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Les pères doivent pouvoir bénéficier de temps
pour leurs enfants

Les temps où les pères n’ont plus qu’à mettre les pieds sous la table lorsqu’ils rentrent du travail sont quasi révolus, car les pères sont de plus en plus nombreux à assumer un rôle actif dans la vie familiale. Le moment est donc venu de leur accorder le droit à un congé paternité payé. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, demande un congé paternité de quatre semaines. L’étude qu’elle a menée montre que le secteur public, en qualité d’employeur des pères, leur accordent déjà un congé payé, allant de 2 à 10 jours la plupart du temps. Mais cela ne suffit pas : pour que toutes les entreprises – en particulier les PME – puissent se permettre d’accorder un congé paternité, celui-ci doit être financé par les allocations pour perte de gain. suite

Actuellement, les pères bénéficient d’un congé paternité payé de un ou deux jours au maximum. La situation est quelque peu meilleure dans le secteur public (voir encadré). Si les pères veulent un congé plus long, ils doivent puiser dans leurs vacances ou dans le budget de la famille (en cas de congé non payé). Cette situation n’est pas acceptable et ne correspond plus à la réalité actuelle.

Le financement d’un congé paternité de quatre semaines ne pose pas problème

Dans son rapport , le Conseil fédéral estime à 384 mio. CHF le coût d’un congé paternité de quatre semaines (28 indemnités journalières) en se basant sur les données de 2012. Certes, cela n’est pas gratuit, mais cela parait très modeste en considération de l’avantage qui en découle. Il ressort de la situation des APG et de leurs perspectives à moyen terme qu’avec l’introduction d’un congé paternité de 4 semaines, il faut compter avec une augmentation minime, voire avec aucune augmentation des cotisations dues à l’APG, car elle affiche actuellement des excédents (2013: 148 mio. de francs). De plus le nombre de jours de service militaire a fortement diminué. Donc, si les cotisations restent les mêmes, il faut compter avec des excédents en forte hausse.

Le congé paternité : des retombées positives sur les familles et l’économie

La période qui suit la naissance d’un enfant est déterminante. Lorsqu’il s’agit de leur premier enfant, les parents doivent s’habituer à la nouvelle situation et construire une relation avec leur nouveau-né. Si l’enfant a déjà des frères et sœurs, il faut aussi s’occuper d’eux. Les pères veulent assumer eux-mêmes une partie de la charge familiale et considèrent le congé paternité comme un élément essentiel d’une politique familiale adaptée à notre époque. Le congé paternité payé est la reconnaissance de leur engagement. La réalité vécue doit aussi devenir une réalité inscrite dans la loi.

Le congé paternité de 20 jours doit être financé, comme c’est le cas pour le congé maternité, par les APG en appliquant un taux de remplacement du salaire de 80 pour cent. Les pères peuvent en faire usage au cours de l’année qui suit la naissance et, s’ils le désirent, en jours isolés. Il serait donc possible, durant 20 semaines, de réduire de 20% le temps de travail, ce qui pourrait représenter le début d’une activité à temps partiel pour le père. Un tel modèle permettrait aux pères ainsi qu’aux entreprises de tester le travail à temps partiel sur plusieurs mois et, si l’expérience s’avère bénéfique, d’opter définitivement pour le travail à temps partiel.

Le Parlement est interpellé

Diverses motions relatives au congé paternité sont pendantes au Parlement. Travail.Suisse va continuer de s’investir avec beaucoup de conviction également sur le plan parlementaire pour que le congé paternité devienne réalité. Les premières discussions ont été lancées afin de mettre sur pied un groupe parlementaire de pères. Les pères méritent un congé paternité. C’est aujourd’hui que nous avons besoin d’eux – et pas demain.

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h2. Une nouvelle analyse montre que le congé paternité est possible mais qu’une avancée législative est nécessaire

Les employeurs publics montrent l’exemple en matière de congé paternité. En 2014, la Confédération, les cantons et 25 des plus grandes villes ont tous réglementé un temps réservé aux pères, bien qu’il varie fortement (entre 1 et 21 jours). La plupart des employeurs publics accordent 5 jours, les villes et la Confédération se montrant plus favorables envers les pères que les cantons. L’évolution constatée ces dernières années montre que les prestations prévues ont été modérées et qu’elles ne correspondent toutefois pas aux besoins. Entre 2013 et 2014 ne sont intervenues que quelques augmentations éparses.

Sept cantons en sont toujours à l’âge de pierre : les employés au service des cantons de Berne, Glaris, Soleure, Argovie, Appenzell Rhodes intérieures et Thurgovie ne disposent toujours que de deux jours de congé. Le canton d’Obwald quant à lui ne se préoccupe pas du tout des pères et ne leur concède qu’une seul jour de congé en cas de paternité. Au niveau des villes, Neuchâtel fait de même, tandis que Fribourg se démarque négativement en ayant réduit le nombre de jours de congé de 5 à 3. Tous ces employeurs publics ont conservé une politique du personnel archaïque. L’employeur public le plus favorable aux pères est la ville de Lausanne avec 21 jours de congé, suivie de la ville de Genève (20 jours) et de la ville de Berne (15 jours).

Les 3 plus modernes : Lausanne, Ville de Genève, Ville de Berne
Les 3 plus archaïques : Obwald, Ville de Neuchâtel, canton de Berne (ex aequo avec d’autres cantons)

Pour plus d’informations :
• Matthias Kuert Killer, Responsable de la politique sociale à Travail.Suisse, 079 777 24 69
• Valérie Borioli Sandoz, Responsable de la politique de l‘égalité à Travail.Suisse, 079 598 06 37


1 http://www.bsv.admin.ch/index.html?webcode=d_11095_de
2 Ebd., p. 52.

15 mai 2014, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale et Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité

La Suisse se doit de former plus d’adultes aptes à devenir des professionnels qualifiés

Dans notre pays, une personne sur huit entre 25 et 64 ans n’a pas de diplôme. Une telle situation n’est plus acceptable en Suisse, car le manque de places d’apprentissage débouche déjà peu à peu sur une pénurie de main-d’œuvre. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, invite le monde politique à faciliter l’accès à une formation initiale des personnes sans diplôme. suite

Après le oui à l’initiative contre l’immigration de masse, il faut se demander plus que jamais comment la Suisse va répondre à son besoin de main-d’œuvre qualifiée. La génération des baby-boomers arrive à l’âge de la retraite, les générations qui ont suivi ont enregistré un recul de la natalité. Il est donc d’autant plus important de maintenir les personnes actives sur le marché du travail et de leur permettre d’acquérir de meilleures qualifications.

L’accès à une formation pour adultes n’est pas simple

En Suisse, 600‘000 personnes sont dépourvues d’un diplôme sanctionnant une formation initiale. Certes, les outils qui permettent d’acquérir une formation de rattrapage existent, mais ils sont peu utilisés, bien que les études menées à ce sujet montrent que 52‘000, voire 93‘000 personnes seraient aptes à suivre une telle formation. Travail.Suisse a examiné les facteurs qui entravent l’accès à une formation de rattrapage et est arrivée à la conclusions suivante : premièrement, l’ignorance de l’existence d’offres de formation adéquate – ignorance même du côté des formateurs/trices ou des spécialistes des ressources humaines. Une vaste campagne d’information s’impose donc ; elle doit être soutenue par la Confédération, les cantons et les partenaires sociaux. Deuxièmement, les femmes surtout interrompent souvent leur formation parce qu’elles sont surchargées, devant assumer des tâches familiales et un travail. Elles sont donc tributaires d’offres flexibles et modulaires. Troisièmement, les adultes dépourvus de formation initiale ne disposent souvent pas des compétences de base indispensables ; ces personnes pourraient donc être soutenues par des offres les préparant à une profession. Quatrièmement, le soutien financier qui assurerait à des adultes en formation des moyens de subsistance fait défaut.

Engagement des partenaires de la formation professionnelle et investissements des pouvoirs publics

Afin de pouvoir surmonter les obstacles, la volonté et la collaboration de tous les partenaires de la formation professionnelle – Confédération, cantons, et organisations du monde du travail – sont indispensables. Travail.Suisse place deux exigences au premier plan :

1. Si on souhaite soutenir les personnes sans formation tout en visant un objectif, celui d’atteindre en dix ans 30‘000 diplômes sanctionnant une formation initiale pour adulte, un engagement des partenaires s’impose. Un engagement analogue, dont l’objectif était en 2006 que, chaque année jusqu’en 2015, 95 pour cent des jeunes terminent soit le gymnase soit un apprentissage, a été une pleine réussite. Cette recette doit être appliquée en faveur des personnes dépourvues d’un diplôme sanctionnant une formation initiale.

2. Afin que des adultes puissent effectuer une formation de rattrapage sans souci financier, la Confédération et les cantons doivent débloquer chacun au cours de la prochaine décennie 850 millions de francs. Si on veut vraiment soutenir la formation de rattrapage, les adultes et, le cas échéant, leur famille, doivent pouvoir disposer de moyens de subsistances durant leur formation. Ce n’est pas le cas aujourd’hui et il faut que cela change.

Citations:

„Grâce à une formation de rattrapage, les adultes, soutenus par des moyens financiers relativement peu élevés, pourraient grandement contribuer à remédier à la pénurie de main-d’œuvre qui s’annonce“, déclare Angela Zihler, responsable de projet chez Travail.Suisse.

„La Confédération ainsi que les cantons doivent investir chacun 850 millions dans la formation des adultes. Nous devons repenser la formation professionnelle compte tenu de la pénurie de main-d’œuvre et du oui à l’initiative contre l’immigration de masse. La promotion de la formation de rattrapage est un impératif“, déclare Martin Flügel, président de Travail.Suisse.

Pour de plus amples informations :

• Martin Flügel, président de Travail.Suisse, 079 743 90 05
• Josiane Aubert, conseillère nationale, vice-présidente de Travail.Suisse, 079 635 98 20
• Angela Zihler, responsable de projet, politique de formation, Travail.Suisse, 079 242 67 21

21 mars 2014, Martin Flügel, Président

Négociations salariales 2014 : Des salaires peu élevés malgré une bonne situation économique

Malgré une situation économique se présentant de manière solide en Suisse et des perspectives en amélioration constantes au cours des derniers mois, les négociations salariales 2014 se terminent sur un résultat mitigé. Les résultats varient, en effet, d’un blocage des salaires jusqu’à des augmentations de salaires de 2,5%. L’année prochaine, les augmentations de salaires évolueront dans une marge de 1 %. Travail.Suisse, l’organisation faîtière des travailleurs, considère ces négociations salariales comme à peine satisfaisantes. suite

L’économie suisse s’est très bien comportée malgré une conjoncture difficile, ces dernières années. C’est en particulier le marché intérieur qui se montre très dynamique. Les perspectives ont, en effet, continué de s’améliorer, au cours des derniers mois : Le Secrétariat d’Etat à l’économie a revu en permanence à la hausse ses prévisions de croissance pour la Suisse ; passant, en 2013, de 1.4% à 1.8% et, pour 2014, allant même de 2.1% à 2.3% (Tendance conjoncturelle automne 2013).

Des négociations laborieuses pour des résultats à peine satisfaisants

Malgré une situation économique favorable, les négociations salariales 2014 se sont déroulées de manière extrêmement laborieuse, beaucoup d’entreprises voulant clairement freiner la progression salariale. Dans l’ensemble, les résultats sont à peine satisfaisants. « Les employés ont fourni une très grande performance en 2013 et se sont montrés très flexibles. Malgré cela, ils ne bénéficient que trop peu, en retour, d’une situation économique favorable », dit Gabriel Fischer, Responsable de la politique économique chez Travail.Suisse.

Pas le top, mais le Flop pour les salaires des femmes

Les résultats des négociations salariales 2014 vont d’un blocage des salaires jusqu’à des accords pour une marge d’augmentation de 2,5% (Les détails des différentes branches sont indiqués sur le tableau dans la documentation). On constate cependant plus de dynamisme pour les salaires minima, au cours des dernières années. Avec la première consécration des salaires minima dans la CCT de l’industrie MEM, avec une augmentation des salaires minima plus élevée que la moyenne chez quelques détaillants, et également avec des ajustements des salaires minima pour de nombreuses exploitations de la restauration ainsi qu’à la Poste, nous avons là quelques perspectives réjouissantes pour les bas salaires. Il s’agit bien d’un pas dans la bonne direction dont le développement est encore loin d’être terminé. Les négociations salariales visant à rectifier l’inégalité des salaires entre hommes et femmes ont été totalement décevantes. Les revendications pour une prise en compte spécifique des salaires des femmes dans les négociations salariales 2014 sont, en effet, restées lettre morte. Cet état de fait, lié à l’annonce de la fin du dialogue pour l’égalité des salaires mardi dernier, le 10 décembre 2013, montre les possibilités limitées dont disposent les partenaires sociaux pour s’attaquer sérieusement à ce problème. « La politique n’échappera pas à des mesures et des propositions de solutions plus incisives. Pour Travail.Suisse, il est désormais clair comme de l’eau de roche, qu’il faut maintenant des contrôles automatiques pour l’égalité des salaires » ajoute Gabriel Fischer.

Plus d’informations:
• Gabriel Fischer, Responsable de la politique économique Travail.Suisse,
Tél. 076 412 30 53
• Arno Kerst, Vice-Président Syna,
Tél. 079 598 67 70
• Eric Dubuis, Membre de la direction et secrétaire de Romandie Hotel & Gastro Union,
Tél. 079 290 76 26
• Matthias Humbel, Collaborateur scientifique Transfair,
Tél. 078 845 07 99

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Non à la dangereuse initiative de l’UDC pour l’isolement
Malgré une conjoncture difficile, l’économie suisse a bien résisté, au cours des dernières années et les prévisions de croissance ont pu être revues à la hausse en permanence. Il n’a, cependant, pas été possible d’obtenir de bons résultats lors des négociations salariales. On oublie volontiers, en effet, que l’économie suisse se porte si bien précisément en raison des relations saines avec ses voisins européens. Si l’initiative contre l’immigration de masse devait être acceptée le 9 février, la situation serait encore plus défavorable pour les salaires suisses des employés, car elle ne prévoit absolument aucune protection des salaires et des conditions de travail et elle remet en question l’ensemble des accords bilatéraux. Cela constitue à nouveau une grande menace pour l’activité professionnelle. Pour Travail.Suisse une chose est claire : Les problèmes liés à la libre circulation des personnes ne pourront pas être résolus avec des quotas d’émigration mais avec des mesures accompagnatrices très efficaces. Pour cette raison, Travail.Suisse recommande clairement le refus de l’initiative populaire fédérale « Contre l’immigration de masse ».

16 décembre 2013, Gabriel Fischer, Responsable politique économique

Verser les bénéfices aux assurés plutôt qu’aux assureurs vie

En 2012, les assureurs vie ont tiré 661 millions de francs de bénéfice du 2e pilier. Ces fonds manquent pour financer les rentes des assurés. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleuses et travailleurs, condamne le détournement de cet argent au profit des assureurs vie et invite le Conseil fédéral à mettre enfin un terme à cette pratique dans son projet de révision de la prévoyance vieillesse. suite

Depuis plusieurs années, Travail.Suisse attire l’attention sur les bénéfices élevés des assureurs vie dans le 2e pilier. Selon l’analyse de cette année, leur information en la matière est plus transparente mais leurs bénéfices sont toujours exagérés. Ils ont même atteint un record depuis 2007 avec un montant de 661 millions de francs en 2012. Depuis 2005, moment de l’introduction de la “quote-part”, ils ont prélevé plus de 3,6 mia. de francs sur le système de la prévoyance vieillesse. Or ces fonds, qui proviennent des primes des assurés, manquent maintenant pour financer les rentes de ces derniers. C’est tout simplement scandaleux.

C’est pourquoi Travail.Suisse invite le Conseil fédéral à utiliser la réforme en cours de la prévoyance vieillesse pour veiller à ce que l’argent qui revient aux assurés leur soit effectivement versé. Les plus importantes mesures à prendre sont les suivantes :

- Premièrement, les primes pour invalidité et décès, dites “de risque”, sont souvent deux fois plus élevées que les prestations versées, ce qui ne peut se justifier. Une grande partie des bénéfices exagérés résulte déjà du montant largement surfait de ces primes. Travail.Suisse attend du Conseil fédéral qu’il limite les primes de risque à 120 % au maximum des prestations versées.

- Deuxièmement, la part du bénéfice que les assureurs-vie doivent reverser aux assurés (quote-part) est également trop faible, ce qui constitue la seconde raison pour laquelle les bénéfices des assureurs-vie sont excessifs. Travail.Suisse attend du Conseil fédéral un net relèvement de la quote-part, à savoir au moins à 95%.

Ces mesures sont nécessaires afin d’orienter le 2e pilier dans le sens de la prévoyance vieillesse et non pas de la maximisation des bénéfices. Elles représentent également les conditions visant à rendre la réforme en cours de la prévoyance vieillesse capable de réunir une majorité en sa faveur.

Pour d’autres informations :
Martin Flügel, président, Tél. 031 370 21 11 ou 079 743 90 05
Matthias Kuert Killer, responsable de la politique sociale, tél. 031 370 21 11 ou 078 625 72 73

28 octobre 2013, Martin Flügel, Président et Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale

Des allocations familiales au lieu de cadeaux fiscaux

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de travailleurs et travailleuses, présente aujourd’hui la nouvelle étude de la Haute école spécialisée bernoise BFH « L’influence d’instruments compensatoires de politique familiale sur l’inégalité des revenus en Suisse ». Cette étude démontre que la prospérité des familles peut être sensiblement améliorée en augmentant les allocations pour enfants et de formation – bien davantage qu’avec des cadeaux fiscaux tels que les prévoit l’initiative de l’UDC. Une augmentation des allocations familiales aidera les familles aux revenus limités et moyens en particulier et coûtera moins que les pertes fiscales engendrées par l’initiative de l’UDC. suite

La Suisse dépense 1,3 % de son PIB pour les familles. En comparaison, la moyenne de l’OCDE se situe à 2,23 % du PIB. Ceci conduit au fait que les familles sont défavorisées par rapport aux couples sans enfants. Une famille avec deux enfants fait face à des coûts directs liés à leurs enfants de plus de 1300 francs chaque mois – la perte de revenu liée à une activité professionnelle diminuée n’étant pas comptée dans ce chiffre.

Des allocations familiales plus élevées aident les familles en Suisse

L’étude de la Haute école spécialisée bernois BFH le montre clairement: une petite augmentation de seulement 50 à 100 francs, faisant passer les allocations pour enfant et de formation à 250/350 francs, est à même de soulager les familles à bas revenu de manière significative. Une telle augmentation coûterait à la Suisse 1,3 milliard, ce qui est moins élevé que ce coûterait l’initiative de l’UDC qui coûterait 1,4 milliard. De plus, l’argent serait mieux investi, parce que l’initiative de l’UDC ne bénéficie qu’aux familles à revenu élevé. A moyen terme, une augmentation sensible des allocations à 350/500 francs est incontournable dans le cadre d’une politique familiale véritable – c’est ce que corrobore l’étude de la Haute école spécialisée bernois.

Pas de cadeaux fiscaux supplémentaires pour les privilégiés

Les allocations pour enfant et de formation sont le meilleur instrument pour une politique familiale moderne. Elles ont le plus grand effet sur le revenu disponible et réduisent le plus fortement la discrimination par rapport aux ménages sans enfants. C’est pourquoi Travail.Suisse rejette l’initiative de l’UDC et revendique une augmentation des allocations pour enfant et de formation. Le premier pas en direction d’une politique familiale moderne est de dire non à l’initiative pour les familles de l’UDC le 24 novembre.

Les renvendications les plus importantes de Travail.Suisse sur la politique familiale:
• Augmentation des allocations familiales.
• Allocation de soins pour les aidants familiaux: un dédommagement certes symbolique mais très important de CHF 25.- par journée de prise en charge.
• Droit à une place dans une crèche dans le domaine préscolaire, dès lors que les parents justifient d’un pourcentage cumulé de plus de 100%. Toute place de crèche doit pouvoir être payée par les parents.
• Introduction d’un congé paternité payé et flexible d’une durée totale de 20 jours.
• Congé pour soins à donner à ses proches selon le modèle du congé dont les parents peuvent bénéficier quand leur enfant est malade (jusqu’à 3 jours de congé payé par cas de maladie).
• Pour les cas graves: introduction d’un « congé prise en charge“ de deux semaines payées ainsi que
• Introduction d’un „congé pour repos de prise en charge“ de deux semaines payées, pour que les aidants familiaux puissent recharger leurs batteries.
• Pour les parents d’enfants en âge préscolaire: droit d’obtenir un travail à temps partiel de 50% et plus.

Pour plus d‘informations:
Martin Flügel, Président,
tél. 031 370 21 11 ou 079 743 90 05
Valérie Borioli Sandoz, Responsable Politique de l’égalité, tél. 031 370 21 11 ou 079 598 06 37
Matthias Kuert Killer, Responsable Politique sociale,
tél. 031 370 21 11 ou 078 625 72 73

14 octobre 2013, Martin Flügel, Président

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