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Il faut compter avec la formation professionnelle

Dans le cadre d’une conférence de presse, les Académies suisses des sciences ont présenté leur livre blanc intitulé « Une éducation pour la Suisse du futur », dans lequel sont formulées des « Thèses sur les exigences et les objectifs du système éducatif suisse en l’an 2030 ». Dans un communiqué , Travail.Suisse a d’ores et déjà réagi d’une manière extrêmement critique à l’égard de cette publication. Sa critique, exprimée alors sous une forme abrégée, est présentée dans cet article d’une manière plus nuancée et plus circonstanciée.

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07 septembre 2009, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation Drucker-icon

Intégrer les migrantes et les migrants dans la formation professionnelle

Les jeunes issus de la migration ont de moins bonnes cartes que les jeunes Suisses lors de la recherche d’une place d’apprentissage. Dans de nombreuses entreprises, ces places sont octroyées par le biais de canaux informels qui sont extrêmement difficiles d’accès aux jeunes issus de la migration. Dans les petites et très petites entreprises, la sélection se fait de manière aléatoire, dans l’urgence et par des profanes. Ce sont ces entreprises formatrices que cible le projet www.lavenirprimelorigine.ch.

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24 août 2009, Angela Zihler, Responsable de projet Drucker-icon

Une solide réalisation

Le Conseil fédéral a adopté la nouvelle ordonnance sur la maturité professionnelle. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses salue cette nouvelle ordonnance. Après un long processus de recherche, on a trouvé une réglementation qui renforce la maturité professionnelle, le système de formation professionnelle duale et les hautes écoles spécialisées. suite

La nouvelle ordonnance sur la maturité professionnelle est réussie. Pour Travail.Suisse, il est surtout important qu’elle soit conçue en vue de l’accès aux hautes écoles spécialisées. Celui qui a obtenu une maturité professionnelle fédérale doit pouvoir entreprendre des études dans une haute école spécialisée et se préparer à une tâche exigeante au niveau de l’économie ou de la société. C’est dans ce sens qu’est formulé le premier but de l’ordonnance sur la maturité professionnelle.

Ce but transparaît dans toute l’ordonnance. Ainsi les domaines fondamentaux prévus, les domaines des points forts ainsi que les domaines complémentaires sont orientés selon ce but. Cela n’empêche cependant pas le nouveau système de démontrer plus de flexibilité et de perméabilité que celui en vigueur jusqu’ici avec ses six directions rigides de maturité professionnelle.

Il faut que les hautes écoles spécialisées participent pleinement à l’élaboration du plan général d’études, qui doit être entrepris maintenant sur la base de l’ordonnance de la maturité professionnelle. La loi prévoit d’ailleurs expressément cette participation, ce qu’il faut saluer sans réserves. Il sera ainsi possible de déterminer de façon optimale les prestations dans le cadre de la formation de la maturité professionnelle en corrélation avec les attentes des hautes écoles spécialisées et leurs différentes directions. Travail.Suisse est d’avis qu’une telle démarche renforce l’ensemble de la formation professionnelle.

25 juin 2009, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation Drucker-icon

Formation de base dans l’assurance-chômage : Utiliser la crise comme chance !

Josiane Aubert, conseillère nationale et vice-présidente de Travail.Suisse, a déposé, la semaine dernière, trois interventions parlementaires au sujet de mesures de formation dans l’assurance-chômage. Dans l’assurance-chômage, le principe doit prévaloir qu’une formation de base prime sur l’intégration. suite

Les chiffres du chômage s’aggravent, et comme toujours lors de périodes de récession sévère, les personnes les plus fragiles, les moins bien formées, ont de gros risque d’être les plus rapidement et durablement touchées. De telles situations sont douloureuses : la personne se retrouve dévalorisée, pleine de questions et de doutes, déstabilisée dans sa vie familiale, poussée par les bureaux de placement du chômage (ORP) à postuler tous azimuts, sans grande chance de succès aussi longtemps que l’économie continue à se dégrader.

Selon une étude récente du Bureau BASS, commanditée par Travail.Suisse, permettre à un adulte sans formation de base autre que l’école obligatoire d’acquérir une formation professionnelle est une bonne politique, autant pour la personne concernée que pour la société. Les travailleuses et travailleurs sans formation gagnent jusqu’à 2000 francs de moins que celles et ceux qui possèdent un CFC. Les pouvoirs publics en subissent les pertes au niveau fiscal et dans le domaine des assurances sociales. Des personnes sans formations de base dépendent davantage des systèmes de sécurité sociale et on plus de problèmes de santé. Selon l’étude, les coûts pour les pouvoir publics par personne sans formation de base s’élèvent, dans leur ensemble, à 10’000 francs par an.

Ainsi, dans une période de chômage telle que celle que nous abordons, une politique sociale efficace et économe doit mettre l’accent sur la formation secondaire II pour toute personne sans formation. L’investissement nécessaire pendant un à deux ans sera largement récupérée dès la reprise économique. Le calcul est vite fait : si une personne de 40 ans profite de cette période de chômage pour obtenir un CFC, elle sera plus sûrement réintégrée dans le monde du travail, gagnera plus, et ne dépendra plus des assurances sociales comme jusqu’ici à cause de son salaire trop faible. Elle aura trouvé une nouvelle dignité et la société économisera près de 250’000 francs jusqu’à la retraite de cette personne.

Pour gagner cette bataille de la formation secondaire II pour tous en période de crise, l’assurance-chômage doit changer de philosophie. Les responsables des ORP doivent recevoir les conditions nécessaires pour privilégier cette démarche de formation chaque fois qu’elle a un sens, et de façon plus volontariste que jusqu’ici. Les indemnités journalières doivent être distribuées pendant la formation, les cours suivis dans le cadre du chômage doivent être qualifiés et validés, l’expérience professionnelle antérieure elle aussi valorisée.

Utiliser la période de crise pour investir dans la formation, y compris pour les adultes peu formés est donc une politique publique bien pensée. Pour y réussir, il est nécessaire de dépasser le cloisonnement habituel de notre fédéralisme, pour le bien de la population concernée qui gardera espoir, pour celui des finances publiques qui ne seront pas mises à contribution sur de longues années, et finalement pour celui de l’économie qui retrouvera du personnel mieux formé lorsque la reprise se précisera.

C’est pourquoi Josiane Aubert, conseillère nationale et vice-présidente de Travail.Suisse, a déposé, la semaine dernière, trois interventions parlementaires allant dans ce sens (09.3634., 09.3635 und 09.3636). Travail.Suisse attend à ce que le Conseil fédéral entreprenne des démarches dans la direction esquissée. Il est temps de prendre des mesures concrètes et il faut en terminer avec des réponses évasives comme le Conseil fédéral les a présentées jusqu’à présent à des interventions semblables (Motion Robbiani 09.3198).

15 juin 2009, Josiane Aubert, Vice-présidente Travail.Suisse et Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Une formation professionnelle de base est un investissement rentable sur le plan personnel et pour la société

La Suisse est en excellente position en comparaison internationale : elle met un point d’honneur à former ses jeunes pour leur préparer une intégration réussie dans le monde professionnel. Actuellement 89 % d’une classe d’âge obtient une formation secondaire II (CFC, maturité académique ou professionnelle, diplôme de culture générale). Les cantons et l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie OFFT, ont décidé de porter ce pourcentage à 95 % d’ici 2015. Ce défi est de taille ; il ne pourra être relevé qu’avec la mobilisation de tous les acteurs de la formation, entreprises comprises.

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08 juin 2009, Josiane Aubert, Vice-présidente Travail.Suisse Drucker-icon