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Le service public audiovisuel sort renforcé

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, se réjouit du clair rejet de l’initiative populaire No Billag. Le service public audiovisuel en sort renforcé et devra être développé pour s’adapter aux mutations que subit le paysage audiovisuel. suite

En rejetant clairement l’initiative populaire No Billag, les citoyens et citoyennes ont montré leur attachement à un service public audiovisuel passant bien avant la logique du chacun pour soi où l’on ne payerait que pour ce que l’on veut regarder. En rejetant l’initiative No Billag, les votant-e-s expriment l’opinion que seul un service public audiovisuel fort est à même de proposer des émissions d’information et culturelles de qualité, de garantir l’impartialité et la diversité des opinions et de promouvoir la solidarité et la diversité linguistique et culturelle de la Suisse. Ces différents éléments jouent un rôle primordial pour une société démocratique et ouverte. Le maintien et le développement d’un bon service public audiovisuel est aussi très important pour la démocratie car seul le service public peut vraiment assurer un accès aux émissions d’information équitable et équilibré pour les divers groupes de représentation, dont celui défendant les intérêts du monde du travail.

En tant qu’organisation faîtière de travailleurs et travailleuses, Travail.Suisse se réjouit aussi que le non à No Billag permette de maintenir des milliers d’emplois dans les radios et télévisions régionales et à la SSR. Travail.Suisse est conscient que le paysage audiovisuel est en profonde mutation et qu’un vaste débat sur le service public audiovisuel va maintenant s’engager. Mais plutôt que de tirer à boulets rouges contre la SSR et de partir de prémisses idéologiques, il serait préférable pour la suite des débats de réfléchir objectivement au rôle du service public audiovisuel pour l’avenir. Travail.Suisse pense en particulier à la nécessité d’ajuster et développer des contenus pour des catégories de personnes qui tendent à se détourner du service public audiovisuel et à la nécessité de développer l’offre sur les supports de diffusion plus récents comme internet.

Pour d’autres renseignements :
Adrian Wüthrich, président, mobile 079 287 04 93
Denis Torche, responsable du dossier service public, mobile 079 846 35 19

04 mars 2018, Adrian Wüthrich, Président

Réseau postal, CFF etc. : le Parlement doit exercer son contrôle démocratique et renforcer le rôle du service public

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses et transfair, son organisation affiliée du service public, demandent au Parlement de tirer les bons enseignements de l’affaire CarPostal pour le service public de La Poste Suisse et même pour le service public en général. Il faut faire la transparence et renforcer le contrôle démocratique sur la Poste en particulier car elle appartient à 100% à la Confédération. Il faut établir un moratoire gelant la suppression des offices postaux dans l’attente de la redéfinition et du renforcement des critères du service public. suite

Au cours de ses précédentes sessions, le Parlement a adopté toute une série d’interventions parlementaires concernant le réseau postal. Elles traduisaient le mécontentement de divers groupes concernant les prestations offertes par la Poste en termes d’accessibilité, de transparence et de surveillance. Travail.Suisse, et son affilié transfair, avaient salué l’adoption de la plupart de ces interventions – en général des motions – qui ouvrent la voie à une révision de la Loi sur la poste. Dans ce contexte, Travail.Suisse et transfair demandent au Conseil national d’adopter jeudi 1er mars la motion de la CTT du Conseil des Etats « Planification stratégique du réseau d’offices postaux ».

Pour Travail.Suisse et transfair, les interventions parlementaires sur le réseau postal, et maintenant la demande d’un débat urgent sur CarPostal, doivent conduire à renforcer le service public. L’affaire CarPostal ne doit en aucun cas mener au renforcement de l’autonomie de l’entreprise, voire à sa privatisation. Car ce sont plutôt les exigences de rentabilité et « l’oubli » de la mission de service public que l’on peut supposer être à l’origine des graves dysfonctionnements. Une crise de confiance ébranle maintenant la Poste dans son ensemble et des doutes apparaissent aussi sur la situation financière réelle des offices postaux. Le déficit de transparence doit être éliminé le plus vite possible. En attendant qu’elle soit établie et que le Parlement ait redéfini les critères politiques de service public pour le réseau postal, il faut geler la fermeture des offices de poste avec l’établissement d’un moratoire.

L’exemple de la Poste, mais aussi ceux des lignes de bus longue distance et de l’audiovisuel public viennent rappeler le rôle essentiel du politique et du contrôle démocratique pour la définition du service public. Le tout récent document de position de Travail.Suisse sur le service public vient apporter sa contribution au débat.

Pour le document de position de Travail.Suisse

Pour d’autres renseignements :
Denis Torche, responsable du dossier de service public, Travail.Suisse, 079 846 35 19
René Fürst , responsable de la branche Poste/Logistique, transfair, 079 551 55 51

28 février 2018, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure

Travail.Suisse s’engage pour un service public fort – aussi dans le domaine audiovisuel !

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs, soutient le service public par sa prise de position. Trop souvent, l’offre du service public est remise en question, sciemment dénigrée voire même supprimée. Le débat actuel sur l’initiative « No Billag » en est le meilleur exemple. À l’époque de la mutation numérique, le débat sur l’offre du service public doit avoir lieu en tenant compte des changements dans la société. Mais il faut plus et non pas moins de service public. L’offre concernant le travail de care doit être reconnue comme un nouveau domaine du service public et le service public audiovisuel doit être autorisé sur Internet. suite

Le titre de la nouvelle prise de position de Travail.Suisse, « Un service public fort : la base du développement économique, social et écologique de la Suisse », résume bien son contenu : le service public constitue la base d’une Suisse moderne, fonctionnant efficacement. Il est, en effet, déterminant pour son développement économique, social et écologique. Tous les habitants doivent avoir droit à des prestations fiables et de bonne qualité, à des prix abordables. Le service public ne doit cependant pas être considéré comme un patrimoine protégé. Le volume des prestations doit être examiné périodiquement et adapté aux besoins. La mutation numérique impacte aussi le service public. À ce propos, les discussions portent trop souvent sur la suppression et les privatisations. Travail.Suisse refuse que le service public soit sujet à expérimentation et sollicite le monde politique pour faire évoluer l’étendue de ses prestations.

1ère revendication : ne pas courir le risque des privatisations

Les libéralisations et les privatisations ne sont acceptables pour l’offre du service public que si elles ne lui font courir aucun risque ou si les risques encourus restent maitrisables. Dans toutes les entreprises du service public, des conventions collectives de travail doivent être signées avec les partenaires sociaux. Le niveau des conditions de travail doit être d’une qualité au-dessus de la moyenne et garantir la paix du travail. Les privatisations proposées pour des raisons idéologiques doivent être rejetées. L’État (la Confédération, les cantons et les communes) doit garantir le service public. Les pertes de recettes fiscales discutées concernant le Projet fiscal 17, la suppression du droit de timbre ou l’imposition individuelle ne doivent pas conduire à une suppression de prestations du service public.


h2. 2ème revendication : Loi-cadre pour des structures d’accueil

À cause du vieillissement de la société et de la pénurie de main-d’œuvre spécialisée, la Suisse est confrontée à des défis majeurs. Dans ce contexte, la « Care Economy » doit devenir un nouveau domaine du service public. La conciliation entre la vie professionnelle et familiale doit être améliorée par une offre étatique de structures d’accueil. Comme les prestations de la Poste, la proposition doit s’étendre sur tout le pays, afin que toutes les familles ayant des enfants en âge scolaire ou préscolaire puissent en bénéficier, sans être dépendantes de la bonne volonté de l’employeur. Une offre pour soulager les proches qui soignent et accompagnent un parent et pour leur permettre de concilier les tâches familiales et les tâches professionnelles (Spitex, maisons de retraite, centres de jour etc.) doit elle-aussi faire partie d’un service public. C’est pourquoi, le financement actuel de démarrage de la Confédération doit être transformé en une loi-cadre pour des infrastructures d’accueil prenant en charge des enfants et des personnes âgées ayant besoin d’aide.

3ème revendication : service public audiovisuel présent aussi sur Internet

L’initiative « No Billag » a suscité une vive discussion concernant le service public audiovisuel. L’objet du débat porte sur sa suppression : le marché entend désormais décider seul de l’offre. Les discussions concernant l’Agence télégraphique suisse ATS viennent de montrer ce qui peut advenir de l’objectivité et de la liberté de réalisation des émissions si on les laisse complètement au marché libre : un directeur qui parle pour la première fois à ses clients après onze ans de service et qui met le profit par-dessus tout dans un exercice expéditif et, pour ce faire, licencie à tour de bras avec de misérables plans sociaux. La confiance que le marché libre fonctionne bien dans le journalisme en a pris un sérieux coup. Travail.Suisse rejette ainsi clairement l’initiative radicale « No Billag ». Le service public audiovisuel doit au contraire être complété par une offre importante et très diversifiée sur Internet. Le service public audiovisuel doit être développé davantage avec la nouvelle concession pour la SRG SSR et la nouvelle loi sur les médias.

L’initiative « No Billag » met en danger la démocratie

Il n’est possible d’avoir une discussion sur la SRG SSR et son offre que si l’initiative « No Billag » est rejetée. A partir de 2019, les redevances radio et télévision se monteront à 365 francs (encore environ 450 francs en 2018). Cette somme garantit des contenus de qualité avec des informations couvrant l’’actualité nationale, de la musique et des films suisses, des informations sur le trafic et de nombreuses retransmissions sportives (à la radio sans publicité). Un oui conduirait à la suppression de nombreux programmes ou alors ils coûteraient plus de 365 francs. Voici un exemple : rien que l’abonnement pour voir des matchs de hockey sur glace en Suisse à la télévision coûte aujourd’hui 300 francs par an. Mais l’argument qui compte le plus du point de vue des travailleurs et travailleuses est le suivant : grâce aux redevances et aux prescriptions légales, la SSR doit contribuer à la formation de la libre opinion du public par des informations globales, diversifiées et objectives en particulier pour ce qui et du contexte politique, économique et social. Cette obligation garantit que les citoyens et les citoyennes soient informés objectivement et non pas par la propagande d’entreprises et de personnes très riches et influentes

06 février 2018, Adrian Wüthrich, Président

Travail.Suisse demande un service public fort

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, a présenté aujourd’hui, avec les fédérations affiliées Syna, transfair et la commission de jeunesse Jeunesse.Suisse, le document de position « Un service public fort : fondement du développement économique, social et écologique de la Suisse ». Le but est, d’un côté, de renforcer le service public comme colonne vertébrale de la Suisse et, de l’autre, de donner une position claire contre « No Billag » et les plans actuels de démantèlement dans le service public audiovisuel. suite

Le service public est le fondement d’une Suisse moderne qui fonctionne efficacement, ce qui est déterminant pour son développement économique, social et écologique. La nécessité de réexaminer périodiquement l’étendue des prestations du service public, et de l’adapter aux besoins de la population, favorise une discussion adéquate sur l’étendue de ces prestations mais cela ne doit en aucun cas signifier un démantèlement ou des privatisations.

Ce que le marché est incapable de faire – à l’inverse du service public

Au cours des dernières années et même décennies, l’idéologie néo-libérale a marqué toujours plus fortement l’économie et la politique. Cette idéologie qui met le marché au centre, avec si possible le moins de conditions-cadres – aspire à laisser au marché les prestations du service public ; avec l’argument qu’il fournirait les mêmes prestations plus efficacement et à des coûts plus bas que l’Etat. Le document de Travail.Suisse sur le service public montre qu’il n’en va pas ainsi. L’idéologie occulte complètement le fait que le marché libre présente des faiblesses criantes, comme par exemple le renforcement des centres et l’affaiblissement des régions périphériques. Ainsi, si la Poste était une entreprise privée, jamais elle ne pourrait fournir des prestations comparables à celles d’aujourd’hui dans les régions périphériques peu peuplées. Le marché libre ne peut pas non plus garantir la pérennité des infrastructures du fait qu’il recherche un rendement à court terme et ne manifeste pas d’intérêt pour des investissements coûteux dans l’entretien régulier. Or, des infrastructures comme les télécommunications ou le réseau ferroviaire nécessitent impérativement un pareil entretien. Un autre élément très important est le fait que le marché ne peut pas garantir l’égalité des chances. Il rend les forts plus forts et les faibles plus faibles et produit ainsi un monde égoïste. C’est ce qui se passerait si l’on privatisait le système éducatif et seule une couche privilégiée pourrait s’offrir alors une formation scolaire de haute qualité.

Pour garantir la cohésion territoriale, économique et sociale de la Suisse et promouvoir un service public fort et moderne, Travail.Suisse formule trois revendications centrales :

Revendication 1 – Pas prendre de risques de privatisations : la privatisation de prestations de service public ne peut être acceptée que si l’on peut exclure des risques pour les prestations. Par ailleurs, les conditions de travail doivent être particulièrement bonnes et réglées dans une convention collective de travail. Il faut rejeter catégoriquement les privatisations pour des raisons idéologiques.

Revendication 2 – « L’économie care » comme nouvelle prestation de service public : le vieillissement de la population et la pénurie de personnel qualifié placent la Suisse devant de grands défis. Il faut améliorer la conciliation entre la vie professionnelle et familiale par une offre des pouvoirs publics – d’un côté pour l’accueil des enfants en âge préscolaire et scolaire et, de l’autre, pour décharger les proches aidants afin de permettre la compatibilité entre leurs devoirs familiaux et une activité lucrative.

Revendication 3 – Maintenir et développer le service audiovisuel public : l’initiative « No Billag » veut supprimer le service public audiovisuel, seul le marché déciderait de l’offre. Travail.Suisse rejette clairement l’initiative radicale « No Billag ». Le service public audiovisuel est une offre fondamentale de base et doit plutôt être complétée par des offres sur internet. La nouvelle concession pour la SRG SSR et la nouvelle loi sur les médias peuvent et doivent poursuivre le développement du service public audiovisuel.

Travail.Suisse et sa commission de jeunesse Jeunesse.Suisse vont s’engager, avec le soutien des fédérations affiliées Syna et Transfair, pour un service public fort et la mise en œuvre de ces revendications.

Pour d’autres informations:
• Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, mobile: 079 287 04 93
• Jacques-André Maire, conseiller national et vice-président de Travail.Suisse, mobile : 078 709 48 50
• Denis Torche, responsable du dossier service public, Travail.Suisse, mobile : 079 846 35 19
• Stefan Müller-Altermatt, conseiller national et président de transfair, mobile: Tel. 076 332 15 26
• Irène Darwich, responsable du secteur des services et vice-présidente de Syna, mobile: 079 758 08 12
• Nadine Walker, co-présidente de Jeunesse.Suisse, mobile: 079 900 68 98

30 janvier 2018, Adrian Wüthrich, Président

Réseau postal au Conseil des Etats : la politique reprend à raison les rênes

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, salue l’acceptation par le Conseil des Etats de quatre motions du Conseil national. Elles prévoient de mieux prendre en considération les besoins des régions et de la population concernant les prestations offertes par la Poste en termes d’accessibilité, de transparence et de surveillance. suite

Travail.Suisse se réjouit que la politique reprenne la main au sujet du réseau postal avec l’acceptation des motions 17.3012 (Législation sur la poste), 17.3013 (Inscrire dans la législation les instruments de surveillance du domaine de la poste), 16.3481 (Service universel dans le domaine postal. Fixer des règles d’accessibilité différentes en fonction des régions) et 16.3482 (Accroître la transparence dans la fourniture du service universel dans le domaine postal). Sans contester le fait que la Poste doive adapter son réseau en raison des mutations structurelles (digitalisation etc.), elle doit le faire en dialoguant davantage avec les différents acteurs concernés, en particulier les communes et les partenaires sociaux. La suppression de près de 400 offices postaux d’ici 2020 doit impérativement mieux prendre en considération les besoins des régions et de la population sans faire primer les considérations financières. Les différents critères de service public pour les prestations postales devront être ainsi être adaptés et, le cas échéant, renforcés.

Travail.Suisse se félicite aussi que le Conseil des Etats ait rejeté la motion 17.3011 (Pour que les acteurs du marché suisse bénéficient d’une concurrence équitable). L’acceptation de cette motion aurait favorisé les prestataires privés et engendré des coûts supplémentaires pour la Poste. Elle représentait aussi une menace pour les conditions d’engagement usuelles dans la branche.

Pour d’autres renseignements :
Denis Torche, responsable du dossier service public. Tél. 031 370 21 11 ou 079 846 35 19

30 novembre 2017, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure

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