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Communiqués de presse récents

La sous-enchère salariale est une réalité –
Problèmes dans les procédures de conciliation

Le Seco a publié aujourd’hui le rapport sur la mise en oeuvre des mesures d’accompagnement. Ce dernier montre que la sous-enchère sur les salaires et les conditions de travail est une réalité, et que la proportion de procédures de conciliation aboutissant est en baisse. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, il est clair que l’augmentation programmée des contrôles prescrits par la loi est nécessaire, mais insuffisante pour assurer la protection des salaires et des conditions de travail à l’avenir. suite

Le rapport annuel du Seco sur les mesures d’accompagnement contient une représentation exacte des activités de contrôle et de leurs résultats sur le marché suisse du travail. En 2016, les commissions paritaires et tripartites ont mené plus de 41‘000 contrôles de salaires et de conditions de travail. Dans les branches sans CCT de force obligatoire, il existe un risque particulier de sous-enchère vu qu’il n’y a pas de salaire minimum contraignant. Cela signifie qu’il faut se baser, pour les contrôles, sur des salaires usuels dans la branche et la localité vagues, parfois volontairement ou même inutilement bas. Le rapport révèle qu’en 2016 de la sous-enchère salariale a été constatée dans 1‘174 entreprises suisses et 706 entreprises détachant du personnel. Les taux de sous-enchère salariale s’élevaient à 12% chez les employeurs suisses, et à 16% dans les entreprises détachant du personnel, atteignant ainsi des sommets jamais atteints. „En plus des nombreuses infractions aux dispositions des conventions collectives de travail, cela montre que la sous-enchère salariale est une réalité en Suisse, et que les mesures d’accompagnement sont une contribution importante à la protection des salaires et des conditions de travail“, affirme Gabriel Fischer, responsable de la politique écono-mique chez Travail.Suisse.

Le rapport désigne une évolution préoccupante en matière de procédures de conciliation. Alors qu’en 2013, 70% des procédures de conciliation avec des employeurs suisses aboutissaient encore et menaient à un relèvement des salaires trop bas, ce taux de réussite a baissé pour la troisième année consécutive n’atteignant plus que 40% en 2016. Pour les entreprises détachant du personnel, le taux de réussite est resté stable au-dessus de 70%, ce qui montre que les employeurs suisses en particulier contournent l’efficacité des mesures d’accompagnement.

Davantage de protection et de meilleures chances pour les travailleurs et travailleuses

Le rapport sur la mise en oeuvre des mesures d’accompagnement souligne qu’il va falloir à l’avenir aussi accorder une attention particulière à la protection des salaires et des conditions de travail. Les 27’000 contrôles prescrits par la loi ont été dépassés pour la septième année consécutive. „La hausse prévue des contrôles prescrits par la loi est un signal judicieux pour l’importance de la mise en oeuvre des mesures d’accompagnement. Aujourd’hui déjà, il y a plus de contrôles que les 35’000 prévus“, souligne Gabriel Fischer. Pour Travail.Suisse, il est primordial de faciliter la déclaration de force obligatoire des CCT, d’introduire des attestations de CCT pertinentes et de renforcer les procédures de conciliation. De plus, il faut une obligation d’annonce de postes vacants conséquente et efficace, pour faciliter l’accès au marché du travail des groupes défavorisés. Travail.Suisse est convaincu que seule une meilleure protection des salaires et des conditions de travail, une plus forte intégration des jeunes sur le marché de l’emploi, une participation facilitée des femmes au marché du travail et une meilleure sécurité de l’emploi pour les travailleurs âgés permettront de convaincre durablement la population quant au bien-fondé de la voie bilatérale avec l’UE.

Davantage d’informations :
Gabriel Fischer, responsable de la politique économique, 076 412 30 53

11 mai 2017, Gabriel Fischer, Responsable politique économique

Qui commence une formation doit recevoir
une allocation correcte

La commission sociale du Conseil national (CSSS-N) traite demain de l’initiative parlementaire Müller-Altermatt (16.417). L’initiative veut que le versement des allocations de formation ne débute pas à 16 ans révolus, mais dès le début de la formation. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendente des travailleurs et travailleuses, demande aux membres de la Commission d’accepter l’initiative. suite

Adoptée en 2006, la loi fédérale sur les allocations familiales a enfin introduit des montants minimaux uniformisés dans toute la Suisse pour les allocations pour enfant et de formation. Afin de mettre fin au chaos cantonal, une allocation pour enfant de 200 francs ou une allocation de formation de 250 francs doit au moins être versée selon le principe „un enfant, une allocation“. Mais les allocations de formation ne sont versées qu’à partir du 16ème anniversaire, ce qui n’est plus adapté à notre époque depuis que le début de la scolarisation a été avancé dans plusieurs cantons en 2006 (mot-clé Harmos). „Cela peut avoir des effets sur le début d’un apprentissage ou sur une école post-obligatoire, puisque désormais de nombreux jeunes terminent l’école obligatoire peu avant leur 15ème anniversaire“, souligne Matthias Kuert Killer, responsable de la politique sociale chez Travail.Suisse. „La plupart de ces jeunes débutent leur formation à 15 ans et pendant une année, leurs parents reçoivent une allocation trop basse, ce qui peut peser lourdement dans le budget familial“.

Verser de l’argent lorsque c’est nécessaire

L’initiative parlementaire de Stefan Müller-Altermatt, conseiller national et président du syndicat transfair, entend remédier à cette situation et exige que les allocations de formation plus hautes soient versées déjà en début de formation. En tant qu’organisation faîtière de transfair, Travail.Suisse soutient cette demande : „Il est incompréhensible que la fin des allocations de formation coïncide avec la fin de la formation, alors que le début de leur versement ne correspond pas au début de la formation“, affirme Matthias Kuert Killer, car de nombreuses familles doivent financer des achats liés au début de la formation. „Il faut trouver une solution pour toute la Suisse dans la loi fédérale sur les allocations familiales. Sinon, nous cultivons les prochaines différences cantonales, ce que personne ne souhaite“.

Davantage d’informations:
Matthias Kuert Killer, responsable politique sociale, 079 777 24 69

11 mai 2017, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale

Conseil de jeunesse 2017: nouvelle tournure pour Jeunesse.Suisse

Le Conseil de jeunesse, la commission de jeunesse de Travail.Suisse, s’est réunie lors du week-end des 28 et 29 avril 2017. Jeunesse.Suisse a discuté de trois thèmes : le problème des stages, la discrimination des jeunes travailleuses et travailleurs sur le marché du travail et le cadre national des certifications CNC. Jeunesse.Suisse va nouvellement être dirigée par une co-présidence. Nadine Walker (Syna, *1997) et Roman Helfer (Hotel & Gastro Union, *1993) ont été élus par les participant-e-s du Conseil de jeunesse à l’unanimité. suite

Le travail de Jeunesse.Suisse s’oriente sur le plan de mesures 2016-2019 qui s’attaque en particulier au problème de l’entrée sur le marché du travail. On a travaillé dans trois workshops sur les thèmes des stages, de la discrimination et du cadre national des certifications CNC. On a aussi défini le programme de travail à court et à moyen terme.

Jeunesse.Suisse s’engage pour l’initiative sur le congé paternité

En plus de ces trois thèmes principaux, Jeunesse.Suisse s’est fortement engagée dans la récolte de signatures pour un congé de paternité raisonnable et continuera à soutenir l’initiative. Elle a aussi soutenu l’an passé l’initiative populaire AVSplus et la votation pour la naturalisation facilitée de la 3ème génération d’étrangères et d’étrangers. Jeunesse.Suisse a fait preuve d’activisme au sujet des deux votations. Pour la dernière, elle a produit une vidéo qui a connu un gros succès en ligne.

Pour ce qui est des affaires statutaires, la commission de jeunesse de Travail.Suisse a décidé pour l’année à venir d’élire une co-présidence qui représente de façon optimale les régions linguistiques, les grandes fédérations et les sexes. Nadine Walker (nouvelle, Syna) et Roman Helfer (déjà en fonction, Hotel & Gastro Union) se partagent la première co-présidence. Une commission de jeunesse de 9 membres les soutiendra. On a remercié en particulier Mirco Gurini (transfair) pour son travail engagé en tant que vice-président. Il continuera à s’engager auprès de Jeunesse.Suisse.

Pour d’autres informations :
Nadine Walker, co-présidente, Jeunesse.Suisse (allemand)
Roman Helfer, co-président, Jeunesse.Suisse (français), 079 540 78 37

08 mai 2017, Roman Helfer, Vice-président Jeunesse.Suisse

Le Conseil national aide les familles pour la conciliation

Le coût de l’accueil extra-familial en Suisse est disproportionné pour les parents. Si les coûts totaux des offres en Suisse sont comparables avec ceux des pays voisins, les parents suisses doivent supporter une part des coûts bien plus importante. Cela explique pourquoi l’activité salariée en Suisse des deux parents n’en vaut fréquemment pas ou peu la peine. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, salue dès lors la décision d’aujourd’hui du Conseil national d’accepter un crédit d’engagement de 100 millions de francs pour financer davantage de places d’accueil extra-familiales pour enfants. suite

Un bon accueil extra-familial pour enfants est un facteur-clé pour la conciliation de l’activité professionnelle et de la famille. Il est déterminant lorsqu’il s’agit de lutter contre la pénurie de personnel qualifié en relevant le taux d’activité des mères. Sans investissements supplémentaires cela n’est pas possible – mais ils en valent la peine : « Par franc investi, 2.6 à 3.5 francs reviennent aux pouvoirs publics. Le meilleur rapport coût-utilité revient à la Confédération. C’est pourquoi, il est indiqué que la Confédération aide au financement », indique Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale à Travail.Suisse.

Des déductions fiscales plus élevées ne suffisent pas

De nombreux parents ont de la peine aujourd’hui à trouver une offre d’accueil extra-familial abordable. C’est pourquoi, le Conseil fédéral veut soutenir pour les prochaines années financièrement de façon ciblée les cantons qui prévoient d’étendre le soutien financier aux parents pour l’accueil extra-familial des enfants. Il veut aussi soutenir les projets pour les offres d’accueil présentant des horaires étendus. Cela est important pour les parents aux horaires de travail irréguliers et pour l’accueil pendant les vacances scolaires. Le Conseil national a suivi aujourd’hui sa commission et le Conseil des Etats et accepté à cette fin le crédit d’engagement prévu. « Investir dans l’accueil extra-familial en vaut toujours plus la peine- pour tous les côtés. Le soutien à la conciliation aide à lutter contre la pénurie de personnel qualifié et favoriser l’égalité au sein du couple » indique Kuert Killer.

Une minorité a soutenu le point de vue que l’on pourrait résoudre la situation seulement avec des déductions fiscales plus importantes pour les coûts de l’accueil par des tiers. Les aides financières supplémentaires seraient donc obsolètes. Travail.Suisse recommande certes les déductions fiscales pour les coûts d’accueil par les tiers. Mais cela ne résout pas tout. Car, bien que l’on reconnaisse l’influence négative des impôts sur l’incitation à travailler, l’influence des coûts élevés de l’accueil extra-familial la dépasse le plus souvent de plus d’une fois. Les incitations négatives plus fortes demeurent en Suisse car les coûts de l’accueil extra-familial des enfants sont transférés en grande partie sur les parents. Modifier cette situation requiert d’abord les aides financières proposées.

Plus d’informations :
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, 079 777 24 69

03 mai 2017, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale

Travailler gratuitement ? Travailler plus la nuit ? Plus de stress ? Moins de compatibilité famille-profession? Non merci !

Unis, les syndicats repoussent l’attaque massive lancée par les deux députe(e)s au Conseil des Etats Graber et Keller-Sutter contre des durées de travail reglémentées et rémunerées. Ces deux élu(e)s veulent, à travers leurs initiatives parlementaires, supprimer pour une part importante des salarie(e)s l’enregistrement de la durée du travail et les limites données à cette dernière. L’Union syndicale suisse (USS) et Travail.Suisse ainsi que les organisations qui leur sont affiliées, notamment Unia et Syna, combattront vigoureusement au sein d’une vaste alliance une flexibilisation aussi radicale et unilatérale de la durée du travail.
Communique de presse de !‘Alliance contre l’épuisement professionnel et le travail gratis suite

Cette flexibilisation sauvage entraînera inéluctablement plus de dépendance pour les salarie(e)s, plus de stress, ainsi que de cas d’épuisement professionnel. En outre, plusieurs études et une enquête européenne sur les conditions de travail montrent qu’en Suisse, les travailleurs et travail­leuses doivent subir des durées de travail toujours plus souvent imposées unilatéralement par leurs employeurs. Et c’est davantage le cas chez nous que dans !‘Union européenne. M. Graber et Mme Keller-Sutter parlent certes de cadres et de« spécialistes ». Mais comme ces concepts ne sont pas définis dans la loi sur le travail (L Tr), plus d’un tiers des salarie(e)s seraient menaces.

L’initiative parlementaire du conseiller aux Etats Graber bifferait tout simplement, pour les cadres et les « spécialistes „ dont la durée hebdomadaire de travail moyenne n’excédé pas les 45 heures, les prescriptions de la L Tr concernant le travail de nuit et du dimanche, la durée du travail et les pauses. Ainsi, les semaines de travail très longues avec du travail de nuit et du dimanche seraient régulièrement à l’ordre du jour. Une flexibilité aussi sauvage nuirait à la santé des travailleurs et travailleuses et les empêcherait de concilier famille et travail.

Ensemble, ces deux initiatives entraîneraient finalement plus de travail gratis. Les salarie(e)s – et aussi les assurances sociales – perdraient en tout des milliards de francs parce qu’il ne serait plus possible d’établir la quantité de travail supplémentaire et d’heures supplémentaires fournis.

Le contrôIe de la durée du travail n’est pas une vieillerie obsolète. II est un instrument contre le surmenage qui permet d’établir le volume de travail fourni en plus et sa rémunération équitable. A l’ère de la numérisation, il est aisément réalisable. S’ajoute à cela que les partenaires sociaux ont trouvé, avec l’aide du Conseil fédéral et suite à de longues négociations, une solution pour une exception réglementée à l’enregistrement de la durée du travail. Mais à peine la nouvelle ordon­nance entrait-elle en vigueur que survint l’attaque massive des deux initiatives parlementaires.

La radicalité de ces dernières inquiète aussi la Société suisse de médecine du travail. Elle dénonce le renoncement à l’enregistrement de la durée du travail qui ouvrira, selon elle, tout grand la porte à l’auto-exploitation et à l’épuisement professionnel. San constat est clair : si les prescriptions de la L Tr sur les temps de repos et leurs coordonnées temporelles sont assouplies, l’épuisement et les problèmes musculosquelettiques vont augmenter.

Renseignements
- Adrian Wüthrich, président deTravail.Suisse, 079 287 04 93
- Paul Rechsteiner, président de l’USS, 079 277 61 31
- Arno Kerst, président du syndicat Syna, 079 598 67 70
- Vania Alleva, présidente du syndicat Unia, 079 620 11 14
- Brigitta Danuser, déléguée à la Société suisse de médecine du travail (SSMT), 076 339 84 46
- Luca Cirigliano, secrétaire général de l’USS, 076 335 61 97

02 mai 2017, Adrian Wüthrich, Président

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