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Communiqués de presse récents

Travail.Suisse est pour une prolongation du congé maternité sous conditions

Le projet de modification de la Loi sur les allocations pour perte de gains LAPG en consultation est approuvé par Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses. Il est plus que temps de régler le paiement du salaire des femmes qui accouchent et doivent faire hospitaliser leur nouveau-né sur une longue période. Cependant, le projet soumis en consultation doit être adapté aux pratiques hospitalières actuelles et ne pas surcharger les femmes de complications administratives inutiles. suite

La loi interdit aux femmes de travailler durant 8 semaines suivant leur accouchement. Quand leur nouveau-né doit être hospitalisé plus de trois semaines, elles peuvent aujourd’hui déjà demander le report du paiement des allocations de maternité au moment où elles rentrent à la maison avec leur enfant. Cela prolonge d’autant le congé maternité. Le paiement du salaire durant ce report n’est pas réglementé, de sorte que l’égalité de traitement entre femmes concernées n’est pas garantie et l’incertitude juridique règne.

Travail.Suisse approuve le projet du Conseil fédéral de modifier la LAPG pour ces cas de figure. Cependant, la condition d’une hospitalisation « immédiate » de l’enfant ne se justifie plus. Il s’agit maintenant d’adapter la loi aux pratiques actuelles et de prévoir les cas d’une hospitalisation de l’enfant dans les sept jours suivants sa naissance. Les séjours à l’hôpital des mères accouchées sont toujours plus courts : quand tout va bien, ils ne durent plus qu’un jour ou deux jours. De sorte qu’aujourd’hui, les nouveaux nés ne bénéficient plus de surveillance médicale prolongée, comme c’était le cas il y a seulement une vingtaine d’années. Selon Valérie Borioli Sandoz, responsable de l’égalité chez Travail.Suisse : « Si un nouveau-né rentre rapidement à la maison après sa naissance, ne serait-ce qu’un jour, et qu’il a besoin ensuite d’urgence d’une hospitalisation prolongée, alors la mère doit aussi pouvoir demander un report du paiement de ses allocations de maternité. »

Travail.Suisse critique encore la complication administrative qui serait imposée aux mères. En cas de report de leurs allocations maternité, elles ne doivent pas devoir apporter d’attestation signée de leur employeur qui prouve qu’elles reprendront bien leur travail après le congé maternité. En effet, les caisses de compensation sont en mesure de déduire après coup leur situation professionnelle exacte par le suivi du versement des cotisations AVS par l’employeur. Une telle exigence administrative dans un moment difficile ne se justifie donc pas.

En savoir plus

Pour plus d’informations :
Valérie Borioli Sandoz, Responsable de la politique de l’égalité, mobile : 079 598 06 37

11 juin 2018, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité

Projet fiscal 17 : un compromis encore à améliorer

*Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, salue la décision du Conseil des Etats de compenser les pertes fiscales du Projet fiscal 17. Le faire pour l’AVS est judicieux car cela profite de manière sociale à toute la population. Mais le contre-financement de l’économie est encore insuffisant. Les cantons qui baissent fortement les taux d’imposition des entreprises doivent prévoir des mesures sociales suffisantes financées partiellement par les entreprises. * suite

Travail.Suisse salue les mesures de compensation sociale pour l’AVS. Une AVS solide profite à tous les habitants. Cela fait longtemps que Travail.Suisse demande que l’AVS bénéficie du montant total de l’augmentation du « pourcent démographique » de la TVA. A l’heure actuelle, une partie de ce pourcent va à la Confédération. En stabilisant ainsi la situation financière de l’AVS jusqu’en 2024, la question de l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes doit être écartée pour plusieurs années et on dispose de suffisamment de temps pour une réforme de l’ AVS ultérieure solide et sociale.

Travail.Suisse salue la correction des abus de la réforme des entreprises II avec une limitation du principe de l’apport de capital par une règle de remboursement, ce qui rapportera environ 150 millions de francs. Même si cette limitation est partielle, il est impératif que le Conseil national l’accepte aussi car le rejet de la RIE III par le peuple a aussi été une conséquence des abus de la RIE II. Cette correction joue donc un rôle crucial pour l’équilibre de la réforme et pour l’acceptation de la population.

Contre-financement de l’économie toujours insuffisant

Les travailleurs/euses participent désormais pour 600 millions de francs par an avec l’augmentation du taux de cotisation AVS de 0,15 % pour eux. Or la réforme fiscale profite à l’économie. Travail.Suisse demande donc que les dividendes d’actionnaires qualifiés soient imposés au moins à 70% dans les cantons comme le prévoyait le Conseil fédéral. C’est que la réforme provoque des baisses massives des taux d’imposition cantonaux des entreprises qui pourraient entraîner de nouveaux programmes d’économies. Travail.Suisse exhorte dès lors les cantons à faire usage de façon minimale des nouveaux instruments fiscaux facultatifs et, surtout, de prévoir des mesures de compensation sociale suffisantes (par ex. augmentation des allocations familiales, des réductions des primes d’assurance-maladie, développement des structures d’accueil extra-familial, plus de moyens pour la formation etc.) avec la participation financière des employeurs, suivant ainsi l’exemple du canton de Vaud.

Pour d’autres renseignements :
Adrian Wüthrich, président, Tél. 079 287 04 93
Denis Torche, responsable du dossier politique fiscale, 079 846 35 19

07 juin 2018, Therese Schmid, Responable de l’administration

Le Conseil des Etats dit oui au renforcement des écoles supérieures

Les filières de formation des écoles supérieures sont en adéquation avec les besoins du marché du travail et relèvent du degré tertiaire. Il ne faut rien changer à ce fondement. Mais Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, estime qu’il faut enfin protéger les dénominations des écoles supérieures. suite

Seules les écoles supérieures proposant des filières de formation reconnues par la Confédération doivent pouvoir porter le nom d’écoles supérieures. Par ailleurs, un diplôme fédéral doit être délivré aux étudiants d’une filière de formation ES, et il doit être sur pied d’égalité avec tous les autres diplômes de formation professionnelle. Enfin, les écoles supérieures à vocation internationale notamment doivent pouvoir demander une reconnaissance institutionnelle à la Confédération, pour être à même de contracter en tant qu’institutions.

Le Conseil des Etats a, ce matin, adopté la motion Fetz. Renforcer les écoles supérieures (18.3240) par 31 voix contre 6 malgré le rejet du Conseil fédéral. Il a ainsi reconnu, comme la CSEC-N (18.3392) la nécessité d’agir au sujet des écoles supérieures. « Pour les étudiants concernés, c’est une importante décision car ce sont eux qui font les frais de la situation actuelle » explique Bruno Weber, responsable de la politique de formation à Travail.Suisse. « Même si leur formation de degré tertiaire est proche du marché du travail, ils ne disposent aujourd’hui d’aucun titre clairement identifiable parce que la dénomination ES n’est pas protégée, le diplôme n’est pas fédéral et l’école n’est pas reconnue par la Confédération. Travail.Suisse salue dès lors clairement l’adoption de la motion.

Pour d’autres informations :
Bruno Weber-Gobet, responsable de la politique de formation, Travail.Suisse, mobile : 079 348 71 67

06 juin 2018, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation

Problèmes avec les prestations du 2e pilier – Améliorations indispensables pour les personnes aux revenus bas et moyens – Stopper la sortie de capitaux en faveur des assurances vie

Le deuxième pilier a un problème de prestations. Les rentes moyennes des caisses de pension des nouveaux rentiers et rentières baissent depuis quelques années, bien que les salaires augmentent et malgré la croissance économique. Et bien que ces cinq dernières années les caisses de pension aient généré un rendement moyen de 5%. Les deux organisations faîtières syndicales USS et Travail.Suisse exigent que le mandat constitutionnel soit appliqué: les rentes de l’AVS et du deuxième pilier doivent permettre de „maintenir de manière appropriée le niveau de vie antérieur“, aussi pour les personnes à faibles et moyens revenus. suite

en savoir plus:

04 juin 2018, Adrian Wüthrich, Président et Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale

Le Conseil fédéral laisse les pères assis sur le banc des remplaçants

Aujourd’hui, avec son message sur l’Initiative populaire fédérale “Pour un congé paternité raisonnable – en faveur de toute la famille” (Initiative pour le congé paternité), le Conseil fédéral a confirmé qu’il n’accordera pas aux pères plus d’un jour lorsqu’ils auront un enfant. L’association "Le congé paternité maintenant ! » ne comprend pas cette décision immuable du passé du Conseil fédéral. La balle est maintenant dans le camp du Parlement.%(mehr)suite%

Cette époque est révolue depuis longtemps où les pères ne faisaient figure que de remplaçants dans le travail familial. Les pères d’aujourd’hui veulent prendre des responsabilités, être présents dans les moments importants après la naissance d’un enfant et s’impliquer à la maison. L’association « Le congé paternité maintenant ! » ne comprend pas la décision du Conseil fédéral et est convaincue que la population fera faire avancer cette importante préoccupation de politique familiale en votation populaire.

Les arguments contre le congé de paternité de 20 jours, réglementé par la loi et financé par la loi sur les allocations pour perte de gain (à retirer avec souplesse dans un délai d’un an), montrent que la majorité des membres du Conseil fédéral est éloignée des besoins de la population. Etre présent à l’événement le plus important de la vie d’un homme – la naissance de son propre enfant – est considéré comme trop cher dans l’un des pays les plus riches du monde et est présenté comme un luxe que l’économie ne peut se permettre. C’est une argumentation misérabiliste. La balle est maintenant dans le camp du Parlement, qui a déjà rejeté plus de 30 propositions similaires. C’est pourquoi l’association « Le congé paternité maintenant ! » et ses organisations membres préparent le référendum et appellent la population civile à le soutenir.

>> aux témoignages vidéo
>> www.congepaternite.ch
>> www.facebook.com/congepaternite

Plus d‘informations:
• Adrian Wüthrich, président de l’association « Le congé paternité maintenant ! » et président de Travail.Suisse, Mobile: 079 287 04 93
• Maya Graf, vice-présidente de l’association « Le congé paternité maintenant ! » et co-présidente d‘alliance F, Mobile: 079 778 85 71
• Markus Gygli, vice-président de l’association « Le congé paternité maintenant ! » et président de männer.ch, Mobile: 079 757 79 91
• Philippe Gnägi, vice-président de l’association « Le congé paternité maintenant ! » et directeur de Pro Familia Suisse, Mobile: 079 476 29 47

Un congé paternité est …
… nécessaire : La naissance d’un enfant est une étape déterminante. Des pères présents d‘emblée favorisent un bon départ dans la vie de l’enfant. Et on a besoin de tous les pères et pas seulement de ceux qui peuvent se permettre de prendre un congé paternité non payé.
… adapté à notre temps : Les pères d’aujourd’hui veulent prendre leur responsabilité dès le début. C’est aussi ce que l’on attend d’eux. Mais cela n’est possible que si on leur accorde le temps libre nécessaire.
… finançable : Les 20 jours de congé paternité sont aujourd’hui déjà presque financés parce que le nombre de jours de service militaire reculent. Le congé paternité, un grand pas pour les pères et une contribution très modeste pour les assurances sociales/

01 juin 2018, Adrian Wüthrich, Président

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