Médias – Conférences de presse

La fin des baisses fiscales

La situation financière de la Suisse est très bonne. Au cours des dernières années, on a utilisé la marge de manœuvre de politique financière essentiellement pour baisser les impôts. Aujourd’hui, cet argent fait défaut pour des investissements et est nécessaire pour le financement de dépenses augmentant de façon continue pour garantir la qualité de vie et la prospérité future de la Suisse. Voilà pourquoi Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de 170’000 travailleurs et travailleuses, exige la fin des baisses fiscales. suite

La situation financière des pouvoirs publics en Suisse est excellente. Tant la Confédération que les cantons font des excédents. A nouveau en 2012, les comptes de la Confédération boucleront avec plus d’un milliard de mieux que le budget. Cela fait maintenant neuf ans qu’il en va ainsi et si on cumule les « erreurs de budgétisation » depuis 2004, on atteint la somme de plus de 25 milliards de francs. A cela s’ajoute le fait que la Suisse, selon les calculs de l’OCDE, n’a pratiquement pas de dettes.

La marge de manœuvre dans la politique financière a été jusqu’ici avant tout utilisée pour baisser les impôts. Aujourd’hui, cet argent manque pour des investissements ou le financement de dépenses qui augmentent de façon continue. Cela ne manque pas d’inquiéter parce que les pouvoirs publics doivent s’attendre à un énorme besoin d’investissements et de dépenses croissantes en raison de l’évolution démographique et de l’abandon de l’énergie nucléaire.

Au vu de cette situation, les baisses d’impôt ne sont plus d’actualité. Il s’agit maintenant de stabiliser les recettes existantes et de chercher partiellement de nouvelles sources de financement. Il en résulte pour Travail.Suisse les revendications suivantes :

- Réaménagement des impôts sur les bénéfices : la suppression des privilèges fiscaux actuels ne doit pas être détournée à des fins d’une baisse massive de l’imposition des bénéfices. Si l’on veut arriver à un résultat raisonnable, il faut plus de transparence, un taux minimum pour toute la Suisse et une compensation des baisses fiscales dans certains cantons par un relèvement de l’impôt fédéral sur les bénéfices.

- Impôt fédéral sur les successions importantes : on peut ainsi décharger l’AVS et les actifs en lien avec le vieillissement de la population. Cet impôt limite la concurrence fiscale entre les cantons et œuvre pour une distribution plus équilibrée de la fortune.

- Taxe sur les transactions financières (TTF) : aussitôt que cet impôt sera introduit dans l’UE, la Suisse devra en faire de même. Si dans le même temps, on abolit les droits de timbre, la TTF sera doublement justifiée. En cas d’application des mêmes taux que ceux prévus dans l’UE, une TTF apporterait de revenus d’environ 2,75 milliards de francs.

- Imposition plus élevée des entreprises pour financer l’économie care : la démographie mène à une plus forte croissance de l’économie care (encadrement des enfants, soins etc.), tributaire des contributions des pouvoirs publics. Pour le financement, les entreprises doivent apporter leur contribution car elles bénéficieront aussi d’une meilleure offre en possibilités d’encadrement extra-familial ou prestations de soins. Cette contribution peut se faire sous la forme d’un point de pourcentage supplémentaire de l’impôt fédéral sur les bénéfices ou sous celle de l’introduction de la progressivité de cet impôt.

Annexe Dimension

PK 201112 f Dokument Steuerpolitik.doc 1561 KB

PK 201112 f Text M Flügel.doc 61 KB

PK 201112 f Text D Torche.doc 49 KB

PK 211112 f Zusammenfassung Forderungen.doc 38 KB

20 novembre 2012, Denis Torche, Responsable politique fiscale et financière Drucker-icon

Les bénéfices des assurances vie dans le 2e pilier: les milliards oubliés de 2011

En 2011 aussi, les assureurs vie ont retiré un gain de plus de 600 mio. de francs du 2ème pilier. L’analyse de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de 170’000 travailleurs et travailleuses, le démontre. Cet argent manque pour financer les rentes. Les assureurs vie ne dupent pas seulement leurs assurés, ils bloquent aussi tout tentative de réforme du 2ème pilier. Le Conseil fédéral doit maintenant négocier et réduire massivement les gains des assureurs vie. suite

La discussion sur les rentes est de nouveau lancée avec la parution du rapport sur l’avenir du 2ème pilier. Les organisations patronales, les partis bourgeois et les assureurs vie exigent ouvertement une diminution du taux de conversion.

Des gains excessifs bloquent toute réforme

Pour Travail.Suisse, une adaptation du taux de conversion n’est pas un sujet tabou. Mais aussi longtemps que les assureurs vie prélèvent année après année plus d’un demi-milliard de francs du deuxième pilier grâce à une interprétation aventureuse de la répartition des excédents, les réductions de rentes ou des augmentations des contributions sont inacceptables. L’analyse de Travail.Suisse montre que les assureurs du 2ème pilier ont retiré près de 3 milliards de francs depuis 2005. Cet argent manque aujourd’hui pour financer les rentes. La contradiction entre le soi-disant sous-financement des rentes et les gains élevés des assureurs est éclatante et empêche toute réforme du 2ème pilier.

Financer les rentes au lieu de maximiser les gains

Le Conseil fédéral se doit de négocier maintenant. Plus de transparence ne suffira pas. Car malgré une transparence améliorée, rien n’a changé en matière de gains. Travail.Suisse revendique maintenant plus d’argent pour les rentes. Pour cela, les gains des assureurs vie doivent être massivement réduits :

- En premier lieu, les primes de risques doivent être réduites. Les primes d’assurances contre les risques d’invalidité et de mort se montent actuellement à plus du double des prestations versées. Travail.Suisse exige que le total des primes de risques ne se monte pas à plus de 120% du total des prestations effectivement versées.
- Deuxièmement, la quote-part est à augmenter : Travail.Suisse revendique que la part des recettes que les assureurs vie doivent reverser aux employés assurés (= legal quote) passe de 90 à 95% au minimum.

Ces mesures sont nécessaires, afin que l’argent qui appartient aux employés revienne aux employés, et que le 2ème pilier serve à nouveau à la prévoyance professionnelle et pas à la maximisation des profits.

Annexe Dimension

PK 181012 f Text M Flügel.doc 40 KB

PK 181012 f Text M Kuert.doc 52 KB

PK 181012 f Kennzahlen 05 11.doc 264 KB

18 octobre 2012, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Les travailleurs et travailleuses méritent des hausses de salaire pour 2013

Les prévisions économiques restent dans l’ensemble réjouissantes pour le reste de l’année et pour 2013, malgré des conditions-cadres difficiles. Au cours de ces années passées incertaines, les travailleurs et travailleuses ont fourni un très grand engagement, qu’il s’agit maintenant d’honorer. Travail.Suisse et les fédérations Syna, Hotel&Gastro Union et transfair exigent pour 2013 des augmentations de salaire de 1 à 2.5 pourcent. suite

L’économie suisse fait preuve de sa robustesse et de sa capacité concurrentielle dans le rude environnement de la crise de la dette et de l’euro. Cela est redevable en particulier au très grand engagement des travailleurs/euses. La productivité en hausse, la flexibilité élevée et la forte pression au travail doivent être honorées de façon correspondante dans les négociations salariales 2013.

Travail.Suisse et les fédérations Syna, Hotel&Gastro Union et transfair agissent, comme il est de coutume, de façon différenciée pour tenir compte des particularités des branches et des entreprises. Les exigences principales sont les suivantes :

Augmentations salariales entre un et deux et demi pourcent

L’engagement élevé au travail des dures années passées doit être honoré pour 2013 sous la forme d’une augmentation de salaire comprise entre 1 et 2,5%. Si l’on tient compte du renchérissement négatif, cela signifie une augmentation de salaire réelle de 0.6 à 2,1%. Le renchérissement annuel prévu de -0,4% ne doit pas être pris comme prétexte par les employeurs pour renoncer à une augmentation de salaire réelle.

Le temps est venu pour des corrections

Les négociations salariales 2013 sont le moment idéal pour procéder aux corrections qui s’imposent depuis un bon moment. Il faut augmenter les salaires les plus bas et minimaux d’au moins 100 francs par mois. Il s’agit aussi de mettre un accent particulier sur l’égalité des salaires avec des augmentations particulières pour les femmes.

Augmentations de salaire générales et régulières

Tous les travailleurs et travailleuses doivent profiter de la croissance économique et des progrès de la productivité. Des augmentations générales de salaire sont le bon moyen pour y parvenir. Au lieu de primes et de versements uniques, nous demandons des augmentations de salaire régulières.

Des augmentations de salaire substantielles soutiennent la consommation privée et concourent à ce que l’économie suisse continue à rester sur le chemin de la croissance.

Annexe Dimension

PK 020812 f Text S Blank.doc 61 KB

PK 020812 f Text A Kerst.doc 68 KB

PK 020812 f Text M Humbel.doc 55 KB

PK 020812 f Text E Dubuis.doc 120 KB

02 août 2012, Susanne Blank, Responsable politique économique Drucker-icon

Salaires des managers en 2011: confiance altérée, solutions politiques impératives

En ce qui concerne les salaires des managers, quelques excès dantesques ont été corrigés à la baisse. Il ressort cependant de la comparaison sur une décennie que l’écart salarial s’est énormément agrandi dans le peloton du milieu. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière qui regroupe 170’000 travailleurs et travailleuses, une chose est évidente: la mise en demeure de la politique continue de s’imposer, une mise en confiance est impérative. suite

Pour la huitième fois consécutivement, Travail.Suisse a pris sous la loupe les salaires des topmanagers de 27 entreprises suisses et peut jeter désormais un regard rétrospectif sur une décennie. Le bilan se maintient, les constatations négatives prédominent cependant clairement.

De modestes évolutions positives

De nombreux écarts salariaux ont rétréci au cours de l’année comptable 2011. Les raisons en sont diverses: régulation bancaire, changements parmi le personnel, pertes et baisses des chiffres d’affaires qui ont fort justement freiné les salaires appliqué aux étages directoriaux.

2002 – 2011: stabilisation resp. correction au sommet. Dans les entreprises où l’écart salarial était le plus grand en 2002 – Novartis, UBS, Roche, Nestlé et CS – il est toujours grand en 2011 ou il s’est quelque peu réduit. Cela est dû à une régulation renforcée et à des changements de personnel. Les nouveaux dirigeants travaillent apparemment pour moins d’argent.

La „folie ordinaire“ se maintient

Cartel des salaires 2011: aucune amélioration en vue. L’écart salarial est encore beaucoup trop grand. Si un « simple » collaborateur doit travailler pendant plus de 100 ans pour atteindre le salaire annuel d’un dirigeant, une telle situation est incompréhensible et scandaleuse. Le cartel des salaires 2011 regroupe 41 managers. On y trouve au sommet Joe Jimenez, le directeur général de Novartis avec un salaire 266 x plus élevé que le plus bas salaire versé dans l’entreprise.

2002 – 2011: agrandissement énorme de l’écart salarial dans le peloton du milieu. L’évolution de l’écart salarial dans les entreprises « normales » telles que Implenia, Kuoni, Lonza, Bâloise ou Georg Fischer est préoccupante. Ces dix dernières années, l’écart salarial y a doublé, voire triplé. De telles augmentations ne sont pas justifiées par les prestations, mais sont plutôt dues à un désir de rattrapage.

Mise en demeure urgente de la politique

En l’espace d’une décennie, les salaires des membres de la direction d’un groupe ont augmenté en moyenne de 56 pour cent. A titre de comparaison, dans le même laps de temps et d’après l’indice des salaires, les salaires réels ont augmenté de cinq pour cent. En d’autres termes : à l’échelon supérieur, les salaires grimpent et à l’échelon inférieur, la pression sur les salaires se fait plus forte. Travail.Suisse demande une réponse politique crédible à cette évolution. Cela suppose en particulier la possibilité accordée aux actionnaires de se prononcer sur les salaires individuels des membres de la direction du groupe, une représentation appropriée du personnel au conseil d’administration et une protection renforcée des salaires « normaux » en Suisse.

Annexe Dimension

PK 250612 f Text M Fluegel.doc 32 KB

PK 250612 f Text S Blank.doc 41 KB

PK 250612 f Text S Bäumler.doc 39 KB

Annexes CP manager 0.pdf 216 KB

TravailSuisseA2 F.pdf 2062 KB

25 juin 2012, Susanne Blank, Responsable politique économique Drucker-icon

Congés parentaux – les employeurs publics comblent les insuffisances de la loi

Les résultats 2012 de l’enquête annuelle sur les congés parentaux menée par Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de 170’000 travailleurs et travailleuses, ont été présentés aujourd’hui en conférence de presse. L’occasion a été saisie par deux nouveaux membres du Parlement, les conseillers nationaux Valérie Piller Carrard et Marco Romano, de présenter leurs interventions sur le sujet. Comme l’année précédente, l’enquête a été réalisée auprès de la Confédération, des cantons et des grandes villes. Cette année, elle présente aussi les conventions collectives de travail négociées principalement par les organisations membres de Travail.Suisse. suite

Pour la cinquième année consécutive, Travail.Suisse a présenté son enquête annuelle sur les congés parentaux auprès des employeurs publics (Confédération, cantons et grandes villes). Même si le congé paternité a peu progressé cette année, l’enquête révèle que les employeurs publics sont à l’écoute des besoins de leurs employés ayant charge de famille. Les réglementations locales sont très souvent plus généreuses envers les employées devenues mères que celles contenues dans la loi. Il en va de même pour le congé paternité et le congé d’adoption.

La Conseillère nationale Valérie Piller Carrard (PS/FR) profitera d’une prochaine session au Parlement pour déposer un texte demandant que, par souci d’égalité, les pères puissent aussi bénéficier de plusieurs jours de congé payé lors de la naissance de leur enfant afin qu’ils puissent assumer la prise en charge et le soin du reste de leur famille.

Le Conseiller national Marco Romano (PDC TI) a lui déjà déposé une motion demandant à ce que l’on mette fin à la discrimination des familles qui adoptent un enfant par rapport à celles qui ont la chance d’avoir leurs propres enfants.

Une solution nationale pour rendre les congés paternité et d’adoption accessibles aux PME

Travail.Suisse constate que, dans les conventions collectives de travail, le congé maternité accordé est souvent de 16, voire de 18 semaines, tandis que le congé paternité fait lentement son chemin. Les coûts sont actuellement supportés individuellement par les employeurs. Mutualisés grâce à une solution nationale, ces congés deviendraient enfin accessibles aux petites et moyennes entreprises. L’investissement ne serait, selon les estimations de Travail.Suisse, que de 180 millions de francs pour un congé paternité de 20 jours, et de 3,5 millions de francs pour le congé d’adoption.

Annexe Dimension

PK 240512 f Text V Borioli.doc 61 KB

PK 240512 f Text V Piller Carrard.doc 28 KB

PK 240512 f Text M Romano.doc 29 KB

Congés paternité Cantons 2012 F CORR.doc 118 KB

Congés parentaux 25Villes 2012 F CORR.doc 112 KB

PK 240512 Coûts congé paternité 2012.doc 37 KB

24 mai 2012, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon