Thèmes – Famille

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Première plateforme nationale pour les proches aidants

Dans un futur proche, il y aura en Suisse toujours plus de personnes âgées qui nécessiteront soins et soutien. Parmi elles, de nombreuses personnes souhaitent vivre le plus longtemps possible à la maison. Pour rendre cela possible, leurs proches offrent leur aide – même si ces tâches s’ajoutent à leur activité professionnelle. Le site www.info-workcare.ch de Travail.Suisse renforce l’aide intergénérationnelle au sein des familles en offrant gratuitement informations, conseils, outils et adresses de proximité aux proches aidants qui restent professionnellement actifs.

Pour de plus amples informations, cliquez ici.


Travail de care: le Conseil fédéral reconnaît qu’il est temps d’agir

Travail.Suisse se félicite que le Conseil fédéral soit prêt à examiner la manière dont les personnes fournissant un travail de care peuvent maintenir une prévoyance professionnelle adéquate. En acceptant le postulat Müller-Altermatt, le Conseil fédéral signale qu’il est prêt à agir. Nous espérons qu’il identifiera aussi des solutions concrètes. suite

En acceptant le postulat de Stefan Müller-Altermatt, conseiller national et président de transfair, le Conseil fédéral s’engage à rédiger un rapport relatif au postulat qui doit monter comment il est possible de préserver une prévoyance professionnelle adéquate pour les personnes qui s’occupent de proches (personnes fournissant un travail de care).
Nous nous attendons à ce que le rapport identifie des amorces concrètes de solutions et réserve au travail de care l’importance qu’il revêt déjà depuis longtemps sur le plan social.

De quoi s’agit-il?

La prise en charge de proches (travail de care) exige dans de nombreux cas la réduction du temps de travail. La personne qui réduit son temps de travail renonce cependant non seulement à son salaire mais aussi aux cotisations à la prévoyance professionnelle. Cette défaillance de la prévoyance est souvent une conséquence vécue par ceux qui prennent en charge un travail de care à domicile au lieu de le déléguer à des institutions publiques. Le travail de care a au bout du compte pour résultat des coûts moindres pour la collectivité, le maintien de la proximité aux proches pour les personnes nécessitant les soins, mais une atteinte à leur propre revenu financier pour les proches soignants. La situation peut s’arranger pour le mieux pour toutes les personnes intéressées si la prévoyance professionnelle des personnes fournissant un travail de care est assurée.

Travail.Suisse en faveur de la reconnaissance du travail de care

Travail.Suisse s’engage depuis des années en faveur de la conciliation entre la profession et le travail de care. Nous avons lancé en octobre le site Internet info-workcare.ch – un pas important sur la voie menant à la reconnaissance officielle du travail de care.

Pour d’autres informations :
Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique d’égalité, tél. 079 598 06 37 ou tél. 031 370 21 11

16 décembre 2016, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique d'égalité

www.info-workcare.ch est en ligne !

Hier a été lancée la première plateforme nationale d’informations et de ressources destinée aux proches aidants qui travaillent : www.info-workcare.ch. C’est la réponse de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses, au problème de la conciliation du « work and care ». La politique fédérale discute pourtant du sujet depuis plusieurs années, mais c’est aujourd’hui que les proches aidants ont besoin d’être déchargés, pour commencer au niveau des nombreuses informations qu’ils doivent réunir. suite

Le rythme de la politique suisse consensuelle est très lent, alors que les difficultés auxquelles se heurtent les proches aidants sont quotidiennes. Un des premiers besoins des personnes concernées est la nécessité de collecter toutes sortes d’informations provenant de sources différentes. C’est une des premières activités auxquelles sont confrontés les partenaires, les fils et les filles des personnes qui ont besoin d’aide dans leur vie quotidienne. Rechercher les informations adéquates est terriblement chronophage et requiert des connaissances parfois pointues dans divers domaines.
C’est pourquoi Travail.Suisse a décidé de construire une plateforme nationale d’informations destinées aux proches aidants actifs. Avec www.info-workcare.ch, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses met à la disposition de toutes et de tous un site internet gratuit, disponible en trois langues qui fournit des adresses de proximité, des informations générales (financières, juridiques), des conseils pratiques et des outils pour permettre de gérer au mieux engagement personnel et activité professionnelle.

Le « travail de care », c’est quoi ?

Le contenu et la structure d’info-workcare.ch a été conçu avec l’aide de nombreux expert-e-s issus d’associations diverses, d’organisations du monde du travail et de la recherche. Une des premières questions qui s’est posée était de définir ce qu’est le travail de care. Travail.Suisse a choisi de se baser sur les définitions posées par le Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes, à l’origine de plusieurs publications de référence sur le sujet 1 .

Il existe de deux sortes de « travail de care » : direct et indirect. Le « travail de care direct » comprend les prestations de soin, de prise en charge et d’éducation fournies directement, mais aussi la responsabilité de surveiller comment se passe la prise en charge. La planification du travail des différentes personnes et institutions intervenant dans la prise en charge en fait partie. En Suisse, 35% de la population résidante permanente de 15 à 64 ans prend régulièrement en charge des enfants ou des adultes en Suisse. Cette part équivaut à 1,9 million de personnes. Le volume de travail de care direct représente plus de 80 milliards de francs par an.

Le « travail de care indirect », c’est le travail domestique lié à la prise en charge de la famille (faire la cuisine, le ménage, les lessives, les achats, etc), soit toutes les tâches indispensables que les personnes aidées ne peuvent en général pas effectuer elles-mêmes. Le volume du travail de care indirect se chiffre à 20 milliards de francs par an.

Encourager une meilleure répartition du travail de care entre femmes et hommes

Ce projet a reçu l’aide financière prévue par la Loi sur l’égalité entre femmes et hommes car on sait que les femmes sont majoritaires dans les tâches de « care », ce qui les empêche d’être plus actives sur le marché de l’emploi. Parfois, l’impossibilité de concilier les deux mondes les conduit à quitter un emploi. Cette décision de retrait de toute activité professionnelle lucrative, voire même de diminution drastique du taux d’activité, compromet l’avenir des femmes en termes de couverture sociale. Il n’est en effet pas rare que les couples de plus de 50 ans divorcent. Toutes les années passées à s’occuper presque exclusivement du partenaire, des parents ou des beaux-parents pèsent lourd sur la future retraite des femmes qui s’en trouve fortement réduite. Les bonifications pour avoir aidé et soigné des proches adultes sont un des objets discutés au sein de la Commission sociale du Conseil national. Mais de nombreuses années s’écouleront encore avant que des solutions satisfaisantes ne soient adoptées.

Grâce à des projets comme info-workcare.ch, la sensibilisation sur le sujet grandit. L’objectif est, pour Travail.Suisse, d’encourager l’aide intergénérationnelle au sein des familles. Certes cette aide est nécessaire du point de vue macro-économique puisque le volume d’heures travaillées représente des dizaines de milliards chaque année dont on ne saurait se passer. Cette aide est surtout souhaitée par les personnes qui en bénéficient, comme par les proches aidants qui s’investissent volontiers et sans compter auprès de leurs aînés. Pour eux, il est d’abord question d’attachement et de sentiment d’être redevable après avoir beaucoup reçu. Pour Travail.Suisse, il est important que tous, hommes et femmes, prennent leur part de manière équitable. Cette noble tâche d’aider ses parents concerne tout le monde et ne peut être un domaine « réservé » aux seules femmes.

La reconnaissance officielle du statut du proche aidant – un passage obligé

Reconnaître officiellement le statut de proche aidant, par exemple en prévoyant une modique allocation fédérale pour soins ou en finançant un temps de repos, permettrait aux très nombreux proches aidants en Suisse de se considérer comme tels et d’oser parler de leur situation à leur employeur. Cela est à l’ordre du jour de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique CSSS. Enfin reconnus, les proches aidants pourront négocier des aménagements adéquats au travail. Ils éviteront du coup de tomber eux-mêmes malades, victimes du surmenage intense résultant des tensions auxquelles conduit l’articulation difficile de l’activité professionnelle avec l’aide apportée aux proches.
D’autres facettes du « work and care » méritent l’attention. La couverture dans le deuxième pilier des personnes qui réduisent leur activité professionnelle pour s’occuper de leur partenaire plus âgé et/ou malade en est une. Le Président de transfair, Stefan Müller-Altermatt, a déposé lors de la dernière session parlementaire un postulat demandant au Conseil fédéral d’étudier cela. Il avance l’idée d’une prise en charge de la part patronale par un fonds fédéral.

Quand un ou une proche aidant-e bénéficie des allocations de chômage et recherche du travail, il ou elle est obligé-e d’accepter tout travail convenable qui lui est proposé. Actuellement, les critères retenus par les ORP pour, le cas échéant, pénaliser un éventuel refus d’un poste de la part des chercheurs d’emploi, ne prennent pas en compte la situation de « care » déjà assumée. C’est pourquoi la motion déposée par Müller-Altermatt demande de modifier la Loi sur l’assurance chômage pour que les tâches de care réalisées soient prises en compte lorsqu’on lui propose un travail.

A quand une « Journée nationale de proches aidants » ?

Là aussi, il s’agit de reconnaissance du statut de « proche aidant ». Car la recherche s’accorde sur le constat que le statut de proche aidant n’existe pas sur le marché du travail. Il commence à être pris en considération dans les différentes institutions de soins pour les proches. En Suisse romande, les cantons romands font figure de pionniers puisque pour la troisième année consécutive, six cantons célèbrent ce dimanche 30 octobre la « Journée romande des proches aidants » 2 , soit cinq jours après le lancement d’info-workcare.ch.

Cette initiative romande de sensibilisation et d’information gagnerait à être étendue à l’ensemble du pays, mais avant cela, un gros travail préalable doit être entrepris au sein de plusieurs cantons suisse-alémaniques auprès des autorités cantonales mais aussi des diverses associations actives dans le domaine, à l’instar de ce qu’a entrepris le canton de Vaud depuis quelques années. Le lancement d’"info-workcare.ch":http://www.info-workcare.ch y contribuera sans aucun doute.


1 « La protection sociale du travail de care non rémunéré. Les besoins d’adaptation de l’Etat social liés à l’évolution du partage du travail entre femmes et hommes » 2012, Bureau fédéral pour l’égalité entre femmes et homme, Berne.
« Reconnaissance et revalorisation du travail de care. Agir pour l’égalité ». 2010, Bureau fédéral pour l’égalité entre femmes et hommes, Berne.
2 http://journee-proches-aidants.ch/

26 octobre 2016, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique d'égalité

La première plateforme nationale pour proches aidants

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses, présente aujourd’hui à l’occasion d’une journée d’étude intitulée « Concilier l’activité professionnelle et le travail de care – des réponses concrètes et des pistes pour l’avenir » la première plateforme nationale destinée aux proches aidants qui travaillent. Lors de la journée, le site internet www.info-workcare.ch a été lancé, lequel encourage l’aide intergénérationnelle au sein des familles. suite

Dans un futur proche, il y aura toujours plus de personnes âgées en Suisse qui nécessiteront d’une prise en charge et de soutien. Nombre d’entre elles souhaitent rester à la maison le plus longtemps possible. Afin de rendre cela possible, leurs proches offrent leur aide – parfois quand bien même ils exercent une activité professionnelle. Concilier un travail à l’extérieur et les soins à ses proches est tout sauf facile. Parallèlement, l’économie a besoin d’un maximum de personnes qualifiées vivant en Suisse vu qu’il est de plus en plus difficile de recruter dans d’autres pays. Les besoins des uns et des autres sont, à l’évidence, divergents.

C’est pourquoi, à l’invitation de Travail.Suisse, des représentants de la recherche et de la politique nationale ont fait le point aujourd’hui sur les réponses concrètes et les pistes à explorer à l’avenir. Une partie des travaux originaux issus du Programme national de recherche PNF 67 sur la fin de vie ont été présentés par le Dr. Yannis Papadaniel, de l’Université de Lausanne. L’étude qualitative fait apparaître que la notion de « proche aidant » n’est pas opératoire dans le monde du travail. La seconde spécialiste invitée, Heidi Stutz du Bureau BASS, a présenté les possibilités d’action et mesures à prendre pour faciliter la conciliation. Elle a rappelé que la prise en charge des proches ajoutée à des soins non payés est un facteur de pauvreté important. Toute mesure prise doit maintenir la protection sociale des personnes concernées mais aussi rester proche du marché du travail. La chercheuse le souligne : « Avant tout, on a besoin d’une culture de la conciliation ».

La conciliation doit absolument être améliorée

Travail.Suisse, de son côté, n’a pas attendu pour offrir une réponse concrète aux proches aidants qui travaillent. Depuis aujourd’hui, elle offre une aide efficiente et ciblée grâce au site internet www.info-workcare.ch. Le site offre gratuitement des informations, des conseils, des outils et des adresses de proximité à tous les proches aidants actifs professionnellement. L’offre en information s’adresse de manière ciblée aux proches aidants qui prennent en charge et soignent leurs proches – principalement âgés – et les aide à concilier leur activité professionnelle et leur travail de care.

„Avec cette nouvelles offre, nous voulons encourager l’aide intergénérationnelle au sein des familles, tant de la part des hommes que des femmes“ déclare Valérie Borioli Sandoz, responsable de la politique de l’égalité et en charge du projet.

Deux parlementaires fédéraux ont présenté leurs interventions, dont le Président de transfair Stefan Müller-Altermatt, puis discuté des travaux en cours et à venir sous la coupole fédérale, débattu avec les chercheurs, avant que le Président de la Confédération Johann Schneider-Ammann explique combien il est important – encore plus en période de manque de main d’œuvre qualifiée – que les proches aidants restent intégrés dans le marché du travail. « Les proches aidants doivent bien entendu pouvoir continuer de travailler. Pour cela, les informations sont nécessaires, beaucoup d’information, spécialement au sein des entreprises ». Le Président de la Confédération a félicité Travail.Suisse pour le lancement de www.info-workcare.ch qui constitue un premier pas important dans la bonne direction.

La conciliation entre la famille et le travail gagne en importance, en particulier dans un contexte de pénurie de main d’oeuvre qualifiée. Travail.Suisse a publié sa position dans un document à l’occasion de la rencontre au sommet « Fachkräfte Schweiz », lequel montre comment et où une meilleure conciliation est en mesure de combattre les effets d’un manque de main d’œuvre qualifiée.

» Document de position „Développer sérieusement le potentiel de la main-d’œuvre indigène“

Plus d’informations:
Valérie Borioli Sandoz, Responsable Politique de l‘égalité Travail.Suisse, 031 370 21 11, 079 598 06 37

25 octobre 2016, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique d'égalité

Une journée d’étude pour avancer sur le difficile chemin du « work and care »

A l’occasion du lancement d’info-workcare.ch le 25 octobre prochain à Berne, Travail.Suisse organise une demi-journée d’étude sur les enjeux de la conciliation de l’activité professionnelle avec l’engagement auprès des proches. Alors que le monde politique se mobilise depuis plusieurs années déjà sur le sujet, la recherche avance aussi de son côté. Le dialogue entre recherche et politique sera organisé lors d’un podium qui promet d’être enrichissant. Avec la présence du Président de la Confédération Johann Schneider-Ammann et de la Directrice du Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes Sylvie Durrer la journée devrait se dérouler sous les meilleurs auspices. suite

Le programme de la demi-journée d’étude est alléchant et promet d’être animé. La recherche sera d’abord à l’honneur avec la présentation des résultats d’un projet du Programme national de recherche PNR67 consacré à la fin de vie. Le Dr. Yannis Papadaniel, de l’Institut des sciences sociales à l’Université de Lausanne UNIL, parlera d’une recherche originale sur l’accompagnement d’un parent malade par ses proches qui travaillent. La recherche qualitative a consisté en une centaine d’entretiens individuels. L’équipe de recherche a croisé divers points de vue du réseau entourant la personne malade : personnes soignantes, mais aussi collègues et supérieurs hiérarchiques des proches aidants, ainsi que responsables des ressources humaines ou employeurs. Au-delà des constats issus du projet de recherche, le Dr. Papadaniel sera en mesure de formuler des recommandations aux différents acteurs pour que des mesures adaptées aux enjeux soient adoptées.

La seconde présentation sera faite par Heidi Stutz du Bureau BASS à Berne. La chercheuse est l’auteure d’une recherche qui fait date sur le thème des proches aidants. Sur mandat du Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes, Heidi Stutz a mené en 2012 une recherche sur la protection sociale des personnes qui accomplissent du travail de care de manière bénévole. Plusieurs contributions ont suivi dans la foulée, notamment dans le dossier traitant du travail et des proches aidants paru dans le périodique « Sécurité sociale » de l’Office fédéral des assurances sociales. La chercheuse est aussi à l’origine d’un catalogue de recommandations s’adressant à différents acteurs. Entre 2012 et 2016, une constante persiste : le manque de reconnaissance du travail accompli par les proches aidants est toujours d’actualité.

Le thème du « work and care » à l’agenda politique depuis plusieurs années

La question de la conciliation de l’activité professionnelle et du travail de care est à l’agenda de la politique depuis plusieurs années. En raison du vieillissement démographique d’une part, mais aussi suite à la décision populaire du 9 février 2014 en matière d’immigration, les entreprises souffrant déjà d’un manque de main d’œuvre qualifié ne verront pas de sitôt la question se résoudre facilement. Même le Conseil fédéral s’en émeut. Le 12 septembre, le Président de la Confédération invitait les partenaires sociaux et les directeurs cantonaux concernés à échanger sur la question. Johann Schneider-Ammann, qui est aussi chef du Département fédéral de l’économie, viendra faire part de ses préoccupations et aussi sans doute des intentions du Conseil fédéral. Il sera précédé dans la prise de parole par Sylvie Durrer, Directrice du Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes. Car c’est un fait : la majorité des proches aidants sont des aidantes. L’inégalité de répartition de cette partie du travail non rémunéré pèse lourd sur l’avenir des travailleuses.

Au Parlement, plusieurs parlementaires sont intervenus sous la Coupole fédérale. Le dernier en date est le Président de transfair, l’un des syndicats membres de Travail.Suisse. Stefan Müller-Altermatt a déposé lors de la dernière session parlementaire un postulat demandant au Conseil fédéral d’étudier la question de la couverture dans le deuxième pilier des proches aidants qui ont réduit leur activité professionnelle. L’idée d’une prise en charge de la part patronale par un fonds fédéral est avancée. Le second texte est une motion demandant au Conseil fédéral de modifier la Loi sur l’assurance chômage de sorte que les tâches de care que la personne au chômage réalise soient prises en compte lorsqu’on lui propose un travail. Le chômeur ou la chômeuse est dans l’obligation d’accepter tout travail dit « convenable » sous peine de sanctions. D’où l’importance que ce travail lui permette de continuer son engagement auprès de ses proches.

Chercheurs et parlementaires débattront de ce qu’il y a à entreprendre

Stefan Müller-Altermatt, qui siège au Conseil national avec l’étiquette du PDC, sera l’un des quatre parlementaires présents à la demi-journée d’étude du 25 octobre. A ses côtés interviendra sa collègue de parti, Christine Bulliard-Marbach, auteure d’une initiative parlementaire portant sur le droit systématique à des bonifications pour tâche d’assistance pour les proches aidants engagés auprès d’un proche impotent. Le vert libéral Thomas Weibel fera connaître ses positions, tandis que la Conseillère aux Etats démocrate-chrétienne Anne Seydoux-Christe mentionnera la difficulté qu’ont les parents d’enfants gravement malades de pouvoir concilier leur responsabilité parentale avec leurs activités professionnelles. Son postulat accepté en 2010 et liquidé en 2014 par la chambre haute demandait la possibilité d’introduire dans le système d’assurances sociales un congé rémunéré d’une durée suffisante pour l’un ou l’autre parent accompagnant un enfant gravement atteint dans sa santé. Depuis, plusieurs offices ont planché sur la thématique dans son ensemble. Le Conseil fédéral doit livrer sous peu toutes les mesures qu’il entend prendre.

Mené par l’animatrice professionnelle bilingue Sabine von Stockar, un podium de discussion sera organisé avec les chercheurs et les parlementaires. Face aux enseignements issus de la recherche, il sera intéressant d’entendre ce qu’il est possible de faire du côté de la politique.

Avec info-workcare.ch, Travail.Suisse veut offrir une aide concrète aux proches aidants

Le rythme de la politique suisse consensuelle est très lent, alors que les multiples difficultés auxquelles se heurtent les proches aidants sont quotidiennes. Un des premiers besoins est la nécessité de collecter toutes sortes d’informations provenant de sources différentes. Cette « chasse » à l’information est terriblement chronophage. C’est pourquoi Travail.Suisse a décidé de construire une plateforme nationale d’informations destinées aux proches aidants. Avec www.info-workcare.ch, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses met à la disposition de toutes et de tous un site internet gratuit, disponible en trois langues qui fournira aussi des adresses de proximité ainsi que des conseils et des outils pour permettre de gérer au mieux engagement personnel et activité professionnelle. L’objectif poursuivi par Travail.Suisse est d’encourager le travail de care, en particulier auprès des hommes, mais aussi d’éviter qu’une personne ne soit obligée de quitter son travail pour pouvoir faire face à son engagement.

La demi-journée d’étude qui verra le lancement officiel d’"info-workcare.ch":http://www.info-workcare.ch s’adresse principalement aux professionnel-le-s de l’accompagnement des proches aidants, aux organisations syndicales et patronales, aux responsables des décisions politiques, tant au niveau fédéral que cantonal ainsi qu’aux journalistes. Gratuite, elle bénéficiera de traduction simultanée français/allemand. Il est possible de voir le programme et de s’inscrire en ligne sur le site de Travail.Suisse, à la rubrique Famille / Proches aidants.

11 octobre 2016, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique d'égalité

Le Parlement doit se soucier des proches aidants professionnellement actifs

Deux initiatives parlementaires traitant des proches aidants déposées en 2011 par la démocrate-chrétienne Lucrezia Meier-Schatz arrivent au terme de leur délai de traitement. Demain, le Parlement a l’occasion de le prolonger. Cette formalité de procédure semble se heurter à des oppositions, quand bien même de nombreux milieux reconnaissent la nécessité d’encourager et de faciliter l’aide intergénérationnelle au sein des familles. Travail.Suisse, l’organisation indépendante des travailleurs et travailleuses, encourage les élues et élus de la chambre basse à ne pas enterrer la discussion. suite

Dans un futur proche, il y aura en Suisse toujours plus de personnes âgées qui nécessiteront soins et soutien. Parmi elles, de nombreuses personnes souhaitent vivre le plus longtemps possible à la maison. Pour rendre cela possible, leurs proches offrent leur aide – même si ces tâches s’ajoutent à leur activité professionnelle. Or, l’immense travail accompli par ces travailleurs et travailleuses n’est pas reconnu et pire, les atteint aussi dans leur propre santé, faute de pouvoir prendre un peu de repos. Selon Valérie Borioli Sandoz, responsable de la politique de l’égalité chez Travail.Suisse :
« Trop souvent, ils – mais surtout elles – doivent renoncer à toute activité professionnelle en raison de la trop grande charge, ce qui est un gâchis humain pour les entreprises alors qu’elles souffrent d’une pénurie de main d’œuvre qualifiée. »

La première initiative parlementaire déposée par la démocrate-chrétienne Lucrezia Meier-Schatz en 2011 prévoit une allocation d’assistance de 25 francs par jour. Cette allocation avant tout symbolique est une reconnaissance du travail bénévole fourni au sein des familles. La seconde initiative parlementaire demande un congé payé de sept jours par année pour les proches aidants qui aident, soutiennent, accompagnent et soignent leurs proches âgés, handicapés ou malades chroniques. Depuis leur dépôt, les deux textes ont trouvé grâce auprès du Conseil national et de sa commission compétente. Mais le délai de traitement arrive à son terme, alors que l’on ne connaît toujours pas quelles sont les mesures préconisées par le Conseil fédéral pour faire face aux difficultés des proches aidants. Il est à espérer que demain, le Parlement n’enterre pas ces deux propositions. Sa commission doit pouvoir poursuivre ses travaux dans ce domaine sensible.

Le 25 octobre prochain, à l’occasion d’une demi-journée d’étude, Travail.Suisse met en ligne le site www.info-workcare.ch destiné aux proches aidants qui travaillent. La première plateforme nationale a pour ambition de renforcer l’aide intergénérationnelle au sein des familles en offrant gratuitement informations, conseils, outils et adresses de proximité aux personnes concernées. Les inscriptions à la journée sont ouvertes sur le site de Travail.Suisse (www.travailsuisse.ch).

Pour plus de détails :
Valérie Borioli Sandoz, Responsable Politique de l’égalité, 079 598 06 37

29 septembre 2016, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique d'égalité

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