Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse récents

Projet fiscal 17/RFFA : un compromis minimal à soutenir

A la veille d’un débat au Conseil national déterminant pour l’avenir du projet, Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, soutient le PF17/RFFA tel qu’adopté par le Conseil des Etats à la précédente session parlementaire. Il s’agit d’un compromis imparfait mais on ne voit pas de meilleure solution ayant une chance politique. En cas de détériorations, Travail.Suisse ne pourra plus soutenir le compromis. suite

Avec la loi relative à la réforme fiscale et au financement de l’AVS (RFFA) adoptée par le Conseil des Etats, on est parvenu à compenser chaque franc de perte fiscale dans l’AVS. Autre point positif, la compensation profite à toute la population, contrairement au PF17. En stabilisant aussi la situation financière de l’AVS jusqu’en 2024 environ, la question de l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes doit est écartée pour plusieurs années et on dispose de suffisamment de temps pour une réforme de l’AVS solide et sociale. Si certains trouvent discutable la relation faite entre le projet fiscal et la compensation via l’AVS, on peut rétorquer qu’il en va de même avec tout autre type de compensation sociale. Or, sans compensation sociale, Travail.Suisse ne soutiendra jamais le projet.

Travail.Suisse attend maintenant que le Conseil national reprenne le compromis trouvé par le Conseil des Etats. S’il devait être affaibli, il n’aura plus le soutien de Travail.Suisse.

De fortes compensations sociales sont aussi nécessaires dans les cantons

Le projet fiscal 17 provoquera de fortes pertes fiscales au niveau cantonal. Travail.Suisse juge donc indispensable que les cantons instaurent de fortes mesures de compensation (par ex. augmentation des allocations familiales, réductions des primes d’assurance-maladie, développement de l’accueil extra-familial, plus de moyens pour la formation etc.) avec la participation financière des employeurs. L’exemple du canton de Vaud doit servir de modèle dans ce sens. Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse et conseiller national le dit clairement : « Le niveau des compensations sociales cantonales est aussi à prendre en considération pour un soutien ou non de Travail.Suisse à un référendum qui serait lancé contre le projet fiscal 17/RFFA. C’est pourquoi il faut que tous les cantons indiquent maintenant ce qu’ils prévoient comme mesures. » Enfin il faut que les cantons utilisent avec la plus grande modération possible les instruments fiscaux facultatifs. Ce qui se passe au niveau cantonal est en fin de compte déterminant pour la réussite ou non du PF17/RFFA.

Pour d’autres renseignements :
Adrian Wüthrich, président et conseiller national, Tél. 079 287 04 93
Denis Torche, responsable du dossier politique fiscale, 079 846 35 19

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2018 09 11 Projet-fiscal Steuervorlage f.docx 41 KB

11 septembre 2018, Adrian Wüthrich, Président et Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure Drucker-icon

Réforme des PC : le Conseil national toutefois encore à la recherche d’un compromis

Le Conseil national a traité aujourd’hui des divergences dans la révision des prestations complémentaires. La majorité veut adapter les montants maximaux au titre du loyer. On pourra ainsi aider de nombreuses personnes qui souffrent aujourd’hui de loyers élevés. Les décisions du Conseil national se situent au plus bas niveau acceptable. Cette réforme des PC doit aussi garantir une existence sûre et une vie digne pour les personnes âgées. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, va continuer à suivre de près la réforme des PC. De nouvelles dégradations ne seraient pas tolérables. suite

Travail.Suisse souligne la nécessité de conserver les prestations complémentaires pour assurer la sécurité existentielle. Il ne doit pas y avoir d’existence parallèle des PC et de l’aide sociale. Pourtant ce serait le cas avec les décisions prises jusqu’ici par le Conseil national. Travail.Suisse constate que le Conseil national a suivi le Conseil des Etats sur des points importants et empêche ainsi une coupe rase sur les PC.

Depuis 2001, les taux des loyers ont augmenté en moyenne de presque 25 pourcent. Il faut dès lors relever les montants maximaux au titre du loyer de toute urgence et les adapter à l’augmentation des taux des loyers. Il faudrait en fait des augmentations allant au-delà des propositions faites jusqu’ici. Travail.Suisse se réjouit que le Conseil national veuille augmenter les montants maximaux au titre du loyer selon la version du Conseil des Etats. On a atteint sur ce point un important accord entre les conseils. Il est aussi positif que l’on ait rejeté la condition d’avoir au moins 10 ans de cotisations AVS pour le maintien d’une rente des PC. Cela n’aurait fait que reporter les coûts vers l’aide sociale.

Travail.Suisse rejette catégoriquement une sanction forfaitaire avec une réduction de 10 pourcent du versement des PC en cas de retrait anticipé du capital. Malheureusement, le Conseil national a confirmé ici sa différence avec le Conseil des Etats. Il s’agit là d’une mesure grossière et mal conçue. Ainsi la réduction est valable même pour un faible retrait de capital et passé depuis longtemps. Travail.Suisse va s’engager auprès du Conseil des Etats pour que ce point soit biffé.

Travail.Suisse rejette aussi l’instauration d’un seuil d’entrée pour la fortune. Le Conseil national a prescrit cette mesure contre le Conseil des Etats. Or, la fortune est déjà bien prise en considération lorsque l’on détermine le revenu imputable. La solution du Conseil des Etats pour les bénéficiaires de PC propriétaires d’un logement est en outre beaucoup plus simple et a presque les mêmes effets.

Le Conseil national a suivi la ligne plus raisonnable du Conseil des Etats au sujet des primes des caisses-maladie. Travail.Suisse salue le fait que lors de la reprise de la prime de la caisse-maladie, on se base sur la prime moyenne cantonale. Cela correspond au système forfaitaire des PC. Cette divergence a pu être éliminée.

Travail.Suisse regrette que l’on ait abaissé les montants pour couvrir les besoins pour enfants. Malgré l’octroi des PC aux parents, les enfants ne doivent pas grandir dans des conditions précaires. Il faut que le Conseil des Etats campe ici sur sa position.

Pour d’autres informations :
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse et conseiller national, 079 287 04 93
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier politique sociale, 079 777 24 69

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2018 09 10 EL-Reform im Nationalrat auf Kompromisskurs f.docx 40 KB

11 septembre 2018, Adrian Wüthrich, Président et Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

La CI-Proches aidants soutient les mesures du Conseil fédéral mais les jugent insuffisantes

La nouvelle « Communauté nationale d’intérêts en faveur des proches aidants » créée en début d’année a souligné aujourd’hui l’importance de la conciliation de l’activité professionnelle et de la prise en charge des proches. Dans leurs activités quotidiennes, les membres de la CI-Proches aidants sont confrontés avec les défis de la prise en charge et des soins des proches et ils soulignent la nécessité d’un positionnement fort en vue de la consultation en cours jusqu’au 16 novembre. Globalement, les membres de la CI-Proches aidants approuvent les mesures proposées par le Conseil fédéral. suite

Quand survient une maladie grave ou le handicap, les proches de la personne concernée sont sur le front. Ce sont les proches aidants, sans lesquels notre société ne pourrait survivre. Les proches des personnes de maladie grave, chronique ou de handicap, sont appelés à soutenir, à accompagner et parfois à soigner. Ils et elles le font volontiers, mais souvent au risque de leur propre équilibre et de leur santé. Globalement, 1,9 millions de personnes en Suisse soutiennent, aident et accompagnent un enfant ou un adulte chaque jour, soit 35% de la population résidente permanente de 15 à 64 ans. Cette proportion risque bien d’augmenter à l’avenir en raison du vieillissement de la population.

Pour les cinq membres fondateurs de la CI-Proches aidants, le travail ne fait que commencer et d’autres mesures doivent être prises au niveau fédéral.

  • La CI salue l’engagement du Conseil fédéral de vouloir soutenir la conciliation entre l’activité professionnelle et le travail de care (prise en charge et soins) des proches aidants et approuve les mesures qu’il propose ;
  • La CI souhaite que les situations de handicap ne soient pas exclues des deux types de congé et souhaite que d’autres situations de la vie courante soient mieux prises en considération dans le dispositif ;
  • La CI va signaler les lacunes de ce premier dispositif, en particulier l’absence de congé de repos pour tous les proches aidants et d’allocations d’assistance, objets de deux initiatives parlementaires auxquelles le Parlement a décidé de donner suite.

Chacun des membres de la CI sera invité à formuler une position correspondant aux préoccupations sectorielles qui lui sont propres. Pour ce faire, la prise de position commune est une base qui leur sera mise à disposition en temps utile.

Pour d’autres informations
• Valérie Borioli Sandoz, Secrétariat de la CI-Proches aidants,
tél. 079 598 06 37, e-mail : secretariat@ci-prochesaidants.ch
• Andreas Bircher, Responsable Services d’aide, Croix-Rouge suisse,
tél. 078 685 94 46, e-mail : andreas.bircher@redcross.ch
• Ursula Koch, Responsable Prévention, prise en charge et suivi, Ligue suisse contre le cancer, tél. 079 753 87 19, e-mail : ursula.koch@krebsliga.ch
• Benoit Rey, Chef du Département Prestations de service Romandie et Tessin, Pro Infirmis, tél. 079 305 52 93, e-mail : benoit.rey@proinfirmis.ch
• Alexander Widmer, Public Affairs, Pro Senectute Susse
tél. 044 283 89 57, e-mail : alexander.widmer@prosenectute.ch
• Adrian Wüthrich, Président de Travail.Suisse et Conseiller national,
tél. 079 287 04 93, e-mail : wuethrich@travailsuisse.ch

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2018 09 10 MK IG-Pflegende-Angehoerige DOSSIER f.pdf 475 KB

10 septembre 2018, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon

La commission LPP ébranle la confiance dans le 2ème pilier en baissant le taux d’intérêt minimal à 0,75 pourcent

La commission LPP a décidé aujourd’hui de proposer au Conseil fédéral de baisser pour 2019 le taux d’intérêt minimal dans la prévoyance professionnelle à 0,75 pourcent. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, cette décision suscite l’incompréhension. Selon la documentation à ce sujet, la commission aurait eu pourtant de bonnes raisons de laisser le taux d’intérêt minimal à 1 pourcent. D’autant plus que les caisses de pension obtiennent de bons rendements. Cette décision n’est pas de nature à renforcer la confiance des assuré-e-s dans le 2ème pilier. suite

Pour Travail.Suisse, la décision prise aujourd’hui par la commission LPP est incompréhensible. Les caisses de pension ont obtenu l’an passé des rendements entre 6 et 8 pourcent. Elles ont pu fortement relever leur degré de couverture et accumuler des réserves de fluctuation. En cette très bonne période économique, baisser le taux d’intérêt minimal de 0,25 pourcent est incompréhensible pour les assuré-e-s. Travail.Suisse est clairement d’avis que les assuré-e-s doivent davantage participer aux bons résultats obtenus. Sur le principe, Travail.Suisse salue la nouvelle formule développée par la commission LPP pour fixer le taux minimum. Elle représente un peu mieux la démarche de placement des institutions de prévoyance. Mais elle est encore très et trop conservatrice car les catégories de placement que sont les actions et l’immobilier, déterminants actuellement pour les rendements, restent sous-pondérées. Pour Travail.Suisse, il et dès lors clair que l’on ne peut employer la nouvelle formule que comme un indicateur, les autres conditions-cadres demeurant déterminantes.

La situation financière des institutions de prévoyance s’est clairement stabilisée, le renchérissement et les salaires augmentent à nouveau plus fortement, si bien que les intérêts doivent pouvoir suivre cette évolution pour atteindre le but de prestation. Les rendements que l’on doit obtenir sont à un niveau très modeste et on peut atteindre sans difficulté le taux d’intérêt minimal de 1 pourcent. Il y a même de la marge pour aller au-delà. Mais en décidant de baisser le taux d’intérêt minimal, la commission LPP mine, sans nécessité, la confiance dans le 2ème pilier. Les travailleurs et travailleuses remarqueront sur le certificat de leur caisse de pension la baisse de leur avoir vieillesse au moment de partir à la retraite (en raison de la prise en compte du taux d’intérêt minimal dans le calcul). Travail.Suisse demande des documents de base qui incluent mieux la démarche de placement d’une caisse de pension moyenne. Travail.Suisse demande aux conseils de fondation des caisses de pension de ne pas en rester au taux d’intérêt minimal mais bien de faire participer les assurés aux rendements véritablement atteints. Et Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse d’ajouter : « Une rémunération systématiquement trop basse de l’avoir de vieillesse épargné des travailleurs et travailleuses mine le sens fondamental du 2ème pilier ».

Pour d’autres informations :
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, 079 777 24 69
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse et Conseiller national, 079 287 04 93

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2018 09 04 Mindestzins-Entscheid-der-BVG-Kommission-ist-nicht-nachvollziehbar f.docx 40 KB

04 septembre 2018, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale et Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

La commission du Conseil des Etats veut plus de travail gratuit, de burn-outs et de travail du dimanche

La commission de l’économie et des redevances du Conseil des Etats (CER-E) n’en démord pas : après presque deux ans et demi de délibérations, elle a envoyé en consultation les dangereuses initiatives parlementaires Graber et Keller-Sutter en les approuvant. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses condamne ces décisions politiques détériorant la loi sur le travail. La mise en œuvre de ces initiatives détériorait la loi sur le travail pour les travailleurs et travailleuses, jusqu’à 40 pourcent d’entre-eux pourraient être concernés. suite

L’approbation des initiatives parlementaires du Conseiller aux Etats PDC Konrad Graber et de la Conseillère aux Etats PLR Karin Keller-Sutter par la CER-E peut concerner jusqu’à deux millions de travailleurs et travailleuses. Les nouvelles dispositions lèveraient les dispositions matérielles de la loi sur le travail et les spécialistes et supérieurs hiérarchiques ne seraient plus soumis à l’enregistrement du temps de travail. « Par ailleurs, la protection de la santé serait mise en danger, la pression pour faire du travail gratuit augmenterait massivement tout comme le travail du dimanche. On ouvrirait ainsi la porte à l’exploitation des travailleurs et travailleuses », indique Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse et Conseiller national. Il s’agit là d’un signal dangereux au vu de la pénurie de personnel qualifié qui se fait aiguë.

A l’occasion de l’ouverture de la consultation, Travail.Suisse répète sa position sans équivoque. On défendra la protection de la santé des travailleurs et travailleuses par tous les moyens. La pression exercée sur les supérieurs hiérarchiques se répercutera sur les autres travailleurs. Selon le « Baromètre conditions de travail » de Travail.Suisse, les travailleurs et travailleuses souffrent fortement déjà aujourd’hui du fait qu’ils peuvent de moins en moins aménager leur temps de travail – ce qui a des répercussions sur la vie privée et en particulier sur la conciliation entre la vie professionnelle et familiale. La flexibilité ne peut être à sens unique pour le profit des entreprises. Cela deviendrait tout-à-coup trop simple d’exploiter les travailleurs et travailleuses pour leurs intérêts économiques. La flexibilisation croissante oblige vraiment à enregistrer le temps de travail, si l’on veut éviter du travail effectué gratuitement.

Les deux interventions sont un cocktail dangereux pour les travailleurs et travailleuses en Suisse. Le président de Travail.Suisse, Adrian Wüthrich le dit clairement : « Nous allons avec nos fédérations membres et en collaboration avec d’autres organisations de travailleurs et travailleuses remuer ciel et terre pour stopper les plans de la CER-E. »

Pour d’autres informations :
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93

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04 septembre 2018, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon