Actuel – Votations

Le Comité de Travail.Suisse dit un oui clair à l’abolition de la taxation forfaitaire

Le Comité de Travail.Suisse, l’organisation indépendante des travailleurs et travailleuses, a décidé des mots d’ordre en vue des votations du 30 novembre 2014 dans sa séance d’hier. Il s’est prononcé en faveur de l’initiative « Halte aux privilèges fiscaux des millionnaires (abolition des forfaits fiscaux) » et, à l’unanimité, contre l’initiative « Sauvez l’or de la Suisse (initiative sur l’or) ». suite

Le 30 novembre 2014 se déroulent les prochaines votations. Le Comité de Travail.Suisse, l’organisation indépendante des travailleurs et des travailleuses, a décidé des mots d’ordre suivants :

L’équité fiscale est plus importante que les privilèges fiscaux

Le Comité de Travail.Suisse soutient clairement l’initiative populaire « Halte aux privilèges fiscaux des millionnaires (abolition des forfaits fiscaux) » et a par conséquent décidé de l’accepter. La taxation forfaitaire profite surtout aux personnes étrangères aisées qui s’établissent en Suisse. Cela ne correspond ni à la lettre ni à l’esprit du principe d’équité fiscale. Comme le montre l’exemple du canton de Zurich, la suppression de la taxation forfaitaire n’a eu, comme conséquence, qu’une réduction très minime des recettes fiscales.

Non à l’initiative sur l‘or

Le Comité de Travail.Suisse décide de dire non à l’initiative « Sauvez l’or de la Suisse (initiative sur l’or) ». L’initiative sur l’or ne ramène pas l’étalon or et en outre, l’achat et la vente de placements de toute sorte sont centraux pour la Banque nationale suisse BNS. Des prescriptions rigides sur l’utilisation et le stockage des réserves d’or entraveraient la capacité d’action de la BNS en matière de politique monétaire.


Un non à Ecopop a déjà été décidé le 19 juin
Le Comité de Travail.Suisse a déjà décidé de rejeter à l’unanimité à l’initiative Ecopop lors de sa séance du 19 juin dernier, parce qu’elle entraînerait plusieurs conséquences négatives sur le marché du travail et pour les travailleurs et travailleuses. Tout d’abord, en mettant l’accent sur la population résidente actuelle, l’initiative agit comme une forte incitation à employer encore plus de frontaliers et de saisonniers. Ces deux catégories sont à l’origine, en raison de leurs situations de travail précaires, de la pression à la baisse sur les salaires et les conditions de travail en Suisse. Deuxièmement, la pression sur les travailleurs et travailleuses augmentera en raison de la pénurie de main d’œuvre. Dans le domaine de la santé, dans les transports publics ou la construction par exemple, le même volume de travail devra être réalisé par moins de personnel. Les conséquences sont connues : plus d’heures supplémentaires et une pression croissante pour reculer l’âge de la retraite. Troisièmement, l’initiative signifie la fin des accords bilatéraux. Comme 60% des exportations suisses vont dans l’espace de l’UE et que plus d’un million de places de travail dépendent des relations avec l’UE, des relations contractuelles avec l’UE sont, pour les travailleurs et les travailleuses, de la plus grande importance.

09 octobre 2014, Martin Flügel, Président Drucker-icon

Le Comité de Travail.Suisse dit clairement non à Ecopop

Lors de sa séance d‘hier, Travail.Suisse, l’organisation indépendante des travailleurs et travailleuses a discuté de l’initiative Ecopop, de la caisse maladie unique et de l’initiative « Stop à la TVA discriminatoire pour la restauration ! ». suite

Le comité de Travail.Suisse, l’organisation indépendante des travailleurs et travailleuses, a débattu lors de sa séance d’hier de l’initiative Ecopop. Au centre des préoccupations figurent en particulier les dangers pour le marché du travail.

Non à Ecopop

Le Comité rejette l’initiative Ecopop à l’unanimité, parce qu’elle aurait trop de conséquences négatives sur le marché du travail et pour les travailleurs et travailleuses. Premièrement, mettre l’accent sur la population résidente actuelle est une incitation forte pour que plus de frontaliers et de saisonniers soient actifs. Ce sont justement ces deux catégories de personnes qui sont co-responsables de la pression sur les salaires et les conditions de travail en Suisse, du fait de leurs contrats de travail précaires. Deuxièmement, en raison du manque de main d’œuvre, la charge sur les travailleurs s’accentuera considérablement. Ainsi, dans la branche des soins, dans les transports publics et dans la construction, le même volume de travail devra être réalisé avec moins de personnel. La conséquence en sera un nombre accru d’heures supplémentaires et une pression croissante sur l’âge de la retraite vers le haut. Troisièmement, l’initiative conduirait à une fin des accords bilatéraux. Comme 60% des exportations suisses dépendent de l’union européenne et que plus d’un million de places de travail dépendent des relations avec l’UE, des relations réglementées avec l’UE sont d’importance majeure pour les travailleurs et les travailleuses.

Non à l’initiative sur la TVA et oui à la caisse unique

L’initiative populaire „Stop à la TVA discriminatoire pour la restauration!“ veut réduire l’imposition pour la branche de la restauration. Il en résulterait ou bien des rentrées fiscales manquantes d’environ 800 millions pour la Confédération, l’AVS et l’AI ou bien une augmentation du taux actuel réduit taxant les denrées alimentaires et autres denrées courantes. Dans les deux cas, ce sont les personnes actives qui en feront les frais. Le Comité de Travail.Suisse est d’avis qu’il n’existe pas de marge de manœuvre pour une diminution des rentrées fiscales et plaide par conséquent pour un Non à cette initiative. Pour l’initiative pour une caisse maladie publique, le Comité de Travail.Suisse considère que la caisse maladie unique pour l’assurance de base présente de grands avantages en matière de séparation de l’assurance de base et des assurances complémentaires, de la compensation automatique des risques et d’incitation à plus de prévention des maladies chroniques. Le Comité recommande par conséquent d’accepter l’initiative.

19 juin 2014, Martin Flügel, Président Drucker-icon

La protection des salaires reste importante

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses prend acte du résultat sur l’initiative sur le salaire minimum. La diffusion d’un sentiment de peur des adversaires et la campagne en millions de francs de l’économie ont visiblement influencé la majorité de la population. Mais la question de la protection des salaires reste à l’agenda politique et revêtira une importance centrale dans la perspective de la poursuite des accords bilatéraux. suite

Les adversaires de l’initiative sur le salaire minimum ont sorti la grosse artillerie avec l’argument «massue » de la menace sur l’emploi et ont ainsi nourri la peur pour sa propre place de travail, sans guère de lien pourtant avec le salaire minimum. « Que ce soient justement les travailleurs et travailleuses vivant le plus dans la précarité financière à qui l’on refuse une revalorisation salariale est plus que regrettable » indique Martin Flügel, président de Travail.Suisse.

La protection des salaires est centrale pour les accords bilatéraux

Tous les rapports sur les mesures d’accompagnement montrent que la protection des salaires fonc-tionne beaucoup mieux quand il y a un salaire minimum dans une branche ou une région. Parce que la protection des salaires est centrale pour la poursuite des accords bilatéraux, Travail.Suisse va continuer à s’engager pour des salaires minimaux spécifiques aux branches et aux régions. Les employeurs qui, dans la campagne, ont fait l’éloge du partenariat social sont maintenant priés d’en ap-porter concrètement la preuve.

Pour d‘autres informations:
Martin Flügel, Président de Travail.Suisse, Mobile: 079 743 90 05

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18 mai 2014, Martin Flügel, Président Drucker-icon

Le comité de Travail.Suisse dit oui à l’unanimité au nouvel article constitutionnel sur les soins médicaux de base

Réuni en séance aujourd’hui, le comité de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, a adopté ses consignes de vote relatives à l’article constitutionnel 117a sur les soins médicaux de base, de même que sur l’initiative populaire fédérale « Pour que les pédophiles ne travaillent plus avec des enfants ». suite

Les soins médicaux de base ont urgemment besoin d’un plan schéma directeur qui va l’arrimer aux défis du futur. L’article consitutionnel 117 a (nouveau) est le contre-projet direct à l’initiative populaire « Oui à la médecine de famille ». Il oblige la Confédération et les cantons de veiller à ce que des soins médicaux de base de bonne qualité et en suffisance soient accessibles à tous. La médecine de famille en sera ainsi mise en valeur.

Oui aux soins médicaux de base

Les soins médicaux de base sont menacés à l’avenir par différentes évolutions : une vague de départs à la retraite parmi les médecins de famille assortie de difficultés considérables pour trouver une succession ou, grosso modo, un manque fondamental de spécialistes de la santé. Parallèlement, le nombre de maladies chroniques et multiples croît en raison de l’évolution démographique. Un nouvel article constitutionnel 117a est nécessaire pour assurer à l’avenir des soins médicaux de base de bonne qualité sur l’ensemble du territoire. C’est pourquoi le comité de Travail.Suisse s’est prononcé à l’unanimité en faveur du oui.

Initiative populaire « Pour que les pédophiles ne travaillent plus avec les enfants »

Dès le 1er janvier 2015, la « loi fédérale sur l’interdiction d’exercer une activité, l’interdiction de contact et l’interdiction géographique » entre en vigueur. Sur de nombreux et importants points, cette loi va plus loin que l’initiative « Pour que les pédophiles ne travaillent plus avec les enfants ». Elle prévoit ainsi non seulement une interdiction de travailler, mais aussi une interdiction de contact et une interdiction géographique, ceci pas explicitement envers les pédophiles, mais aussi envers les auteurs de délits tels que l’exploitation de situations de détresse, l’encouragement à la prostitution, en cas de pornographie caractérisée, etc. La loi fédérale répond sérieusement aux préoccupations de l’initiative, soit la protection des enfants et des personnes dépendantes, sans pour autant contrevenir au principe de proportionnalité. Le comité de Travail.Suisse a par conséquent dit non à l’initiative populaire fédérale « Pour que les pédophiles ne travaillent plus avec les enfants ».

12 mars 2014, Martin Flügel, Président Drucker-icon

La mise en oeuvre de l’initiative ne doit pas entraîner de pression sur les salaires ni de suppressions d’emplois

Les syndicats écrivent au Conseil fédéral

Les conséquences de l’acceptation de l’initiative « Contre l’immigration de masse » inquiètent beaucoup les syndicats. La mise en œuvre de cette dernière implique des dangers importants pour les travailleurs et travailleuses. Des emplois et les mesures de protection des salaires en vigueur sont menacés. C’est pourquoi, dans une lettre commune adressée mardi 11 février au Conseil fédéral, les faîtières syndicales USS et Travail.Suisse ainsi que les deux plus grands syndicats du pays Unia et Syna précisent quels principes doivent être appliqués par les décideurs politiques dans la mise en œuvre de cette initiative, pour que les intérêts des salarié(e)s ne passent pas à la trappe. suite

La suppression des accords bilatéraux conclus avec l’Union européenne (UE) menacerait des dizaines de milliers d’emplois dans l’exportation. Et les salaires risqueraient d’être confrontés à une pression accrue si les mesures de protection les concernant devaient être démantelées plutôt que renforcées. En outre, la main-d’œuvre sans passeport suisse résidant en Suisse est menacée de discriminations radicales si l’initiative est appliquée au pied de la lettre.

C’est pourquoi les faîtières syndicales et les syndicats soussignés appellent le Conseil fédéral à respecter les principes suivants pour la mise en œuvre de cette initiative :

- Le Conseil fédéral doit respecter le principe de la non-discrimination. Limiter le séjour, l’accès à la sécurité sociale et le regroupement familial de la main-d’œuvre résidente dépourvue de passeport suisse représenterait une énorme régression sociale. Il n’est pas question de mettre en place un système de contingent inhumain, ni non plus de recréer un statut de saisonnier.

- Les inquiétudes des travailleurs et travailleuses quant à leurs salaires et conditions de travail n’ont pas été suffisamment prises au sérieux. L’acceptation de l’initiative de l’UDC remet aussi en question les actuelles mesures de protection des conditions de travail locales. Pour s’assurer qu’en Suisse, on continue à payer des salaires suisses demain, le Conseil fédéral doit s’engager pour une protection des salaires plus poussée et non pas affaiblie. Impossible sinon de protéger les emplois contre la concurrence au moyen de la sous-enchère.

- Enfin, le Conseil fédéral doit tout faire pour préserver les accords bilatéraux. En l’absence de relations stables et structurelles avec le principal partenaire commercial de la Suisse, il y a risque de pression accrue sur les salaires et de perte d’emplois.

L’initiative ne peut être mise en œuvre que si ces principes sont observés, sinon les travailleurs et travailleuses devront payer le prix de son acceptation dans les urnes.

Pour plus d’informations:
Martin Flügel, président de Travail.Suisse, 079 743 90 05
Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079 277 61 31
Kurt Regotz, président de Syna, 079 617 62 94
Vania Alleva, coprésidente d’Unia, vice-présidente de l’USS,
079 620 11 14
Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS, 079 205 69 11

11 février 2014, Martin Flügel, Président Drucker-icon