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Communiqués de presse récents

Le Conseil des Etats dit oui au renforcement des écoles supérieures

Les filières de formation des écoles supérieures sont en adéquation avec les besoins du marché du travail et relèvent du degré tertiaire. Il ne faut rien changer à ce fondement. Mais Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, estime qu’il faut enfin protéger les dénominations des écoles supérieures. suite

Seules les écoles supérieures proposant des filières de formation reconnues par la Confédération doivent pouvoir porter le nom d’écoles supérieures. Par ailleurs, un diplôme fédéral doit être délivré aux étudiants d’une filière de formation ES, et il doit être sur pied d’égalité avec tous les autres diplômes de formation professionnelle. Enfin, les écoles supérieures à vocation internationale notamment doivent pouvoir demander une reconnaissance institutionnelle à la Confédération, pour être à même de contracter en tant qu’institutions.

Le Conseil des Etats a, ce matin, adopté la motion Fetz. Renforcer les écoles supérieures (18.3240) par 31 voix contre 6 malgré le rejet du Conseil fédéral. Il a ainsi reconnu, comme la CSEC-N (18.3392) la nécessité d’agir au sujet des écoles supérieures. « Pour les étudiants concernés, c’est une importante décision car ce sont eux qui font les frais de la situation actuelle » explique Bruno Weber, responsable de la politique de formation à Travail.Suisse. « Même si leur formation de degré tertiaire est proche du marché du travail, ils ne disposent aujourd’hui d’aucun titre clairement identifiable parce que la dénomination ES n’est pas protégée, le diplôme n’est pas fédéral et l’école n’est pas reconnue par la Confédération. Travail.Suisse salue dès lors clairement l’adoption de la motion.

Pour d’autres informations :
Bruno Weber-Gobet, responsable de la politique de formation, Travail.Suisse, mobile : 079 348 71 67

06 juin 2018, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation

Problèmes avec les prestations du 2e pilier – Améliorations indispensables pour les personnes aux revenus bas et moyens – Stopper la sortie de capitaux en faveur des assurances vie

Le deuxième pilier a un problème de prestations. Les rentes moyennes des caisses de pension des nouveaux rentiers et rentières baissent depuis quelques années, bien que les salaires augmentent et malgré la croissance économique. Et bien que ces cinq dernières années les caisses de pension aient généré un rendement moyen de 5%. Les deux organisations faîtières syndicales USS et Travail.Suisse exigent que le mandat constitutionnel soit appliqué: les rentes de l’AVS et du deuxième pilier doivent permettre de „maintenir de manière appropriée le niveau de vie antérieur“, aussi pour les personnes à faibles et moyens revenus. suite

en savoir plus:

04 juin 2018, Adrian Wüthrich, Président et Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale

Le Conseil fédéral laisse les pères assis sur le banc des remplaçants

Aujourd’hui, avec son message sur l’Initiative populaire fédérale “Pour un congé paternité raisonnable – en faveur de toute la famille” (Initiative pour le congé paternité), le Conseil fédéral a confirmé qu’il n’accordera pas aux pères plus d’un jour lorsqu’ils auront un enfant. L’association "Le congé paternité maintenant ! » ne comprend pas cette décision immuable du passé du Conseil fédéral. La balle est maintenant dans le camp du Parlement.%(mehr)suite%

Cette époque est révolue depuis longtemps où les pères ne faisaient figure que de remplaçants dans le travail familial. Les pères d’aujourd’hui veulent prendre des responsabilités, être présents dans les moments importants après la naissance d’un enfant et s’impliquer à la maison. L’association « Le congé paternité maintenant ! » ne comprend pas la décision du Conseil fédéral et est convaincue que la population fera faire avancer cette importante préoccupation de politique familiale en votation populaire.

Les arguments contre le congé de paternité de 20 jours, réglementé par la loi et financé par la loi sur les allocations pour perte de gain (à retirer avec souplesse dans un délai d’un an), montrent que la majorité des membres du Conseil fédéral est éloignée des besoins de la population. Etre présent à l’événement le plus important de la vie d’un homme – la naissance de son propre enfant – est considéré comme trop cher dans l’un des pays les plus riches du monde et est présenté comme un luxe que l’économie ne peut se permettre. C’est une argumentation misérabiliste. La balle est maintenant dans le camp du Parlement, qui a déjà rejeté plus de 30 propositions similaires. C’est pourquoi l’association « Le congé paternité maintenant ! » et ses organisations membres préparent le référendum et appellent la population civile à le soutenir.

>> aux témoignages vidéo
>> www.congepaternite.ch
>> www.facebook.com/congepaternite

Plus d‘informations:
• Adrian Wüthrich, président de l’association « Le congé paternité maintenant ! » et président de Travail.Suisse, Mobile: 079 287 04 93
• Maya Graf, vice-présidente de l’association « Le congé paternité maintenant ! » et co-présidente d‘alliance F, Mobile: 079 778 85 71
• Markus Gygli, vice-président de l’association « Le congé paternité maintenant ! » et président de männer.ch, Mobile: 079 757 79 91
• Philippe Gnägi, vice-président de l’association « Le congé paternité maintenant ! » et directeur de Pro Familia Suisse, Mobile: 079 476 29 47

Un congé paternité est …
… nécessaire : La naissance d’un enfant est une étape déterminante. Des pères présents d‘emblée favorisent un bon départ dans la vie de l’enfant. Et on a besoin de tous les pères et pas seulement de ceux qui peuvent se permettre de prendre un congé paternité non payé.
… adapté à notre temps : Les pères d’aujourd’hui veulent prendre leur responsabilité dès le début. C’est aussi ce que l’on attend d’eux. Mais cela n’est possible que si on leur accorde le temps libre nécessaire.
… finançable : Les 20 jours de congé paternité sont aujourd’hui déjà presque financés parce que le nombre de jours de service militaire reculent. Le congé paternité, un grand pas pour les pères et une contribution très modeste pour les assurances sociales/

01 juin 2018, Adrian Wüthrich, Président

Réforme des PC : Pas de coupe rase

Travail.Suisse se réjouit que le Conseil des Etats en revienne à un cours plus raisonnable de la réforme des PC. Il a corrigé aujourd’hui les pires excès de la coupe rase du Conseil national. Des adaptations des montants maximaux au titre du loyer doivent enfin avoir lieu. On a pu aussi trouver une solution pour les rentes LPP des chômeurs âgés. Quelques décisions demeurent toutefois insatisfaisantes. suite

Travail.Suisse se réjouit que le Conseil des Etats ait donné un coup de barre inverse à celui du Conseil national dans la réforme des PC. Le Conseil des Etats préconise ainsi de relever les montants maximaux au titre du loyer, beaucoup trop bas depuis longtemps. Ce point est déterminant pour la réussite de la réforme. Le Conseil des Etats soutient aussi la solution trouvée pour les chômeurs âgés qui doivent pouvoir obtenir désormais une rente de la caisse de pension. C’est là une adaptation nécessaire depuis longtemps. Travail.Suisse salue d’autres décisions du Conseil des Etats : le renoncement à une durée de cotisation minimale comme condition d’octroi des PC, à l’introduction d’un seuil de fortune et à une réduction de 10 pourcent des PC en cas de retrait anticipé du capital. Il est aussi positif que le Conseil des Etats ne veuille pas réduire davantage les franchises sur la fortune et qu’il ait renoncé à sa solution via les caisses bon marché dans la prise en considération des primes des caisses-maladie.

Par contre, c’est une vision à courte vue de renoncer à de meilleurs remboursements pour les appartements protégés. En effet, des entrées prématurées et non nécessaires dans les homes coûtent cher aux PC et font augmenter les coûts. Un meilleur soutien aux appartements protégés serait mieux adapté à la situation de nombreuses personnes concernées. On économiserait aussi de l’argent à moyen terme. Mais pour ce faire, il faut des investissements. Cela pourrait se faire par un meilleur dédommagement des coûts de maladie et de handicap ou par des suppléments aux montants maximaux au titre du loyer. Il est décevant que le Conseil des Etats ne veuille ni de l’un ni de l’autre.

Pour plus d’informations :
Matthias Kuert Killer, responsable de la politique sociale, tél. 079 777 24 69

30 mai 2018, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale

Révision de la LEG : les griffes du chat ont encore été limées

Moins de 1% des entreprises devra vérifier l’égalité salariale entre femmes et hommes. Ces vérifications ne toucheront qu’une minorité de travailleuses et de travailleurs. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleurs, regrette profondément que le Conseil des Etats ait raboté encore plus la portée de la révision de la Loi sur l’égalité adoptée aujourd’hui. Mais elle est soulagée que le modèle « placebo » basé sur une simple déclaration autonome de l’entreprise ait été refusé. suite

La version de la révision de la Loi sur l’égalité adoptée aujourd’hui par le Conseil des Etats est celle de la majorité de sa commission. Ainsi, seules les entreprises de plus de 100 employé-e-s seront obligées de procéder à une analyse scientifique et conforme au droit des salaires qu’elle verse. L’augmentation de ce seuil de 50 à 100 employé-e-s implique que la révision de la loi ne touchera que 5760 entreprises en Suisse, et seulement une minorité des personnes actives (45%).

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses, regrette que le projet du Conseil fédéral ait été encore réduit. Elle regrette aussi que l’analyse des salaires ne soit pas ancrée sur le long terme mais limitée à 12 ans. Le tigre de papier s’est transformé en chat domestique inoffensif, pour reprendre les propos de Raphaël Comte, élu PLR neuchâtelois.

Selon Valérie Borioli Sandoz, responsable de la Politique de l’égalité : « Les choix du Conseil des Etats sont insuffisants à garantir le respect de la Constitution pour la majorité des personnes actives. Le Conseil national se doit maintenant de rectifier le tir et de fixer à nouveau à 50 employé-e-s le seuil des entreprises soumises à un auto contrôle. ».

Toutefois, Travail.Suisse est soulagée que le modèle basé sur la simple déclaration, sans critères standardisés, selon n’importe quelle méthode choisie par l’entreprise, ait été refusé. Cette proposition d’une minorité de cinq élus bourgeois équivalait à vider le projet de toute substance.

Pour plus d’informations :
Valérie Borioli Sandoz, Responsable de la politique de l’égalité, mobile : 079 598 06 37

29 mai 2018, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité

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