Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse récents

Décision compréhensible : le taux d’intérêt minimal reste à 1 pourcent

Le Conseil fédéral a décidé aujourd’hui de renoncer à revoir le taux d’intérêt minimal pour 2018 dans la prévoyance professionnelle. Ainsi, l’an prochain, le taux de 1 pourcent reste en vigueur. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, cette décision est compréhensible. Préalablement à un nouvel examen du taux d’intérêt minimal, il faut en revoir les fondements et l’adapter à la situation actuelle. suite

Pour Travail.Suisse, la décision d’aujourd’hui du Conseil fédéral est compréhensible. Cela fait plusieurs années que Travail.Suisse attire l’attention sur le fait que les données prises en considération pour fixer le taux d’intérêt minimal ne tiennent plus suffisamment compte de la politique de placement actuelle de la plupart des caisses de pension. En effet, les bases appliquées jusqu’ici surpondèrent les obligations et ne prennent en considération qu’avec beaucoup de retenue les bons rendements actuels dans l’immobilier et les actions.

C’est pourquoi, Travail.Suisse salue la volonté du Conseil fédéral d’analyser les bases décisionnelles pour fixer le taux d’intérêt minimal jusqu’à l’été prochain. Il est en conséquence juste qu’il n’y ait pas d’adaptation du taux d’intérêt minimal d’ici là. « Une adaptation des bases à la situation actuelle est importante », indique Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale à Travail.Suisse. « Un rendement systématiquement trop bas du capital de vieillesse épargné des travailleurs et travailleuses mine la signification même du 2ème pilier ».

Travail.Suisse propose en outre, dans le sens d’une meilleure adéquation à la réalité, de fixer le taux d’intérêt minimal seulement en automne de l’année en cours – c’est-à-dire en automne 2018 pour 2018 – prenant ainsi en considération le résultat déjà obtenu des placements.

Pour d’autres informations :
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, 079 777 24 69

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01 novembre 2017, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Libre circulation des personnes : pour une plus juste répartition des bénéfices de la libre circulation

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, soutient l’action d’aujourd’hui pour une Suisse ouverte+souveraine. Une résiliation de la libre circulation des personnes et, partant, des accords bilatéraux avec l’UE, n’est pas dans l’intérêt des travailleurs et travailleuses. Ce qu’il faut par contre c’est une meilleure protection des salaires et des conditions de travail et une plus juste répartition des bénéfices de la libre circulation. suite

Travail.Suisse s’est toujours, au cours des années passées, prononcé pour la libre circulation des personnes et donc pour une concurrence illimitée sur le marché du travail de la main-d’œuvre indigène, ce qui ne va pas de soi. « En introduisant la libre circulation des personnes, on a promis sur le plan politique que les salaires et les conditions de travail régnant en Suisse resteraient protégés grâce à des mesures d’accompagnement effectives », indique Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse. Cela requiert une optimisation constante et un développement permanent des instruments afin de pouvoir faire face aux réalités sur le marché du travail. Seulement la moitié des travailleurs et travailleuses en Suisse environ sont protégés par des salaires minimaux obligatoires. Il faut une facilitation de la déclaration de force obligatoire des CCT et un calculateur national des salaires pour faire le constat du dumping salarial de manière unifiée et obligatoire. Par ailleurs, le fait que seulement cinq cantons aient édicté des contrats-type de travail est insatisfaisant, une grande partie des cantons n’appliquant pas par conséquent un important instrument des mesures d’accompagnement.

Bénéfices de la libre circulation pour tous, obligation de communiquer les postes vacants comme premier pas

Les bénéfices de la libre circulation ne doivent pas seulement profiter aux entreprises par des gains et des baisses d’impôts mais aussi à la population de manière bien réelle. La situation sur le marché du travail demeure centrale car « le dumping salarial, les effets d’éviction ou de mauvaises chances pour l’occupation d’un poste détruisent la confiance en la libre circulation », ajoute encore Adrian Wüthrich. Une obligation effective de communiquer les postes vacants peut inverser cette évolution. C’est un premier pas important qui sera franchi si l’on parvient à améliorer les chances des personnes au chômage en général et celles de divers groupes discriminés dans le processus d’engagement, qu’il s’agisse de travailleuses et travailleurs âgés, de personnes en réinsertion et de personnes avec un nom à consonance étrangère. Mais l’obligation de communiquer les postes vacants ne peut fonctionner que si un changement culturel se passe aussi chez les employeurs. Ce n’est que si l’on examine et évalue des personnes au chômage sans préjugés – au lieu de s’empresser de recruter à l’étranger – que l’on pourra réellement améliorer les chances de la population active résidante.

Pour Travail.Suisse, c’est seulement avec une protection efficace des salaires et des conditions de travail, une meilleure intégration des jeunes dans le marché du travail, une participation plus élevée des femmes, une assurance pour les travailleuses et travailleurs âgés de rester sur le marché du travail et des bénéfices de la libre circulation en faveur de tous que l’on réussira à convaincre durablement la population des avantages de la libre circulation. Le fait que l’Union européenne veuille adapter la directive sur les travailleurs détachés et mieux protéger les salaires et les conditions de travail dans le futur, comme les mesures d’accompagnement, montre que l’on arrive aussi au même constat en Europe.

Pour d’autres informations :
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, mobile : 079 287 04 93

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27 octobre 2017, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Le Conseil fédéral s’enfiche des besoins des jeunes familles

Le Conseil fédéral rejette l’initiative populaire « Pour un congé paternité raisonnable – en faveur de toute la famille » et ne prévoit pas de lui opposer de contre-projet. L’argument des coûts n’est qu’un prétexte. Car l’initiative, et d’autant plus un contre-projet, n’engendrent que des coûts très limités. C’est visiblement par position idéologique que le Conseil fédéral estime qu’un congé paternité n’a pas lieu d’être. Il fait ainsi passer l’idéologie avant les besoins des jeunes familles et méconnaît totalement les réalités d’aujourd’hui et c’est honteux. L’association « Le congé paternité maintenant ! » est convaincue que la population est favorable à l’initiative et va s’engager vigoureusement pour que l’on introduise en Suisse – comme dans tous les pays de l’UE – un congé paternité. suite

Le Conseil fédéral ne reconnaît pas les signes du temps. Il fonde sa décision contre l’initiative par le fait qu’elle ne serait pas finançable. C’est risible. Un congé paternité de 20 jours de travail pour tous les nouveaux pères coûte environ 385 millions de francs par an. Cela correspond à 0.06 pourcent salarial chacun pour les travailleurs et travailleuses et pour les employeurs et même pas un pourcent de ce que nous dépensons pour l’AVS. En outre, la réforme de l’armée et la diminution de jours de service militaire libéreront des moyens financiers dans un proche avenir dans le régime des allocations pour perte de gain (APG). L’initiative propose d’utiliser ces moyens pour le congé paternité et investir ainsi pour les jeunes familles et le futur de la Suisse. De ce fait, on pourrait mettre en œuvre l’exigence du congé paternité de façon plus ou moins neutre sur le plan financier. Pour Adrian Wüthrich, le président de l’association « Le congé paternité maintenant ! » il est pourtant clair que « les perspectives financières du Fonds APG montrent qu’un congé paternité est bien finançable et il est absurde de prétendre le contraire sur ce point.»

L’association « Le congé paternité maintenant ! », en tant que large alliance de la société civile, va s’engager dans le processus politique en cours avec vigueur pour le congé paternité et pour les besoins des jeunes familles. Du temps réglé dans la loi pour les pères lors de la naissance d’un enfant est une condition pour que les pères d’aujourd’hui puissent prendre au sérieux leur responsabilité que l’on attend d’eux et qu’ils ont à cœur d’accomplir. Que la loi continue à traiter un des plus importants moments de l’existence de la même manière qu’un déménagement représente une insulte. De nombreuses entreprises l’ont reconnu en proposant un congé paternité. Mais ce ne sont en général que les grandes entreprises qui peuvent se le permettre. Il en résulte que pour les pères l’obtention d’un congé paternité est une affaire de chance selon l’employeur. C’est injuste. Le congé paternité doit être un droit pour tous les pères. L’association s’engage pour que tous les pères obtiennent des conditions-cadres minimales pour un bon départ dans la vie de famille. L’initiative sur le congé paternité représente déjà un compromis avec 20 jours de travail. C’est pourquoi un congé paternité solidaire financé par les APG est nécessaire, de notre temps et finançable.

Pour d’autres informations :
Adrian Wüthrich, président de l’association « Le congé paternité maintenant ! » et de Travail.Suisse, Tél. 079 287 04 93
Matthias Kuert Killer, secrétaire de l’association « Le congé paternité maintenant ! », Tél. 079 777 24 69

L’association « Le congé paternité maintenant ! » et ce que veut l’initiative

L’association est portée par quatre organisations faîtières : Travail.Suisse (travailleurs et travailleuses), mànner.ch (organisations masculines et paternelles), Alliance F (organisations féminines) et Pro Familia Suisse (organisations des familles). En incluant les membres passifs, l’association compte actuellement plus de 160 organisations diverses et représente ainsi une large alliance de la société civile. L’initiative « Pour un congé paternité raisonnable – en faveur de toute la famille » a été lancée le 24 mai 2016 et fut déposée le 4 juillet 2017. Elle exige un congé paternité de 20 jours de travail au lieu de l’unique jour octroyé dans le cadre des « heures et jours libres usuels » (CO art. 329, al. 3). Le congé paternité peut être pris par jours et de manière flexible dans le délai d’un an après la naissance. L’initiative prévoit de financer les jours de congé pris par le régime des allocations pour perte de gain.
Pour en savoir plus : www.conge-paternite.ch

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18 octobre 2017, Adrian Wüthrich, Président et Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Bonne décision du Conseil des Etats concernant le réseau d’offices postaux

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, salue l’acceptation par le Conseil des Etats à une très forte majorité de la motion 17.3356 Planification stratégique du réseau d’offices postaux. La politique doit reprendre le contrôle. suite

Le grand nombre d’interventions parlementaires traduit les inquiétudes et aussi le mécontentement croissant de divers groupes concernant le réseau postal. Sans contester le fait que la Poste doive adapter son réseau en raison des mutations structurelles (digitalisation etc.), elle doit le faire en dialoguant davantage avec les différents acteurs concernés, en particulier les communes. La Poste prévoit de supprimer 500 à 600 offices postaux sur 1300 tout en étant une entreprise de la Confédération. C’est pourquoi, un pareil processus de restructuration doit mieux tenir compte des critères du service public. La motion permet ainsi un meilleur encadrement politique et contrôle démocratique du processus de restructuration du réseau d’offices postaux. Les divers critères d’accessibilité ne doivent pas être affaiblis sous prétexte de rentabilité. Le coût d’un bon service public a finalement son prix et ce sont des décisions politiques et démocratiques – et pas seulement des critères de pure rentabilité – qui doivent le fixer.

Sur d’autres motions importantes, adoptées par le Conseil national et que le Conseil des Etats pourrait traiter encore pendant cette session ou plus vraisemblablement lors de la session d’hiver, Travail.Suisse et son organisation syndicale affiliée Transfair recommandent au Conseil des Etats :

De rejeter (contrairement au Conseil national) la motion 17.3011 (Pour que les acteurs du marché postal suisse bénéficient d’une concurrence équitable) car elle pourrait engendrer des coûts supplémentaires pour la Poste et avantager les prestataires privés.
D’accepter (comme le Conseil national) la motion 17.3012 (Législation sur la poste) qui favoriserait l’accessibilité et améliorerait les conditions de travail dans les agences postales.
D’accepter (comme le Conseil national) la motion 17.3013 (Inscrire dans la législation les instruments de surveillance du domaine de la poste) car il est judicieux de compléter l’activité de surveillance par des instruments de sanction et de mise en œuvre.

Pour d’autres renseignements :
Denis Torche, responsable du dossier service public. Tél. 031 370 21 11 ou 079 846 35 19

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26 septembre 2017, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure Drucker-icon

Le non à Prévoyance vieillesse 2020 : un blocage qui coûte cher

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, est très déçue du non serré à Prévoyance vieillesse 2020. Un temps précieux sera ainsi perdu car les défis de la démographie demeurent. Toute nouvelle solution sera plus chère que le paquet qui a été rejeté. Travail.Suisse continuera à se positionner pour un financement supplémentaire raisonnable pour garantir le niveau des rentes actuel et lutter contre des mesures de démantèlement des rentes. Le plus urgent est de transférer les 0.3 pourcent de TVA de l’AI à l’AVS. Il faut parallèlement discuter de sources de financement pour financer la « bosse » démographique qui marquera les deux décennies à venir. suite

Le résultat d’aujourd’hui va prolonger le blocage de la réforme de la prévoyance vieillesse. Du fait des différentes positions des adversaires de la réforme, il est peu vraisemblable que l’on puisse mettre rapidement en œuvre un plan B consensuel. On perd ainsi un temps précieux pendant lequel la lacune de financement de l’AVS va encore grandir et la répartition défavorable entre les personnes assurées actives et celles au bénéfice d’une rente se poursuivre.

Il est incontesté que l’AVS a besoin de moyens supplémentaires en raison du grand nombre de personnes arrivant à la retraite ces prochaines années. On ne conteste pas non plus le fait qu’il faut garantir le niveau des prestations. C’est pourquoi, il faut tout d’abord aller de l’avant avec l’adaptation prévue de la TVA en faveur de l’AVS. En même temps, il faut être ouvert sans préjugés à des sources de financement supplémentaires pour l’AVS.

Le but des employeurs est clair : ils veulent augmenter l’âge de la retraite. Et cela, si possible, sans compensation. Travail.Suisse s’opposera de manière déterminée à cette démarche. Le non d’aujourd’hui n’est pas un oui à la retraite à 67 ans. La situation réelle sur le marché du travail montre que de nombreux travailleurs et travailleuses ont déjà de la peine aujourd’hui à rester dans la vie active, déjà jusqu’à 65 ans. Il est donc évident qu’un relèvement généralisé de l’âge de la retraite ne peut en aucun cas ouvrir la voie à une nouvelle réforme. L’absence d’égalité salariale était évidemment une raison pour laquelle les femmes ont voté contre le relèvement de l’âge de la retraite. Un nouveau projet devra donc apporter des améliorations dans le domaine de l’égalité des salaires.

Personnes de contact :
• Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, mobile : 079 287 04 93 (momentanément atteignable à Berne à la Grossen Schanze)
• Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, Travail.Suisse, Mobile 079 777 24 69

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24 septembre 2017, Adrian Wüthrich, Président et Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

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