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Des hausses de salaire malgré la crise !

Malgré la crise économique et une hausse du chômage, des augmentations de salaire ne sont pas un tabou pour les fédérations affiliées à Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses. Des augmentations de salaire soutiennent la consommation privée, le facteur de croissance le plus déterminant pour l’économie suisse. Cependant, les fédérations membres de Travail.Suisse adoptent une approche différenciée et prennent en considération la situation spécifique de chaque branche, voire de chaque entreprise. suite

Combler le retard salarial
Durant la période de haute conjoncture, les travailleurs et travailleuses ont été dupés. Alors que le PIB a crû de 13.9 pourcents entre 2004 et 2008, les salaires n’ont augmenté que de 0.5 pourcent selon l’indice des salaires. Un retard salarial évident persiste.

Des augmentations de salaire pour soutenir la consommation privée
La consommation privée menace de s’écrouler en 2010 et le revenu disponible va diminuer, en raison de la hausse des primes de caisse maladie. Les augmentations de salaire aident à soutenir la consommation privée, le facteur le plus important qui contribue à la croissance de notre économie.

La crise économique n’est pas uniforme
De réelles augmentations de salaire s’imposent et sont judicieuses dans l’industrie, en particulier du secteur principal de la construction et du second œuvre, pour les entreprises du service public et pour le secteur public. Elles doivent, de fait, être considérées comme un élément d’un programme conjoncturel.

Des augmentations pour les bas salaires – pas de hausse pour les managers
Les augmentations de salaire doivent avant tout concerner les bas revenus, alors que les managers doivent n’en bénéficier d’aucune. Cela permettra que les écarts salariaux soient enfin quelque peu comblés.

Industrie d’exportation – le maintien des postes de travail est prioritaire
Pour les entreprises en difficulté, la priorité doit être donnée au maintien des postes de travail. Au moyen de réductions de l’horaire de travail ou de modèles d’horaire de travail innovants, tout doit être entrepris afin de sauver des places de travail.

03 août 2009, Arno Kerst, Vice-président de Syna et Susanne Blank, Responsable politique économique

6 semaines de vacances pour tous: l’initiative sera déposée aujourd’hui

Aujourd’hui, Travail.Suisse, l’organisation indépendante des travailleurs et travailleuses, et ses fédérations affiliées, déposent à Berne à la Chancellerie fédérale leur initiative « 6 semaines de vacances pour tous » avec près de 108’000 signatures valables (photos en annexe). suite

La charge et le rythme de travail ont au cours de ces dernières années considérablement augmenter à la place de travail. On exige des travailleurs et travailleuses aujourd’hui une flexibilité très élevée et une grande capacité d’adaptation. Presque la moitié des personnes actives souffre de stress au lieu de travail. Cette pression du travail croissante coûte à l’économie suisse plusieurs milliards de francs par an.

Pour maintenir la capacité de prestation à long terme des travailleurs et travailleuses, une compensation sous la forme de plus de vacances est nécessaire. Avec plus de vacances, les travailleurs et travailleuses ont la possibilité pour un temps limité de s’extraire de la charge et du rythme trépidant de la journée de travail et de se reposer.

C’est la raison pour laquelle Travail.Suisse et ses fédérations affiliées ont lancé l’initiative « 6 semaines de vacances par an. » Le but de l’initiative est d’augmenter de 4 à 6 semaines le droit minimal fixé par la loi aux vacances.

Aujourd’hui (14h30), les initiants déposent l’initiative populaire auprès de la Chancellerie fédérale. Plus de 126’000 personnes ont signé l’initiative et près de 108’000 signatures valables ont été remises à la Chancellerie fédérale. Les thèmes de la charge du travail et du repos figurent désormais à l’agenda politique.

26 juin 2009, Martin Flügel, Président

Enquête sur les salaires des managers 2008 :
le cartel des salaires tient bon malgré la crise

L’avidité des top managers de la finance ont conduit l’économie mondiale tout droit dans une de ses crises les plus graves. Or, les augmentations de salaires se situent toujours jusqu’à 70 % au-delà de la décence. Aujourd’hui dans une conférence de presse à Berne, Travail.Suisse a présenté les résultats de son enquête. suite

C’est la cinquième fois que Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleuses et des travailleurs, examine les salaires des membres de la direction et du conseil d’administration de 27 groupes suisses 1 . D’après les résultats, les écarts salariaux semblent s’amenuiser dans quelques entreprises suite à la crise économique. Mais souvent, cette évolution est la conséquence de la chute du cours des actions et de l’abandon des bonus spéciaux de l’année précédente. Et quelques entreprises n’hésitent pas à accorder de fortes augmentations de salaires. Aujourd’hui encore, il n’est pas rare de voir des augmentations de salaire de 30, 50 ou même 70 %.

La question de la perte de contrôle sur les salaires des managers ne se réduit de loin pas à quelques moutons noirs. Globalement, dans une dizaine d’entreprises, des managers isolés, voire des directions entières, gagnent plus de 100 fois plus que leur employés.

C’est à ABB que Travail.Suisse décerne son Ecart salarial 2008

Comme chaque année, Travail.Suisse décerne son Ecart salarial à l’entreprise qui accuse la plus forte progression de l’écart entre le salaire le plus bas de l’entreprise et le salaire moyen d’un membre de la direction. C’est ABB qui succède à Helvetia, gagnante de l’an passé. En un an seulement, l’écart salarial a progressé de 70 % dans ce groupe de l’industrie des machines.

En sept ans seulement, les écarts salariaux ont progressé de plus de 70 %

Depuis 2002, les salaires des membres des directions de groupes ont augmenté en moyenne de 83 %. Durant la même période, la croissance des salaires nominaux des travailleuses et des travailleurs suisses s’est élevée à tout juste 8,4 %. En conséquence, l’écart entre le salaire le plus bas de l’entreprise et le salaire moyen d’un membre de la direction affiche une progression incroyable de 72 %. Pour une fois, seules cinq entreprises accusent ces dernières années une diminution de l’écart salarial. Dans toutes les autres entreprises, l’écart salarial a progressé jusqu’à 264 %.

Travail.Suisse revendique une réglementation sévère

L’autorégulation proclamée depuis des années par les ténors de l’économie a échoué. Selon les derniers sondages, le taux d’acceptation de 75 % des électrices et électeurs en faveur de l’initiative contre les salaires excessifs des managers montre que pour l’opinion publique les limites de la décence ont été dépassées. Et maintenant même le monde politique réagit avec une réglementation publique par le biais du droit de la société anonyme et du droit comptable. Or, Travail.Suisse considère que ces réglementations ne vont vraiment pas assez loin. Dans certains domaines en particulier, il faut de toute urgence procéder à des améliorations :

- En finir avec les incitations perverses : limiter les bonus et interdire les parachutes et les hélicoptères dorés.
- Augmenter la transparence : publier dans le rapport d’activités les rémunérations individuelles de tous les membres du CA et de la direction du groupe et faire voter l’AG sur la rémunération du CA et du management.
- Démanteler le cartel des salaires – envoyer des travailleuses et des travailleurs dans les conseils d’administration

C’est le moment d’adopter des règles énergiques pour éradiquer le plus vite possible le délire des bonus.

Informations supplémentaires, photos de l’écart salarial et affiche « Cartel des salaires » à télécharger sous www.travailsuisse.ch

Renseignements :
Martin Flügel, Président Travail.Suisse, tél. : 079/743 90 05
Kurt Regotz, Vice-Président Travail.Suisse & Président Syna, tél. 079/617 62 94

1 L’étude porte sur 27 entreprises suisses actives dans diverses branches. Elle livre des résultats pour la période de 2002 à 2008.

15 juin 2009, Martin Flügel, Président

Toute formation évite des coûts pour la société

Il en coûte en moyenne environ 10’000 francs aux pouvoirs publics pour chaque personne qui reste sans formation en Suisse. Le résultat principal d’une étude mandatée par Travail.Suisse l’indique bien : les investissements publics dans la formation des jeunes mais aussi des adultes en valent la peine. C’est pourquoi Travail.Suisse demande aux pouvoirs publics de considérer la formation plus clairement comme un investissement et de faciliter aussi la formation de base pour les adultes. Et dans les assurances sociales et l’aide sociale, le principe suivant doit prévaloir : la formation avant l’intégration. suite

Si l’on permet à une personne sans formation de rattraper son retard et obtenir un diplôme, il en résultera des économies annuelles d’environ 10’000 francs pour les pouvoirs publics. Ces coûts sont dus à des dépenses sociales plus élevées et à des revenus des impôts et des assurances sociales plus faibles. Tel est le principal résultat d’une étude de Travail.Suisse effectuée par le bureau BASS sur les coûts pour la collectivité des personnes sans formation. Cette étude a le mérite de montrer pour la première fois de façon scientifique quelle est l’utilité financière de la formation pour la société.

Repenser la formation

Les résultats sont impressionnants : un-e travailleur-euse sans formation post-obligatoire gagne en moyenne environ 1’500 francs de moins par mois qu’une personne ayant achevé une formation professionnelle. L’absence de formation se traduit par des rapports de travail précaires, la dépendance des systèmes de sécurité sociale mais aussi des problèmes de santé. Il en résulte des coûts sociaux considérables. Pour exploiter ce potentiel d’économie, il faut opérer un changement de paradigme : il faut considérer la formation davantage comme un investissement public qui en vaut la peine.

Un premier diplôme aussi valable pour les adultes

Les pouvoirs publics doivent avoir un intérêt à ce que le plus grand nombre d’adultes ait aussi une formation de base, parallèlement au plus grand nombre possible de jeunes. Il faut abandonner l’idée que la formation de base est l’affaire exclusive des jeunes. Si un-e travailleur-euse de 45 ans obtient une formation de base, les pouvoirs publics vont économiser 200’000 francs jusqu’à sa retraite. Les cantons devraient donc promouvoir de façon conséquente et financer de nouveaux éléments comme le rattrapage professionnel permettant d’accéder à un diplôme ainsi que la validation des prestations de formation.

Assurance-chômage et aide sociale : la formation avant l’intégration

Travail.Suisse demande un changement de paradigme dans l’assurance-chômage et l’aide sociale. La formation avant l’intégration, tel est le principe qui doit prévaloir. La priorité à faire valoir pour les personnes sans formation de base est le rattrapage professionnel avant la réinsertion la plus rapide possible sur le marché du travail. Il n’y a que la formation qui offre aux personnes concernées une réelle chance à long terme de devenir complètement autonomes et de financer de façon responsable leur entretien. Une meilleure prise en compte des bourses d’études dans l’aide sociale et le soutien de la validation des prestations de formation dans l’assurance-chômage, telles sont les nouvelles voies à suivre pour y parvenir.

19 mai 2009, Martin Flügel, Président

Pour une assurance chômage sûre face à la crise

Avec la crise économique, la situation sur le marché du travail s’est fortement détériorée en très peu de temps. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, veut éviter que la crise conjoncturelle conduise à des problèmes structurels sur le marché du travail. Travail.Suisse demande des mesures immédiates consistant à développer le chômage partiel et à augmenter les jours indemnisés à 520. De plus, il faut procéder rapidement à un assainissement durable de la l’assurance chômage dans le cadre de la 4e révision de la LACI. suite

Aujourd’hui, les chiffres du nombre de chômeurs du mois de février ont paru et le Parlement discutera de la deuxième étape du paquet conjoncturel. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, saisit l’occasion de ces actualités pour présenter ses revendications relatives à l’assurance chômage.

Mesures immédiates
Afin de gérer la crise, deux mesures immédiates limitées dans le temps doivent rapidement être prises. Premièrement, il faut étendre les possibilités de chômage partiel et sauvegarder ainsi le plus d’emplois possibles. Deuxièmement, il faut augmenter le nombre des jours indemnisés à 520 et éviter de ce fait que des milliers de travailleurs soient exclus, en pleine récession, de l’assurance chômage. De plus, des mesures de formation continue ciblées doivent maintenir l’aptitude au travail des personnes concernées. Des interventions allant dans ce sens seront déposées par les conseillers nationaux Josiane Aubert et Meinrado Robbiani (vice-présidents désignés de Travail.Suisse) lors de cette session.

Réduire les dettes lors de la prochaine relance
Pour les travailleurs et travailleuses en Suisse, une assurance chômage solide est la contrepartie à un marché de travail flexible. Avec la 4e révision de la LACI, cet équilibre éprouvé est mis en question. Travail.Suisse s’oppose à un démantèlement des prestations qui affaiblit encore plus les faibles sur le marché du travail et revendique un assainissement rapide lors de la prochaine relance économique. Pour remettre l’assurance chômage sur les rails, une augmentation des cotisations à 3 pour cent, limitée dans le temps, et une contribution de solidarité de 2 pour cent sont nécessaires. Ces taux ne sont pas à côté de la réalité, mais ont déjà été appliqués entre 1999 et 2003 et ont permis de réduire les dettes avec succès.

09 mars 2009, Martin Flügel, Président et Susanne Blank, Responsable politique économique

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