Thèmes – Formation

La formation professionnelle se met en scène, consciente de sa valeur

Du 17 au 21 septembre 2014 auront lieu, sous le nom de SwissSkills 2014, les premiers championnats suisses des professions. Quelque 1000 jeunes professionnels, représentant les différents métiers, lutteront pour le titre de champion suisse de leur profession. Cette manifestation est l’occasion de montrer la diversité du paysage de la formation professionnelle en Suisse. SwissSkills est donc une occasion bienvenue pour les jeunes à la veille de choisir une profession. Jeunesse.Suisse, la Commission jeunesse de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs, prendra part, elle aussi, à SwissSkills 2014. suite

« Que devenir? » C’est à cette question que plus de 60% des jeunes en Suisse doivent répondre, au moment où ils se décident pour un apprentissage professionnel. Ils font le bon choix, car le système de formation perméable ouvre, pour chaque apprentissage, les voies les plus diverses permettant de faire carrière.

Ne pas manquer la visite

Les premiers championnats suisses des professions offrent une vue d’ensemble passionnante du paysage de la formation professionnelle de notre pays. Environ 1000 places de travail, représentant les métiers les plus divers, sont mises en scène pendant quatre jours, à Berne, par les associations de branches. Les visiteurs peuvent regarder par-dessus l’épaule des participants et constater avec quelle concentration et quelle compétence ils accomplissent les tâches difficiles inhérentes à leur profession. Parallèlement, ils peuvent s’informer à des stands sur les professions qui les intéressent. Les jeunes qui ont à choisir un métier ne devraient pas manquer cet événement.

Une formation professionnelle consciente de sa valeur

La formation professionnelle connaît sa valeur pour la place économique suisse. Les championnats des professions sont l’expression de cette fierté. La formation professionnelle ne doit pas se dissimuler, mais tout au contraire se montrer fière de ses prestations. Par le biais des diverses réformes voulues par la nouvelle loi sur la formation professionnelle, les formations actuelles sont à jour et en phase avec notre époque. Et elles le resteront, puisque le système de formation est étroitement relié au marché du travail, d’une part, et qu’il est et reste capable d’innover, d’autre part, en vertu de la législation actuelle. La formation professionnelle doit donc aborder les défis futurs avec la conviction qu’elle est en mesure de les relever.

Présence de Travail.Suisse aux championnats des professions

Les principaux acteurs de SwissSkills sont à coup sûr les participants aux concours, mais il ne faut pas oublier leurs accompagnants, les jurés, et tous les représentants des associations de branches. Leur prestation doit être appréciée à sa juste valeur. Travail.Suisse aussi dispose d’un stand à SwissSkills, celui de la Commission de la Jeunesse.Suisse. Les jeunes issus des différentes associations membres de l’organisation faîtière Travail.Suisse auront l’occasion de discuter avec d’autres jeunes sur le thème « Maîtriser son apprentissage » et de leur présenter la brochure conseil en la matière (cf. aussi sous: http://www.travailsuisse.ch/fr_service/brochures_et_produits?lang=fr). Travail.Suisse est la seule organisation faîtière de travailleurs à avoir collaboré au sein du Comité d’organisation de SwissSkills 2014.


Mes chances après l’apprentissage

A mesure que se profile la fin de l’apprentissage, la question de l’avenir se pose de manière plus pressante. Les jeunes gens qui arrivent au terme de leur formation professionnelle trouveront dans la brochure « Mes chances après l’apprentissage » de précieuses suggestions et des conseils.

Après l’été, des dizaines de milliers de jeunes apprenants et apprenantes ont entamé leur dernière année d’apprentissage. Pour toutes et tous se posent bientôt la question de savoir ce qu’il va se passer après la fin de l’apprentissage : est-ce que je souhaite travailler dans le métier que j’ai appris ? Est-ce que je préfère passer une année à apprendre une langue à l’étranger ou à m’investir dans un stage de volontariat social ?

Il vaut la peine de réfléchir assez tôt à la période qui suit l’apprentissage et de sonder plusieurs possibilités. La brochure de 12 pages « Mes chances après l’apprentissage » fournit des suggestions qui peuvent ouvrir des voies à toute jeune femme et tout jeune homme au commencement de sa vie professionnelle. Pour ceux qui souhaitent pratiquer le métier appris, elle donne des informations et des tuyaux sur la façon de réussir la transition entre l’apprentissage et la première place de travail.

La brochure « Mes chances après l’apprentissage » fait partie d’une série de brochures d’informations relatives à divers thèmes liés au monde du travail (salaire, caisse de pension, maternité, etc.). Toutes les brochures peuvent se commander en ligne à l’adresse www.travailsuisse.ch.
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15 septembre 2014, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation

Mes chances après l’apprentissage

A mesure que se profile la fin de l’apprentissage, la question de l’avenir se pose de manière plus pressante. Les jeunes gens qui arrivent au terme de leur formation professionnelle trouveront dans la brochure « Mes chances après l’apprentissage » de précieuses suggestions et des conseils. L’opuscule fait partie d’une série de brochures informatives renseignant sur divers aspects du monde du travail et éditée par Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses. suite

Après l’été, des dizaines de milliers de jeunes apprenants et apprenantes ont entamé leur dernière année d’apprentissage. Pour toutes et tous se posent bientôt la question de savoir ce qu’il va se passer après la fin de l’apprentissage : est-ce que je souhaite travailler dans le métier que j’ai appris ? Est-ce que je préfère passer une année à apprendre une langue à l’étranger ou à m’investir dans un stage de volontariat social ?

Il vaut la peine de réfléchir assez tôt à la période qui suit l’apprentissage et de sonder plusieurs possibilités. La brochure de 12 pages « Mes chances après l’apprentissage » fournit des suggestions qui peuvent ouvrir des voies à toute jeune femme et tout jeune homme au commencement de sa vie professionnelle. Pour ceux qui souhaitent pratiquer le métier appris, elle donne des informations et des tuyaux sur la façon de réussir la transition entre l’apprentissage et la première place de travail.

La brochure « Mes chances après l’apprentissage » fait partie d’une série de brochures d’informations relatives à divers thèmes liés au monde du travail (salaire, caisse de pension, maternité, etc.). Toutes les brochures peuvent se commander en ligne à l’adresse www.travailsuisse.ch.

Un entrefilet dans votre publication nous ferait très plaisir. Sur demande, nous vous envoyons volontiers un exemplaire de consultation.

Pour d’autres informations :
Therese Schmid, Rédaction finale Brochure d’information de Travail.Suisse,
Tel. 031 370 21 11
Mail: schmid@travailsuisse.ch

04 septembre 2014, Therese Schmid, Responable de l’administration

Offrir davantagae de formation initiale aux adultes – Repenser la formation professionnelle

23 avril 2014, Angela Zihler, Responsable de projet

La formation de rattrapage permet de remédier à la pénurie de main-d’œuvre

Parmi les 25 – 64 ans, une personne sur huit n’a pas de diplôme professionnel. Malgré un fort potentiel, peu d’adultes sans formation parviennent à terminer une formation initiale. Il y a lieu d’améliorer l’accès à l’information, aux conseils et au suivi, et d’aplanir les obstacles financiers. Pour ce faire, les cantons doivent adapter les lois sur les bourses d’études et les harmoniser avec l’aide sociale. Il conviendrait aussi que davantage de chômeurs terminent une formation initiale grâce aux allocations de formation versées par l’assurance-chômage. suite

La question de savoir de quelle manière la Suisse couvrira, à l’avenir, ses besoins en main-d’œuvre est devenue encore plus brûlante après l’approbation dans les urnes de l’initiative populaire « contre l’immigration de masse ». La génération issue des années de faible taux de natalité qui entrera sur le marché du travail au cours des prochaines années ne pourra pas remplacer celle des baby-boomers qui partiront à la retraite. A cela s’ajoute le fait que la population ne veut pas d’une immigration illimitée de main-d’œuvre. Il faut donc désormais se focaliser sur le maintien de la population active sur le marché du travail et l’amélioration de ses qualifications.

D’une pénurie de places d’apprentissage à un manque de main-d’œuvre qualifiée

La formation professionnelle se retrouve donc dans la ligne de mire. Au cours des deux dernières décennies, elle a privilégié la création de places d’apprentissage et l’intégration des jeunes rencontrant des difficultés scolaires, linguistiques et sociales. Sa stratégie d’encouragement a permis à la formation professionnelle d’intégrer les jeunes dans le monde du travail. La pénurie de main-d’œuvre a désormais succédé à celle des places d’apprentissage. Une possibilité de pallier ce problème passe par la qualification d’adultes qui n’ont pas de certificat professionnel reconnu.

Les instruments permettant à des adultes de suivre une formation initiale existent. Les adultes ont en effet la possibilité de faire un apprentissage, qu’ils peuvent également effectuer à temps partiel ou sous forme accélérée. Il existe aussi un moyen de se préparer en cours d’emploi à l’examen de fin d’apprentissage. Enfin, la procédure de validation permettant de faire reconnaître l’expérience professionnelle existe dans certaines professions. Et pourtant, un petit nombre seulement des quelque 600‘000 adultes sans formation initiale terminent une formation, alors que le nombre potentiel se situerait, selon les différentes études, entre 50‘000 et 93‘000 personnes.

Selon les études, entre 52’000 et 93’000 personnes remplissent les conditions préalables pour entreprendre directement une formation de rattrapage. Et pourtant, seuls environ 1’300 diplômes professionnels ont été délivrés en 2012 à des adultes sans formation initiale.

Faciliter l’accès à l’information et aux conseils

Le potentiel des adultes sans formation initiale est mal exploité. Une question se pose: quels sont les facteurs qui compliquent l’accès à la formation de rattrapage? De larges catégories de la population continuent, aujourd’hui encore, de manquer de connaissances sur les offres de formation, même chez les formateurs professionnels ou les spécialistes des ressources humaines. Les informations appropriées se trouvant sur les sites internet des cantons ne sont accessibles qu’au bout de plusieurs « clics », et les conseils ne sont pas gratuits dans tous les cantons. Aussi faut-il que la Confédération, les cantons et les partenaires sociaux mènent une campagne d’information. Les fédérations et branches professionnelles doivent sensibiliser les employeurs et faire de la formation de rattrapage leur cheval de bataille. Enfin, les cantons doivent offrir gratuitement des informations, des conseils et un suivi qui soient aisément accessibles.

Des compétences de base lacunaires

Les compétences de base nécessaires (lire et écrire, compter au quotidien, maîtriser la langue officielle locale, connaître les technologies de l’information et de la communication TIC) font défaut chez une partie des adultes sans formation. 1 Cela concerne aussi bien les migrantes et migrants qui n’ont qu’une maigre formation à leur actif que des personnes qui ont fréquenté l’école en Suisse. Ces dernières n’ont pas réussi à entrer en apprentissage, ont interrompu leur formation ou ont échoué à l’examen final. Des résultats scolaires médiocres jouent un rôle important dans les trois cas cités. A cela s’ajoute le fait que de nombreuses personnes sans formation utilisent peu les compétences de base dans leur quotidien professionnel et qu’elles les oublient au fil du temps. 2 Une partie des adultes sans formation devra donc commencer par assimiler les notions scolaires de base, pour être en mesure de s’atteler à une formation de degré secondaire II.

Chez les migrantes et migrants, c’est souvent une maîtrise linguistique insuffisante de la langue officielle locale qui constitue un obstacle. Mais l’acquisition d’une deuxième langue nationale – comme elle est prévue dans les apprentissages de commerce et les professions de commerce de détail – peut représenter un obstacle supplémentaire. Les cantons devraient mettre à disposition davantage d’offres préparant à une profession (par exemple, le préapprentissage des adultes dans le canton de Berne), ainsi que des offres de formation, combinées avec l’acquisition d’une langue.

Importance des obstacles financiers

C’est souvent l’argent qui fait écueil aux efforts de relèvement des qualifications. Les actifs sans formation ne touchent qu’un faible salaire et, s’ils ont des enfants à leur charge, ils ne peuvent pas réduire leur temps de travail pour suivre une formation. Dans de nombreux cantons, les adultes sans formation initiale n’ont pas accès à des bourses d’études; soit ils se heurtent à la limite d’âge, soit le montant des bourses est limité vers le haut. Un problème supplémentaire se pose aux bénéficiaires de l’aide sociale: souvent, celle-ci et les lois sur les bourses ne sont pas harmonisées. Il convient donc de changer les réglementations: les bourses doivent être octroyées sans qu’aucune limite d’âge soit fixée et leur montant doit pouvoir assurer les moyens d’existence.

Les allocations de formation sont accordées d’une manière très restrictive

Les personnes sans formation initiale constituent environ un tiers des demandeurs d’emploi. Elles ne peuvent guère mettre à profit la période de chômage car l’assurance-chômage ne finance une formation professionnelle qu’à titre exceptionnel. Quant aux allocations de formation, elles ne sont octroyées qu’au compte-gouttes. Le salaire d’apprenti est complété par des allocations de formation de l’assurance-chômage à concurrence de CHF 3’500, pendant trois ans au maximum. En 2012, 41‘000 chômeurs sans formation initiale étaient enregistrés. En regard, moins de 500 adultes ont bénéficié d’allocations de formation versées par l’assurance-chômage. Il convient d’augmenter considérablement le nombre de diplômes professionnels que ces allocations de formation permettent d’obtenir. L’objectif visé: 1’000 diplômes professionnels par an par le biais des allocations de formation. Ces coûts pour la formation de base ne doivent pas être pris en charge par l’assurance-chômage elle-même mais par la Confédération, car la formation initiale est l’affaire de l’Etat.

Un engagement pour l’encouragement de la formation de rattrapage

En plus d’améliorer les conditions-cadre, la Confédération, les cantons et les partenaires sociaux doivent s’engager d’une manière ciblée en faveur de la formation de rattrapage. A l’heure actuelle, les partenaires n’ont aucune obligation d’encourager activement les efforts de formation des adultes qui n’ont pas de formation initiale. Un engagement contraignant visant à assurer à 95% des jeunes un certificat du degré secondaire II permettrait de changer les choses et de montrer la voie. Il faut pour cela modifier la loi sur la formation professionnelle, afin de soutenir financièrement la formation initiale des adultes en mettant à disposition les fonds appropriés destinés à des projets novateurs. Travail.Suisse propose que l’objectif visé soit de 30‘000 formations initiales d’adultes en dix ans. La Confédération devrait débloquer quelque 850 millions de francs pour les coûts de la formation et des moyens d’existence, auxquels devraient s’ajouter 850 millions de francs versés par les cantons.


1 Le projet du Conseil fédéral relatif à la loi sur la formation continue LFCo prévoit des réglementations pour l’acquisition et le maintien des compétences de base des adultes: la Confédération et les cantons encouragent l’acquisition et le maintien de compétences de base des adultes (LFCo art. 15), le SEFRI peut verser des aides financières aux cantons (LFCo art. 16). Pour connaître l’état actuel de la loi sur la formation continue, voir http://www.sbfi.admin.ch/themen/01366/01382/01388/index.html?lang=de.
2 Pour de plus amples informations sur les compétences de base, voir Fédération suisse pour la formation continue (FSEA) sous http://www.alice.ch/de/themen/grundkompetenzen/.

14 avril 2014, Angela Zihler, Responsable de projet

Première rencontre nationale des partenaires centraux de la formation professionnelle

Aujourd’hui, 10 ans après l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la formation professionnelle, a eu lieu la première rencontre nationale des partenaires centraux de la formation professionnelle. La rencontre réunit la Confédération, les cantons et les partenaires sociaux et fait suite à la conférence sur les places d’apprentissage. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, estime favorablement les résultats du travail des 10 dernières années et demande que l’on s’engage avec vigueur dans la formation de rattrapage pour adultes. suite

Aujourd’hui, les partenaires centraux de la formation professionnelle – c’est-à-dire la Confédération, les cantons et les partenaires sociaux – ont dressé un constat positif des 10 années passées de la formation professionnelle. On peut considérer les éléments suivants comme d’indéniables succès : avoir surmonté la crise des places d’apprentissage, l’intégration des jeunes ayant des difficultés et aussi le bon fonctionnement du partenariat entre organisations concernées. A l’occasion de la rencontre nationale des partenaires centraux de la formation professionnelle, qui fait suite à la conférence des places d’apprentissage, on a désigné comme nouveaux points forts le renforcement de la formation professionnelle supérieure, l’augmentation des taux de maturité professionnelle, le développement des diplômes de formation professionnelle des adultes et l’amélioration du conseil pour les choix de carrière professionnelle.

Buts obligatoires pour la formation professionnelle des adultes

Malgré de grands succès, il reste encore beaucoup à faire : une personne sur huit entre 25 et 64 ans n’a toujours pas de diplôme, soit plus de 600’000 personnes. Jusqu’à 93’000 d’entre elles seraient dans la situation d’acquérir un premier diplôme. « Bien que l’on dispose des instruments à cet égard, ils ne sont guère utilisés. Cela doit changer », demande Martin Flügel, président de Travail.Suisse. « La génération du baby boom arrive à la retraite, les générations qui suivent sont moins nombreuses. A cela s’ajoute le oui à l’initiative sur l’immigration de masse. Il est donc plus important que jamais de maintenir le plus possible d’actifs sur le marché du travail et d’augmenter le niveau de leurs qualifications » indique Flügel qui demande une déclaration ferme des partenaires de la formation professionnelle – Confédération, cantons et organisations du monde du travail – pour le développement de la formation de rattrapage. Le but doit être d’atteindre dans les dix prochaines années 30’000 diplômes d’adultes. Afin que les adultes aient les moyens financiers pour obtenir un diplôme, la Confédération et les cantons devraient investir chacun dans les dix prochaines années 850 millions de francs. Ce n’est qu’ainsi qu’on fera de la formation de rattrapage une réelle réussite.

> Position Travail.Suisse

Pour plus d’informations :
Martin Flügel, président de Travail.Suisse
Tél. 031 370 21 11, mobile : 079 743 90 05

31 mars 2014, Martin Flügel, Président

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