Thèmes – Autres points forts

Rapport sur l’Europe: Les bilatérales, un modus vivendi provisoire

Pour Travail.Suisse, la publication du rapport sur l’Europe est l’occasion de mettre en exergue les limites de la voie bilatérale. Le bilatéralisme a, certes, permis de régler les problèmes les plus urgents dans nos relations avec l’UE, en particulier les questions d’ordre économique. Il ne représente toutefois qu’une étape vers une intégration plus poussée de notre pays à l’UE. suite

La voie bilatérale n’a guère d’avenir à moyen terme car elle est longue, statique et rien ne dit que l’UE soit encore longtemps disposée à régler les questions avec la Suisse sur cette base. L’UE qui compte 455 millions d’habitants peut se passer de la Suisse mais pas la Suisse de l’UE. En d’autres termes, pour l’UE, les préoccupations d’un pays tiers avec ses revendications spécifiques passeront de plus en plus à l’arrière plan. L’UE, qui compte maintenant 25 Etats-membres, s’agrandira encore dans le futur et, dans ces conditions, il deviendra de plus en plus ardu de poursuivre la voie bilatérale.

Pour Travail.Suisse, il est important que la question de l’adhésion soit à nouveau sérieusement débattue. Seule une adhésion permettrait vraiment à la Suisse d’être souveraine car, en étant non membre de l’UE, nous subissons une forme de satellisation qui nous condamne, sous le couvert de « l’alignement autonome » à reprendre en fait de façon automatique le droit communautaire sans pouvoir l’influencer.

Avantages pour les travailleurs et travailleuses
Pour les travailleurs et travailleuses suisses, l’adhésion présenterait aussi des avantages certains : une adhésion provoquerait une importante baisse des prix en Suisse, ce qui améliorerait clairement le pouvoir d’achat des salarié-e-s. Une adhésion renforcerait aussi les droits sociaux et du travail, en particulier dans les domaines de la participation et du dialogue social. Un congé parental devrait aussi être introduit.

29 juin 2006, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure

Négociations commerciales à l’OMC : Faire le forcing pour conclure les négociations : contreproductif !

Libéraliser davantage le commerce mondial requiert deux conditions : primo, rechercher activement des solutions aux conséquences négatives de la libéralisation du commerce sur l’emploi et les normes fondamentales du travail ; secundo, les pays riches doivent ouvrir sincèrement leurs marchés aux pays en développement.

24 avril 2006, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure

Directive européenne sur les services : Une grande victoire des syndicats

La directive Bolkestein a vécu. C’est une victoire majeure pour le mouvement syndical européen qui stoppe, au moins provisoirement, l’offensive néo-libérale sur le modèle social européen.

13 mars 2006, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure

Des ponts dans la bonne direction

Par son programme «travail en dignité» Brücke • Le pont se situe dans la ligne de la coopération au développement actuelle. Ce programme soutient des initiatives dans le but de créer des revenus et promeut également la participation au processus des événements politiques.

27 février 2006, José Balmer, Brücke-Le pont

Travail.Suisse manifeste contre la directive européenne sur les services

Travail.Suisse et sa fédération affiliée, SYNA, participent aujourd’hui à Strasbourg à la grande manifestation organisée par la Confédération européenne des syndicats (CES) pour apporter des changements de fond à la directive européenne sur les services. suite

La libéralisation des services dans l’UE, prévue par la directive Bolkestein, menace les services publics (en ne distinguant pas entres services commerciaux et services d’intérêt général) et les conditions salariales et de travail (par le principe du pays d’origine). La manifestation a pour but de faire pression sur le Parlement européen afin qu’il apporte des changements fondamentaux au texte. Certes, des amendements positifs ont été formulés, mais il faut maintenir la pression jusqu’au bout car des problèmes subsistent et rien n’est encore définitivement gagné.

Des répercussions en Suisse aussi
Pour Travail.Suisse, membre de la CES, il est important que la libéralisation des services dans l’UE ne se fasse pas au détriment des conditions de travail et des services publics ; en effet, cela aurait forcément des répercussions en Suisse, en particulier si la Suisse et l’UE décidaient d’ouvrir des négociations pour un accord bilatéral sur les services.

14 février 2006, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure

RSS | D | F | Info juridiques | Impressum | Sitemap | Full Site | LOGIN