Thèmes – Formation – Formation professionnelle

OASA “Accès à l’apprentissage pour les jeunes sans statut légal”

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cons OASA jeunes sans statut légal.pdf 140 KB

06 juin 2012, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure Drucker-icon

Ordonnance sur le cadre national des certifications pour les diplômes de la formation professionnelle

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21 mai 2012, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation Drucker-icon

La formation de rattrapage en vaut la peine

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de 170‘000 travailleurs et travailleuses, demande que dans les 10 prochaines années, au moins 30‘000 personnes professionnellement actives mais n’ayant pas de formation puissent obtenir un diplôme par une formation de rattrapage. Un diplôme n’améliore pas seulement la qualité de vie des personnes concernées de manière durable, il apporte également un grand profit à la société et contribue à atténuer le manque prévisible de main d’oeuvre spécialisée, lié au développement démographique. suite

Plus de 50‘000 personnes professionnellement actives, mais n’ayant pas de formation, se trouvent dans de bonnes, voire très bonnes conditions pour obtenir ultérieurement un diplôme, en faisant valider leurs acquis d’expérience. C’est ce que rapporte une étude, mandatée par Travail.Suisse et élaborée par la Haute école spécialisée bernoise (HESB). Un seul de ces diplômes peut permettre à la société d’économiser entre 100’000 et 210’000 francs. Globalement, cela permettrait un potentiel théorique d’économie de 8 milliards de francs. Sans oublier le fait que chaque diplôme obtenu améliore la qualité de vie des personnes concernées.

Pour cette raison, Travail.Suisse demande que la politique de formation établisse un nouveau point fort dans la formation de rattrapage pour les personnes professionnellement actives, mais n’ayant pas de formation. La Confédération, les cantons et les partenaires sociaux doivent établir des objectifs quantitatifs, prendre des mesures efficaces et en évaluer le taux de réussite par un contrôle régulier, comme cela a été fait lors de la démarche couronnée de succès augmentant le taux de formation professionnelle de base des jeunes à hauteur de 95 pour-cent pour une classe d’âge. Pour ce faire, il faut également utiliser la nouvelle loi sur la formation continue afin d’améliorer l’accès des travailleurs et travailleuses à la validation de leurs acquis d’expérience.

Pour que la réussite fasse école, il faut des objectifs ambitieux. Travail.Suisse estime approprié l’objectif défini de 3’000 diplômes obtenus chaque année, soit 30’000 en 10 ans. Avec un tel nombre de diplômes obtenus ultérieurement, la pénurie de main-d’oeuvre spécialisée due à l’évolution démographique sera réduite de manière significative ainsi que le besoin en de nouveaux travailleurs étrangers. Travail.Suisse demande à la Confédération, aux cantons et aux employeurs de se joindre à la réalisation de cet objectif.

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PK 030412 f Text M Flügel.doc 33 KB

PK 030412 f Text B Weber.doc 44 KB

Coûts pour la société de l'absence de formation.doc 245 KB

PK 030412 f Zusammenfassung.doc 62 KB

Schlussbericht Ausbildungslosigkeit 2.4.12 0.pdf 1770 KB

03 avril 2012, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation Drucker-icon

Ouvrir l’accès à la formation!

Lors de son Congrès 2011, Travail.Suisse a formulé des exigences dans le domaine de la formation, qui devraient montrer la voie à notre politique en la matière pour les prochaines années. Ces exigences s’intitulent « Ouvrir l’accès à la formation, et non le verrouiller ». suite

Le titre « Ouvrir l’accès à la formation, et non le verrouiller » recèle divers points:

Premièrement: pour nous permettre de maîtriser notre existence de manière autonome et responsable dans notre société et notre économie complexes, il nous faut bénéficier d’une formation, de plus de formation, et de plus de formation de qualité pour tous.

Deuxièmement: compte tenu de l’évolution démographique, nous prenons de plus en plus conscience que nous devons utiliser pleinement le potentiel disponible de main-d’œuvre. Nous devons donc réussir à ouvrir largement à tous, mais en particulier aux enfants et aux jeunes, l’accès à la formation et leur faire savoir une chose, à travers notre politique : nous avons besoin de vous! Nous avons besoin de toi! Toutefois, nous ne parviendrons à le faire que grâce à un système de formation dont les accès sont ouverts et non bloqués par toutes sortes d’obstacles.

À propos de l’école obligatoire

Il convient surtout de veiller à ce que les talents de tous les enfants soient encouragés dès le niveau de l’école obligatoire et que les enfants rencontrant des difficultés reçoivent un soutien suffisamment tôt. À cet effet, des modèles scolaires intégratifs sont nécessaires, qui prennent tous les enfants au sérieux, comme le prévoit HarmoS, et non pas des modèles scolaires sélectifs qui investissent surtout dans les élèves doués. De plus, il faut prêter une attention particulière à l’encouragement précoce de l’apprentissage linguistique. Et, tout aussi important, promouvoir de manière accrue la formation des parents, afin de leur permettre de mieux assumer leur devoir et leur engagement d’accompagnement scolaire de leurs enfants.

À propos de la formation professionnelle

Il faut renforcer le modèle qui a fait ses preuves de la formation professionnelle en Suisse. Il convient d’adapter cette formation, régulièrement et avec un soin minutieux, aux nouveaux besoins. Des réformes intelligentes sont requises à cet effet, dans desquelles il convient de ne pas oublier l’essentiel de la formation professionnelle, à savoir son fondement sur la pratique et sa proximité avec le marché du travail.

Travail.Suisse porte un intérêt tout particulier à ce que l’apprentissage reste la voie la plus importante pour amener les jeunes sur le marché du travail. Pour ce faire, il est nécessaire de déployer des efforts très variés: premièrement, offrir un nombre suffisant de places d’apprentissage de qualité ; deuxièmement, assurer à l’apprentissage un véritable attrait, également pour les jeunes gens doués ; troisièmement, assurer des offres adaptées aux jeunes qui sont particulièrement doués sur le plan pratique, et quatrièmement, attribuer les places d’apprentissage sans la moindre discrimination.

À propos de la formation professionnelle supérieure

Travail.Suisse a à coeur de développer la formation professionnelle supérieure. Dans ce domaine, des réformes importantes devront avoir lieu au cours des quatre prochaines années. Cette partie importante de la formation supérieure doit occuper une meilleure position, plus clairement définie, dans le contexte national et international. Les étudiants de la formation professionnelle supérieure ne devraient pas avoir à payer davantage pour leurs études que ceux des Hautes Ecoles.

À propos de la formation de rattrapage

Le manque de formation est la raison principale du chômage. La formation de rattrapage doit donc devenir l’un des points forts de la politique de la formation des prochaines années. L’acquisition de compétences de base en lecture, écriture, calcul et dans l’approche des technologies de l’information doit devenir possible et plus facile pour les adultes. De plus, il faut éliminer les obstacles qui se dressent aujourd’hui devant les adultes pour entreprendre une formation qui les mènerait à un certificat. Par exemple, la formation de personnes sans diplôme devrait être une priorité pour l’aide sociale et l’assurance chômage, et passer avant l’insertion dans le marché du travail. En outre, Travail.Suisse exige que les employeurs fassent preuve de plus de responsabilité à l’égard des migrants. Ils devraient être tenus de permettre à leurs employés d’acquérir l’une des langues nationales.

À propos du domaine de la formation continue

Actuellement, le domaine de la formation continue est organisé de telle manière que cette formation creuse, au lieu de le combler, l’écart social qui existe dans notre société. En effet, les travailleurs peu qualifiés ont trop peu de ressources (temps, argent, motivation personnelle) pour suivre une formation continue, et ne reçoivent guère de soutien. Ce sont surtout les hommes ayant de bonnes qualifications qui bénéficient de mesures de formation continue. Cette situation exige un rééquilibrage de toute urgence. C’est pourquoi Travail.Suisse demande trois jours de formation continue obligatoire pour tous, financés par les employeurs. La formation continue pour tous n’est pas uniquement une question d’équité, c’est aussi une question de nécessité économique et sociale.

La formation doit être accessible à tous, tout au long de la vie. C’est l’exigence essentielle de Travail.Suisse.

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PD Ouvrir l'accès à la formation.doc 113 KB

20 février 2012, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation Drucker-icon

Des changements ignorés dans la formation professionnelle

Au cours des deux dernières décennies, la formation professionnelle a connu d’importants changements que tout le monde n’a pas intégrés dans sa façon de penser. Malheureusement, il arrive ainsi régulièrement que des réflexions bien intentionnées ou des provocations ratent complètement leur cible. Il y a surtout trois réformes qui ne sont pas correctement prises en considération, voire qui sont parfois ignorées. suite

À long terme, la formation professionnelle n’a un avenir que si elle s’adapte intelligemment et en permanence aux nouveaux changements économiques et sociaux. Par bonheur, elle a cette capacité d’innovation; elle en a apporté la preuve ces dernières années, espérons que ce sera toujours le cas à l’avenir. Mais toutes les réformes ne sont pas suffisamment prises en compte par toutes les couches de la société. Voici trois exemples:

La maturité professionnelle

Dans son article « Warum die Schweiz so bildungsfeindlich ist » (Pourquoi la Suisse est-elle aussi hostile à la formation?)1, Philipp Sarasin considère que les jeunes ayant terminé l’école obligatoire continuent de choisir entre l’apprentissage professionnel et le gymnase. Mais au cours des dernières années, cette sélection a fondamentalement changé. Actuellement, les jeunes capables d’obtenir une maturité ne choisissent plus entre l’apprentissage et la maturité gymnasiale, mais entre la maturité gymnasiale et la maturité professionnelle. Il s’agit d’une concurrence bien différente de celle que décrit M. Sarasin. La maturité gymnasiale ne fait plus concurrence à l’apprentissage, mais à la maturité professionnelle. Il n’est guère aisé d’entrer en discussion avec quelqu’un qui n’a pas intégré cette réforme fondamentale et qui ne voit pas qu’il y a aujourd’hui des jeunes avides de formation. Ces jeunes, en connaissance de cause, préfèrent, après le cycle d’orientation, la maturité professionnelle à une maturité gymnasiale.

La formation professionnelle supérieure

De même, la formation professionnelle supérieure est régulièrement sous-estimée par les milieux universitaires. On ne veut pas admettre qu’elle fait partie de l’enseignement tertiaire depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la formation professionnelle. On la catalogue plus volontiers dans la formation continue – pour autant qu’on la prenne en considération – et elle fait concurrence à ces formations proches de l’emploi avec des offres de formation continue issues des hautes écoles. On oublie que cette formation professionnelle supérieure, qui délivre plus de 28’000 diplômes par an2, couvre la majeure partie des besoins en qualifications que recherchent les PME. Encore heureux que le législateur n’ait pas été aveugle à cela lors de la création de la nouvelle loi sur l’aide aux hautes écoles et la coordination dans le domaine des hautes écoles (LAHE), et qu’il ait repris sciemment le thème de la « formation continue dans les hautes écoles et la formation professionnelle supérieure »3.

Les formations différenciées dans le domaine de la santé

Le domaine de la santé doit, lui aussi, lutter contre le fait que toutes les réformes ne sont pas prises en considération. Les politiciens qui se préoccupent de la formation se plaignent en bloc et un peu rapidement du « académisation » du domaine de la santé . Ce n’est pourtant pas le cas. Il existe désormais, grâce aux réformes entreprises, un apprentissage en « soins et santé communautaire », ainsi qu’un apprentissage sanctionné par une attestation fédérale santé-social « Aide en soins et accompagnement AFP », qui représentent tout le contraire d’une « académisation ». De plus, la formation en soins infirmiers, dispensée jusqu’ici par la Croix-Rouge suisse, a été reconnue dans le système de la formation professionnelle, récemment dans le système tertiaire B, sans toutefois avoir été véritablement repositionnée du point de vue de son niveau. Par contre, le système de formation dans le domaine de la santé s’est différencié de sorte à ce que celui-ci est désormais représenté à tous les niveaux de formation, de l’apprentissage sanctionné par une attestation fédérale jusqu’au master d’une haute école.

1 http://www.derbund.ch/schweiz/standard/Wieso-die-Schweiz-so-bildungsfeindlich-ist/story/18585508

2 http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/15/05/data/blank/01.html

3 LAHE, buts, art. 3i: prévenir les distorsions de la concurrence entre les prestations de services et les offres de formation continue proposés par les institutions du domaine des hautes écoles et celles proposées par les prestataires de la formation professionnelle supérieure.

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PD Des changements ignorés dans la formation professionnelle.doc 119 KB

07 novembre 2011, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation Drucker-icon