Actuel – Votations

La protection des salaires reste importante

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses prend acte du résultat sur l’initiative sur le salaire minimum. La diffusion d’un sentiment de peur des adversaires et la campagne en millions de francs de l’économie ont visiblement influencé la majorité de la population. Mais la question de la protection des salaires reste à l’agenda politique et revêtira une importance centrale dans la perspective de la poursuite des accords bilatéraux. suite

Les adversaires de l’initiative sur le salaire minimum ont sorti la grosse artillerie avec l’argument «massue » de la menace sur l’emploi et ont ainsi nourri la peur pour sa propre place de travail, sans guère de lien pourtant avec le salaire minimum. « Que ce soient justement les travailleurs et travailleuses vivant le plus dans la précarité financière à qui l’on refuse une revalorisation salariale est plus que regrettable » indique Martin Flügel, président de Travail.Suisse.

La protection des salaires est centrale pour les accords bilatéraux

Tous les rapports sur les mesures d’accompagnement montrent que la protection des salaires fonc-tionne beaucoup mieux quand il y a un salaire minimum dans une branche ou une région. Parce que la protection des salaires est centrale pour la poursuite des accords bilatéraux, Travail.Suisse va continuer à s’engager pour des salaires minimaux spécifiques aux branches et aux régions. Les employeurs qui, dans la campagne, ont fait l’éloge du partenariat social sont maintenant priés d’en ap-porter concrètement la preuve.

Pour d‘autres informations:
Martin Flügel, Président de Travail.Suisse, Mobile: 079 743 90 05

18 mai 2014, Martin Flügel, Président

Le comité de Travail.Suisse dit oui à l’unanimité au nouvel article constitutionnel sur les soins médicaux de base

Réuni en séance aujourd’hui, le comité de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, a adopté ses consignes de vote relatives à l’article constitutionnel 117a sur les soins médicaux de base, de même que sur l’initiative populaire fédérale « Pour que les pédophiles ne travaillent plus avec des enfants ». suite

Les soins médicaux de base ont urgemment besoin d’un plan schéma directeur qui va l’arrimer aux défis du futur. L’article consitutionnel 117 a (nouveau) est le contre-projet direct à l’initiative populaire « Oui à la médecine de famille ». Il oblige la Confédération et les cantons de veiller à ce que des soins médicaux de base de bonne qualité et en suffisance soient accessibles à tous. La médecine de famille en sera ainsi mise en valeur.

Oui aux soins médicaux de base

Les soins médicaux de base sont menacés à l’avenir par différentes évolutions : une vague de départs à la retraite parmi les médecins de famille assortie de difficultés considérables pour trouver une succession ou, grosso modo, un manque fondamental de spécialistes de la santé. Parallèlement, le nombre de maladies chroniques et multiples croît en raison de l’évolution démographique. Un nouvel article constitutionnel 117a est nécessaire pour assurer à l’avenir des soins médicaux de base de bonne qualité sur l’ensemble du territoire. C’est pourquoi le comité de Travail.Suisse s’est prononcé à l’unanimité en faveur du oui.

Initiative populaire « Pour que les pédophiles ne travaillent plus avec les enfants »

Dès le 1er janvier 2015, la « loi fédérale sur l’interdiction d’exercer une activité, l’interdiction de contact et l’interdiction géographique » entre en vigueur. Sur de nombreux et importants points, cette loi va plus loin que l’initiative « Pour que les pédophiles ne travaillent plus avec les enfants ». Elle prévoit ainsi non seulement une interdiction de travailler, mais aussi une interdiction de contact et une interdiction géographique, ceci pas explicitement envers les pédophiles, mais aussi envers les auteurs de délits tels que l’exploitation de situations de détresse, l’encouragement à la prostitution, en cas de pornographie caractérisée, etc. La loi fédérale répond sérieusement aux préoccupations de l’initiative, soit la protection des enfants et des personnes dépendantes, sans pour autant contrevenir au principe de proportionnalité. Le comité de Travail.Suisse a par conséquent dit non à l’initiative populaire fédérale « Pour que les pédophiles ne travaillent plus avec les enfants ».

12 mars 2014, Martin Flügel, Président

La mise en oeuvre de l’initiative ne doit pas entraîner de pression sur les salaires ni de suppressions d’emplois

Les syndicats écrivent au Conseil fédéral

Les conséquences de l’acceptation de l’initiative « Contre l’immigration de masse » inquiètent beaucoup les syndicats. La mise en œuvre de cette dernière implique des dangers importants pour les travailleurs et travailleuses. Des emplois et les mesures de protection des salaires en vigueur sont menacés. C’est pourquoi, dans une lettre commune adressée mardi 11 février au Conseil fédéral, les faîtières syndicales USS et Travail.Suisse ainsi que les deux plus grands syndicats du pays Unia et Syna précisent quels principes doivent être appliqués par les décideurs politiques dans la mise en œuvre de cette initiative, pour que les intérêts des salarié(e)s ne passent pas à la trappe. suite

La suppression des accords bilatéraux conclus avec l’Union européenne (UE) menacerait des dizaines de milliers d’emplois dans l’exportation. Et les salaires risqueraient d’être confrontés à une pression accrue si les mesures de protection les concernant devaient être démantelées plutôt que renforcées. En outre, la main-d’œuvre sans passeport suisse résidant en Suisse est menacée de discriminations radicales si l’initiative est appliquée au pied de la lettre.

C’est pourquoi les faîtières syndicales et les syndicats soussignés appellent le Conseil fédéral à respecter les principes suivants pour la mise en œuvre de cette initiative :

- Le Conseil fédéral doit respecter le principe de la non-discrimination. Limiter le séjour, l’accès à la sécurité sociale et le regroupement familial de la main-d’œuvre résidente dépourvue de passeport suisse représenterait une énorme régression sociale. Il n’est pas question de mettre en place un système de contingent inhumain, ni non plus de recréer un statut de saisonnier.

- Les inquiétudes des travailleurs et travailleuses quant à leurs salaires et conditions de travail n’ont pas été suffisamment prises au sérieux. L’acceptation de l’initiative de l’UDC remet aussi en question les actuelles mesures de protection des conditions de travail locales. Pour s’assurer qu’en Suisse, on continue à payer des salaires suisses demain, le Conseil fédéral doit s’engager pour une protection des salaires plus poussée et non pas affaiblie. Impossible sinon de protéger les emplois contre la concurrence au moyen de la sous-enchère.

- Enfin, le Conseil fédéral doit tout faire pour préserver les accords bilatéraux. En l’absence de relations stables et structurelles avec le principal partenaire commercial de la Suisse, il y a risque de pression accrue sur les salaires et de perte d’emplois.

L’initiative ne peut être mise en œuvre que si ces principes sont observés, sinon les travailleurs et travailleuses devront payer le prix de son acceptation dans les urnes.

Pour plus d’informations:
Martin Flügel, président de Travail.Suisse, 079 743 90 05
Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079 277 61 31
Kurt Regotz, président de Syna, 079 617 62 94
Vania Alleva, coprésidente d’Unia, vice-présidente de l’USS,
079 620 11 14
Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079 205 69 11

11 février 2014, Martin Flügel, Président

La protection des salaires sera encore plus importante !

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, regrette le résultat de la votation d’aujourd’hui sur l’initiative sur l’immigration de masse. Les problèmes existant sur le marché du travail ne pourront pas être résolus ainsi. Il faut craindre, au contraire, l’avènement d’une société à deux classes sur le marché du travail, ce qui augmentera encore la pression sur les salaires. Pour garantir aussi à l’avenir la protection des salaires et des conditions de travail, il faut inclure dès le départ les représentants des travailleurs pour la mise en œuvre de l’initiative. suite

La campagne de votation et le résultat d’aujourd’hui ont montré la force du scepticisme de la population vis-à-vis de la libre-circulation des personnes. On a visiblement pas accordé suffisamment d’attention au dumping salarial et à d’autres effets négatifs de la libre-circulation. L’économie et la politique n’ont pas réussi à répartir de façon équilibrée les avantages économiques de la libre-circulation.

Avec la décision populaire d’aujourd’hui débute une phase de grande incertitude concernant la poursuite des relations de la Suisse avec l’UE. La fin de la libre-circulation menace l’ensemble des accords bilatéraux, ce qui signifie une très grande insécurité pour les relations futures de la Suisse avec son principal partenaire économique.

Effets négatifs sur le marché du travail

Le retour au système des contingents menace le marché du travail d’une segmentation en deux parties. L’économie continuera à faire venir en Suisse la main-d’œuvre nécessaire qui ne pourra pas se protéger contre le dumping salarial en raison de sa plus grande dépendance et la pression sur les salaires grandira. « Les contrôles sur le marché du travail pour la protection des salaires et des conditions de travail en Suisse seront donc encore plus importants » indique Gabriel Fischer, responsable de la politique économique à Travail.Suisse. La protection du marché du travail revêtira une importance considérable lors de la mise en œuvre de l’initiative. Il est dès lors clair pour Travail.Suisse que les organisations de travailleurs doivent être inclus dès le départ à la mise en œuvre.

FAIF: La politique des transports sur de bons rails !

Travail.Suisse salue l’approbation par le souverain du financement et de l’aménagement de l’infrastructure ferroviaire, FAIF. Les investissements très importants consentis pour développer le rail et les transports publics peuvent aussi être vus comme une réponse concrète et souhaitée par le peuple pour résoudre les problèmes de mobilité renforcés par la croissance de la population. En disant oui à FAIF, le peuple a aussi accepté le fait que le développement du rail a un coût pour les particuliers puisque la solution de financement retenue met à contribution tant les usagers du train que les automobilistes.

Plus d’informations :
Martin Flügel, Président, Portable : 079 743 90 05
Gabriel Fischer, Responsable politique économique, Portable : 076 412 30 53

09 février 2014, Martin Flügel, Président

Le Comité de Travail.Suisse dit oui à l’initiative sur le salaire minimum

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses s’est prononcé lors de sa séance du Comité du 4 février sur l’initiative sur le salaire minimum qui sera soumise au vote du peuple le 18 mai 2014. Le Comité dit oui à un salaire minimum légal et reconnaît ainsi le besoin urgent d’agir auprès des bas salaires. suite

L’initiative sur le salaire minimum demande un salaire minimum légal de 22 francs par heure, ce qui correspond à un salaire mensuel d’environ 4000 francs. Travail.Suisse reconnaît les problèmes des personnes dans les branches à bas salaires et estime qu’il faut agir en particulier en lien avec la libre-circulation des personnes et la pression sur les salaires et l’emploi qui en résultent.

Pas de réponse venue de la politique

Travail.Suisse a oeuvré à différents niveaux à un contre-projet direct ou indirect à l’initiative sur le salaire minimum, ce qui aurait dû être considéré comme un signe pour le bon fonctionnement du partenariat social. Finalement, le Parlement a rejeté l’initiative sans avoir fait le moindre pas en direction de l’exigence de l’initiative. « La politique a eu la chance de trouver une voie médiane. Parce qu’il n’y a pas eu la moindre réponse allant dans cette direction, Travail.Suisse dit oui à l’initiative sur le salaire minimum » a indiqué Gabriel Fischer, responsable de la politique économique à Travail.Suisse.

Pour plus d’informations:
Gabriel Fischer, responsable de la politique économique, tél. 031/370’21’11

05 février 2014, Gabriel Fischer, Responsable politique économique

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