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Communiqués de presse récents

Révision de la LEG : le profond mépris de la droite du National envers les femmes

Hier et aujourd’hui, la majorité bourgeoise de la chambre basse a réussi à vider encore plus de sa substance la révision de la Loi sur l’égalité. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleurs, est atterrée par le profond mépris exprimé par la majorité du Conseil national envers la moitié de la population suisse. Elle formule le souhait que la chambre haute corrige maintenant les nombreuses modifications adoptées. suite

Pour combattre la discrimination salariale, il faut donc continuer de laisser faire le marché et les entreprises, même si l’expérience du Dialogue sur l’égalité des salaires entre 2009 et 2014 a clairement démontré que ce n’est pas la bonne voie. L’échec de la révision de la Loi sur l’égalité par la chambre basse est patent : les modifications acceptées au Conseil national hier et aujourd’hui ont vidé le projet de sa substance. Heureusement, le camp bourgeois n’a pas réussi à sacrifier les femmes en acceptant par la petite porte la hausse de l’âge ordinaire des femmes à la retraite, sans aucune contrepartie pour la dizaine de milliards ainsi récupérés.

Ne contraindre que les entreprises de plus de 100 postes « équivalent plein temps » (EPT) est un clair affront contre les travailleuses de ce pays. En effet, les femmes en Suisse sont celles qui majoritairement travaillent à temps partiel, très souvent contraintes par le manque de conditions-cadres adéquates (dont un salaire moins élevé). La plupart des moyennes entreprises pourrait continuer à utiliser des grilles salariales discriminatoires sans vouloir le savoir et à fouler aux pieds la Constitution fédérale. La majorité du Conseil national a modifié le calcul du seuil sans savoir combien d’entreprises seraient concernées parmi les 5760 entreprises de plus de 100 employés, ni combien de personnes effectivement seraient concernées par les autocontrôles. Depuis que l’Office fédéral de la justice a démontré en 2005 que la Loi sur l’égalité était inefficace à éliminer les discriminations salariales, la droite bourgeoise n’a pourtant eu de cesse de réclamer de nombreuses études indépendantes, études qu’elle conteste dès lors que les résultats lui déplaisent.

Ne pas vouloir inclure les apprentis et les apprenties dans l’autocontrôle équivaut à ignorer ce que la recherche a démontré : au premier emploi, les jeunes femmes gagnent déjà 7% de moins que les jeunes hommes alors qu’elles disposent des mêmes résultats d’examens, des mêmes compétences et du même travail. Après son passage à la chambre basse, la loi reste donc inefficace. La majorité des employeurs reste libre de respecter – si elle le veut bien – notre Etat de droit. La limitation de validité de l’obligation de l’autocontrôle à douze ans devient, dans ce contexte, une bonne chose.
Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses, est atterrée par le résultat des débats à la chambre basse. Selon Valérie Borioli Sandoz, responsable de la Politique de l’égalité : « Accepter de la majorité des entreprises qu’elles violent la Constitution et ne respectent pas la loi de manière répétée est consternant de la part d’élus et d’élues du peuple. Le message donné par cette majorité est tout simplement scandaleux. ». Le projet de loi retourne au Conseil des Etats. Il est à espérer qu’il corrige le laisser-faire inacceptable de la chambre basse car la discrimination salariale coûte près de 7 milliards aux femmes chaque année.

Pour plus d’informations :
Valérie Borioli Sandoz, Responsable de la politique de l’égalité, mobile : 079 598 06 37

25 septembre 2018, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité

#enough18 – La discrimination salariale ne baisse pas : assez !

Un seul chiffre n’évolue pas : c’est celui de la partie des inégalités qui ne s’explique pas. C’est celui de la discrimination salariale. 40% de toutes les inégalités mesurées ne s’expliquent par aucun critère objectif. Travail.Suisse et ses fédérations en ont assez ! Elles manifesteront leur ras-le-bol samedi 22 septembre sur la place fédérale à Berne. suite

Le Conseil national empoigne la révision de la Loi sur l’égalité entre femmes et hommes lundi prochain. Le projet original du Conseil fédéral a été tellement édulcoré que sa portée est compromise. Les membres de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses, en ont assez. Ils vont manifester leur ras-le-bol samedi 22 septembre devant le Palais fédéral aux côtés de nombreuses organisations féminines et de défense des droits des femmes sous la bannière #enough18.

Si le pourcentage global des inégalités baisse, ce n’est pas le cas partout. Dans certaines branches ou aux échelons hiérarchiques élevés, la situation est loin d’être réglée. On trouve des différences allant de 18,5% – en haut de l’échelle hiérarchique – jusqu’à 36% – pour la branche des services financiers et d’assurance – entre les salaires des femmes et ceux des hommes. Par contre, la part des inégalités salariales qui ne s’explique pas par des raisons objectives stagne à 40% depuis des années. Les travailleuses en ont assez de la discrimination salariale qui ne diminue pas. Cela représente plus de 7 milliards de francs chaque année.

Travail.Suisse appelle toutes les femmes (et tous les hommes, bien sûr !) à manifester samedi 22 septembre à Berne, parce c’est assez !

• Assez que les jeunes femmes se voient proposer un premier poste payé 7% de moins qu’un collègue masculin (280 francs de moins), à parcours et compétences identiques.
• Assez que les entreprises ne soient pas obligées de contrôler régulièrement le respect de l’égalité salariale.
• Assez car la discrimination salariale se paie cher à la retraite.
• Assez des manœuvres des parlementaires masculins pour vider la révision de la loi sur l’égalité de toute substance.

Rejoignez-nous à la Manifestation nationale #enough18 le 22 septembre à Berne ! Rassemblement à 13.30 h à la Schützenmatte. Ensuite, le cortège partira en direction de la Place Fédérale.

Pour d’autres informations :
Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique d’égalité, tél. 079 598 06 37 ou tél. 031 370 21 11

21 septembre 2018, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité

L’association „Le congé paternité maintenant!“ maintient: quatre semaines sont un compromis

La Commission pour la science, l’éducation et la culture du Conseil national (CSEC-N) a adopté aujourd’hui le contre-projet indirect à l’initiative populaire sur le congé de paternité, après la Commission du Conseil des Etats (CSSS-S) qui avait proposé deux semaines de congé de paternité. La CSSS-S est maintenant appelée à élaborer un projet concret, qui sera ensuite mis pour consultation. L’association « Le congé paternité maintenant ! » note que le Parlement a finalement reconnu la nécessité du congé de paternité. Toutefois, il est clair que l’initiative pour un congé de paternité de quatre semaines est déjà un compromis. L’association « Le congé paternité maintenant ! » maintient par conséquent la revendication de son initiative. suite

Quatre semaines de congé de paternité, comme l’exige l’initiative populaire « Pour un congé de paternité raisonnable – en faveur de toute la famille », sont tout à fait réalisables, tant sur le plan organisationnel qu’économique. En termes d’organisation, parce que les quatre semaines peuvent être prises par journées dans l’année qui suit la naissance de l’enfant et économiquement, parce que les coûts d’un maximum de CHF 420 millions par an, soit au total 0,11 pour cent du salaire, sont compensés par un retour sur investissement incroyable.

Le contre-projet indirect revient maintenant à la Commission sociale du Conseil des Etats (CSSS-S), qui va envoyer un projet concret pour consultation. L’initiative relative au congé de paternité n’a pas encore été abordée pour le moment.

Pour plus d‘informations:
• Adrian Wüthrich, Président de l‘association „ Le congé paternité maintenant !“ et Président de Travail.Suisse, Mobile: 079 287 04 93
• Maya Graf, Vice-présidente de l’association „Le congé paternité maintenant !“ et co-Présidente d’alliance F, Mobile: 079 778 85 71
• Markus Gygli, Vice-président de l’association „Le congé paternité maintenant !“ et Président de männer.ch, Mobile: 079 757 79 91
• Philippe Gnägi, Vice-président de l’association „Le congé paternité maintenant !“ et Directeur de Pro Familia Suisse, Mobile: 079 476 29 47

Le congé paternité est…
nécessaire: La naissance d’un enfant est une étape importante. Pour un bon départ, on a besoin de pères présents. De tous, et pas seulement ceux qui peuvent se permettre des vacances non payées ou travailler pour une entreprise généreuse.
adapté à notre temps: Les pères veulent prendre leur responsabilité dès le début. Une condition préalable à la conciliation de la vie professionnelle et familiale est que le temps nécessaire soit disponible.
finançable : Un congé de paternité de 20 jours ne coûte pas plus qu’’une tasse de café par mois sur la fiche de paie. L’assurance perte de gain est en bonne situation financière et les perspectives sont bonnes. Le congé de paternité – un grand pas pour les pères, un petit pas pour le système de sécurité sociale

www.conge-paternite.ch / www.facebook.com/congepaternite

20 septembre 2018, Adrian Wüthrich, Président

Un programme d’impulsion reste nécessaire pour l’accueil extra-familial des enfants

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, demande au Conseil des Etats de prolonger les aides financières de la Confédération pour la création de davantage de places d’accueil extra-familiales. suite

Le programme d’impulsion est une réussite : on a pu créer jusqu’à présent environ 55’000 places d’accueil supplémentaires. Les aides financières ont prouvé être un moyen d’encouragement efficace et durable, comme l’indique l’évaluation faite. La demande des parents reste toujours en beaucoup d’ endroits plus forte que l’offre d’accueil.

« Une offre d’accueil suffisante et de bonne qualité est absolument centrale pour les parents pour pouvoir concilier vie familiale et vie professionnelle », indique Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale à Travail.Suisse. Des places d’accueil supplémentaires permettent aux parents d’être actifs professionnellement selon leurs vœux. Cela doit aussi être dans l’intérêt de l’économie et de l’Etat. On peut ainsi, d’un côté, mieux répondre à la pénurie de personnel qualifié et, de l’autre, un taux d’activité plus élevé fait augmenter les recettes fiscales. Ces dernières dépassent de loin après-coup les investissements consentis.

C’est pourquoi Travail.Suisse demande au Conseil des Etats d’approuver demain la poursuite du programme d’impulsion.

Pour plus d’informations :
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, 079 777 24 69

17 septembre 2018, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale

Projet fiscal 17/RFFA : un compromis minimal à soutenir

A la veille d’un débat au Conseil national déterminant pour l’avenir du projet, Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, soutient le PF17/RFFA tel qu’adopté par le Conseil des Etats à la précédente session parlementaire. Il s’agit d’un compromis imparfait mais on ne voit pas de meilleure solution ayant une chance politique. En cas de détériorations, Travail.Suisse ne pourra plus soutenir le compromis. suite

Avec la loi relative à la réforme fiscale et au financement de l’AVS (RFFA) adoptée par le Conseil des Etats, on est parvenu à compenser chaque franc de perte fiscale dans l’AVS. Autre point positif, la compensation profite à toute la population, contrairement au PF17. En stabilisant aussi la situation financière de l’AVS jusqu’en 2024 environ, la question de l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes doit est écartée pour plusieurs années et on dispose de suffisamment de temps pour une réforme de l’AVS solide et sociale. Si certains trouvent discutable la relation faite entre le projet fiscal et la compensation via l’AVS, on peut rétorquer qu’il en va de même avec tout autre type de compensation sociale. Or, sans compensation sociale, Travail.Suisse ne soutiendra jamais le projet.

Travail.Suisse attend maintenant que le Conseil national reprenne le compromis trouvé par le Conseil des Etats. S’il devait être affaibli, il n’aura plus le soutien de Travail.Suisse.

De fortes compensations sociales sont aussi nécessaires dans les cantons

Le projet fiscal 17 provoquera de fortes pertes fiscales au niveau cantonal. Travail.Suisse juge donc indispensable que les cantons instaurent de fortes mesures de compensation (par ex. augmentation des allocations familiales, réductions des primes d’assurance-maladie, développement de l’accueil extra-familial, plus de moyens pour la formation etc.) avec la participation financière des employeurs. L’exemple du canton de Vaud doit servir de modèle dans ce sens. Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse et conseiller national le dit clairement : « Le niveau des compensations sociales cantonales est aussi à prendre en considération pour un soutien ou non de Travail.Suisse à un référendum qui serait lancé contre le projet fiscal 17/RFFA. C’est pourquoi il faut que tous les cantons indiquent maintenant ce qu’ils prévoient comme mesures. » Enfin il faut que les cantons utilisent avec la plus grande modération possible les instruments fiscaux facultatifs. Ce qui se passe au niveau cantonal est en fin de compte déterminant pour la réussite ou non du PF17/RFFA.

Pour d’autres renseignements :
Adrian Wüthrich, président et conseiller national, Tél. 079 287 04 93
Denis Torche, responsable du dossier politique fiscale, 079 846 35 19

11 septembre 2018, Adrian Wüthrich, Président et Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure

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