaillent en Suisse depuis plusieurs décennies déjà – deviennent des travailleurs de seconde zone.

La présence de travailleurs immigrés « sans droits », qui ne peuvent pas se défendre ou n’osent pas le faire, qui vivent, sans leur famille, dans de quelconques baraquements et qui travaillent dans des conditions précaires, ne fait qu’accroître le risque de dumping salarial et de dégradation des conditions de travail, et ne fait qu’augmenter les coûts sociaux. En outre, vu que l’initiative implique la suppression des contrôles salariaux actuels, il ne sera plus possible non plus de constater le dumping salarial et les abus commis sur le marché du travail – ceux-ci existaient avant la libre circulation des personnes, mais les instruments permettant de les mettre en évidence faisaient alors défaut. Avec son initiative « contre l’immigration de masse », l’UDC souhaite revenir à cette politique de l’autruche qui a pour devise: « Moins j’en sais, mieux je me porte ».

Un tiers des emplois sont tributaires des relations commerciales avec l’UE

La libre circulation des personnes n’est, en soi, nullement souhaitable pour les travailleurs. Aux yeux de Travail.Suisse, la corrélation entre les accords bilatéraux et les mesures d’accompagnement prises au niveau de la politique intérieure a toujours été et reste essentielle pour évaluer la libre circulation des personnes.

Aujourd’hui, les accords bilatéraux constituent la base de nos relations avec l’Union européenne. Nul ne saurait contester que nous avons besoin de relations réglementées avec l’UE. Nous sommes entourés de pays membres de l’UE et celle-ci est de loin notre partenaire économique le plus important. Avec un PIB de 16 milliards de francs, l’UE est beaucoup plus importante (pour la Suisse) sur le plan économique que les Etats-Unis, deux fois plus importante que la Chine et environ dix fois plus importante que l’Inde.

Aujourd’hui comme hier, 60 pour cent de nos exportations sont destinées à des pays membres de l’UE. Il s’agit-là de 325 millions de francs par jour. Pour l’exportation, ses fournisseurs et leurs collaborateurs, et donc aussi pour de nombreuses branches du marché intérieur, telles que le commerce de détail ou la construction, les règles claires et la sécurité du droit qu’offrent les accords bilatéraux sont très importants. Environ un emploi sur trois dépend de nos relations commerciales avec l’UE. L’initiative de l’UDC « contre l’immigration de masse » constitue une attaque frontale faite aux Bilatérales et, partant, aux relations établies qui contribuent considérablement à la réussite économique et à la prospérité de la Suisse.

Répartir équitablement les fruits de la croissance

Au lieu d’adopter une solution surannée de contingents qui comporte un risque élevé de dumping sur le marché du travail et de conséquences économiques négatives, la Suisse a besoin de mesures ciblées favorisant un marché du travail fort et une qualité de vie élevée. En font partie:
• un renforcement des mesures d’accompagnement comprenant des salaires minimaux dans les branches à bas salaires, afin de lutter avec succès contre le dumping salarial,
• une amélioration considérable de la conciliation vie professionnelle et vie familiale grâce une prise en charge par des infrastructures d’encadrement dans le Service public et une nette amélioration des conditions de travail et de la formation continue des travailleurs d’un certain âge, et
• un développement massif des infrastructures (routes, transports publics, écoles, santé, encadrement des enfants et des personnes âgées, etc.) et des logements (en suffisance et à des prix abordables).

Un NON à l’initiative « contre l’immigration de masse » ne mettra donc pas un terme au débat sur l’immigration et la libre circulation des personnes, mais constituera une condition préalable nécessaire à une politique qui fait profiter des fruits de la croissance une plus large couche de la population qu’auparavant et qui traite avec efficacité les problèmes les plus urgents de l’expansion démographique.

16 décembre 2013, Martin Flügel, Président

Le Comité de Travail.Suisse dit clairement NON à l’initiative de l’UDC pour l’isolement

Lors de sa séance d’aujourd’hui, le Comité de Travail.Suisse a prononcé ses mots d’ordre pour les votations fédérales du 9 février 2014. Il a rejeté à l’unanimité l’initiative de l’UDC « Contre l’immigration de masse » et avec une abstention l’initiative « Financer l’avortement est une affaire privée ». Il a revanche approuvé – aussi à l’unanimité – l’arrêté fédéral sur le financement et l’aménagement de l’infrastructure ferroviaire (FAIF). suite

Les prochaines votations fédérales auront lieu le 9 février 2014. Les enjeux du scrutin sont importants. A cet égard, le Comité de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, a décidé des prises de paroles suivantes :

Non à une initiative doublement dangereuse

Ce n’est pas en contingentant l’immigration que l’on résoudra les problèmes liés à la libre-circulation des personnes. C’est pourquoi Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, rejette l’initiative de l’UDC pour l’isolement. Les expériences faites dans le passé ont montré que les contingents n’ont jamais empêché l’immigration d’augmenter en période de croissance économique.
Pour lutter contre les effets indésirables de la libre-circulation des personnes, la solution n’est pas dans l’introduction de contingents mais passe par le renforcement des mesures d’accompagnement, le développement des infrastructures de transport et de logement ainsi que par une politique fiscale moins agressive. L’initiative de l’UDC est aussi doublement dangereuse pour les salarié-e-s car elle ne prévoit aucune protection des salaires et des conditions de travail et qu’elle remet fondamentalement en cause tout l’édifice des accords bilatéraux I, ce qui signifie une grande menace pour l’emploi.

Oui à FAIF

Travail.Suisse, en revanche, propose le oui à l’arrêté fédéral sur le financement et l’aménagement de l’infrastructure ferroviaire (FAIF). Avec FAIF, on a trouvé une solution de financement durable avec le Fonds d’infrastructure ferroviaire (FIF) et dégagé des moyens suffisamment importants pour aménager l’infrastructure ferroviaire au cours de la prochaine décennie. Le nécessaire développement des transports publics en profitera, ce qui favorise à la fois la mobilité durable et l’emploi, étant donné que les transports publics créent davantage de postes de travail que les transports routiers.
En outre, le financement de FAIF est acceptable car il s’agit d’un compromis équilibré impliquant un engagement supplémentaire de la Confédération, des cantons et des contribuables.

Travail.Suisse recommande aussi le rejet de l’initiative fédérale « Financer l’avortement est une affaire privée ».

Pour plus d‘information :
Martin Flügel, Président, tel. 079/743.90.05

11 décembre 2013, Martin Flügel, Président

Un vote pour une politique familiale progressiste

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, se réjouit qu’en rejetant l’initiative de l’UDC le peuple se soit prononcé aujourd’hui contre une politique de la famille conservatrice. Le chemin est maintenant libre pour aborder les véritables défis de la politique de la famille. Le non à l’initiative 1 :12 était prévisible ; il ne fera cependant pas disparaître la discussion sur les salaires des managers. suite

Avec son non d’aujourd’hui à l’initiative sur les familles, le souverain a montré qu’il ne voulait pas décharger fiscalement des familles aisées à un revenu au détriment des autres familles. Il a aussi mis en évidence qu’une politique familiale, qui s’oriente sur un modèle de famille traditionnel tourné vers le passé, ne tient pas compte des défis actuels et futurs.

Une politique familiale progressiste doit faire en sorte que tous ceux et celles qui veulent des enfants puissent aussi le réaliser. Quand les enfants sont là, il faut garantir que chaque famille puisse vivre selon le modèle qui lui convient. Pour la grande majorité des pères et mères, il est normal d’être actif professionnellement. Soit qu’ils le veulent ainsi, soit qu’ils doivent pouvoir compter sur deux revenus. Cela est judicieux tant sur le plan économique que sur celui de la politique de l’égalité. Au vu des défis démographiques amenuisant l’offre de personnel et au vu du nombre toujours plus élevé de jeunes femmes bien qualifiées, il serait complètement contre-productif de placer les familles devant le choix d’avoir des enfants ou d’être actif professionnellement.

Une offre fiable et de qualité en structures d’accueil extra-familiales revêt une grande importance aussi dans le sens des services qu’elle rend à l’économie. Sur ce plan, des progrès supplémentaires sont requis. Une politique de la famille de notre temps doit faire en sorte qu’il reste suffisamment de temps et d’argent pour la famille. Ce qu’il faut à cet égard c’est un développement des allocations familiales et non pas des cadeaux fiscaux. Les allocations actuelles, avec un montant minimum de 200 francs par enfant, sont bien loin de couvrir les coûts directs des enfants – 1310 francs par mois pour deux enfants. Pour ce qui est du temps à disposition, la priorité doit aller à l’introduction d’un congé paternité. Si l’on veut que les pères s’occupent davantage des enfants, il faut les intégrer dès le début au travail familial. Et il commence à la naissance de l’enfant.

La discussion sur les salaires des managers n’est pas terminée

L’initiative 1 :12 n’a pas, comme attendu, trouvé de majorité populaire. La discussion avant la votation a cependant montré que la mentalité de libre-service de la classe des managers est ressentie avec mauvaise humeur par de larges couches de la population. Enfin, les adversaires de l’initiative n’ont pas cessé de dire que leur opposition ne signifiait en rien l’approbation des salaires en millions de francs mais que la fixation d’une fourchette 1 :12 ne serait pas la solution appropriée pour régler ce problème.

Pour Travail.Suisse, il est clair que cette votation ne fait pas disparaître la discussion sur les salaires des managers. S’il s’avère que, malgré la discussion publique et malgré l’initiative sur les rémunérations abusives, aucune modération n’intervient dans les salaires stratosphériques des managers, le lancement des prochaines propositions pour des mesures plus contraignantes n’est qu’une question de temps.

Pour d’autres informations :
Martin Flügel, Président, Tél. 079/743.90.05

24 novembre 2013, Martin Flügel, Président

RSS | D | F | Info juridiques | Impressum | Sitemap | Full Site | LOGIN