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Sortir de la spirale de la violence en cultivant la paix : une approche globale

« (…) les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix », préambule de l’Acte constitutif de l’UNESCO, 1945 suite

La violence qui règne en Amérique centrale est liée à des luttes de pouvoir historiques et aux conséquences de la guerre civile qui s’en est suivie. L’actuelle menace que le crime organisé (notamment les bandes de jeunes appelées « maras ») fait peser sur la population civile a des répercussions sur tous les domaines de la vie quotidienne. L’insécurité croissante et le climat de méfiance qui règne au sein de la population entravent le développement économique et mettent en péril l’engagement de la société civile. Pour le travail sur place de l’organisation de développement Brücke · Le pont, le problème de la violence constitue de surcroît un facteur de risque considérable.

Brücke · Le pont soutient les personnes défavorisées en Amérique latine (et en Afrique) grâce à un programme baptisé « Travail en dignité ». Ce dernier repose sur une approche intégrée, basée sur l’imbrication des trois domaines stratégiques que sont le revenu, les compétences professionnelles et les droits du travail. Les thèmes transversaux du renforcement institutionnel des organisations partenaires, du genre et des droits humains sont pris en compte dans tous les domaines stratégiques du programme. La prévention de la violence et la résolution des conflits est un autre thème transversal, spécialement intégré à l’ensemble du programme pour l’Amérique centrale, du fait du contexte décrit plus haut. En Amérique centrale, les modules du concept Cultura de Paz (culture de la paix) font par conséquent partie intégrante de tous les cursus de formation professionnelle proposés aux jeunes et du travail de sensibilisation à leurs droits des ouvriers d’usine et des employés à domicile.

À l’aide de méthodes et d’instruments participatifs, les modules transmettent des valeurs et des comportements à adopter, tels que le respect, l’égalité, la tolérance, la solidarité ou la diversité. Les participants apprennent à rejeter la violence et à prévenir les conflits. L’objectif est de leur permettre de connaître leurs droits, d’apprendre à gérer les conflits de façon créative et, si nécessaire, de pouvoir faire appel à une aide juridique ou psychologique professionnelle. Les personnes ayant vécu des événements traumatisants peuvent participer à des groupes de paroles. Les jeunes fondent des comités et organisent des actions de pacification dans les écoles et les quartiers à problèmes. Le savoir acquis et la capacité d’agir retrouvée renforcent la confiance en soi et dans les autres. Pour les participants, les solutions et les issues pour sortir de la spirale de la violence deviennent plus concrètes : dans la pratique, les jeunes vont par exemple élaborer des propositions afin de prévenir la violence et les négocier avec les autorités locales.

En savoir plus : https://www.bruecke-lepont.ch/fr/programme-travail-en-dignite/

19 mars 2018, Andreas Jahn, Communication et politique de développement

Perspective de la session de printemps 2018

Plusieurs propositions seront débattues au Parlement durant la session de printemps lesquelles revêtent une importance centrale pour les travailleurs et les travailleuses. Nous vous présentons volontiers la position de Travail.Suisse sur certains thèmes choisis.

En tant qu’organisation faitière indépendante des travailleurs et des travailleuses, Travail.Suisse s’engage dans la politique et en tant que partenaire social au niveau national pour que le travail ait de l’avenir. Vous en saurez plus sur notre document de congrès « Pour un travail ayant de l’avenir » sous www.travailsuisse.ch.

Nous vous souhaitons une bonne session et restons en tout temps à votre disposition pour répondre à vos questions.
(Secrétariat : 031 370 21 11 ou par e-mail).

21 février 2018, Linda Rosenkranz, Responsable de la communication

Travail.Suisse s’engage pour un service public fort – aussi dans le domaine audiovisuel !

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs, soutient le service public par sa prise de position. Trop souvent, l’offre du service public est remise en question, sciemment dénigrée voire même supprimée. Le débat actuel sur l’initiative « No Billag » en est le meilleur exemple. À l’époque de la mutation numérique, le débat sur l’offre du service public doit avoir lieu en tenant compte des changements dans la société. Mais il faut plus et non pas moins de service public. L’offre concernant le travail de care doit être reconnue comme un nouveau domaine du service public et le service public audiovisuel doit être autorisé sur Internet. suite

Le titre de la nouvelle prise de position de Travail.Suisse, « Un service public fort : la base du développement économique, social et écologique de la Suisse », résume bien son contenu : le service public constitue la base d’une Suisse moderne, fonctionnant efficacement. Il est, en effet, déterminant pour son développement économique, social et écologique. Tous les habitants doivent avoir droit à des prestations fiables et de bonne qualité, à des prix abordables. Le service public ne doit cependant pas être considéré comme un patrimoine protégé. Le volume des prestations doit être examiné périodiquement et adapté aux besoins. La mutation numérique impacte aussi le service public. À ce propos, les discussions portent trop souvent sur la suppression et les privatisations. Travail.Suisse refuse que le service public soit sujet à expérimentation et sollicite le monde politique pour faire évoluer l’étendue de ses prestations.

1ère revendication : ne pas courir le risque des privatisations

Les libéralisations et les privatisations ne sont acceptables pour l’offre du service public que si elles ne lui font courir aucun risque ou si les risques encourus restent maitrisables. Dans toutes les entreprises du service public, des conventions collectives de travail doivent être signées avec les partenaires sociaux. Le niveau des conditions de travail doit être d’une qualité au-dessus de la moyenne et garantir la paix du travail. Les privatisations proposées pour des raisons idéologiques doivent être rejetées. L’État (la Confédération, les cantons et les communes) doit garantir le service public. Les pertes de recettes fiscales discutées concernant le Projet fiscal 17, la suppression du droit de timbre ou l’imposition individuelle ne doivent pas conduire à une suppression de prestations du service public.


h2. 2ème revendication : Loi-cadre pour des structures d’accueil

À cause du vieillissement de la société et de la pénurie de main-d’œuvre spécialisée, la Suisse est confrontée à des défis majeurs. Dans ce contexte, la « Care Economy » doit devenir un nouveau domaine du service public. La conciliation entre la vie professionnelle et familiale doit être améliorée par une offre étatique de structures d’accueil. Comme les prestations de la Poste, la proposition doit s’étendre sur tout le pays, afin que toutes les familles ayant des enfants en âge scolaire ou préscolaire puissent en bénéficier, sans être dépendantes de la bonne volonté de l’employeur. Une offre pour soulager les proches qui soignent et accompagnent un parent et pour leur permettre de concilier les tâches familiales et les tâches professionnelles (Spitex, maisons de retraite, centres de jour etc.) doit elle-aussi faire partie d’un service public. C’est pourquoi, le financement actuel de démarrage de la Confédération doit être transformé en une loi-cadre pour des infrastructures d’accueil prenant en charge des enfants et des personnes âgées ayant besoin d’aide.

3ème revendication : service public audiovisuel présent aussi sur Internet

L’initiative « No Billag » a suscité une vive discussion concernant le service public audiovisuel. L’objet du débat porte sur sa suppression : le marché entend désormais décider seul de l’offre. Les discussions concernant l’Agence télégraphique suisse ATS viennent de montrer ce qui peut advenir de l’objectivité et de la liberté de réalisation des émissions si on les laisse complètement au marché libre : un directeur qui parle pour la première fois à ses clients après onze ans de service et qui met le profit par-dessus tout dans un exercice expéditif et, pour ce faire, licencie à tour de bras avec de misérables plans sociaux. La confiance que le marché libre fonctionne bien dans le journalisme en a pris un sérieux coup. Travail.Suisse rejette ainsi clairement l’initiative radicale « No Billag ». Le service public audiovisuel doit au contraire être complété par une offre importante et très diversifiée sur Internet. Le service public audiovisuel doit être développé davantage avec la nouvelle concession pour la SRG SSR et la nouvelle loi sur les médias.

L’initiative « No Billag » met en danger la démocratie

Il n’est possible d’avoir une discussion sur la SRG SSR et son offre que si l’initiative « No Billag » est rejetée. A partir de 2019, les redevances radio et télévision se monteront à 365 francs (encore environ 450 francs en 2018). Cette somme garantit des contenus de qualité avec des informations couvrant l’’actualité nationale, de la musique et des films suisses, des informations sur le trafic et de nombreuses retransmissions sportives (à la radio sans publicité). Un oui conduirait à la suppression de nombreux programmes ou alors ils coûteraient plus de 365 francs. Voici un exemple : rien que l’abonnement pour voir des matchs de hockey sur glace en Suisse à la télévision coûte aujourd’hui 300 francs par an. Mais l’argument qui compte le plus du point de vue des travailleurs et travailleuses est le suivant : grâce aux redevances et aux prescriptions légales, la SSR doit contribuer à la formation de la libre opinion du public par des informations globales, diversifiées et objectives en particulier pour ce qui et du contexte politique, économique et social. Cette obligation garantit que les citoyens et les citoyennes soient informés objectivement et non pas par la propagande d’entreprises et de personnes très riches et influentes

06 février 2018, Adrian Wüthrich, Président

Il faut des congés payés pour soigner ses proches

En mai prochain s’ouvrira la consultation sur le projet législatif destiné à soulager les proches aidants annoncé par le Conseil fédéral il y a un an tout juste. Ce dernier mentionnait diverses mesures, comme des congés de courte durée pour soigner un parent malade, des congés de longue durée pour soigner son enfant gravement malade ou accidenté. Ces mesures ont la particularité de répondre à des situations d’urgence. Sans attendre les nouvelles mesures gouvernementales, des entreprises étrangères et suisses ont pris les devants en se montrant compréhensives et parfois généreuses. Le point sur les besoins et les attentes. suite

Dans la presse suisse alémanique1, on apprend que – suivant de très loin l’exemple d’entreprises nord-américaines (Microsoft, qui accorde jusqu’à 4 semaines de congé payé par année, sans exiger de certificat médical, ou Google qui donne jusqu’à 14 jours de congé de soins payés, puis des congés non payés et des réductions de temps de travail), de grandes entreprises suisses accordent une certaine souplesse à leurs employé-e-s concerné-e-s par des tâches de « care » urgentes. Sont citées Migros, Novartis, Swisscom, Roche, UBS. A y regarder de plus près, les solutions proposées ne sont pas aussi généreuses que celles prises par les entreprises américaines. Mais le constat s’impose : les grandes entreprises ont compris la nécessité de répondre aux besoins de leur personnel. Face au vide juridique actuel, elles ont pris les devants. Mais seules les plus solides au niveau financier peuvent offrir des congés payés à leurs employés aidant leurs proches.

Ce qui est frappant dans les solutions adoptées ici et là, est que tout dépend du bon vouloir de la hiérarchie. Chaque négociation est unique et personne n’est assuré d’obtenir la même chose que son collègue. Les mesures prises pour faciliter la conciliation de l’activité professionnelle et le travail de care sont très diverses. Ici, on propose aux gens de travailler plus tôt et/ou plus tard en début de semaine, de manière à pouvoir partir en week-end plus tôt. Là, un compte de temps est ouvert où le temps pris à soigner les proches est compensé plus tard. Ailleurs, on offre des jours de congé, mais ils ne seront pas payés. Parfois, l’employeur achète pour les employé-e-s des conseils de conciliation prodigués par une entreprise spécialisée mandatée.

Le travail de care régulier est très répandu et souvent « tabou »

Avant de finaliser le projet de modifications législatives, l’Office fédéral de la santé publique a mandaté diverses études pour connaître l’ampleur des besoins d’une p[^art, et pour examiner comment la conciliation entre l’activité professionnelle et la prise en charge de proches malades est abordée au sein des entreprises d’autre part. Des études précédentes réalisées par l’Institut de recherche Careum ont démontré que très souvent, les entreprises ignoraient la situation vécue par leurs employé-e-s confronté-e-s au travail de care. Les premiers résultats indiquent que les entreprises ne connaissent toujours pas assez ce qui existe, comme l’article 36 de la Loi sur le travail qui permet aux parents actifs de prendre jusqu’à trois jours de congé payé pour s’occuper de leur enfant malade : un employé sur cinq ne peut pas prendre congé et 20% des employé-e-s des entreprises interrogées ne sont pas payés durant cette courte absence légale. Interrogée sur la pertinence des premiers résultats auprès de quelques 2’200 entreprises qui ont répondu à l’enquête du bureau bâlois B,S,S Volkswirtschaftliche Beratung, Travail.Suisse a eu l’occasion d’attirer l’attention des enquêteurs sur la dimension « tabou » de ce travail de care réalisé dans la sphère privée et par conséquent, de mettre en perspective les résultats obtenus auprès des entreprises. Quand il s’agit de répondre à une enquête officielle ou à un journaliste, il est tentant de présenter la politique de l’entreprise sous son meilleur jour. Ce qu’il se passe dans la réalité est une autre histoire. Ce sont donc les premiers intéressé-e-s, les proches aidants, qu’il s’agit de sonder.

En effet, selon l’Enquête suisse sur la population active 20142, plus de la moitié (56%) des personnes actives occupées prennent congé des journées entières pour des raisons familiales. Onze pourcents des personnes prenant en charge des adultes ont indiqué avoir réduit leur temps de travail pendant au moins un mois et 7% ont interrompu leur activité professionnelle durant plus d’un mois. En Suisse, on parle des difficultés que rencontrent chaque jour près de 340’000 personnes, un chiffre qui est amené à grossir en raison du vieillissement de la population et du manque d’infrastructures adaptées. Les femmes sont nettement plus nombreuses à subir une restriction de leur activité professionnelle en raison de tâches de care. Quand les enfants sont jeunes (0-14 ans), 32,7% des femmes en couple avec des enfants (et 32,7% élevant leurs enfants seules) sont dans ce cas, contre 11,7% des hommes en couple avec enfants (et 24,9% des hommes élevant leurs enfants seuls). Dans les ménages où l’on s’occupe d’enfants plus âgés ou d’adultes, les femmes actives sont 18,5% à subir une restriction de leur activité professionnelle. Pour les hommes, les chiffres sont insignifiants (et non recensés).

Les situations chroniques demandent des mesures novatrices

Pour le moment, le projet en préparation semble répondre aux seules situations aiguës et exceptionnelles (maladie très grave, accident, urgence), c’est-à-dire celles où le manque en infrastructures est le plus criant, mais aussi celles qui occasionnent le plus souvent de la compréhension et de la bonne volonté de la part des employeurs. C’est déjà une très bonne chose. Toutefois, le travail de care de longue durée et régulier mérite aussi des mesures novatrices. Parce que ces situations sont les plus difficiles à gérer par les proches aidants, qu’elles les atteignent dans leur santé en les « usant » et qu’elles peuvent à terme compromettre leur avenir économique (manques dans le deuxième pilier en cas de réduction ou de cessation de l’activité professionnelle). Travail.Suisse espère que le projet réponde aux besoins du plus grand nombre en proposant aussi des solutions en cas de situations d’aide régulière à long terme, en cas de maladies chroniques ou de handicap.

1Tagesanzeiger / Berner Zeitung / Der Bund / Blick „US-Firmen bringen Pflegeurlaub in die Schweiz“, 19 janvier 2018

, Enquête suisse sur la population active: «Conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale», Neuchâtel octobre 2014 https://www.bfs.admin.ch/bfsstatic/dam/assets/349765/master

06 février 2018, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité

Les caisses de pension doivent mieux faire participer leurs assurés aux excédents

2017 a été une très bonne année pour les caisses de pension. Des rendements entre 6 et 8 pourcent ont permis aux caisses de relever fortement leur taux de couverture et d’accumuler des réserves. Le moment est venu pour les assurés de pouvoir mieux profiter de ces très bons résultats. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, s’engage dès lors pour un taux d’intérêt minimal conforme aux rendements obtenus. suite

La phase des bas taux d’intérêt est sur toutes les lèvres, ce qui n’a pas empêché 2017 d’être une année record pour les rendements de la plupart des caisses de pension. Une politique de placement tenant adéquatement compte des actions et de l’immobilier a permis d’obtenir un rendement moyen de 6 à 8 pourcent pour une caisse de pension. La Publica a obtenu un rendement de 6.7%, la caisse de pension du personnel de l’Etat de Bâle-Campagne 8% et quelques fondations collectives ou caisses professionnelles presque 10%. La Suva, qui a une politique de placement semblable à une caisse de pension, a obtenu 7,8% en 2017. Le résumé établi par PK-Netz1 montre que cela n’a en rien été exceptionnel pour l’année 2017. Face à ces chiffres, rappelons que le taux d’intérêt minimal pour 2017 dans la prévoyance professionnelle obligatoire est de 1%. Les caisses de pension ont donc l’obligation de créditer un intérêt de 1% sur le capital d’épargne-vieillesse des personnes actives. Il se pose dès lors la question urgente suivante : où va le reste de l’argent ?

Distribution des rendements : les uns peuvent et pas les autres ?

Les rendements obtenus, il est vrai, doivent servir en partie à augmenter le degré de couverture et reconstituer les réserves de fluctuation de valeurs. Les caisses qui assurent surtout la partie obligatoire doivent aussi utiliser une partie des rendements pour financer le taux de conversion obligatoire de 6.8 pourcent fixé par la loi. Une importante partie des rendements subsiste donc et Travail.Suisse demande que les travailleurs et travailleuses en bénéficient. Alors que certaines caisses de pension ont octroyé aux actifs en 2017 bien plus que le taux d’intérêt minimal – à l’exemple de la caisse du personnel de l’Etat de Berne (4.25%) ou l’ASGA (2.5%), d’autres en sont restées au minimum d’un pourcent (par exemple, la caisse de pension du personnel de l’Etat d’Argovie) ou très proche de celui-ci (par exemple la caisse de pension de La Poste). De façon générale, le taux d’intérêt minimal demeure une source d’orientation importante pour les caisses dans leur politique de rendement.

Un taux d’intérêt minimal trop bas n’est plus défendable

C’est le Conseil fédéral qui fixe à chaque fois le taux d’intérêt minimal pour l’année à venir sur la base d’une recommandation de la commission LPP et après consultation des partenaires sociaux. Les bases actuelles pour fixer le taux d’intérêt minimal ne prennent plus suffisamment en compte les stratégies actuelles de placement de la plupart des caisses de pension. Voilà où est le problème. En effet, les bases appliquées actuellement surpondèrent les obligations de la Confédération et sous-pondèrent les très bons rendements actuels des actions et de l’immobilier. C’est pourquoi, les taux d’intérêts minimaux qui en résultent ne sont plus défendables et minent la confiance dans la prévoyance professionnelle. Travail.Suisse demande des bases devant mieux tenir compte de la stratégie de placement d’une caisse de pension se situant dans la moyenne.

Moderniser impérativement les bases pour le calcul du taux d’intérêt minimal

C’est pourquoi Travail.Suisse salue la volonté du Conseil fédéral d’analyser les bases décisionnelles pour la fixation du taux d’intérêt minimal LPP jusqu’à l’été prochain. Le fait que les assureurs-vie, des acteurs orientés vers le profit, sont actifs dans la prévoyance professionnelle, pose un problème supplémentaire. Un bas taux d’intérêt minimal réduit leurs obligations envers les assurés, ce qui améliore leur marge de profit. Il n’est dès lors pas étonnant que les assureurs-vie et leur lobby fassent pression pour un taux d’intérêt minimal proche de zéro. Si, en plus, lors de la fixation du taux d’intérêt minimal, on ne prend en considération quasiment que les obligations de la Confédération, on s’approche tôt ou tard de taux d’intérêts proche de zéro, ce qui provoque l’autodestruction du 2ème pilier.

En fin de compte, seul un taux d’intérêt minimal obligatoire plus approprié garantit une participation des travailleurs et travailleuses aux rendements. Et cela devient urgent si l’on veut remplir le mandat constitutionnel « de la poursuite d’un niveau de vie approprié » avec les rentes du 1er et 2ème pilier.

1http://pk-netz.ch. Beitrag vom 25. Januar 2018 „Rekordhohe PK-Renditen gehören den Arbeitnehmenden“

06 février 2018, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale

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