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Communiqués de presse récents

L’USAM se fout du partenariat social

Ce matin, l’Union suisse des arts et métiers (USAM) a expliqué, dans le cadre d’une conférence de presse sur la formation professionnelle, que la vision de la Formation professionnelle 2030 aurait échoué. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, est plus qu’étonnée de ces propos de Hans-Ulrich Bigler, directeur de l’USAM. suite

« Il est tout simplement faux de dire que la vision de la Formation professionnelle 2030 a échoué. Au contraire, elle a été conçue par le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation SEFRI dans une tradition bien helvétique avec les partenaires de la formation professionnelle et largement discutée dans une procédure de consultation avec, encore la semaine passée, l’approbation de la vision 2030 par l’USAM » indique Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse. Les partenaires de la formation professionnelle en sont au début de la mise en œuvre de la vision Formation profes-sionnelle 2030 et de ses lignes directrices stratégiques.

Pour Travail.Suisse, la collaboration avec l’Union suisse des arts et métiers devient de plus en plus difficile. Il semble que, pour l’USAM, la présence médiatique et des propos provocateurs sont plus importants que la discussion de contenu sur une base sérieuse avec les autres partenaires de la formation professionnelle. Cela mine la confiance dans la collaboration entre partenaires sociaux au niveau national.

Pour d’autres informations:
Adrian Wüthrich, Président de Travail.Suisse, Mobile: 079 287 04 93

16 janvier 2018, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation

Intégrer les personnes handicapées sur le marché du travail profite à tous

Sous la conduite du Conseiller fédéral Alain Berset, s’est tenue aujourd’hui la 3ème conférence nationale en faveur de l’intégration des personnes handicapées sur le marché du travail. Les organisations participantes ont adopté une Déclaration commune et ont discuté d’un paquet de mesures. Travail.Suisse a reçu le mandat de discuter avec les partenaires sociaux de la question suivante : « Promouvoir l’intégration des personnes handicapées sur le marché du travail par le biais des conventions collectives de travail ». suite

Travail.Suisse soutient les efforts pour créer, avec des mesures ciblées, un environnement favorable à la première insertion professionnelle, à la réinsertion ou au maintien de l’employabilité des personnes souffrant d’altérations dues à la maladie, l’accident ou à un handicap. « Un environnement de travail inclusif est bénéfique à tous les travailleurs et travailleuses d’une entreprise », a indiqué Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, lors de la conférence.

Contribution de Travail.Suisse

En quoi les partenaires sociaux contribuent-t-ils à l’intégration sur le marché du travail des personnes handicapées avec l’instrument des conventions collectives de travail ? Travail.Suisse s’est penchée sur cette question dans le cadre d’une étude au cours des derniers mois et ceci dans une triple perspective :

• Existe-t-il des conventions collectives qui contribuent déjà à l’intégration des personnes handicapées sur le marché du travail ? Si oui, quelle est cette contribution ?
• Existe-t-il dans le processus d’intégration de personnes handicapées, des lacunes ou des problèmes qui rendent plus difficile l’intégration ou l’empêchent ?
• En quoi une convention collective de travail peut aider à combler ces lacunes et améliorer l’intégration dans l’ensemble ?

L’étude de Travail.Suisse, qui est soutenu par le Bureau fédéral de l’égalité pour les personnes handicapées BFEH et par l’Office fédéral des assurances sociales OFAS, apporte des réponses à ces trois questions. On la trouvera sur le site internet http://www.travailsuisse.ch/themes/travail/cct_et_personnes_avec_handicap. Au cours des six prochains mois, Travail.Suisse présentera les résultats de l’étude aux partenaires des CCT et les discutera avec eux.

Pour d’autres informations :
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, Tél. 079 287 04 93
Bruno Weber-Gobet, responsable du projet « Promouvoir l’intégration des personnes handicapées sur le marché du travail par le biais des conventions collectives de travail », Tél. 079 348 71 67

21 décembre 2017, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation et Adrian Wüthrich, Président

Assurer vite et durablement le financement de l’AVS: il nous faut maintenant un pourcent Baby-Boomer !

Travail.Suisse salue la volonté du Conseil fédéral de vouloir rapidement combler la lacune de financement dans l’AVS en raison de l’évolution démographique. Il est incontesté que l’AVS a besoin de revenus supplémentaires et il faut agir en priorité à cet effet. L’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses demande au moins un pourcent Baby Boomer de TVA pour l’AVS. Il est en même temps clair qu’il faut continuer à maintenir le niveau des prestations dans les deux piliers. Travail.Suisse va évaluer l’action du Conseil fédéral à cette aune. En cas de nouveau projet pouvant recueillir une majorité, il faut tenir compte des différentes raisons ayant conduit au non. La proposition du Conseil fédéral de relever l’âge de la retraite des femmes l’ignore. Il faut apporter des améliorations sur ce point. suite

Chaque année qui passe fait augmenter fortement par le nombre de nouveaux rentiers et rentières le besoin de financement de l’AVS. Le but doit rester d’avoir en 2030 un Fonds AVS pouvant couvrir 100 pourcent des dépenses annuelles. Pour y arriver, il faut un relèvement de la TVA d’un pourcent au moins , un pourcent baby boomer. Parce que le besoin de financement jusqu’en 2030 va bien au-delà de un pour cent, il faut un complément par d’autres sources de financement. Pour Travail.Suisse, un projet portant seulement sur le financement est donc une première étape bien envisageable dans le processus de réforme.

Dans le 2ème pilier, une grande défiance est bien visible. Le fait que l’on continue à gagner beaucoup d’argent dans la prévoyance professionnelle et qu’on distribue d’importants bénéfices à des actionnaires privés joue un rôle déterminant à cet égard. Avant de baisser à nouveau le taux de conversion minimal, il faut clairement limiter les gains des assureurs dans le 2ème pilier et faire reculer les retraits d’argent comme les coûts d’administration de la gestion de fortune. Travail.Suisse est prêt à s’asseoir à la table avec les autres partenaires sociaux et clarifier la suite de la procédure dans le deuxième pilier. Mais il est déjà clair que des réductions de prestations unilatérales ne doivent pas figurer au premier plan.

Pour des raisons de majorité, Travail.Suisse ne se fixe pas sur un supplément général AVS. Mais, en contrepartie, il faut renoncer à augmenter l’âge de la retraite des femmes. De plus, les bas et moyens revenus doivent obtenir une meilleure rente AVS. C’est pourquoi, il faut examiner une modification de la formule de rente actuelle.

Pour d’autres informations :
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, Tel. 079 287 04 93
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, Tel. 078 625 72 73

20 décembre 2017, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale

Travail.Suisse demande enfin plus de salaire pour les travailleurs et travailleuses

L’économie suisse va bien. Une croissance du PIB allant jusqu’à 2.4 pourcent est attendue pour 2018. Hélas, il semble que les travailleurs et travailleuses n’en récolteront pas vraiment les fruits car, outre quelques situations de gel salarial, les salaires augmenteront seulement de 0.5 à 1 pourcent. De surcroît, les forces bourgeoises travaillent activement à miner la loi sur le travail pourtant déjà fort libérale en comparaison internationale. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, juge insuffisants les résultats des négociations salariales 2018 et demande que tous les travailleurs et travailleuses en Suisse participent à la reprise économique et continuent à être protégés par la loi sur le travail. suite

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, et ses fédérations affiliées Syna, transfair et Hotel&Gastro Union, ont présenté en août 2017 leurs revendications salariales pour 2018. Les bons présages se sont améliorés avec l’affaiblissement du franc et les perspectives sont excellentes : les carnets de commande débordent, la production ronronne et les prévisions pour 2018 indiquent une croissance du PIB jusqu’à 2.4 pourcent. Cette reprise ne profite pas assez aux travailleurs comme le montre les résultats des négociations salariales de cette année.

Le renchérissement et l’augmentation des primes d’assurance-maladie absorbent les augmentations de salaires

« Avec des augmentations salariales de 0.5 à 1 pourcent, les travailleurs/euses n’auront guère plus d’argent dans le portemonnaie en 2018 – le renchérissement général et l’augmentation des primes d’assurance-maladie absorbant les augmentations salariales », indique Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique à Travail.Suisse. La branche de la construction fait particulièrement pâle figure avec à nouveau aucune augmentation salariale alors qu’elle a de très bonnes années derrière elle. Il y a cependant quelques lueurs positives : les mesures salariales individuelles continuent à dominer mais la part des augmentations générales de salaire a augmenté. L’attitude combative des syndicats produit au moins des effets dans l’industrie et l’artisanat. Mais cela ne suffit pas : si l’inflation augmente à nouveau, les augmentations de salaires générales pour maintenir le pouvoir d’achat des travailleurs devront être plus importantes.

Moins pour les travailleurs et travailleuses, plus pour l’employeur

Au lieu de laisser profiter les travailleurs/euses de la reprise, les forces bourgeoises au Parlement essaient de libéraliser davantage la loi sur le travail : elles visent à supprimer l’enregistrement du temps de travail et à augmenter, en même temps, la durée de la semaine de travail. A ce sujet, le « Baromètre. Conditions de travail » de Travail.Suisse fait état déjà maintenant d’une perte de la gestion du temps des travailleurs/euses. « Nous nous opposerons avec toute la force requise à ce minage de la loi sur le travail suisse de toute manière déjà très libérale » affirme Gabriel Fischer. Les choses ne bougent guère non plus pour ce qui est des salaires des femmes et du congé paternité. Les employeurs n’ont pas fait d’efforts concernant l’égalité des salaires entre les sexes : « On voit très bien que les employeurs ne veulent pas faire avancer la question de l’égalité par la voie du partenariat social bien helvétique. Toutes les promesses faites à ce sujet n’ont été que du vent », indique Gabriel Fischer. Travail.Suisse estime dès lors qu’il est grand temps que le Parlement se saisisse enfin du message de la révision de la loi sur l’égalité et oblige les entreprises à au moins faire le contrôle de l’égalité des salaires.

Pour plus d’informations :
• Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique à Travail.Suisse, Tél. 076 412 30 53
• Arno Kerst, président de Syna, Tél. 079 598 67 70
• Stefan Müller-Altermatt, conseiller national et président de transfair, Tél. 076 332 15 26

18 décembre 2017, Gabriel Fischer, Responsable politique économique

Obligation de communiquer les postes vacants : percée importante pour les travailleurs/euses

Conseil fédéral a décidé aujourd’hui sur l’ordonnance de mise en œuvre de l’obligation de communiquer les postes vacants. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses est satisfaite de l’introduction d’une obligation de communiquer les postes vacants efficace et substantielle. Si les employeurs mettent maintenant de côté leurs préjugés, les chances des demandeurs d’emploi discriminés augmenteront et l’on pourra mieux utiliser le potentiel de main-d’œuvre indigène. suite

L’obligation de communiquer les postes vacants pour mettre en œuvre l’article 121 a de la Constitution fédérale doit couvrir un large spectre et s’appliquer pour certaines branches déjà à partir d’un taux de chômage de 5 pourcent au niveau national. Il y a très peu d’exceptions prévues, par exemple lors d’engagements de courte durée, de la reprise d’apprenti-e-s ou en cas de promotions internes. Travail.Suisse salue la décision du Conseil fédéral pour une réglementation la plus efficiente possible, ce qui augmente les chances d’un retour sur le marché du travail pour les personnes au chômage. Travail.Suisse considère qu’il est acceptable que l’on fixe un seuil de 8 pourcent à partir de mi-2018 et que ce n’est qu’à partir de 2020 que s’applique complètement l’obligation de communiquer les postes vacants (avec un seuil de 5%). « Il faut utiliser cet intervalle pour préparer en particulier les ORP à cette nouvelle tâche. Si le système fonctionne bien dès le début, l’efficacité en sera encore meilleure » indique Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse.

De meilleures chances pour les travailleurs/euses si les employeurs jouent le jeu

Comme le montre le « Baromètre. Conditions de travail », publié récemment par Travail.Suisse, les travailleurs et travailleuses jugent problématique leur mobilité sur le marché du travail. C’est ainsi que la moitié des travailleurs et travailleuses ne croient guère pouvoir retrouver en cas de perte d’emploi un poste de travail comparable. L’obligation de communiquer les postes vacants peut être ici un instrument important pour augmenter les chances des travailleurs et travailleuses sur le marché du travail. Les personnes qui en profitent sont en particulier celles qui dans le processus d’engagement sont exposées à des discriminations et ne franchissent que très difficilement l’étape de l’entretien d’embauche (travailleurs âgés, aux noms à consonance étrangère, aux parcours professionnels en dents de scie), malgré des qualifications acceptables. Pour y remédier, il faut aussi que les employeurs comprennent que l’obligation de communiquer les postes vacants n’est pas une charge bureaucratique mais un allégement dans le processus de sélection et qu’ils soient prêts à jeter aux orties leurs préjugés vis-à-vis des personnes inscrites dans les ORP. Il faudra bien analyser dans le futur l’effet de l’obligation de communiquer les postes vacants pas seulement en tant que nombre de places vacantes annoncées mais en particulier comme engagement de demandeurs d’emploi.

Pour d’autres renseignements :
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, Tél. 079 287 04 93

08 décembre 2017, Adrian Wüthrich, Président

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