Thèmes – Egalité

Le verre est à moitié plein

Travail.Suisse salue la volonté du Conseil fédéral de prendre des mesures pour mettre en œuvre l’exigence légale de l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes. Avec un examen obligatoire de l’égalité des salaires pour les entreprises de plus de 50 collaborateurs et collaboratrices et un devoir de publication dans le rapport annuel, il propose un pas important. Il manque toutefois encore des mesures efficaces pour la suppression d’une discrimination salariale avérée. suite

Après l’interruption, faut d’un résultat suffisant, du dialogue sur l’égalité des salaires en tant que voie du partenariat social volontaire pour la mise en œuvre de l’égalité des salaires dans les entreprises suisses, le Conseil fédéral propose un examen obligatoire et régulier. En outre, le résultat doit être publié dans le rapport annuel. Cette proposition représente une amélioration claire par rapport au manque de transparence actuel, qui ne sert les intérêts que des entreprises qui discriminent. Malgré tout, pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, le but n’est pas encore atteint. En effet, on n’a pas suffisamment répondu à la question de savoir ce qui doit se passer en cas de discrimination salariale avérée. La discrimination est une infraction à la loi et doit pouvoir être sanctionnée. Il manque des sanctions contre les entreprises fautives et des mesures efficaces pour supprimer l’inégalité salariale.

Travail.Suisse va tout mettre en œuvre pour que le Parlement complète les propositions du Conseil fédéral par d’autres mesures efficaces pour sanctionner la discrimination salariale et mettre en œuvre l’égalité des salaires.

Pour plus d’informations:
Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique d’égalité
mobile : 079 598 06 37
mail : borioli@travailsuisse.ch

22 octobre 2014, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité

Refus du Conseil national de la création d’un indice de l’égalité salariale – quand la politique de l’autruche est à l’oeuvre

Travail.Suisse regrette que le conseil national refuse de créer un indice de l’égalité salariale facile à comprendre. En effet, il a rejeté aujourd’hui le postulat Fehr demandant la création d’un tel indice basé sur des données statistiques pourtant déjà disponibles. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleuses et travailleurs, la chambre basse admet implicitement que l’inégalité salariale entre femmes et hommes perdure, quand bien même elle est contraire à la Constitution et à la loi. Il n’en aurait pas coûté grand-chose pour établir un tel indice qui aurait permis, entre autre, de prévoir des correctifs au niveau de l’âge de la retraite et des rentes offertes aux femmes, victimes de longue durée de l’inégalité salariale. suite

Le postulat 13.3177 de la conseillère nationale socialiste zürichoise Jacqueline Fehr part du constat que les disparités salariales perdurent sans que l’on puisse vraiment expliquer pourquoi, quand bien même ce phénomène est anticonstitutionnel et contraire à la loi. Sont pointés du doigt les facteurs mous (« soft factors ») tels que les conceptions de la vie, les valeurs personnelles ou les opinions des protagonistes. Dans ce contexte, un indice annuel de l’égalité salariale, construit sur les données statistiques existantes, serait d’une grande utilité pour rendre les discriminations visibles simplement.

En Suisse, plusieurs indices existent déjà : pour les prix à la consommation, pour les prix de l’immobilier ou la construction, ou pour les valeurs cotées à la bourse suisse. Les enquêtes régulières sur les salaires produites par l’Office fédéral de la statistique sont à même de fournir les données pour construire un tel indice, facile à comprendre. Refuser la création revient à vouloir conserver des œillères de la politique. Car un tel indicateur permettrait de rendre la thématique visible. Cet instrument pourrait aussi servir à prendre des mesures correctrices en faveur des femmes quand elles partent à la retraite, puisque les inégalités salariales dont elles sont victimes durant leur vie professionnelle les pénalisent à nouveau à l’âge de la retraite.

Pour plus de détails :

Valérie Borioli Sandoz, Responsable Politique de l’égalité, 079 598 06 37

17 juin 2014, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité

Fin du projet « Dialogue sur l’égalité des salaires » : Les contrôles automatiques de la parité salariale sont incontournables

Le projet novateur mis sur pied par les partenaires sociaux et la Confédération pour éliminer les discriminations salariales n’a pas atteint son but et se terminera comme prévu en février 2014, sans prolongation. Travail.Suisse, l’organisation indépendante des travailleurs, regrette qu’une grande majorité d’entreprises en Suisse n’aie pas saisi la chance de régler le problème par le partenariat social. La voie politique s’ouvre à nouveau pour adopter enfin des contrôles automatiques de la parité salariale. suite

Réunis hier, les porteurs du « Dialogue sur l’égalité des salaires » ont décidé de mettre un terme à leur projet selon ce qui avait été prévu à son lancement en mars 2009. Il ne sera pas prolongé de deux ans après février 2014. Travail.Suisse, l’organisation indépendante des travailleurs, le regrette vivement, après s’être engagée dès le début dans le projet aux côtés de l’Union syndicale suisse, de l’Union patronale et de l’Union suisse des arts et métiers et des trois offices fédéraux impliqués (Office fédéral de la Justice, Bureau fédéral pour l’égalité entre femmes et hommes, Secrétariat d’Etat à l’économie).

Le bilan décevant fait état, après cinq ans, de 42 entreprises inscrites, alors que le projet s’en était fixé 100. Parmi elles, on compte un quart d’administrations publiques ou proches de la Confédération et quatre organisations syndicales. Au final, la méthode proposée par le projet n’a attiré que les « bons élèves » qui se sont annoncés sans avoir à craindre les résultats de l’auto contrôle.

Au tour de la politique d’intervenir

Travail.Suisse est très préoccupée par l’attitude de certaines branches et entreprises qui ont refusé de participer au Dialogue en arguant le fait qu’il fallait réaliser l’exercice dans le cadre du partenariat social. Quand, en outre, un bon nombre d’entreprises ne répond même pas à un courrier signé par trois conseillers fédéraux, cela relève du même dédain.

La chance de régler le problème de manière non contraignante est maintenant passée, même si Travail.Suisse continuera de s’engager en faveur de toute initiative reposant sur le partenariat social. Les interventions parlementaires ajournées en raison du Dialogue en cours peuvent être remises sur la table. C’est le cas de la motion 10.3934 de la Présidente de l’association du personnel transfair – Chiara Simoneschi-Cortesi – qui demande un mécanisme de contrôle automatique de parité salariale dans la Loi sur l’égalité, à l’instar de ce qui existe dans d’autres lois réglant le travail. En se basant sur l’expérience menée par le Dialogue, le Parlement et le Conseil fédéral ont la possibilité de donner la réponse qu’il convient au scandale des discriminations salariales qui dure depuis trop longtemps.

Pour plus de détails :
Martin Flügel, Président de Travail.Suisse, 079 743 90 05
Valérie Borioli Sandoz, Responsable Politique de l’égalité, 079 598 06 37

09 décembre 2013, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité

Le Conseil fédéral est appelé à agir !

Le 14 juin 2011, anniversaire des 40 ans des droits politiques pour les femmes, des 20 ans de la grève des femmes, 15 ans après l’entrée en vigueur de la loi sur l’égalité, le Conseil fédéral est appelé à agir en organisant une vaste campagne sur le thème de l’égalité.

20 juin 2011, Josiane Aubert, Vice-présidente Travail.Suisse

Dans les positions dirigeantes, les femmes restent sous-représentées

À la tête des milieux économiques, les choses n’ont guère changé au cours des dernières années, ces milieux restant dominés par la gent masculine. L’étude portant sur les salaires des dirigeants et la gouvernance d’entreprise (corporate governance), menée par Travail.Suisse, montre que les femmes occupant un poste de direction restent une valeur encore rare. Dans les 27 entreprises suisses examinées, la proportion féminine au sein des directions de groupe ne représente qu’un faible 5 %. Voilà une situation intolérable aux yeux de Travail.Suisse.

02 mai 2011, Manuel Hubacher, stagiaire

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