Thèmes – Egalité – Maternité et paternité

A cause de la crise, le congé paternité doit-il être reporté aux calendes grecques ?

Notre pays traverse une crise économique qui fait dire à certains que certaines mesures sont à remettre à plus tard. Le congé paternité en fait partie. Le réflexe de calculer les conséquences financières immédiates de toute nouvelle mesure a un nom : l’économisme. Il est le fruit du néo-libéralisme qui a sévit durant trop longtemps et qui a conduit nos économies dans les difficultés actuelles. Il est temps de replacer la mesure du congé paternité dans une autre perspective et à raisonner avec d’autres valeurs en tête.

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PD A cause de la crise le congé paternité doit-il être reporté aux calendes grecques.doc 53 KB

02 février 2009, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon

Attaques contre le congé maternité sous couvert d’égalité

Un congé maternité, ce n’est pas des vacances, il faut le rappeler. Du point de vue biologique, affectif et émotionnel ou relationnel au sein des familles, la période qui suit la naissance d’un enfant est très chargée tant physiquement que psychiquement. Certains élus de droite estiment pourtant que l’on peut aisément réduire le congé maternité. L’argument « à la mode » semble tout trouvé : le père doit aussi pouvoir bénéficier d’un congé paternité. Ils proposent donc de partager le congé maternité. C’est une attaque en règle contre une protection sociale essentielle aux femmes, en totale contradiction avec la tendance générale qui est de prolonger les congés maternité trop courts.

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PD Congé maternité raccourcis.doc 47 KB

24 novembre 2008, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon

Attaques contre le congé maternité sous couvert d’égalité

Un congé maternité, ce n’est pas des vacances, il faut le rappeler. Du point de vue biologique, affectif et émotionnel ou relationnel au sein des familles, la période qui suit la naissance d’un enfant est très chargée tant physiquement que psychiquement. Certains élus de droite estiment pourtant que l’on peut aisément réduire le congé maternité. L’argument « à la mode » semble tout trouvé : le père doit aussi pouvoir bénéficier d’un congé paternité. Ils proposent donc de partager le congé maternité. C’est une attaque en règle contre une protection sociale essentielle aux femmes, en totale contradiction avec la tendance générale qui est de prolonger les congés maternité trop courts.

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PD Congé maternité raccourcis.doc 47 KB

24 novembre 2008, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon

Congé paternité – Nous ne laissons pas tomber

Travail.Suisse, les Femmes protestantes en Suisse, la Ligue suisse des femmes catholiques et Masculinités.ch entendent poursuivre leurs efforts à tous les niveaux pour que la Suisse adopte enfin un congé paternité digne de ce nom. Réunies en conférence de presse, les quatre organisations ont fait le point sur la situation qui prévaut en Suisse. Elles ont insisté sur ce mot d’ordre : elles ne laissent pas tomber. Plusieurs actions sont prévues pour faire avancer la cause des travailleurs futurs pères, dans l’intérêt de tous et toutes. suite

L’enquête menée par Travail.Suisse auprès des administrations cantonales pour connaître la réglementation en vigueur pour le personnel des cantons montre qu’ils sont neuf à n’accorder que le minimum recommandé, à savoir 1 à 2 jours de congé paternité. Ils sont tout autant à avoir adopté récemment un congé de 5 jours. Les cantons restants offrent 3 à 4 jours, un seul ne prévoit rien du tout.

De nombreuses conventions collectives de travail règlent la situation en faveur des pères et celles qui le font prévoient en moyenne 5 jours de congé paternité. Certaines entreprises se montrent plus généreuses. Les congés paternité de 10 jours et plus ont fait la une de l’actualité au début de l’année, tandis que certaines entreprises accordent 20 jours depuis plusieurs années à leurs employés quand ils deviennent pères. Ces employeurs ont compris ce qu’ils ont à gagner à répondre positivement aux aspirations profondes des salariés qui souhaitent jouer un rôle de plus en plus important au sein de leur famille.

Au sein des églises réformées cantonales, elles sont une majorité à n’accorder que le minimum recommandé (1 à 2 jours), voire aucun jour de congé en cas de naissance. Les églises progressistes sont six à accorder 5 jours et plus et quatre à donner 3 à 4 jours aux nouveaux pères qu’elles emploient. Les églises catholiques romaines connaissent elles aussi une situation très contrastée en matière de congé paternité, qui peut varier de 0 à 4 semaines suivant les cantons.

L’intérêt croissant de la part des employeurs à vouloir régler la question, seuls ou en concertation avec les syndicats, est récent, mais il va en grandissant. C’est dans ce sens que, en attendant une solution fédérale, vont se poursuivre les discussions menées par les fédérations membres de Travail.Suisse lors des futures négociations des conventions collectives de travail.

Le travail s’intensifie au niveau politique pour que la Suisse adopte un congé paternité plus long, de vingt jours au moins, modulable sur une période de plusieurs mois. C’est la seule formule qui permette à la mesure de déployer des effets bénéfiques à long terme pour l’ensemble de la société. Les quatre organisations peuvent compter sur des relais politiques solides, comme celui que leur a offert le Conseiller national Roger Nordmann. L’auteur d’une première motion acceptée par la chambre basse en 2007 puis refusée quelques mois plus tard par la chambre haute entend bien remettre le couvert sous la Coupole fédérale, mais sous une autre forme.

Travail.Suisse, les Femmes protestantes en Suisse, la Ligue suisse des femmes catholiques et Masculinités.ch unissent désormais leurs forces pour faire entendre la voix des quelques 460’000 membres qu’elles représentent pour que tous les pères travaillant en Suisse bénéficient du même congé paternité.

25 mai 2008, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon

Congé paternité – Nous ne laissons pas tomber

Travail.Suisse, les Femmes protestantes en Suisse, la Ligue suisse des femmes catholiques et Masculinités.ch entendent poursuivre leurs efforts à tous les niveaux pour que la Suisse adopte enfin un congé paternité digne de ce nom. Réunies en conférence de presse, les quatre organisations ont fait le point sur la situation qui prévaut en Suisse. Elles ont insisté sur ce mot d’ordre : elles ne laissent pas tomber. Plusieurs actions sont prévues pour faire avancer la cause des travailleurs futurs pères, dans l’intérêt de tous et toutes. suite

L’enquête menée par Travail.Suisse auprès des administrations cantonales pour connaître la réglementation en vigueur pour le personnel des cantons montre qu’ils sont neuf à n’accorder que le minimum recommandé, à savoir 1 à 2 jours de congé paternité. Ils sont tout autant à avoir adopté récemment un congé de 5 jours. Les cantons restants offrent 3 à 4 jours, un seul ne prévoit rien du tout.

De nombreuses conventions collectives de travail règlent la situation en faveur des pères et celles qui le font prévoient en moyenne 5 jours de congé paternité. Certaines entreprises se montrent plus généreuses. Les congés paternité de 10 jours et plus ont fait la une de l’actualité au début de l’année, tandis que certaines entreprises accordent 20 jours depuis plusieurs années à leurs employés quand ils deviennent pères. Ces employeurs ont compris ce qu’ils ont à gagner à répondre positivement aux aspirations profondes des salariés qui souhaitent jouer un rôle de plus en plus important au sein de leur famille.

Au sein des églises réformées cantonales, elles sont une majorité à n’accorder que le minimum recommandé (1 à 2 jours), voire aucun jour de congé en cas de naissance. Les églises progressistes sont six à accorder 5 jours et plus et quatre à donner 3 à 4 jours aux nouveaux pères qu’elles emploient. Les églises catholiques romaines connaissent elles aussi une situation très contrastée en matière de congé paternité, qui peut varier de 0 à 4 semaines suivant les cantons.

L’intérêt croissant de la part des employeurs à vouloir régler la question, seuls ou en concertation avec les syndicats, est récent, mais il va en grandissant. C’est dans ce sens que, en attendant une solution fédérale, vont se poursuivre les discussions menées par les fédérations membres de Travail.Suisse lors des futures négociations des conventions collectives de travail.

Le travail s’intensifie au niveau politique pour que la Suisse adopte un congé paternité plus long, de vingt jours au moins, modulable sur une période de plusieurs mois. C’est la seule formule qui permette à la mesure de déployer des effets bénéfiques à long terme pour l’ensemble de la société. Les quatre organisations peuvent compter sur des relais politiques solides, comme celui que leur a offert le Conseiller national Roger Nordmann. L’auteur d’une première motion acceptée par la chambre basse en 2007 puis refusée quelques mois plus tard par la chambre haute entend bien remettre le couvert sous la Coupole fédérale, mais sous une autre forme.

Travail.Suisse, les Femmes protestantes en Suisse, la Ligue suisse des femmes catholiques et Masculinités.ch unissent désormais leurs forces pour faire entendre la voix des quelques 460’000 membres qu’elles représentent pour que tous les pères travaillant en Suisse bénéficient du même congé paternité.

25 mai 2008, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon