Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse récents

Mesures d’accompagnement: le Conseil fédéral fait un pas dans la bonne direction

Le Conseil fédéral a réaffirmé aujourd’hui les mesures d’accompagnement en tant que lignes rouges dans les négociations en vue d’un accord-cadre institutionnel avec l’UE. Suite aux récents signaux alarmants du département du conseiller fédéral Ignazio Cassis, cette décision est un retour à la raison. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses, la libre circulation des personnes sans ou avec des mesures d’accompagnement atténuées est inconcevable. suite

Une petite économie ouverte et orientée vers l’exportation comme celle de la Suisse dépend de relations régulières avec ses principaux partenaires commerciaux. Travail.Suisse est consciente de la grande importance économique des accords bilatéraux avec l’Union européenne et les a toujours soutenus dans le passé. Mais il est également clair que pour une organisation faîtière de travailleurs, l’acceptation de la libre circulation des personnes et de la concurrence sans restriction qui en découle pour les travailleurs du pays ne va pas de soi. « La promesse politique de protection des salaires et des conditions de travail doit être respectée et ne peut être discutée », déclare Gabriel Fischer, responsable de la politique économique chez Travail.Suisse.

C’est pourquoi les mesures d’accompagnement prévues dans le mandat de négociation d’un accord-cadre institutionnel ont également été désignées comme une ligne rouge. La manière dont ces décisions politiques ont été remises en question ces dernières semaines par des représentants du Conseil fédéral a été très irritante. « En ce sens, réaffirmer les mesures d’accompagnement comme une ligne rouge est un pas vers une solution raisonnable », déclare M. Fischer.

Pour Travail.Suisse, cependant, il est clair qu’afin d’assurer la libre circulation des personnes avec l’UE à long terme, les mesures d’accompagnement pour une protection plus efficace des salaires et des conditions de travail ainsi qu’une répartition plus équitable des bénéfices engendrés par la libre circulation sont nécessaires.

Plus d‘informations
Gabriel Fischer, Responsable Politique économique de Travail.Suisse, Mobile: 076 412 30 53

04 juillet 2018, Gabriel Fischer, Responsable politique économique

La libre circulation des personnes doit apporter plus d’avantages aux travailleurs

Le Seco a publié aujourd’hui le 14e rapport de l’Observatoire sur les effets de la libre circulation des personnes. Il démontre une bonne intégration des travailleurs étrangers et des effets positifs sur le développement économique. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses, il est toutefois clair que les mesures d’accompagnement visant à protéger les salaires et les conditions de travail doivent être maintenues et que les travailleurs doivent être plus concernés par les retombées de la libre circulation des personnes.%(mehr)suite%

Le rapport de l’Observatoire brosse un tableau positif de la libre circulation des personnes. L’immigration est principalement motivée par le marché du travail, de sorte que l’intégration sur le marché du travail est une réussite. Grâce aux mesures d’accompagnement, il est garanti que les salaires suisses sont effectivement payés en Suisse et que la sous-enchère des salaires et des conditions de travail peut être constatée et sanctionnée. Selon Gabriel Fischer, responsable de la politique économique chez Travail.Suisse : « Les mesures d’accompagnement garantissent que la libre circulation des personnes n’entraîne pas seulement un développement économique positif, mais protègent également les salaires et les conditions de travail des employé-e-s et ne doivent en aucun cas être affaiblies dans les négociations d’un accord-cadre institutionnel ».

La libre circulation doit profiter à tous

Même si la conclusion économique globale de la libre circulation des personnes est positive, tout le monde ne bénéficie pas également des retombées de la libre circulation. C’est là que l’on fait appel à la politique. Une étape importante est franchie avec l’obligation d’annoncer les emplois vacants, qui est entrée en vigueur au début du mois. « La question de savoir si l’obligation d’annoncer les emplois peut améliorer sensiblement les chances des chômeurs sur le marché du travail doit être évaluée avec précision », a déclaré M. Fischer. Le recrutement de travailleurs étrangers reste très facile. Il est donc d’autant plus important d’intensifier les mesures de politique intérieure afin de mieux utiliser le potentiel de la main-d’œuvre du pays. Dans ce contexte, ce n’est pas un signal positif que le Conseil fédéral a décidé la semaine dernière de poursuivre sous une forme réduite l’Initiative pour combattre la pénurie de main d’œuvre qualifiée annoncée avec grand bruit en 2011, car elle n’a eu jusqu’à présent qu’un impact modeste.

Pour Travail.Suisse, il est clair que les bénéfices générés par la libre circulation des personnes et les accords bilatéraux ne doivent pas seulement profiter aux entreprises sous forme de bénéfices et de réductions d’impôts. Ils doivent également être ressentis par la population (par exemple, sous forme de mesures contre la hausse des loyers et des primes d’assurance maladie, avec un soutien supplémentaire pour la formation et la formation continue des employés, par le biais de services de garde d’enfants externes à la famille abordables ou d’un congé de paternité raisonnable).

03 juillet 2018, Gabriel Fischer, Responsable politique économique

L’AVS a besoin de plus de moyens mais pas d’un âge de la retraite des femmes plus élevé

La réforme de l’AVS coûte ; cela était déjà clair lors de la votation sur la réforme de la prévoyance vieillesse 2020. Les propositions du Conseil fédéral montrent que la prochaine réforme sera encore plus chère. La durée pour assainir l’AVS est nettement prolongée. L’augmentation de l’âge de la retraite des femmes sans compensation adéquate n’obtiendra pas de majorité. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, a toujours demandé un financement supplémentaire solide sans réductions de prestations. Les rentes des futurs rentiers et rentières doivent leur permettre de vivre avec suffisamment d’argent. suite

L’importante génération des baby boomer arrive à la retraite. L’AVS a donc besoin de plus d’argent au cours des prochaines années pour financer les rentes. En raison de ce défi d’une durée déterminée, Travail.Suisse ne veut pas que l’on réduire les prestations pour la génération de rentiers à venir. La Suisse peut financer les rentes de toutes les générations. Médire sur l’AVS n’a pas lieu d’être, mais il faut un bon financement. Travail.Suisse a toujours demandé un pourcent de TVA baby boomer en combinaison avec d’autres mesures. Le Conseil fédéral propose maintenant un financement avec un relèvement de la TVA. En comparaison avec la prévoyance vieillesse 2020, l’horizon temporel du projet est plus grand, ce qui le rend plus cher mais sécurise les rentes. Avec les contributions salariales plus élevées qu’apporte le projet fiscal, on peut garantir l’AVS pour toutes les générations

Pour Travail.Suisse, le relèvement de l’âge de la retraite des femmes n’est pas praticable La prévoyance vieillesse 2020 a été rejetée selon les sondages faits après la votation, en particulier en raison de l’augmentation de l’âge de la retraite. Du fait que l’égalité n’est toujours pas réalisée, il ne faut pas toucher aux rentes des femmes. Les variantes de compensation prévues n’y changent rien. La flexibilisation de l’âge de la retraite entre 62 et 70 ans dans les deux piliers est une bonne chose et doit être soutenue.

Avec le concept global pour la réforme fiscale 17 et le relèvement des cotisations salariales pour l’AVS le besoin de financement se réduit selon le Conseil fédéral de 0,7 pourcent de TVA. Travail.Suisse demande l’augmentation de la TVA pour un pourcent baby boomer mais sans relèvement de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans. La population est prête à payer un peu plus pour la prévoyance vieillesse si les prestations sont garanties. « Le projet AVS ne trouvera pas de majorité dans la population avec le relèvement de l’âge de la retraite des femmes et les variantes de compensation » indique en forme de bilan Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse et conseiller national.

Pour plus d’informations :
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse / conseiller national, Mobile : 079 287 04 93

28 juin 2018, Adrian Wüthrich, Président

Faciliter l’activité professionnelle des proches aidants

Aujourd’hui s’ouvre la consultation du projet législatif pour venir en aide aux proches aidants. Déjà très engagée sur le sujet, Travail.Suisse, l’association faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses, est par principe satisfaite que le thème soit enfin pris au sérieux et que le Conseil fédéral propose des mesures concrètes pour venir en aide aux proches aidants qui travaillent. suite

Le projet législatif est attendu avec impatience depuis plusieurs mois par Travail.Suisse et, bien sûr, par les 1,9 millions de personnes qui soutiennent, aident et accompagnent chaque jour un enfant ou un adulte. Travail.Suisse va analyser en profondeur le projet du Conseil fédéral.

C’est une réalité, la plupart des proches aidants travaillent. Seule une compensation suffisante de la perte de gain momentanée ou de longue durée pourra permettre aux actives et aux actifs de concilier leur activité professionnelle et leur « travail de care », et ainsi de conserver leur emploi. Selon Valérie Borioli Sandoz, responsable de la politique de l’égalité chez Travail.Suisse : « Après les belles déclarations politiques, le temps est venu de passer aux actes. Le projet se doit d’être complet et ambitieux, car investir dans la conciliation entre activité professionnelle et travail de care s’accompagne d’un retour sur investissement important. ».

En attendant le résultat de l’analyse de Travail.Suisse, toute personne concernée peut se renseigner sur la première plateforme nationale destinée aux proches aidants lancée par Travail.Suisse en octobre 2016 : www.info-workcare.ch, ainsi que sur la page Facebook (en français) @infoworkcare.ch pour les actualités liées au thème.

Pour d’autres informations :
Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique d’égalité, tél. 079 598 06 37 ou tél. 031 370 21 11

28 juin 2018, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité

Proches aidants – une consultation s’ouvre, une communauté d’intérêts voit le jour

Le Conseil fédéral ouvre aujourd’hui la consultation du paquet législatif censé apporter du soulagement aux proches aidants, en particulier à ceux et celles qui ont en plus une activité professionnelle. Avec l’objectif de représenter les intérêts des proches aidants au niveau national, la « Communauté nationale d’intérêts en faveur des proches aidants » a été fondée par des organisations qui œuvrent déjà en faveur des proches aidants. suite

Chaque jour, 1,9 millions de personnes en Suisse soutiennent, aident et accompagnent un enfant ou un adulte. Une grande proportion d’entre eux est aussi active au plan professionnel. Ils et elles sont alors confrontés à des difficultés pour concilier leur double engagement. Le projet législatif annoncé par le Conseil fédéral pour soulager les proches aidants est attendu avec impatience par toutes les organisations, associations et ligues actives en faveur des proches aidants.

En créant la première « Communauté nationale d’intérêts en faveur des proches aidants » (ou CI-Proches aidants), la Croix-Rouge Suisse, la Ligue suisse contre le cancer, Pro Infirmis, Pro Senectute Suisse et Travail.Suisse s’engagent en faveur des intérêts des proches aidants au niveau national. Les organisations fondatrices se préoccupent déjà des proches aidants au quotidien, que ce soit par des offres de décharge, des informations ou des conseils directs.

S’appuyant sur un large réseau d’experts, le premier objectif de la nouvelle communauté d’intérêt est d’évaluer et de prendre position sur les modifications législatives soumises à la consultation jusqu’au 19 octobre 2018. Chacun de ses membres est aussi invité à formuler une position correspondant aux préoccupations sectorielles qui lui sont propres.

Pour d’autres informations
Secrétariat de la CI-Proches aidants
Valérie Borioli Sandoz (Travail.Suisse), 031 370 21 11, secretariat@ci-prochesaidants.ch

28 juin 2018, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité

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