Thèmes – Autres points forts

Suisse – UE : en débattre ouvertement maintenant pour éviter un fait accompli négatif plus tard

Les rapports de la Suisse avec l’UE sont d’une importance déterminante pour les travailleurs et travailleuses en Suisse. Il s’agit d’éviter absolument des issues politiques irréfléchies et hâtives. C’est la raison pour laquelle Travail.Suisse demande qu’on débatte maintenant de façon ouverte et complète de nos relations avec l’UE et de toutes les options, y compris l’adhésion à l’UE.

04 octobre 2010, Martin Flügel, Président

Le Conseil fédéral doit ouvrir la discussion maintenant et mettre sur la table toutes les options

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de 170’000 travailleurs et travailleuses, attend du Conseil fédéral qu’il ouvre maintenant la discussion sur les relations de la Suisse avec l’UE. Il faut débattre de toutes les options pour éviter d’être mis devant un fait accompli négatif plus tard. suite

En décidant de poursuivre la voie bilatérale, le Conseil fédéral reconnaît aussi qu’elle devient plus difficile car l’UE demande la reprise de son droit interne. Ne pas présenter d’autres options qu’un éventuel accord-cadre (pour régler les questions institutionnelles des accords bilatéraux) ne fait que repousser le débat et fait prendre à la Suisse un très grand risque : celui de devoir décider plus tard sous la pression extérieure et sans débat démocratique – comme dans l’affaire UBS – des relations avec l’UE.

Dans ce débat nécessaire, les travailleurs et travailleuses ont deux intérêts essentiels 1) l’accès des entreprises suisses au marché de l’UE doit continuer à être garanti afin de maintenir et créer des emplois en Suisse ; 2) les travailleurs et travailleuses doivent aussi bénéficier des lois sociales et du travail de l’UE qui sont le corollaire logique du grand marché européen.

EEE plutôt que poursuite de la voie bilatérale
Au vu de ces intérêts, il faut désormais préférer l’EEE à la poursuite de la voie bilatérale car, avec une perte de souveraineté semblable, il offre un accès plus complet à l’économie suisse au marché de l’UE tout en octroyant aux travailleurs et travailleuses les lois du travail et sociales de l’UE (congé parental de 4 mois, transposition des accords-cadres européens par les partenaires sociaux dans les conventions collectives de travail (CCT) suisses, etc.) L’adhésion à l’UE doit aussi être discutée. Pour Travail.Suisse, elle n’est envisageable que si l’on parvient à négocier une longue période transitoire pour l’introduction de l’euro et que l’on compense de façon juste sur le plan fiscal pour toutes les catégories de revenus l’augmentation du taux de TVA.

15 septembre 2010, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure

Renforcer l’intégration à l’UE dans l’intérêt des travailleurs-euses

10 septembre 2010, Denis Torche, Responsable politique extérieure

Renforcer l’intégration à l’UE dans l’intérêt des travailleurs et travailleuses

La voie bilatérale, qui a permis de régler nos relations avec l’UE jusqu’ici, est en train de devenir plus ardue, raison pour laquelle il faut débattre d’autres options, que ce soit l’EEE ou l’adhésion. Si on repousse trop longtemps la discussion, il est à craindre que la Suisse puisse moins bien défendre ses intérêts dans le futur.

06 septembre 2010, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure

Charte sociale européenne : le moment est venu de la ratifier!

La Suisse assume dès novembre la présidence du Comité des ministres du Conseil de l’Europe. C’est aussi, cette année, le 60ème anniversaire du Conseil de l’Europe. L’occasion est donc propice pour proposer la ratification de la Charte sociale. Il en va de la crédibilité de la Suisse : parmi les 47 Etats membres du Conseil de l’Europe, la Suisse est l’un des derniers pays à ne pas avoir ratifié la Charte.

26 octobre 2009, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure

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