Médias

Communiqués de presse récents

Le Parlement ne reconnaît pas pour les familles les signes du temps

Une fois de plus, le Parlement est déphasé par rapport à l’exigence de plus de congé pour chacun des parents. Travail.Suisse, l’organisation indépendante des travailleurs et travailleuses, regrette que le Conseil national ait rejeté aujourd’hui l’initiative parlementaire qui demande 14 semaines de congé parental pour les personnes devenant mères et pères. Mais cette requête reste d’actualité. suite

Le Conseil fédéral et le Parlement se prononceront bientôt sur l’initiative « Pour un congé paternité raisonnable » que Travail.Suisse et d’autres organisations ont déposé avec succès le 4 juillet 2017. Les 20 jours de congé paternité payé que demande l’initiative représentent un pas nécessaire, minimal et facile à réaliser pour les familles. « Le rejet d’aujourd’hui de l’initiative parlementaire par le Conseil national montre toute l’importance que ce soit le peuple qui ait la possibilité de parvenir à des réglementations adaptées à notre époque en faveur des jeunes familles », indique Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale à Travail.Suisse et secrétaire de l’association « Le congé paternité maintenant ! ». Le fait que la politique n’arrive pas à créer des conditions-cadres appropriées et conformes à l’évolution de la société reporte la facture dans d’autres domaines. Ainsi, le besoin de financement supplémentaire de l’AVS est la conséquence notamment du très bas taux de natalité existant depuis des années. Investir pour les familles est ainsi une politique sociale prévoyante.

Pour d’autres informations :
Matthias Kuert Killer, responsable à Travail.Suisse du dossier de politique sociale et secrétaire de l’association « Le congé paternité maintenant ! », 079 777 24 69

11 septembre 2017, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale

Projet fiscal 17 : contre-financement trop pingre

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, considère que le projet fiscal 17, envoyé aujourd’hui en consultation, représente un pas dans la bonne direction mais le contre-financement prévu est bien trop pingre. Sans améliorations à cet égard, un risque de nouveau refus de la population est bien réel, ce qui serait préjudiciable à la place économique suisse. suite

Comme précédemment avec la RIE III, Travail.Suisse est pour la suppression des régimes fiscaux cantonaux incompatibles avec les standards fiscaux internationaux. Le projet fiscal 17 apporte certes des améliorations indiscutables par rapport à la RIE III avec, notamment, le relèvement de l’imposition des dividendes, la prise en compte des villes et des communes et l’obligation de plans de mise en œuvre des cantons parallèlement au projet fédéral, ce qui favorise la transparence et permettra aux citoyens et citoyennes de se prononcer, si besoin est, en connaissance de cause. Etant donné que les pertes fiscales potentiellement les plus importantes auront lieu au niveau des cantons, Travail.Suisse exhorte ces derniers à faire preuve de la plus grande retenue dans la baisse des taux d’imposition pour les entreprises et à imposer les dividendes au-delà des 70% comme le permet le projet fiscal 17.

Hausse des allocations familiales beaucoup trop modeste

Le projet fiscal 17 ne prend pas encore suffisamment en considération le très net rejet de la RIE III par la population le 12 février 2107. En effet, les pertes fiscales qu’entraîne le projet au niveau de la Confédération demeurent encore trop importantes (environ 750 millions de francs) et le contre-financement prévu de la part de l’économie – à qui profite la réforme – est insuffisant.

Ainsi, si Travail.Suisse salue le principe de relever les montants des prescriptions minimales pour les allocations familiales, l’augmentation devrait être substantielle. Avec une augmentation de 30 francs, il n’y aura pas de changements dans beaucoup de cantons, ce qui pourrait nuire aussi à l’acceptation du Projet fiscal 17.

Pour plus d’informations :
Denis Torche, Responsable de la politique fiscale, mobile : 079 846 35 19

06 septembre 2017, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure

„ La prévoyance vieillesse 2020 est dans l’intérêt de toutes les générations !“

Nous vieillissons et les Baby Boomer arrivent à l’âge de la retraite. C’est pourquoi la prévoyance vieillesse nécessite plus d’argent. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses demande, avec différents groupes d’âges de toutes les générations, de contribuer à la stabilité financière de l’AVS et pour des rentes sûres en disant 2x oui le 24 septembre. Ceux qui cherchent à dresser les générations les unes contre les autres en polémiquant n’ont comme seul objectif que d’attaquer frontalement le modèle à succès qu’est l’AVS. suite

Si la majorité de la population votante et des cantons disent 2x oui le 24 septembre à la prévoyance vieillesse 2020 et à l’augmentation de la TVA, il en résultera des rentes sûres pour toutes les générations. L’AVS, avec son principe de financement par répartition, repose justement sur la solidarité des générations. Ce principe a fait ses preuves et est à la base du modèle à succès de l’AVS, en tant qu’institution étatique suisse fondamentale.

Les jeunes profitent de la réforme

La réforme de la prévoyance vieillesse a son prix, aussi pour les jeunes Mais elle apporte de nombreuses améliorations comme par exemple le financement supplémentaire par la TVA. Il empêche un trou en milliards de francs dans l’AVS que les jeunes générations devraient autrement couvrir seules. La réforme apporte aussi une meilleure protection d’assurance de la caisse de pension pour les personnes travaillant à temps partiel, ce qui profite fortement à la jeune génération. La baisse du taux de conversion empêchera le subventionnement croisé indésirable des jeunes vers les vieux dans les caisses de pension. Il est bon de rappeler la nécessité de la solidarité entre générations. Cette dernière organisée dans l’ensemble de la société est clairement dans l’intérêt de la jeune génération car sans une AVS solidement financée, tout un chacun devrait à nouveau à titre privé venir en aide financièrement à ses parents.

Les travailleuses et travailleurs âgés profitent de la réforme

Malheureusement, on tend à oublier que la perte d’un emploi avant la retraite signifie aussi la perte du droit à une rente de la caisse de pension : l’argent épargné est placé sur un compte de libre passage et, selon les circonstances, l’aide sociale l’utilisera encore avant que l’âge ordinaire de la retraite ne survienne. Il en résulte un dénuement lors de la retraite et une charge pour les prestations complémentaires. La prévoyance vieillesse 2020 permet, pour les personnes de plus de 58 ans qui perdent leur emploi, de rester dans la caisse de pension et d’obtenir plus tard de celle-ci une rente normale. Il faut aussi mentionner la retraite flexible qui permet, désormais, des solutions individuelles selon l’état de santé et la situation sur le marché du travail.

Les rentières et rentiers actuels profitent de la réforme

Les rentes des rentières et rentiers actuels ne sont pas touchées. Et ils profitent directement du bon état des finances de l’AVS : leurs rentes continueront à être adaptées tous les deux ans à l’évolution des prix et des salaires (indice mixte). Il se justifie dès lors qu’ils participent modérément, via la TVA, à la stabilité financière de l’AVS. Il est aussi logique qu’ils ne reçoivent pas de supplément AVS de 70 francs car celui qui a pris sa retraite en 2018 n’est pas concerné par l’abaissement du taux de conversion. Ils n’ont pas à redouter de réductions de la caisse de pension et n’ont donc pas besoin de mesures de compensation. Etant donné que le supplément AVS est financé par les pourcents salariaux, ils ne paient pas non plus pour cela.

Toutes les générations retirent une utilité concrète de la prévoyance vieillesse 2020. Et le compromis des rentes renforce la solidarité entre les générations. L’AVS est une œuvre sociale originelle suisse transcendant les générations. Elle mérite mieux que des polémiques gratuites à ses dépens. Personne ne gagnera à ce que l’on dresse les générations les unes contre les autres. La prévoyance vieillesse 2020 coûte quelque chose mais elle apporte des rentes sûres et une modernisation adaptée à notre époque de la prévoyance vieillesse pour toutes les générations. C’est déjà beaucoup. 2x oui à la prévoyance vieillesse est donc moins une question des générations qu’une décision politique de la raison.

Plus d‘informations
• Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse
Mobile: 079 287 04 93
• Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale Travail.Suisse,
Mobile: 079 777 24 69
• Bea Heim, co-présidente de la Fédération des Associations des retraités et de l’entraide en Suisse VASOS/FARES, conseillère nationale,
• Mobile: 079 790 52 03
• Michel Pillonel, co-président du Conseil Suisse des Ainés CSA,
Mobile: 079 414 86 10
• Daniel G. Neugart, président de SAVE 50Plus Schweiz (travailleuses et travailleurs âgés)
Tél. 061 361 50 05
• Roman Helfer, co-président de Jeunesse.Suisse (organisation de jeunesse de Travail.Suisse)
Mobile: 079 540 78 37

06 septembre 2017, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale

Mieux vaut des rentes stables et sûres que l’accumulation de déficits et l’incertitude

La réforme des retraites assure les rentes et les améliore pour tous les futurs retraité(e)s qui ont actuellement des salaires bas et moyens. C’est la solution la meilleur marché pour la population. Refuser le projet conduirait l’AVS à une accumulation de déficits et la précipiterait dans une logique de démantèlement. Tous les syndicats et organisations de salarié(e)s de Suisse qui représentent plus de 700 000 travailleurs et travailleuses estiment de ce fait que Prévoyance vieillesse 2020 est un bon projet de surcroît raisonnable qui doit être accepté le 24 septembre par un double Oui. suite

Des retraites sûres et un niveau de rentes stable sont pour tous et toutes décisives, pour les retraité(e)s actuels, comme pour les générations futures. Ces dernières ne doivent ainsi pas se soucier de devoir assumer financièrement leurs parents ou grands-parents. Il n’est besoin que d’un financement additionnel modeste pour assurer les retraites. Le taux de TVA augmentera effectivement en 2021 de 0,3% à 8,3%. Un autre milliard déjà prélevé pour l’AI sera transféré à l’AVS sans que cela pèse sur la population. En cas de Non, ce milliard serait perdu pour l’AVS. Et les déficits de l’AVS se creuseraient rapidement ainsi que les pressions pour réduire les prestations et pour augmenter la retraite à 67 ans.

Un Oui améliore les rentes des travailleurs et travailleuses qui ont des revenus bas et moyens. Deux tiers de la population vit principalement de l’AVS quand elle est à la retraite. Raison pour laquelle le supplément AVS de 840 francs par an et allant jusqu’à 2712 francs par an pour un couple sont particulièrement importants. Pour chaque franc de cotisation, c’est en effet avec l’AVS qu’ils reçoivent le plus de rentes. Un refus n’empêcherait pas seulement cette amélioration, il ferait que davantage de gens seraient dépendants des prestations complémentaires.

Un double Oui améliore les retraites des femmes. Leurs rentes du 2e pilier ne s’élèvent qu’à un tiers de celles des hommes. Cela va désormais évoluer, du fait que la part de salaire assuré de toutes les personnes qui travaillent à temps partiel augmentera. Malgré la retraite à 65 ans, la proposition est donc tout de même positive pour les femmes. Un refus du projet ne ferait que repousser l’amélioration des retraites des femmes. Dire Non, c’est aussi refuser que les chômeurs et chômeuses âgés aient la garantie de recevoir une rente LPP. Actuellement, ils sont exclus de leur dernière caisse de pension et doivent souvent, s’ils arrivent en fin de droit au chômage, entamer leur capital de vieillesse avant même d’être retraités. Cela doit enfin changer.

Un Non empêcherait aussi des adaptations aux besoins de la société qui sont depuis longtemps nécessaires. Prévoyance vieillesse 2020 apporte une flexibilisation de l’âge de la retraite. Les personnes qui veulent et peuvent travailler plus longtemps ne doivent pas en être empêchées. Et celles qui sont épuisées et n’ont plus de perspectives sur le marché du travail doivent pouvoir partir plus tôt, sans être pénalisées.

Les organisations membres du Comité des organisations de salarié(e)s pour un double Oui à Prévoyance vieillesse 2020 appellent tous les travailleurs et travailleuses à voter 2x Oui à Prévoyance vieillesse 2020. Septante ans après l’acceptation par le peuple de l’AVS, il est temps de renforcer l’assurance sociale la plus importante de Suisse. Il n’y aura pas de meilleur projet si celui-ci devait être refusé. La pression pour démanteler notre système de prévoyance vieillesse s’accentuerait plutôt.

Renseignements:

  • Paul Rechsteiner, président de l’Union syndicale suisse, 079 277 81 31
  • Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93
  • Franziska Peterhans, secrétaire générale de l’Association suisse des enseignants LCH, 076 542 49 11
  • Christian Zünd, CEO de la Société des employés de commerce, 079 815 79 12
  • Jenny Brochellaz, resp. section Valais Association suisse des infirmiers et infirmières ASI, 079 320 98 70
  • Véronique Polito, membre du Comité directeur d’Unia, 079 436 21 29

Ces syndicats et organisations de salarié(e)s sont membres du Comité syndical Oui à prévoyance vieillesse 2020 :
Union syndicale suisse (USS) ; Unia ; Syndicat du personnel des transports (SEV) ; Syndicat des médias et de la communication (Syndicom) ; Syndicat suisse des services publics (SSP) ; Association du personnel de la Confédération (APC) ; Association suisse des cadres (ASC) ; Association suisse des employés de banque (ASEB) ; Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI) ; Association suisse des travailleurs et travailleuses sociales (AvenirSocial) ; Employés Suisse ; Fédération suisse des fonctionnaires de police (FSFP) ; Syndicat du personnel de la douane et des gardes-frontière (garaNto) , Association du personnel de cabine (kapers) ; Organisation faîtière des enseignant-e-s alémaniques (LCH) ; Nautilus International ; Organizzazione Christiano-Sociale Ticinese (OCST) ; Syndicat suisse des mass-médias (SSM) ; Société suisse de pédagogie musicale (SSPM) ; Syna ; Société suisse des employés de commerce (SEC Suisse) ; Transfair ; Travail.Suisse ; Union suisse des artistes musiciens (USDAM) ; Employés du secteur public Suisse (ZV)

29 août 2017, Adrian Wüthrich, Président

Commission LPP: recommandation raisonnable

La commission LPP a recommandé aujourd’hui au Conseil fédéral de renoncer à revoir cette année le taux d’intérêt minimal dans la prévoyance professionnelle. Le taux de 1 pourcent devrait rester ainsi en vigueur. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, partage cet avis. Il faut revoir les bases mêmes de la fixation du taux avant de procéder à une nouvelle adaptation du taux. suite

Depuis plusieurs années, Travail.Suisse souligne que les formules appliquées dans le passé par la commission LPP pour fixer le taux d’intérêt minimal ne tiennent plus suffisamment compte de la stratégie actuelle de placement de la plupart des caisses de pension. Les obligations de la Confédération pèsent trop lourdement dans la formule et l’on ne prend pas suffisamment en compte le bon rendement obtenu par les actions et l’immobilier. C’est pourquoi, Travail.Suisse salue le fait que la commission LPP ait instauré un groupe de travail qui va procéder à une nouvelle analyse des bases de fixation du taux d’intérêt minimal. « Il est indispensable d’adapter les bases aux spécificités actuelles » indique Matthias Kuert Killer, responsable de la politique sociale à Travail.Suisse. « Il est donc logique que l’on ne doive pas adapter le taux d’intérêt minimal avant la présentation des résultats du groupe de travail ».

Travail.Suisse est aussi soulagé que la commission LPP ne soit pas entrée en matière sur la requête de l’Union patronale suisse de poursuivre la baisse de la rémunération du taux. Cela aurait signifié inévitablement des réductions de prestations pour les travailleurs et travailleuses.

Pour d’autres renseignements :
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, 079 777 25 69

29 août 2017, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale

Informations juridiques | Impressum | Sitemap | Full Site | LOGIN