Médias

Communiqués de presse récents

Grande victoire du peuple pour une réforme équilibrée et juste

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, est ravie des résultats des votations, en particulier du refus clair de la RIE3. Malgré une campagne massive des partisans du oui, qui a joué sur la peur de la population en brandissant la menace de délocalisations d’entreprises et de pertes d’emplois, le peuple a courageusement dit non. Il attend maintenant une nouvelle réforme équilibrée et donc contre-financée par l’économie. suite

Les citoyens et citoyennes refusent ainsi de payer une RIE III qui aurait signifié pour la population des baisses de prestations ou des hausses d’impôts. Travail.Suisse appelle désormais le Parlement à recevoir cinq sur cinq le message du peuple et à élaborer sans délais une réforme contre-financée par l’économie. Pour ce faire, il faut biffer tant au niveau fédéral que cantonal la mesure prévoyant le bénéfice corrigé des intérêts et contre-financer la réforme soit par une sensible hausse du taux fédéral d’imposition – ce qui est possible vu la forte baisse des taux cantonaux qui va au-delà de ce qu’avait prévu le Conseil fédéral – soit par une imposition des gains en capitaux, comme le prévoyait le projet initial du Conseil fédéral. Enfin, il s’agit d’enterrer définitivement le projet d’abolition du droit de timbre d’émission qui avait été séparé de la réforme à des fins tactiques et qui entraînerait des pertes fiscales devenues incompatibles avec le résultat du scrutin d’aujourd’hui. Le résultat clair de la RIE III doit aussi une indication pour le parlement chez le projet prévoyance vieillesse 2020.

La Suisse valorise l’intégration en reconnaissant ses enfants

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, se réjouit de l’acceptation par le peuple et les cantons de la naturalisation facilitée pour les jeunes de la 3ème génération. C’est un message positif lancé à ces jeunes et un pas en avant pour la valorisation de l’intégration au sein de la société. Né de l’initiative « La Suisse doit reconnaître ses enfants », le projet de simplifier la naturalisation pour les jeunes de la 3ème génération a été accepté à la double majorité. La Constitution et la loi sur la nationalité seront donc modifiées pour permettre aux jeunes qui en remplissent les conditions de suivre une procédure de naturalisation mieux adaptée à leur situation particulière. Ces jeunes nés et scolarisés en Suisse et dont les parents et grands-parents ont aussi vécu en Suisse n’auront plus besoin de prouver leur intégration. Cette décision du peuple et des cantons renforce l’intégration, puisqu’elle la reconnaît et offrira la possibilité d’une participation politique plus large et dynamique au sein de la société suisse.

Oui à FORTA est un oui pour une mobilité plus durable

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, est satisfaite du oui du peuple à la création du fonds pour le financement des routes nationales et du trafic d’agglomération (FORTA). On pourra ainsi financer durablement dans plusieurs régions du pays des projets nécessaires concernant le réseau routier mais aussi des projets de mobilité douce, en particulier dans les agglomérations, ce qui représente un pas positif en vue de parvenir à une mobilité plus durable.

Pour plus d’informations :
Adrian Wüthrich, Président Travail.Suisse, 079 287 04 93

12 février 2017, Adrian Wüthrich, Président

L’avenir de la libre circulation des personnes dépendra d’une protection efficace des conditions salariales et de travail et d’un accès assuré au marché du travail

Juste 15 ans après l’introduction de la libre circulation des personnes et trois ans après l’acceptation de l’initiative sur l’immigration de masse, le Comité de Travail.Suisse s’est penché lors de sa retraite de façon intensive sur les effets des accords bilatéraux. On a mis en lumière aussi bien les avantages économiques des accords bilatéraux que les problèmes politiques et réels qui en résultent pour les travailleurs et travailleuses. Travail.Suisse arrive au constat que sans une protection efficace et durable des conditions salariales et de travail et la mise en œuvre d’autres mesures pour mieux utiliser le potentiel de la main-d’œuvre indigène, il n’y a pas d’avenir pour la libre circulation des personnes. suite

Le Comité de Travail.Suisse a consacré sa retraite d’un jour au début de cette semaine aux thèmes des accords bilatéraux, de la libre circulation des personnes et des effets sur le marché du travail. Un exposé introductif de Martin Eichler, économiste en chef de BAK Basel, a examiné les avantages macro-économiques, respectivement les coûts économiques de la suppression des accords bilatéraux. Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique à Travail.Suisse, a dressé un état des lieux du système des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Avec Lugano comme lieu de la retraite, un accent particulier a été mis sur la région frontalière du Tessin. Renato Ricciardi, co-président du syndicat OCST, la plus grande organisation syndicale du Tessin, a fait état des défis spécifiques et des mesures décidées.

Maintenir les accords bilatéraux – répartir plus justement les bénéfices de la libre circulation

Le Comité de Travail.Suisse reconnaît la grande importance macro-économique des accords bilatéraux avec l’Union européenne. Une petite économie, ouverte et orientée vers les exportations comme celle de la Suisse, se doit d’avoir des relations bien réglées avec ses plus importants partenaires commerciaux. En même temps, l’acceptation de la libre circulation des personnes, et donc la concurrence illimitée faite à la main-d’œuvre indigène, n’a rien d’une évidence pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses. Avec l’introduction de la libre circulation des personnes, on a fait une promesse de nature politique, garantissant qu’avec des mesures d’accompagnement efficaces, on protégerait les conditions salariales et de travail en Suisse. Il faut toujours tenir cette promesse ! Travail.Suisse est d’avis qu’il faut une amélioration supplémentaire de l’utilisation du potentiel de main-d’œuvre indigène et une répartition plus juste des bénéfices de la libre circulation des personnes pour le maintien de son acceptation sur le plan politique.

Protection plus efficace et plus durable des conditions salariales et de travail

Le Comité de Travail.Suisse estime aussi que les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes représentent de solides instruments pour protéger les salaires et les conditions de travail et pour lutter contre les abus sur le marché du travail. En même temps, il souligne encore une fois l’importance d’un développement continu et d’une optimisation des mesures d’accompagnement. Un besoin d’agir particulier est manifeste pour ce qui concerne le pourcentage des travailleurs et travailleuses qui sont protégés par des salaires minimaux obligatoires. La Suisse est très en retrait en comparaison européenne avec un taux de couverture par CCT d’environ 50%. Il est dès lors urgent de faciliter la déclaration de force obligatoire des conventions collectives de travail pour soumettre davantage de travailleurs et travailleuses à la protection des CCT. Dans les branches sans CCT, il faut édicter en conséquence des contrats-types de travail (CTT). Il est caractéristique que, des 24 CTT cantonaux, 21 ont été édictés dans les cantons de Genève et du Tessin. De plus, il faut mettre en œuvre le plus vite possible le projet envisagé d’attestations de CCT. Ce n’est qu’avec un justificatif du respect des dispositions des CCT que l’on peut garantir que les travaux (par exemple dans les marchés publics) ne soient attribués qu’à des entreprises qui respectent les conditions de travail et salariales.

Potentiel de main-d’œuvre indigène : priorité aux sans-emplois comme premier pas

La priorité aux personnes sans-emplois, que le Parlement a décidée pour mettre en œuvre l’article 121a de la Constitution fédérale, est un pas dans la bonne direction. Mais le Comité de Travail.Suisse demande maintenant une bonne mise en œuvre de cette priorité pour pouvoir réellement améliorer les perspectives sur le marché du travail des personnes désavantagées et au chômage. Pour ce faire, il est aussi indiqué de réactiver l’initiative contre la pénurie de personnel qualifié pour une meilleure utilisation du potentiel de main-d’œuvre indigène. A cette fin, un crédit spécial pour une offensive de formation continue en faveur des travailleuses et travailleurs plus âgés est nécessaire. Il faut aussi développer la formation de rattrapage pour les travailleurs et travailleuses sans diplôme professionnel et promouvoir la réinsertion des femmes après la pause familiale. Il faut simplifier la conciliation entre la vie professionnelle et familiale et la rendre plus supportable sur le plan financier. Les problèmes des jeunes lors de l’entrée sur le marché du travail (stages abusifs et engagement de durée limitée) doivent être davantage pris en considération et il faut analyser et corriger les détériorations consécutives à la dernière révision de la LACI.

Le Comité de Travail.Suisse est convaincu que ce n’est qu’en protégeant efficacement les conditions de travail et de salaire, en intégrant mieux les jeunes sur le marché du travail, en augmentant la participation des femmes au marché du travail et en garantissant le maintien sur le marché du travail des travailleuses et travailleurs plus âgés que la libre circulation aura un avenir et que la voie bilatérale avec l’Union européenne pourra être durable.

Pour d’autres informations : Adrian Wüthrich, Président, 079 287 04 93

08 février 2017, Adrian Wüthrich, Président

Reconnaissance du travail de care : le Conseil fédéral voit juste

Travail.Suisse applaudit la décision du Conseil fédéral de vouloir trouver des solutions en fa-veur des travailleurs et des travailleuses qui accompagnent leurs proches. Seule une compensa-tion suffisante de la perte de gain momentanée pourra permettre aux actifs de concilier activité professionnelle et travail de care, et ainsi de conserver leur emploi. suite

Congé de courte durée pour soigner un parent malade ; congé de longue durée quand son propre enfant est gravement malade ou accidenté ; les deux congés devant prévoir une compensation du salaire manquant par le système des allocations de perte de gain : voilà des mesures que Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendantes des travailleurs et des travailleuses, réclame depuis plusieurs années. Le Conseil fédéral ouvre aujourd’hui la voie à l’adoption de mesures indispensables qui vont encourager la prise en charge et l’accompagnement de leurs proches par les personnes qui occupent un emploi.

Le projet en préparation devra aussi englober les proches de personnes handicapées avec un degré impotence faible, ainsi que les concubins.

Le Conseil fédéral suit la même logique qu’en décembre dernier, quand il a adopté le postulat du conseiller national et président de transfair Stefan Müller-Altermatt : il va aussi fournir un rapport qui montre comment il est possible de préserver une prévoyance professionnelle adéquate pour les personnes qui s’occupent de proches.

Travail.Suisse attend avec beaucoup d’intérêt le projet législatif qui résultera de cette décision. En attendant, toute personne concernée peut se renseigner sur la première plateforme nationale destinée aux proches aidants lancée par Travail.Suisse en octobre 2016 : www.info-workcare.ch.

Pour d’autres informations :
Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique d’égalité, tél. 079 598 06 37 ou tél. 031 370 21 11

01 février 2017, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique d'égalité

Vivre décemment avec les prestations complémentaires : Aucun démantèlement des PC : une alliance met en garde contre de sérieuses conséquences

Aucun démantèlement des prestations complémentaires (PC) : c’est avec cet appel que l’Alliance prestations complémentaires (Alliance PC), dont la large base est composée d’organisations de personnes handicapées, âgées, de femmes, de travailleurs et travailleuses et de locataires, s’est aujourd’hui adressée à la presse. L’alliance lutte contre les mesures d’économie et le démantèlement radical qui est prévu dans la loi sur les prestations complémentaires (LPC). suite

Le Conseil fédéral veut économiser 300 millions de francs, essentiellement aux dépens des personnes âgées et handicapées. Pour l’Union patronale et quelques partis bourgeois, les aléas sociaux que provoquerait cette proposition de démantèlement ne vont pas encore assez loin. Alors que les bénéficiaires de PC doivent aujourd’hui déjà compter jusqu’au dernier centime.

L’Alliance PC demande en outre aux Chambres fédérales d’enfin adapter le montant du loyer pris en compte pour le calcul des PC qui est le même depuis 2001. Avec 1 100 francs pour une personne seule et 1 250 francs pour les familles et les couples, ces montants ne couvrent absolument plus les loyers actuels.

L’Alliance PC lutte contre les coupes dans les prestations complémentaires et le durcissement des critères d’accès que le Conseil fédéral propose dans la révision à venir de la LPC. Elle s’oppose surtout à la réduction de la franchise sur la fortune, aux restrictions sur l’utilisation de la fortune, aux nouveautés sur la prise en compte du revenu d’une activité lucrative et aux réductions des remboursements des primes-maladie. Ces propositions malmènent les personnes concernées. L’Alliance PC demande en outre que le montant réservé aux dépenses personnelles des résident(e)s de homes soit fixé dans toute la Suisse à environ 500 francs. Il faudrait aussi encourager les personnes à continuer à vivre à la maison, ce qui demande plus d’investissement des PC dans l’immédiat, mais sera récompensé par moins d’entrées en home à long terme.
Sont représentées dans l’Alliance prestations complémentaires:

Renseignements :
- Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93
- Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS, 076 564 67 67
- Petra Kern, resp. Dépt. des assurances sociales Inclusion Handicap, 079 714 07 37
- Michel Pillonel, coprésident du Conseil suisse des aînés CSA, 079 414 86 10

Organisations de personnes handicapées : Agile / Inclusion Handicap / Procap / Pro Infirmis
Organisations de personnes âgées : Avivo / Pro Senectute / CSA / Fares / Grossmütterrevolution
Organisations de femmes : Femmes protestantes en Suisse (FPS) / Union suisse des paysannes et de femmes rurales (USPF)

Organisations de travailleurs : USS / Travail.Suisse / ASI

31 janvier 2017, Adrian Wüthrich, Président

Externalisation de CFF Cargo : un pas dangereux vers une possible privatisation

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, critique la décision prise par la Commission des transports et des télécommunications (CTT) du Conseil national de demander au Conseil fédéral, dans le cadre du projet de loi fédérale sur l’organisation de l’infrastructure ferroviaire, des propositions en vue de transformer CFF Cargo en entreprise autonome. suite

Il est à craindre en effet qu’une possible intégration de CFF Cargo en tant que société autonomie dans une structure de groupe d’entreprises (Holding) soit une étape vers une privatisation de la société. Il existe ainsi une menace potentielle pour les conditions de travail réglementées par CCT qui se verraient péjorées.

La décision de la commission des transports du Conseil national est de nature idéologique car elle ne répond pas à une nécessité : « Le message du Conseil fédéral relatif à l’organisation de l’infrastructure ferroviaire (OBI) arrive à la conclusion, après l’audition d’experts indépendants, qu’il n’est pas nécessaire de modifier la structure actuelle des CFF dans l’environnement concurrentiel actuel et dans le paysage ferroviaire établi en Suisse » relève en effet Denis Torche, responsable du dossier service public. Il faut espérer dès lors que le Conseil national ne suivra pas l’orientation de sa commission concernant CFF Cargo. Et si ce n’était pas le cas, Travail.Suisse pourrait intervenir auprès du Conseil des Etats pour corriger le tir.

Pour d’autres renseignements :
Denis Torche, responsable du dossier service public, Tél. 031 370 21 11 ou 079 846 35 19

17 janvier 2017, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure

Informations juridiques | Impressum | Sitemap | Full Site | LOGIN