Thèmes – Egalité – Maternité et paternité

Le congé de paternité a un besoin urgent d’une base juridique

Travail.Suisse a mis à jour les chiffres sur la fréquence du congé de paternité dans l’économie suisse (à partir de mai 2018). Les contrats collectifs de travail les plus importants et les plus contraignants ont été analysés. Il s’avère que l’adoption d’un congé de paternité est un processus lent. Pour près de la moitié des salariés sous contrat collectif de travail, seuls 1 à 2 jours de congé de paternité sont encore prévus. Parmi les grandes entreprises, il existe de nombreux exemples de congés de paternité de 10 à 20 jours.

Les chiffres relatifs au secteur public en tant qu’employeur ont également été mis à jour. Pour la Confédération, les cantons, les 30 plus grandes villes et les capitales cantonales, le congé paternité de 5 à 10 jours devient la norme. Cependant, seuls les grands centres urbains offrent un congé de paternité de 20 jours ouvrables, comme l’exige l’initiative populaire Travail.Suisse.

Dans l’ensemble, il y a une grande différence entre les grands et les petits employeurs : les grands employeurs offrent un congé de paternité, quoique modestement, alors que les petits employeurs ne le font généralement pas. Cette lacune ne peut être comblée que par une législation sur le congé de paternité et un financement fondé sur la solidarité, ce qui crée des règles du jeu équitables.

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Nous n’obtiendrons rien sans nous engager à fond – le congé paternité maintenant !

Le 24 mai dernier, Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs, a lancé, conjointement avec d’autres organisations, l’initiative pour un congé paternité de 20 jours. La récolte de signatures à bien commencé – 25’000 signatures ayant été récoltées en à peine trois mois. Il nous faut persévérer : la semaine actuelle consacrée à récolter de nouvelles signatures est un sprint intermédiaire pour progresser plus vite, car – comme l’histoire l’a prouvé – nous n’obtiendrons rien sans engagement. Nous avons dû nous battre pour l’AVS et nous devons maintenant la défendre. Il en ira de même pour le congé paternité. suite

Avec une vaste coalition d’organisations d’hommes, de pères, de femmes, de mères, de familles et de travailleurs, Travail.Suisse a lancé l’initiative populaire « Pour un congé paternité raisonnable – en faveur de toute la famille ». Cette alliance est déjà à elle seule une étape importante: plus de 140 organisations se sont ralliées autour de l’objectif visant l’obtention d’un congé paternité de quatre semaines et ont envoyé un message clair de la société civile: Chers membres du Parlement, nous voulons un congé paternité maintenant! Pour les uns, demander 20 jours c’est aller trop loin, pour d’autres, un congé parental de plusieurs semaines constituerait une revendication légitime. Notre initiative tablant sur 20 jours est raisonnable et constitue une première démarche pragmatique. A l’instar du congé maternité, le congé paternité devra être financé par l’assurance perte de gain. Les pères devraient pouvoir prendre ce congé d’un seul tenant ou par journées séparées, donc selon un système souple, ce qui constituerait un bon compromis tant pour les familles que pour les entreprises.

Notre initiative a été abondamment discutée en maints endroits pendant les premières semaines qui ont suivi son lancement. J’ai déjà pu participer à un premier débat contradictoire (organisé à Zurich par FemWiss). Ce qui m’a alors frappé, c’est que les opposants n’ont avancé aucun argument vraiment convaincant contre le congé paternité. On blâme le fait que l’Etat s’immisce dans les affaires familiales. Or, il ne le fera pas avec le congé paternité. Personne ne sera contraint de prendre un tel congé. Autre argument souvent avancé: « Nous, nous n’avions pas de congé paternité ». Est-ce uniquement parce le congé paternité n’existait pas autrefois que la génération actuelle devrait en être privée?

Les familles ont impérativement besoin de bonnes conditions-cadre. En font partie les allocations pour enfant ou le congé maternité. En outre, de nombreuses entreprises accordent aujourd’hui déjà un congé paternité de plus d’un jour, reconnaissant ainsi ce besoin légitime des familles. En jetant un coup d’œil au-delà de nos frontières, on voit que la Suisse est le seul pays en Europe à ne pas avoir de congé paternité fixé dans une loi. Autre comparaison: les pays de l’OCDE accordent en moyenne huit semaines de congé paternité. En accordant quatre semaines, la Suisse serait donc à la limite inférieure et, de ce point de vue, on pourrait parler d’une solution raisonnable.

Un autre point qui revient souvent sur le tapis concerne les coûts. Or nous affirmons que notre initiative ne coûtera rien au contribuable. Quatre semaines de congé paternité coûteraient quelque 385 millions de francs, financés par un pourcentage prélevé sur les salaires. Depuis le 1er janvier 2016, nous ne versons plus 0.5, mais 0.45 pour cent du salaire pour les APG. Le Conseil fédéral a abaissé le taux de cotisation aux APG, parce que celles-ci ont suffisamment de réserves pour l’avenir. 0.45 pour cent de salaire est à la charge des employeurs et des travailleurs, chacun payant actuellement 0.225 pour cent du salaire. Le taux de 0.45 sera en vigueur jusqu’à fin 2020. L’introduction d’un congé paternité n’obligera à relever ce taux que dans quelques années (les réserves ont été suffisantes pour environ six ans pour l’assurance maternité). Ensuite, il faudrait augmenter le taux des APG de quelque 0.12 pour cent du salaire. En supposant que tous les pères ne profiteront pas de tous leurs jours de congé paternité, 0.1 pour cent du salaire suffira sans doute, ce qui fera 0.05 pour cent pour les travailleurs. Compte tenu du salaire moyen en Suisse, cela représentera nettement moins d’un franc par mois. Si l’on compare le nombre de jours de service de l’Armée (5‘792‘623 en 2015) avec le nombre escompté de jours d’APG à soustraire à cause du congé paternité (2‘380‘000), le rapport est d’environ 7 à 3. Cela signifie que le congé paternité correspondrait à quelque 40 pour cent des coûts des jours de service effectués actuellement pour l’Armée. En Suisse, au cours de sa première année, chaque enfant aurait son père près de lui pendant 20 jours ouvrables de plus.

La semaine de récolte de signatures est un sprint intermédiaire

Les arguments plaidant en faveur du congé paternité doivent désormais être soumis au peuple. Le congé paternité doit devenir un sujet de débat dans la société et dans les familles – et donc également dans les familles des membres du Parlement. Les premières expériences faites lors de la récolte de signatures montrent que la question est tout à fait dans l’esprit du temps. Il n’est pas rare que des hommes et des femmes signent l’initiative, sans y avoir été directement invités. Les 25‘000 premières signatures ayant été réunies, il s’agit maintenant de persévérer en retournant dans la rue. Pendant ce marathon, nous voulons faire un sprint intermédiaire en consacrant une semaine commune à la récolte de signatures et atteindre ainsi plus rapidement notre objectif. Dès le 22 août, des stands se dresseront dans la Suisse tout entière pour récolter des signatures en faveur du congé paternité et, partant, en faveur des jeunes gens de demain.

Et parallèlement, défendre l’AVS!

Parallèlement à notre engagement pour améliorer les conditions-cadre pour les familles, nous voulons aussi aujourd’hui nous investir en faveur de rentes couvrant les besoins et contre une réduction de la prévoyance vieillesse. Travail.Suisse soutient l’initiative populaire « AVSplus », qui prévoit d’augmenter les rentes AVS de 10% et à propos de laquelle le peuple suisse se prononcera le 25 septembre. En outre, nous nous opposons à la détérioration envisagée par le Conseil national dans le cadre de la prévoyance vieillesse 2020. Un référendum sera certainement lancé si les décisions prises par sa Commission consultative recueillent une majorité en assemblée plénière.

Le 10 septembre, tous à la manifestation concernant l’AVS

En pareille situation, il est important que les travailleurs se mobilisent et se fassent entendre. Pour cette raison, Travail.Suisse les invite, par le biais de ses organisations membres, à participer à la grande manifestation AVS qui aura lieu dans l’après-midi du 10 septembre à Berne. Nous voulons donner de la voix contre la réduction des rentes et en faveur du congé paternité. Il va de soi que ce sera aussi l’occasion de récolter des signatures.

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22 août 2016, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Action de récolte des signatures pour un congé paternité dans toute la Suisse

Durant la semaine du 22 au 28 août, on va consciencieusement récolter des signatures dans toute la Suisse. Que ce soit de manière mobile dans les villes avec une poussette, que ce soit à l’aide d’un stand en bonne et due forme, nos récolteurs et récoltrices de signatures vont donner le meilleur d’eux-mêmes. Vous souhaitez vous aussi nous soutenir et signer ? Ou bien voulez-vous aussi donner un coup de main ? suite

Adressez-vous sans tarder à Hélène Fischer (E-Mail ou tél. 031 370 21 74).

Lundi 22 août
Altdorf, toute la journée, dans toute la ville
Bâle, l’après-midi, dans toute la ville
Berne, à midi, dans toute la ville

Mardi 23 août
Altdorf, toute la journée, dans toute la ville
Berne, 10-16h, au stand à la Bärenplatz

Mercredi 24 août
Altdorf, toute la journée, dans toute la ville
Bâle, le matin, près du Zolli
Berne, 10-16h, au stand à la Bärenplatz
Fribourg, 8-12h, au stand au marché

Jeudi 25 août
Altdorf, toute la journée, dans toute la ville
Berne, 10-16h, au stand à la Bärenplatz

Vendredi 26 août
Altdorf, toute la journée, dans toute la ville
Zurich, toute la journée, au stand à la Place Escher-Wyss

17 août 2016, Linda Rosenkranz, Responsable de la communication Drucker-icon

Notre initiative a bien démarré et donne des ailes au projet de concilier travail et famille

Le 24 mai dernier, de concert avec Alliance F, männer.ch et Pro Familia Suisse, Travail.Suisse a lancé l’initiative « Pour un congé paternité raisonnable – en faveur de toute la famille ». Après deux semaines, on peut d’ores et déjà dire que l’initiative a réussi son envol: 20’000 signatures ont été récoltées en ligne et les traditionnelles campagnes de signatures vont bon train, elles aussi. suite

Notre initiative a très bien démarré et a recueilli un large écho – favorable – dans les médias et sur les réseaux sociaux. On prend acte qu’une large alliance de la société civile s’est constituée et soutient l’initiative en faveur de 20 jours (flexibles) de congé paternité (nous réunissons au total plus de 140 organisations et fédérations). Nos aspirations sont prises au sérieux et, bien au-delà du congé paternité, il est aussi question de mieux concilier travail et famille. Nous nous rallions à ces messages – qui émanent aussi d’employeurs – et luttons pour améliorer la situation. Dans le cadre de l’initiative fédérale visant à combattre la pénurie de personnel qualifié, pénurie qui deviendra de plus en plus importante lors de la mise en œuvre de l’initiative contre l’immigration de masse, l’un des quatre points forts est de mieux concilier famille et travail. A cet égard, il convient de prendre des mesures politiques qui apportent un plus aux familles, c’est-à-dire aux parents en Suisse.

La récolte de signatures ne se fait pas toute seule

Je constate qu’il est rare de voir arriver les gens spontanément vers les stands où sont récoltées les signatures. Or, c’est bien le cas pour l’initiative « Pour un congé paternité raisonnable – en faveur de toute la famille », comme je l’ai vécu moi-même à Berne. On me demande des feuilles de signatures dans mon entourage privé également. Le bureau de Travail.Suisse reçoit lui aussi de nombreuses demandes, ce qui nous montre que la société civile souhaite ce congé paternité. Nous avons atteint un record suisse en matière d’enregistrement de signatures via notre outil en ligne: en dix jours, 20’000 personnes ont rempli un formulaire de signatures en ligne. Nous espérons maintenant qu’elles les imprimeront, les rempliront dûment et les glisseront dans la prochaine boîte aux lettres. Je remercie ici toutes les personnes qui ont adressé un courriel à leurs connaissances, ont posté des messages sur Facebook et Twitter ou ont déjà récolté des signatures dans la rue. Sur demande, nous fournissons tout le matériel souhaité pour la récolte de signatures! Une chose est claire: bien que la démarche soit facile et que les gens signent rapidement, il nous faut récolter plus de 100’000 signatures. Notre outil en ligne et des envois à nos propres membres ne suffiront pas à eux seuls à réunir un nombre suffisant de signatures. Je remercie d’ores et déjà toutes celles et tous ceux qui s’engagent en faveur de notre initiative!

Une vaste alliance derrière un projet

Il est extrêmement important que nous formions une vaste alliance en faveur d’un projet concret. Nous avons pu rassembler derrière un même projet les partisans d’un congé paternité de 10 jours et les partisans d’un congé parental de plusieurs semaines. Notre initiative doit être un premier pas, raisonnable, que nous voulons désormais franchir. Le texte de l’initiative est clair et net. Nous voulons un congé paternité de 20 jours, qui puissent être payés et pris de manière flexible. Un tel congé devrait permettre aux pères de passer davantage de temps avec leurs enfants et améliorer les premiers pas d’une vie de famille. Les hommes sont carrément prêts, mais les possibilités sont limitées: actuellement en Suisse, un père a droit à un jour de congé payé – et la loi n’est même pas contraignante – qu’il peut consacrer à s’occuper de son nouveau-né ou de ses frères et sœurs éventuels, et à soutenir la mère. Le travailleur peut certes invoquer le code des obligations, qui prévoit un jour de congé à l’article 329, alinéa 3. Mais un seul jour – peut-être encore non payé – est définitivement trop peu pour bâtir une relation avec son enfant.

Un congé-paternité pour toute la famille

La période qui suit une naissance est intense pour toute la famille. Et le père ne doit pas jouer un rôle de second plan, parce qu’il ne peut pas être présent pendant cette phase. Apprendre son rôle de père et établir une relation tendre avec son enfant est une entreprise qui demande avant tout du temps. De plus, les hommes souhaitent pouvoir être de vrais pères: selon une étude menée en 2011 par Pro Familia Suisse, quelque 90 pour cent des hommes suisses souhaitent passer davantage de temps avec leurs enfants.

Et qui plus est, non seulement les pères profiteront d’un congé paternité, mais les mères seront soutenues par leur partenaire dans les premiers moments qui suivent la naissance. La mère pourra compter sur le soutien de son partenaire au lieu de s’occuper seule du nouveau-né, voire des frères et sœurs, et se reposer des suites de son accouchement. En outre, l’engagement du père dès le départ contribue à permettre à la mère de reprendre plus vite son activité professionnelle et de ne pas devoir mettre entre parenthèses, voire abandonner, sa carrière. Pour cette raison, notre initiative est aussi une contribution à l’initiative fédérale visant à combattre la pénurie de personnel qualifié, puisqu’elle permettra à celles qui le souhaitent d’augmenter leur charge de travail ou de se réinsérer dans la vie professionnelle.

Un pas important pour mieux concilier travail et famille

L’exigence d’un congé paternité raisonnable est plus que nécessaire et réalisable. Le texte de l’initiative prévoit que ce congé paternité serait aménagé de manière analogue au congé maternité, avec pour seule et unique différence que les jours pourraient être pris de manière flexible et en fonction des besoins individuels de la famille, et ce, durant l’année qui suit la naissance de l’enfant. De cette manière, l’employeur et le travailleur auront, par exemple, la possibilité d’essayer temporairement de nouveaux modèles de temps partiel et, qui sait, de nouvelles possibilités naîtront peut-être pour les pères d’occuper des postes intéressants de travail à temps partiel.

20 jours de congé paternité pour le prix d’un café par mois

Le financement sera assuré, lui aussi, par le régime des allocations pour perte de gain (APG) selon le modèle du congé maternité. Un taux de remplacement de 80 pour cent sera calculé, avec une indemnité journalière maximale de 196 francs. Selon un rapport de 2013, le Conseil fédéral estime la totalité des coûts d’un congé paternité à quelque 380 millions de francs, financés solidairement par les travailleurs et les employeurs à raison de 0,06 pour cent du salaire chacun. Il ne faudra guère adapter les taux de cotisations des APG, étant donné que le nombre de jours de service militaire (également réglé par les APG) est en constante diminution. Autrement dit: pour un salaire moyen de 6000 francs, employeur et travailleur paieront chacun 3,60 francs par mois – soit le prix d’un café.

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06 juin 2016, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Lancement de l’initiative populaire « Pour un congé paternité raisonnable, en faveur de toute la famille »

Le Parlement a, dans l’ensemble, rejeté 30 fois le congé paternité du revers de la main. Mais le peuple a une opinion toute différente sur ce sujet : 80% des votants veulent un congé paternité. Pour cette raison, une large alliance de la société civile s’est constituée avec l’association faîtière « Le congé paternité maintenant ! » qui lance aujourd’hui une initiative populaire pour un congé paternité de 20 jours, dont les jours peuvent être pris séparément de manière flexible durant l’année qui suit la naissance de l’enfant. suite

Le thème du congé paternité montre la taille importante du fossé qui existe entre le monde politique et la population. Pour cette raison, des organisations faîtières des travailleurs (Travail.Suisse), des organisations pour les hommes et les pères (männer.ch), des organisations pour les femmes (Alliance F) et des organisations pour la famille (Pro Familia), en tout plus de 140 associations et fédérations, ont pris le dossier en main et lancent aujourd’hui l’initiative populaire « Pour un congé paternité raisonnable, en faveur de toute la famille ».

Un congé paternité : en faveur de la famille et la société

La naissance d’un enfant change tout : La famille, le couple, le travail, le temps libre. C’est un processus de repositionnement, dans lequel la mère et l’enfant ont leur place biologique et disposent des conditions cadre légales nécessaires. Pour le père, c’est autre chose : En Suisse, il n’existe aucun droit à un congé payé ou à un congé sans solde. C’est d’autant plus grave, que les effets positifs d’un engagement paternel précoce sont prouvés. Le lien avec le bébé est plus fort et la participation au développement de l’enfant est plus intensive. Les enfants dont les pères se sont impliqués très tôt ont plus de compétence sociale, ils réussissent mieux à l’école et sont plus solides psychiquement. Les pères en bénéficie se positionnant de manière équilibrée entre leurs différents rôles comme partenaire, père et acteur professionnel, ce qui a un impact positif sur leur santé, et même sur leur productivité au travail. Pour les mères aussi, la présence des pères est importante. Elles sont plus soutenues, leur santé est meilleure et la satisfaction dans la relation est plus grande. Qui plus est, un congé paternel facilite la réintégration des femmes dans le monde professionnel et promeut ainsi la conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale, ce qui permet une continuité professionnelle plus élevée, de meilleures perspectives de carrière professionnelle et des revenus AVS/APG/AI plus élevés.

Le congé paternité promeut la conciliation travail/famille et agit contre la pénurie de main-d’oeuvre qualifiée

Concilier la vie professionnelle et la vie familiale relève de la plus haute importance au niveau de l’économie nationale. Pourtant, la Suisse fait très peu dans ce domaine et ce, bien que le monde politique se plaigne constamment du manque de main-d’oeuvre qualifiée. Les premiers temps après la naissance constituent un moment charnière, également en ce qui concerne l’activité professionnelle de la femme. Si les pères ne sont pas présents au sein de la famille durant cette période, ils manquent un moment important et risquent d’être totalement distancés par rapport à la mère dans l’apprentissage des soins prodigués à l’enfant. Ce qui, par la suite, sédentarise le rôle de la mère à la maison. Cela a pour conséquence de réduire ou de supprimer l’activité professionnelle des femmes. 20 jours de congé paternité pouvant être pris de manière flexible permettent au père d’être un partenaire solide après la naissance. Il pourrait, par exemple, s’occuper, à côté des soins prodigués à la mère et l’enfant, des éventuels frères et soeurs du nouveau-né, de prendre en charge la familiarisation avec la crèche, d’effectuer des tâches ménagères ou d’installer la chambre d’enfant chez les grands-parents. Un père pourrait ainsi rester deux semaines à la maison après la naissance du nouveau-né et, avec le temps restant, réduire de 20% son activité professionnelle pendant 10 semaines. Les employés seraient donc gagnants, car ils pourraient essayer le modèle à temps partiel, mais les employeurs aussi, car ils pourraient mieux planifier et préparer les absences.

Le congé paternité : Une chance pour l’économie suisse

Un congé paternité de 20 jours a un effet positif sur les PME, car la situation actuelle n’est ni équitable, ni solidaire. Le plus chanceux est celui qui travaille pour une grande entreprise ou dans l’administration. Par contre, si le père travaille dans une PME, il aura vraisemblablement moins de chance et devra se contenter d’un jour ou de sacrifier des journées de vacances ou, si la famille peut se le permettre financièrement et que l’employeur est d’accord, de prendre un congé sans solde. Le modèle proposé avec le financement via l’allocation pour perte de gain (APG) permet à toutes les entreprises de proposer un congé paternité digne de ce nom et pouvant être pris de différentes manières. Cela signifie un traitement égal de toutes les entreprises. L’exemple du congé maternité montre que les entreprises savent gérer les absences. Vient s’ajouter à cela le fait que les absences à cause du service militaire sont devenues beaucoup plus rares dans les entreprises. Les 20 jours de congé paternité sont donc tout à fait supportables financièrement.

Le congé paternité ne vaut pas plus cher qu’une tasse de café par mois

Dans son rapport de 2013, le Conseil fédéral évalue les coûts d’un congé paternité de quatre semaines (28 jours d’indemnités journalières) à 384 millions de francs. Cela correspond à environ 0,12% de la somme salariale en Suisse, c’est-à-dire 0,06% du salaire à verser par les employés et les employeurs. Pour un salaire mensuel de 6000 francs, cela signifie 3.60 francs, donc pas plus qu’une tasse de café. Un congé paternité est supportable financièrement.

Un vrai congé paternité payé de 20 jours représente un investissement pour l’avenir : Il est nécessaire, adapté à notre époque et peut être financé. Il représente un premier pas concret vers un congé parental, qui ne doit en aucun cas toucher aux acquis du congé maternité. Le congé paternité est utile aux pères, aux enfants, aux mères, aux employés et aux employeurs, en fait à toute la société.

Plus d’informations à ce sujet sous : www.conge-paternite.ch

La récolte de signatures de l’initiative sur le congé paternité démarre simultanément dans la rue et sur internet. On peut signer l’initiative sous https://wecollect.ch/fr/campaign/conge-paternite/. Plus de 40’000 signatures ont déjà pu être récoltées via la plateforme indépendante.

Pour tout renseignement complémentaire :
• Adrian Wüthrich, Président de l’association « Le congé paternité maintenant ! »; Président de Travail.Suisse, Tél. portable : 079 287 04 93
• Clivia Koch, Vice-présidente Association « Le congé paternité maintenant ! » ; Membre du comité Alliance F, Tél. portable : 079 417 79 58
• Arno Kerst, Président de Syna, Tél. portable : 079 598 67 70
• Markus Theunert, Secrétaire général männer.ch, Tél. portable : 079 238 85 12
• Stefan Müller-Altermatt, Président de transfair, Tél. portable : 076 332 15 26
• Laurent Wehrli, Président de Pro Familia Suisse, Tél. portable : 079 221 80 62
• Gerhard Andrey, Partner Liip SA, Tél. Portable: 078 694 25 11

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Medienkonferenz Vaterschaftsurlaub Foto-highres.jpg 2606 KB

2016 05 24 Factsheet-Modell-20-Tage-Vaterschaftsurlaub f.docx 55 KB

2016 05 24 Factsheet-Vaterschaftsurlaub Rechtl-Situation-heute f.docx 53 KB

2016 05 24 Dossier MK-Lancierung-Vaterschaftsurlaub f.pdf 941 KB

24 mai 2016, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Conseil national : Non au congé paternité

Le Conseil national a aujourd’hui refusé l’initiative parlementaire Candinas pour un congé paternité de deux semaines. Il politise ainsi à nouveau les besoins de la population.
Travail.Suisse s’engage depuis des années en faveur d’un congé paternité. La décision du jour démontre un mépris envers tous les pères et toutes les mères. Le Conseil national ne veut même les aider par une percée avec une solution minimale. Une telle politique de la famille est tout sauf moderne. suite

C’est pourquoi Travail.Suisse prépare, avec d’autres organisations, une initiative populaire pour un congé paternité de 20 jours de travail. L’initiative devrait être lancée ce printemps. Aujourd’hui, les pères n’ont aucun droit à pouvoir bénéficier d’un congé paternité à l’occasion de la naissance de leur enfant. Dans le cadre des heures et des jours de congé usuel selon le Code des obligations, leur employeur ne leur accorde la plupart du temps qu’un seul jour de congé. C’est autant de temps que pour un déménagement. Les pères modernes souhaitent pourtant assumer leurs responsabilités envers leur nouvelle famille dès le premier jour, et pas seulement du point de vue financier, mais aussi du point de vue du temps qui lui est consacré. C’est pourquoi un congé paternité digne de ce nom est une préoccupation urgente qui permettra enfin une avancée.

Plus d’informations :
Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale, 031 370 21 11, 079 777 24 69

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2016 04 27 pI Candinas f.docx 40 KB

27 avril 2016, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon