Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse récents

Réforme des PC : le Conseil national toutefois encore à la recherche d’un compromis

Le Conseil national a traité aujourd’hui des divergences dans la révision des prestations complémentaires. La majorité veut adapter les montants maximaux au titre du loyer. On pourra ainsi aider de nombreuses personnes qui souffrent aujourd’hui de loyers élevés. Les décisions du Conseil national se situent au plus bas niveau acceptable. Cette réforme des PC doit aussi garantir une existence sûre et une vie digne pour les personnes âgées. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, va continuer à suivre de près la réforme des PC. De nouvelles dégradations ne seraient pas tolérables. suite

Travail.Suisse souligne la nécessité de conserver les prestations complémentaires pour assurer la sécurité existentielle. Il ne doit pas y avoir d’existence parallèle des PC et de l’aide sociale. Pourtant ce serait le cas avec les décisions prises jusqu’ici par le Conseil national. Travail.Suisse constate que le Conseil national a suivi le Conseil des Etats sur des points importants et empêche ainsi une coupe rase sur les PC.

Depuis 2001, les taux des loyers ont augmenté en moyenne de presque 25 pourcent. Il faut dès lors relever les montants maximaux au titre du loyer de toute urgence et les adapter à l’augmentation des taux des loyers. Il faudrait en fait des augmentations allant au-delà des propositions faites jusqu’ici. Travail.Suisse se réjouit que le Conseil national veuille augmenter les montants maximaux au titre du loyer selon la version du Conseil des Etats. On a atteint sur ce point un important accord entre les conseils. Il est aussi positif que l’on ait rejeté la condition d’avoir au moins 10 ans de cotisations AVS pour le maintien d’une rente des PC. Cela n’aurait fait que reporter les coûts vers l’aide sociale.

Travail.Suisse rejette catégoriquement une sanction forfaitaire avec une réduction de 10 pourcent du versement des PC en cas de retrait anticipé du capital. Malheureusement, le Conseil national a confirmé ici sa différence avec le Conseil des Etats. Il s’agit là d’une mesure grossière et mal conçue. Ainsi la réduction est valable même pour un faible retrait de capital et passé depuis longtemps. Travail.Suisse va s’engager auprès du Conseil des Etats pour que ce point soit biffé.

Travail.Suisse rejette aussi l’instauration d’un seuil d’entrée pour la fortune. Le Conseil national a prescrit cette mesure contre le Conseil des Etats. Or, la fortune est déjà bien prise en considération lorsque l’on détermine le revenu imputable. La solution du Conseil des Etats pour les bénéficiaires de PC propriétaires d’un logement est en outre beaucoup plus simple et a presque les mêmes effets.

Le Conseil national a suivi la ligne plus raisonnable du Conseil des Etats au sujet des primes des caisses-maladie. Travail.Suisse salue le fait que lors de la reprise de la prime de la caisse-maladie, on se base sur la prime moyenne cantonale. Cela correspond au système forfaitaire des PC. Cette divergence a pu être éliminée.

Travail.Suisse regrette que l’on ait abaissé les montants pour couvrir les besoins pour enfants. Malgré l’octroi des PC aux parents, les enfants ne doivent pas grandir dans des conditions précaires. Il faut que le Conseil des Etats campe ici sur sa position.

Pour d’autres informations :
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse et conseiller national, 079 287 04 93
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier politique sociale, 079 777 24 69

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2018 09 10 EL-Reform im Nationalrat auf Kompromisskurs f.docx 40 KB

11 septembre 2018, Adrian Wüthrich, Président et Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

La CI-Proches aidants soutient les mesures du Conseil fédéral mais les jugent insuffisantes

La nouvelle « Communauté nationale d’intérêts en faveur des proches aidants » créée en début d’année a souligné aujourd’hui l’importance de la conciliation de l’activité professionnelle et de la prise en charge des proches. Dans leurs activités quotidiennes, les membres de la CI-Proches aidants sont confrontés avec les défis de la prise en charge et des soins des proches et ils soulignent la nécessité d’un positionnement fort en vue de la consultation en cours jusqu’au 16 novembre. Globalement, les membres de la CI-Proches aidants approuvent les mesures proposées par le Conseil fédéral. suite

Quand survient une maladie grave ou le handicap, les proches de la personne concernée sont sur le front. Ce sont les proches aidants, sans lesquels notre société ne pourrait survivre. Les proches des personnes de maladie grave, chronique ou de handicap, sont appelés à soutenir, à accompagner et parfois à soigner. Ils et elles le font volontiers, mais souvent au risque de leur propre équilibre et de leur santé. Globalement, 1,9 millions de personnes en Suisse soutiennent, aident et accompagnent un enfant ou un adulte chaque jour, soit 35% de la population résidente permanente de 15 à 64 ans. Cette proportion risque bien d’augmenter à l’avenir en raison du vieillissement de la population.

Pour les cinq membres fondateurs de la CI-Proches aidants, le travail ne fait que commencer et d’autres mesures doivent être prises au niveau fédéral.

  • La CI salue l’engagement du Conseil fédéral de vouloir soutenir la conciliation entre l’activité professionnelle et le travail de care (prise en charge et soins) des proches aidants et approuve les mesures qu’il propose ;
  • La CI souhaite que les situations de handicap ne soient pas exclues des deux types de congé et souhaite que d’autres situations de la vie courante soient mieux prises en considération dans le dispositif ;
  • La CI va signaler les lacunes de ce premier dispositif, en particulier l’absence de congé de repos pour tous les proches aidants et d’allocations d’assistance, objets de deux initiatives parlementaires auxquelles le Parlement a décidé de donner suite.

Chacun des membres de la CI sera invité à formuler une position correspondant aux préoccupations sectorielles qui lui sont propres. Pour ce faire, la prise de position commune est une base qui leur sera mise à disposition en temps utile.

Pour d’autres informations
• Valérie Borioli Sandoz, Secrétariat de la CI-Proches aidants,
tél. 079 598 06 37, e-mail : secretariat@ci-prochesaidants.ch
• Andreas Bircher, Responsable Services d’aide, Croix-Rouge suisse,
tél. 078 685 94 46, e-mail : andreas.bircher@redcross.ch
• Ursula Koch, Responsable Prévention, prise en charge et suivi, Ligue suisse contre le cancer, tél. 079 753 87 19, e-mail : ursula.koch@krebsliga.ch
• Benoit Rey, Chef du Département Prestations de service Romandie et Tessin, Pro Infirmis, tél. 079 305 52 93, e-mail : benoit.rey@proinfirmis.ch
• Alexander Widmer, Public Affairs, Pro Senectute Susse
tél. 044 283 89 57, e-mail : alexander.widmer@prosenectute.ch
• Adrian Wüthrich, Président de Travail.Suisse et Conseiller national,
tél. 079 287 04 93, e-mail : wuethrich@travailsuisse.ch

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2018 09 10 MK IG-Pflegende-Angehoerige DOSSIER f.pdf 475 KB

10 septembre 2018, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon

La commission LPP ébranle la confiance dans le 2ème pilier en baissant le taux d’intérêt minimal à 0,75 pourcent

La commission LPP a décidé aujourd’hui de proposer au Conseil fédéral de baisser pour 2019 le taux d’intérêt minimal dans la prévoyance professionnelle à 0,75 pourcent. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, cette décision suscite l’incompréhension. Selon la documentation à ce sujet, la commission aurait eu pourtant de bonnes raisons de laisser le taux d’intérêt minimal à 1 pourcent. D’autant plus que les caisses de pension obtiennent de bons rendements. Cette décision n’est pas de nature à renforcer la confiance des assuré-e-s dans le 2ème pilier. suite

Pour Travail.Suisse, la décision prise aujourd’hui par la commission LPP est incompréhensible. Les caisses de pension ont obtenu l’an passé des rendements entre 6 et 8 pourcent. Elles ont pu fortement relever leur degré de couverture et accumuler des réserves de fluctuation. En cette très bonne période économique, baisser le taux d’intérêt minimal de 0,25 pourcent est incompréhensible pour les assuré-e-s. Travail.Suisse est clairement d’avis que les assuré-e-s doivent davantage participer aux bons résultats obtenus. Sur le principe, Travail.Suisse salue la nouvelle formule développée par la commission LPP pour fixer le taux minimum. Elle représente un peu mieux la démarche de placement des institutions de prévoyance. Mais elle est encore très et trop conservatrice car les catégories de placement que sont les actions et l’immobilier, déterminants actuellement pour les rendements, restent sous-pondérées. Pour Travail.Suisse, il et dès lors clair que l’on ne peut employer la nouvelle formule que comme un indicateur, les autres conditions-cadres demeurant déterminantes.

La situation financière des institutions de prévoyance s’est clairement stabilisée, le renchérissement et les salaires augmentent à nouveau plus fortement, si bien que les intérêts doivent pouvoir suivre cette évolution pour atteindre le but de prestation. Les rendements que l’on doit obtenir sont à un niveau très modeste et on peut atteindre sans difficulté le taux d’intérêt minimal de 1 pourcent. Il y a même de la marge pour aller au-delà. Mais en décidant de baisser le taux d’intérêt minimal, la commission LPP mine, sans nécessité, la confiance dans le 2ème pilier. Les travailleurs et travailleuses remarqueront sur le certificat de leur caisse de pension la baisse de leur avoir vieillesse au moment de partir à la retraite (en raison de la prise en compte du taux d’intérêt minimal dans le calcul). Travail.Suisse demande des documents de base qui incluent mieux la démarche de placement d’une caisse de pension moyenne. Travail.Suisse demande aux conseils de fondation des caisses de pension de ne pas en rester au taux d’intérêt minimal mais bien de faire participer les assurés aux rendements véritablement atteints. Et Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse d’ajouter : « Une rémunération systématiquement trop basse de l’avoir de vieillesse épargné des travailleurs et travailleuses mine le sens fondamental du 2ème pilier ».

Pour d’autres informations :
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, 079 777 24 69
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse et Conseiller national, 079 287 04 93

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2018 09 04 Mindestzins-Entscheid-der-BVG-Kommission-ist-nicht-nachvollziehbar f.docx 40 KB

04 septembre 2018, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale et Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

La commission du Conseil des Etats veut plus de travail gratuit, de burn-outs et de travail du dimanche

La commission de l’économie et des redevances du Conseil des Etats (CER-E) n’en démord pas : après presque deux ans et demi de délibérations, elle a envoyé en consultation les dangereuses initiatives parlementaires Graber et Keller-Sutter en les approuvant. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses condamne ces décisions politiques détériorant la loi sur le travail. La mise en œuvre de ces initiatives détériorait la loi sur le travail pour les travailleurs et travailleuses, jusqu’à 40 pourcent d’entre-eux pourraient être concernés. suite

L’approbation des initiatives parlementaires du Conseiller aux Etats PDC Konrad Graber et de la Conseillère aux Etats PLR Karin Keller-Sutter par la CER-E peut concerner jusqu’à deux millions de travailleurs et travailleuses. Les nouvelles dispositions lèveraient les dispositions matérielles de la loi sur le travail et les spécialistes et supérieurs hiérarchiques ne seraient plus soumis à l’enregistrement du temps de travail. « Par ailleurs, la protection de la santé serait mise en danger, la pression pour faire du travail gratuit augmenterait massivement tout comme le travail du dimanche. On ouvrirait ainsi la porte à l’exploitation des travailleurs et travailleuses », indique Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse et Conseiller national. Il s’agit là d’un signal dangereux au vu de la pénurie de personnel qualifié qui se fait aiguë.

A l’occasion de l’ouverture de la consultation, Travail.Suisse répète sa position sans équivoque. On défendra la protection de la santé des travailleurs et travailleuses par tous les moyens. La pression exercée sur les supérieurs hiérarchiques se répercutera sur les autres travailleurs. Selon le « Baromètre conditions de travail » de Travail.Suisse, les travailleurs et travailleuses souffrent fortement déjà aujourd’hui du fait qu’ils peuvent de moins en moins aménager leur temps de travail – ce qui a des répercussions sur la vie privée et en particulier sur la conciliation entre la vie professionnelle et familiale. La flexibilité ne peut être à sens unique pour le profit des entreprises. Cela deviendrait tout-à-coup trop simple d’exploiter les travailleurs et travailleuses pour leurs intérêts économiques. La flexibilisation croissante oblige vraiment à enregistrer le temps de travail, si l’on veut éviter du travail effectué gratuitement.

Les deux interventions sont un cocktail dangereux pour les travailleurs et travailleuses en Suisse. Le président de Travail.Suisse, Adrian Wüthrich le dit clairement : « Nous allons avec nos fédérations membres et en collaboration avec d’autres organisations de travailleurs et travailleuses remuer ciel et terre pour stopper les plans de la CER-E. »

Pour d’autres informations :
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93

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2018 09 04 Angriff-auf-das-Arbeitsgesetz f.docx 40 KB

04 septembre 2018, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Travail.Suisse, la FPE et Syna demandent une offensive de formation continue et une CCT de branche pour l’économie électrique

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses et ses fédérations affiliées, la FPE et Syna, présentent aujourd’hui le nouveau document de position « Marché de l’électricité en transformation et sous pression. Défis à surmonter pour les salarié-e-s ». La transformation très rapide de la branche qui en ressort nécessite pour les travailleurs et travailleuses de cette branche impérativement sécurité et protection. mehr

La sécurité de l’approvisionnement de base dépend fortement d’un marché de l’électricité bien régulé. Les travailleurs et travailleuses y contribuent aussi de manière directe ou indirecte avec pas moins de 75’000 équivalents plein-temps et une valeur ajoutée de 18 milliards de francs. Mais la branche se transforme et aussi à grande vitesse.

Difficile transformation sans une vaste offensive de formation continue

En raison des bas prix de l’électricité sur le marché européen, les grandes entreprises de l’économie électrique développent de plus en plus le secteur des services énergétiques. En même temps, l’importance des énergies renouvelables et aussi le besoin d’adapter le réseau de distribution se développent. Ces trois évolutions posent déjà de nouvelles exigences aux salarié-e-s de la branche et ont des effets très importants sur la formation et la formation continue. Une offensive de formation pour les collaborateurs et collaboratrices de la branche devient ainsi nécessaire. Pour la déclencher, il faut faire l’inventaire des nouveaux besoins en formation et formation continue et des compétences professionnelles nécessaires pour maîtriser de façon optimale la formation, le perfectionnement et la reconversion professionnels dans la branche. De surcroît, il faut introduire dans la loi sur l’approvisionnement en électricité (LApEL) un article qui encourage la formation et de la formation continue et des possibilités de réorientation professionnelle.

Une CCT pour la branche devient indispensable

En cas de libéralisation complète du marché de l’électricité, une convention collective de travail (CCT) pour toute la branche de l’économie électrique devient indispensable. Les enjeux sont importants :il en va de la sécurité des conditions de travail et des salaires mais aussi d’une gestion participative du changement structurel en raison de la concurrence renforcée d’un marché totalement libéralisé. Une CCT étendue est nécessaire en particulier pour les entreprises d’approvisionnement en électricité (EAE) qui ont de nombreux petits clients et des marges qui menacent de s’éroder fortement après une libéralisation complète du marché. Ce n’est qu’ainsi qu’il sera possible d’accompagner de manière sociale de possibles restructurations. Le principe d’une CCT doit être introduit dans la LApEL pour que les partenaires sociaux disposent d’une base solide pour en négocier le contenu.

Hormis une offensive de formation et une CCT pour la branche, une ouverture complète du marché requiert les trois conditions suivantes :

1. Une ouverture complète du marché ne peut pas se faire sur le dos des clients et des considérations de base du service public. Des prestations pour l’ensemble de la population à un prix socialement abordable doivent être le leitmotiv à suivre.
2. L’infrastructure du réseau doit rester propriété des pouvoirs publics et la politique doit empêcher toute vague de privatisation.
3. La production de courant électrique renouvelable indigène doit être garantie et encouragée. Les investissements dans l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables encouragés dans le cadre de la stratégie énergétique 2050 doivent être garantis. La libéralisation complète du marché de l’électricité ne doit pas les mettre en danger.

Pour d’autres informations :
• Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse et conseiller national, Mobile: 079 287 04 93
• Denis Torche, responsable de la politique énergétique, Travail.Suisse, Mobile : 079 846 35 19
• Dr. Bernd Frieg, président de la FPE, Mobile: 079 445 23 32
• Diego Frieden, secrétaire central de Syna, responsable de la branche de l’économie électrique Mobile: 076 478 20 05

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2018 09 03 DOSSIER MK Strommarkt f.pdf 498 KB

2018 09 03 Position Strommarkt f.pdf 1064 KB

03 septembre 2018, Adrian Wüthrich, Président et Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure Drucker-icon