Thèmes – Formation – LEHE

La nouvelle Loi fédérale sur l’encouragement des hautes écoles et la coordination dans le domaine suisse des hautes écoles

La nouvelle LEHE est un projet unique pour le paysage de la formation suisse. Toutes les hautes écoles – c’est-à-dire les universités, les écoles polytechniques, les hautes écoles spécialisées et pédagogiques – bénéficieront à partir de 2015 d’un système de coordination et de promotion centralisé. Cette restructuration marque l’environnement des hautes écoles : de nouvelles organisations se sont constituées, d’autres sont en mutation et la participation se renforce. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses exprime aussi sa voix dans ce cadre.

Pour cette raison, nous vous envoyons périodiquement une Info-Mail et faisons ressortir pour vous les acteurs, les forces et les aspects encore en chantier de la nouvelle LEHE. Si vous voulez aussi recevoir cette Info-Mail, merci de le signaler ici :










Ici vous trouvez les textes des Info-Mail :

Attirer les médecins de famille ? Oui, mais comment ?

La Suisse a besoin de médecins en plus grand nombre, en particulier de médecins de famille. C’est pourquoi la Confédération souhaite investir dans le développement de nouvelles places pour étudiants en médecine. Elle est prête à mettre à disposition 100 millions de francs à cet effet. Les établissements d’enseignement soucieux d’augmenter le nombre de médecins de famille devraient obtenir le supplément nécessaire. Quelles mesures sont alors appropriées pour gagner davantage de jeunes médecins à cette idée ? Un coup d’œil sur deux études. suite

La question de savoir quelles sont les interventions qui mènent davantage d’étudiants en médecine à embrasser la profession et se spécialiser dans les soins médicaux de base fait également l’objet d’études scientifiques. Deux critères se sont révélés efficaces à cet égard : les programmes longitudinaux et les expériences cliniques précoces.

Programmes longitudinaux

En 2015, Eva Pfarrwaller a notamment lancé une étude 1 dans le but d’identifier les interventions dans les facultés de médecine « qui augmentaient la proportion d’étudiants aspirant à une formation continue dans une discipline des soins médicaux de base » 2 . Résultat : « les programmes longitudinaux ont été associés, d’une manière convergente, comme étant le seul et unique mode d’intervention qui a pour résultante une proportion plus importante d’étudiants ayant opté pour une carrière de médecin de famille 3 ». Ces programmes peuvent impliquer diverses formes d’apprentissage de même que la sélection des étudiants 4 . Par contre, des modules ou des stages pratiques uniques et isolés ne révèlent « aucun effet manifeste » 5 .

Expériences cliniques précoces

Une autre étude 6 montre qu’« une expérience précoce (dans un environnement clinique et communautaire, selon l’auteur) augmentait le recrutement pour la pratique des soins de base et de la médecine en milieu rural » 7 . Par « expérience », on entend un contact humain « authentique » (réel, par opposition à un contact simulé) dans un contexte social ou clinique ». Et « précoce » signifie : « ce que l’on considère traditionnellement comme la phase préclinique, habituellement les deux premières années » 8.

Résumé

Les deux études nous amènent à poser les questions suivantes :
• Selon quels critères d’ordre général mesure-t-on si un établissement d’enseignement obtient ou non le supplément pour créer de nouvelles places pour les étudiants en médecine ?
• Dans ces critères, quel rôle la volonté des établissements d’enseignement d’augmenter le nombre de médecins de famille joue-t-elle ?
• Quelles sont les mesures appropriées pour inciter davantage d’étudiants à embrasser la carrière de médecin de famille ?
• A quelles études se réfère-t-on pour définir ces mesures ?
• Quelle importance attribuer aux critères « Programmes longitudinaux » et « Expériences cliniques précoces » ?


1 Eva Pfarrwaller, M.D., Johanna Sommer, M.D., Christopher Chung, M.D., Hubert Maisonneuve, M.D., Mathieu Nendaz, M.D., M.H.P.E., Noëlle Junod Perron, M.D., Ph.D., et Dagmar M. Haller, M.D., Ph.D, Impact of Interventions to Increase the Proportion of Medical Students Choosing a Primary Care Career: A Systematic Review. In: Journal of General Internal Medicine, p. 1349ss., juillet 2015.
2 Voir à ce sujet le résumé en allemand de l’auteur sous http://bit.ly/1X8qijj.
3 Ibid.
4 Ibid.
5 Ibid.
6 T.Dornan u.a. How can experience in clinical and community settings contribute to early medical education? In: Medical Teacher, Vol. 28, No. 1, 2006, pp. 3–18
7 Ibid. p.3.
8 Ibid.

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2016 06 27 HFKG Hausaerzte-gewinnen f.docx 44 KB

27 juin 2016, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation Drucker-icon

« Avec ce budget, nous ne pouvons pas atteindre les objectifs ambitieux qui ont été fixés »

Le débat sur le budget de la formation pour la période de 2017 à 2020 est prévu en juin au Parlement. Le président de Swissuniversities, Michael Hengartner, explique pourquoi il faut plus d’argent que la somme prévue par le Conseil fédéral. suite

Au cours des quatre années à venir, le Conseil fédéral envisage d’investir presque 26 milliards dans la formation, la recherche et l’innovation, soit 2% de plus que pour la période précédente. Pourquoi les hautes écoles ne sont-elles pas satisfaites?
Michael Hengartner*: Le budget paraît important. Pourtant dans le même temps, le Conseil fédéral a donné aux hautes écoles des objectifs très ambitieux, que nous ne pourrons pas atteindre avec ce budget. Le Conseil national s’est, lui aussi, prononcé pour une croissance de 3,9 %. Si la Suisse veut rester à la pointe dans la recherche et la formation, elle doit faire attention. Quelques pays comme par exemple la Corée du Sud et Israël sont déjà en train de nous dépasser.

Rien n’est encore décidé. Mais de prime abord, si les parlementaires favorables à la formation n’obtiennent pas gain de cause, où les hautes écoles vont-elles faire les compromis nécessaires dans leurs projets d’extension?
Nous avons déjà supprimé les contributions pour les infrastructures de la recherche, pour lesquelles 27 millions de francs étaient prévus. Par exemple, l’achat d’instruments qui permettaient la reconnaissance structurelle des protéines était planifié. Les Universités de Bâle et de Zurich ainsi que l’EPF voulaient les acquérir ensemble et auraient elles-mêmes fourni une part d’environ 17 millions.

Que pensez-vous de l’augmentation des droits de scolarité?
Les faibles chiffres de la croissance présentés par le Conseil fédéral ont déjà poussé les deux EPF à évoquer ouvertement des montants plus élevés. Une discussion similaire va bien devoir s’inviter aussi dans d’autres hautes écoles. Mais il y a un consensus sur les droits de scolarité semestriels et sur le fait que leur montant ne doit représenter qu’une petite partie du budget total. Nous ne voulons pas de modèle américain en Suisse. Si des personnes défavorisées financièrement ne peuvent plus payer leurs études, on devrait impérativement aussi adapter le système des bourses.

Un point important défini dans le message FRI 2017-2020 est la promotion de la relève académique. Pourquoi est-ce si urgent?
Nous perdons beaucoup de scientifiques talentueux qui s’orientent vers l’économie, car leur salaire y est nettement plus élevé et parce que nous ne pouvons pas leur proposer des perspectives claires pour leur carrière. Après avoir soutenu leur thèse, ils restent pour une durée indéfinie dans les méandres postdoctoraux sans pouvoir obtenir de poste fixe. Cette insécurité a un effet dissuasif sur beaucoup d’entre eux. Il faut proposer encore plus de programmes de doctorats attrayants.

Pourquoi les fonds mis à disposition pour la recherche n’ont ils pas tous été utilisés l’année dernière?
Comme nous ne sommes plus totalement associés au programme de recherche européen Horizon 2020, la participation des chercheurs suisses à des consortiums européens a massivement diminué. Les projets coordonnés par la Suisse ont même chuté pour être maintenant 10 fois inférieurs à ce qu’ils étaient auparavant. En fait, la collaboration serait théoriquement encore possible, mais les perspectives floues dans les rapports ont entraîné beaucoup d’incertitudes parmi les scientifiques des pays de l’UE. Ce qui est un véritable poison pour la place scientifique suisse.

Quel est le scénario qui va se dessiner en terme de collaboration future avec l’UE?
Nous espérons, naturellement, obtenir à nouveau une association totale, mais que l’UE a couplé avec l’acceptation de la libre circulation des personnes avec la Croatie. Nous demandons instamment à ce que la Suisse ratifie le protocole sur la Croatie. Si ce n’est pas le cas, il faudra trouver une solution pour que des chercheurs suisses puissent à nouveau prendre part à des projets étrangers et inversement. Cela va nous coûter plus d’argent. Car la Suisse a, au cours des dernières années, reçu plus de fonds de l’UE qu’elle n’en a versés.

En plus d’assurer la fiabilité du financement, que souhaitez-vous réaliser, en tant que président de Swissuniversities?
Un autre sujet important est une meilleure coordination des différents types de hautes écoles au niveau du doctorat. La relève suisse des jeunes étudiants doit pouvoir soutenir ses thèses de doctorat en Suisse. Aujourd’hui, les doctorants des hautes écoles spécialisées et des hautes écoles pédagogiques obtiennent souvent leur titre auprès d’une haute école étrangère. Ce thème doit impérativement faire l’objet d’un débat.

*Michael Hengartner (49) est depuis le début de cette année président de Swissuniversities, l’association des hautes écoles suisses. Le recteur de l’Université de Zurich est un scientifique.

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2016 04 12 HFKG Interview M-Hengartner f.docx 43 KB

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12 avril 2016, Andrea Söldi, libre journaliste RP Drucker-icon

Les hautes écoles doivent faire plus pour les migrants

Des étudiants de l’Université de Bâle donnent un bel exemple: Ils permettent à des migrants de pouvoir assister à des cours. Mais pour faire de vraies études, les obstacles sont trop importants. suite

Kamiran S. avait toujours eu un intérêt pour la philosophie. Avant de venir en Suisse, il était étudiant en deuxième semestre en Syrie, dans le cadre d’études par correspondance. Puis, il a dû quitter son pays à cause de problèmes politiques. Depuis cinq ans, cet homme de 35 ans vit avec sa femme et leurs deux enfants à Reinach. Il a obtenu une autorisation de séjour, mais il n’a pas d’activité professionnelle. Depuis février, il assiste, à l’Université de Bâle, à un séminaire sur le philosophe grec Platon. « C’est très intéressant et je me réjouis de pouvoir comprendre environ 80% de ce que j’entends », dit le migrant. Qui plus est, cela lui donne la possibilité de rencontrer des gens sympathiques, ce qui ne s’avère pas si facile que ça en Suisse.

Ce Syrien est l’un des environ 20 hommes et femmes qui participent au programme des amphithéâtres ouverts de l’Université de Bâle. Cette offre a été lancée par des étudiants du groupe universitaire d’Amnesty International. « Nous voulons permettre aux migrants ayant un parcours universitaire d’avoir un premier contact avec nos hautes écoles », explique Jakob Merane du noyau dur. Des entretiens ont été effectués avec plus de 30 personnes lors desquels des critères comme les connaissances linguistiques et les acquis de formation ont été testés, dit l’étudiant en droit. La condition est d’avoir un bon niveau dans au moins une des trois langues suivantes: allemand, anglais ou français.

Appel à la Direction de l’Université

Les migrants viennent en majorité d’Afghanistan, de Syrie et d’Érythrée et ont tous déjà fait des études auparavant ou sont même déjà diplômés. Chacun d’entre eux se voient attribuer deux « copains » à leurs côtés, qui les aident à se familiariser avec le quotidien des études. Les participants passent quasiment inaperçus dans la haute école, dit Merane. « Certains apportent des expériences précieuses, en particulier dans les cours comme les sciences politiques. »

Dans un premier temps, aucun crédit n’est accordé, tout au plus une attestation de présence aux cours. Ce que regrette Kamiran S. « J’aimerais bien étudier pour de vrai et passer des diplômes », dit le Syrien. Mais, lorsqu’il a quitté son pays en catastrophe, il n’a pas pu emmener ses diplômes. Il en va de même pour beaucoup d’autres migrants, qui participent actuellement à ce programme d’auditeurs libres. Un autre problème est le financement à long terme. Ce projet a gagné un prix, d’un montant de 5000 francs, remis par le bureau de la durabilité de l’Université de Bâle. Ce qui permet de couvrir les frais de scolarité de 60 francs par cours hebdomadaire pour un semestre. Mais une fois cet argent utilisé, les étudiants vont devoir chercher de nouvelles solutions. Ils sont en contact avec des fondations, mais ils veulent aussi interpeller la Direction de l’Université, au plus tard cet été, pour demander plus de soutien. « Nous souhaitons que l’Université soit un partenaire officiel de ce programme et qu’elle le communique », dit Merane.

Se pencher sur les capacités et non sur les formalités

Il existe un projet similaire à l’Université de Genève, où 10 migrants se mêlent aux étudiants durant ce semestre. Swissuniversities et la Conférence suisse des recteurs apportent également leur soutien aux hautes écoles qui ouvrent leurs portes à ces personnes se trouvant dans des conditions difficiles. On retrouve, dans un communiqué de presse de septembre dernier, une déclaration un peu vague de la Conférence suisse des recteurs : « Les recteurs et les rectrices renforcent leur intention, dans le cadre de leurs possibilités juridiques, de donner les compétences spécialisées aux réfugiés pour la reconstruction de leur pays d’origine et de la société après leur retour chez eux. »

Travail.Suisse a des exigences plus claires. « Dans cette situation spéciale, il faut répondre aux besoins des personnes », trouve Bruno Weber-Gobet, responsable de la politique de formation. Il invite les responsables à porter leur attention davantage sur les capacités disponibles et moins sur les diplômes formels. « Si des migrants dotés de compétences ont le droit d’étudier, ils pourront par la suite forger leur destin de manière autonome », dit Weber-Gobet. « La Suisse doit exploiter ce potentiel. »

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12 avril 2016, Andrea Söldi, libre journaliste RP Drucker-icon

La promotion de la relève, un élément clé à l’avenir pour le profil des hautes écoles spécialisées

La promotion de la relève scientifique est l’élément déterminant de l’avenir des hautes écoles spécialisées. De sa réussite dépend le développement de son profil à long terme. Elle représente, en conséquence, une part importante du message FRI. Selon la proposition du Conseil fédéral, cette promotion doit être une priorité. Selon la perspective de Travail.Suisse, promouvoir la relève est un problème compliqué à aborder. Différents obstacles complexifient une solution simple. suite

C’est incontesté : Les hautes écoles spécialisées ne doivent pas pratiquer une recherche fondamentale, mais au contraire une recherche orientée vers l’application. Cela est considéré comme le signe distinctif du développement de leurs profils. Pour cela, les hautes écoles spécialisées ont besoin, en tant que hautes écoles pratiquant une recherche orientée vers l’application, « d’un corps professoral qui réfléchit selon une orientation appliquée, qui parle le langage de l’économie et qui est en réseau avec l’économie » 1 . Mais où trouver ces personnes ?

1. Problème: À la différence des universités, les hautes écoles spécialisées n’ont pas la possibilité de former elles-mêmes leur relève. Elles sont donc souvent obligées de faire appel, pour le recrutement de leur personnel scientifique, à des personnes ayant un diplôme et une expérience universitaires 2 . Pourtant cela ne correspond pas vraiment au profil des hautes écoles spécialisées. Cela comporte le risque de voir le profil des hautes écoles se perdre de manière insidieuse.

2. Problème: Il est difficile de réintégrer, dans les hautes écoles spécialisées, un personnel formé scientifiquement et travaillant en dehors des hautes écoles 3 . Pourtant, l’expérience et les réseaux de ce personnel seraient précieux pour les hautes écoles. La question qui se pose est donc la suivante: Comment doit être conçue la relève intégrant aussi bien l’élément scientifique que le lien à la pratique et qui suscite également un intérêt auprès des personnes formées pour travailler dans une haute école spécialisée?

3. Problème: Quand des hautes écoles spécialisées collaborent avec des hautes écoles universitaires dans des coopérations doctorales, elles ont des difficultés « à faire valoir leurs besoins liés à leurs profils orientés vers la pratique » 4 . C’est compréhensible, car les deux types de hautes écoles affichent des profils différents et par voie de conséquence les hautes écoles universitaires ne peuvent proposer que de manière restreinte ce dont les hautes écoles spécialisées recherchent et ont besoin.

4. Problème: L’entrée en vigueur de la Loi fédérale sur l’encouragement des hautes écoles et la coordination dans le domaine des hautes écoles a entraîné l’introduction de l’accréditation des systèmes. Auparavant, les hautes écoles avaient une accréditation des programmes, mais la Confédération veillait, via la Commission fédérale des hautes écoles spécialisées, à ce que l’accréditation des programmes prenne en compte le profil des hautes écoles. Dans la nouvelle situation, le risque que les différentes filières d’études aspirent en partie, à côté de l’accréditation des systèmes, à des accréditations de programmes internationaux ne prenant pas assez au sérieux le profil de des hautes écoles, est bien réel. Ce qui n’aide pas les Hautes dans la problématique du développement de leur profil, car trop de règlements universitaires doivent être appliqués.

Selon la Loi fédérale sur l’encouragement des hautes écoles et la coordination des hautes écoles, la Conférence des hautes écoles doit promouvoir le développement des profils des hautes écoles 5 . Les remarques faites plus haut suggèrent que le Conseil des hautes écoles doit entamer une discussion approfondie sur le développement des profils des hautes écoles.


1 Franz Baumberger, Académisation rampante des hautes écoles spécialisées – Mirage ou réalité ? Sous : http://www.fh-ch.ch/~fhch/upload/2016_Februar_fh-ch.pdf, p. 10.
2 « Le taux le plus élevé de professeurs avec un diplôme universitaire (avec ou sans doctorat/habilitation) se trouve dans les domaines spécialisés de la chimie et des sciences humaines (89%), l’agriculture et la sylviculture (88%) ainsi que l’économie et les prestations de services (87%). » Cf. mesures pour promouvoir la relève scientifique en Suisse. Rapport du Conseil fédéral faisant suite au postulat de la CSEC-CE (12.3343), p. 62s.
3 Cf. idem p.69.
4 Idem p.73
5 LEHE art. 3c.

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12 avril 2016, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation Drucker-icon

Amélioration de la collaboration entre la formation des hautes écoles et la formation professionnelle

Considérée dans son ensemble, la Suisse dispose aujourd’hui d’un système de formation efficace et doté d’un bon fonctionnement. C’est en particulier le bon dosage entre la formation générale et la formation professionnelle qui constitue les atouts de ce système. Qui plus est, la communication et la collaboration entre ces deux mondes de la formation se sont améliorées de manière significative, au cours des dernières années. Selon Travail.Suisse, poursuivre de manière conséquente dans la direction prise jusque-là constitue un avantage indéniable. suite

Une collaboration plus étroite entre les deux mondes de la formation mentionnés se manifeste par différentes actions et événements :

- Le 1er janvier 2013 est une date importante de la politique de formation. L’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT) et le Secrétariat d’Etat à la formation et à la recherche (SEFR) vont être réunis sous la bannière du Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI). La «formation professionnelle» et la «formation des hautes écoles» font donc partie pour la première fois, d’un point de vue technique, de la même unité administrative et ce n’est pas tout. Au cours de l’année 2014, elles vont également occuper les mêmes locaux de la Einsteinstrasse (Rue Einstein) à Berne, ce qui augmente les opportunités pour une communication et une collaboration à la fois bonnes et simplifiées.

- La loi sur la formation professionnelle (LFPr) de 2002 a ouvert la voie à une recherche élargie dans la formation professionnelle pratiquée dans les hautes écoles 1 . Les travaux de mise en place dans cette branche de la recherche ne sont pas encore terminés 2 . Mais les résultats de la recherche contiennent différents éléments importants pour, par exemple, permettre d’apprécier correctement la valeur du dosage entre la formation générale et la formation professionnelle dans les processus décisionnels de la politique de formation.

- Pour la première fois, les groupes d’intérêts de la formation professionnelle et de la formation des hautes écoles ne se sont pas affrontés mais ont travaillé ensemble lors de la préparation du message pour la promotion de la formation, la recherche et l’innovation FRI 2017-2020. Cela a permis d’établir de manière claire et visible les priorités ainsi que les motivations des définitions de ces priorités pour les deux parties. Travail.Suisse espère désormais que, compte tenu de la forte réduction budgétaire imposée par le Conseil fédéral pour la période FRI, la collaboration ne va pas à nouveau s’inverser en une confrontation, mais que l’on assistera à un engagement commun pour trouver les financements nécessaires.

- Travail.Suisse apprécie fortement que la loi sur l’encouragement et la coordination dans le domaine des hautes écoles LEHE prévoit la participation de deux représentants ou représentantes des organisations d’employeurs et d’employés aux réunions de la Conférence des hautes écoles. Cela permet aussi à des personnes ayant une voix consultative et n’évoluant pas seulement dans la formation des hautes écoles, mais étant fortement ancrées dans la formation professionnelle, de participer aux discussions de la Conférence sur la politique des hautes écoles.

Il existe toutefois des champs d’action où la communication et la collaboration entre les deux mondes de la formation doivent encore être améliorées :

- Un champ d’action important est constitué par le cadre national de qualification. Actuellement, le cadre de qualification des hautes écoles et celui de la formation professionnelle se trouvent face à face sans être reliés. Ils se sont constitués indépendamment l’un de l’autre. Il faut planifier ici les étapes de rencontre de ces deux cadres. L’objectif doit être, à moyen terme, de mettre en place un cadre commun de qualification.

- La formation professionnelle supérieure fait partie aussi bien de la formation professionnelle que du domaine tertiaire, auquel sont rattachées les hautes écoles. La formation professionnelle supérieure se trouve ainsi dans une sorte de domaine intermédiaire. Selon Travail.Suisse, le rapport entre la formation professionnelle supérieure et les hautes écoles doit être défini de manière plus précise. Il ne s’agit pas là uniquement de questions d’admission aux hautes écoles des personnes ayant un diplôme de formation professionnelle supérieure, ni de questions de dénomination des titres, mais aussi du rôle, par exemple, des hautes écoles spécialisées dans le processus d’innovation pour résoudre les questions concernant le thème « Industrie 4.0 » ou du rapport entre la formation continue des hautes écoles et la formation professionnelle supérieure. Il y a suffisamment de sujets de discussion. A propos : Dans la formation professionnelle supérieure, il y a autant de réussite de diplômes par an que dans les hautes écoles.


1 Cf. Loi sur la formation professionnelle, art. 4.
2 Evaluation, Recherche dans la formation professionnelle SEFRI, 24 avril 2015, http://www.sbfi.admin.ch/berufsbildung/01528/index.html?lang=de&download=NHzLpZeg7t,lnp6I0NTU042l2Z6ln1acy4Zn4Z2qZpnO2Yuq2Z6gpJCEd4B9hGym162epYbg2c_JjKbNoKSn6A—

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2016 04 12 HFKG Verbesserte-Zusammenarbeit-zw-Hochschulbildung-und-Berufsbildung f.docx 45 KB

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12 avril 2016, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation Drucker-icon