Thèmes – Politique sociale – AI et LAA

Assurance-invalidité – 6e révision de l’AI, deuxième volet (révision 6b)

13 octobre 2010, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale

Offensive contre les rentes de l’AI sous le couvert de la réadaptation

Actuellement, la « réadaptation » est la formule magique de l’AI. Après avoir voulu, dans la première partie de la 6e révision de l’AI, que les bénéficiaires des rentes soient réintégrés dans le marché du travail, le Conseil fédéral propose maintenant à la va-vite de réduire les rentes d’une partie considérable des bénéficiaires. Cyniquement, il semble que même cette mesure d’économie radicale est vendue au nom du soutien à la réadaptation. Or, il ne s’agit là que d’une tentative, et rien d’autre, pour résoudre les problèmes financiers de l’AI sur le seul dos des personnes concernées. Pour Travail.Suisse, cette offensive contre les rentes est inacceptable.

20 septembre 2010, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale

Contrer les attaques contre l’assurance accidents

L’assurance accidents est une assurance financièrement saine, qui fonctionne sans accroc. La révision engagée par la commission sociale du Conseil national prévoit une péjoration des prestations et une augmentation des cotisations. Pour Travail.Suisse il est clair qu’une telle révision est vouée à l’échec. L’organisation faîtière indépendante de 170’000 travailleurs et travailleuses demande au Conseil national d’arrêter l’exercice et de renvoyer le projet au Conseil fédéral lors de la session d’automne. suite

La révision de la LAA péjore les prestations tout en augmentant les cotisations. Les décisions prises à ce jour représentent une péjoration très nette par rapport au statu quo et sont orientées par la politique de défense des intérêts des assureurs privés. Ces derniers entendent dicter des conditions-cadres qui augmentent leurs bénéfices sur le dos des employé-e-s et des entreprises.

Une révision de ce style n’est pas seulement inutile, mais elle nuit aux intérêts légitimes des employé-e-s et à la Suisse en tant que place de travail. Travail.Suisse est d’avis qu’il n’est pas tolérable d’affaiblir une assurance sociale qui fonctionne bien, sans heurts, sans aide financière de la Confédération, uniquement pour soutenir des intérêts particuliers. De nombreux employeurs, notamment des PME, partagent également ce point de vue.

La LAA doit protéger les travailleurs-euses assurés et renforcer la Suva de manière à consolider la position de la Suisse comme place de travail. Sous la forme actuelle, la révision de la LAA fera objet d’un référendum ou laissera un tas de débris. C’est pourquoi Travail.Suisse demande au Conseil national d’arrêter l’exercice et de renvoyer la révision au Conseil fédéral lors de la session d’automne.

02 septembre 2010, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale

Révision de la LAA: non au démantèlement inutile et insensé des prestations

10 août 2010, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale

Révision de la LAA: Il faut stopper l’attaque à se faire dresser les cheveux sur l’assurance-accidents

Sans nécessité, la commission sociale du Conseil national veut détériorer et renchérir les prestations de l’assurance-accidents. Parallèlement au relèvement des primes, on affaiblit les prestations. Les décisions sont le résultat de la politique d’intérêts des assureurs-privés. Ces derniers veulent prescrire les conditions cadres qui augmentent leurs bénéfices au détriment des travailleurs et des employeurs. On veut mettre en retrait la SUVA, qui travaille pourtant très efficacement. Pour Travail.Suisse, il n’est pas tolérable que l’on affaiblisse ainsi une assurance sociale qui fonctionne sans accroc et sans aide financière de la Confédération. Il est clair que le Parlement doit donner un changement de cap. Sinon, la révision provoquera très certainement un référendum et volera en éclats. suite

L’assurance-accidents fonctionne très bien grâce à une offre complète de prévention, d’assurance et de réhabilitation et avec efficacité sur le plan des coûts. Elle n’a pas besoin d’être assainie et est solidement financée. Or, la commission sociale du Conseil national veut renchérir inutilement cette assurance. Ceux qui gagnent le mieux leur vie sont moins souvent accidentés et supportent ainsi aujourd’hui une partie des coûts d’accidents de ceux qui sont exposés à un risque d’accident plus élevé. Si, comme le veut la commission sociale du Conseil national, le gain assuré est abaissé à environ Fr. 100’000, cela nécessitera une augmentation de primes d’environ 2 pourcent. Il en résultera une augmentation de la pression pour que ceux qui gagnent le plus concluent des assurances complémentaires onéreuses chez les assureurs-privés.

Un des buts principaux de la LAA, qui est d’éviter des conflits sans fin en matière de responsabilité civile (RC), est aussi miné par la décision d’augmenter le degré minimum d’invalidité à 20%. Il sera ainsi plus difficile de réinsérer les travailleurs accidentés. En outre, les PME devront conclure davantage d’assurances responsabilité civile. De plus, il n’est pas acceptable pour Travail.Suisse qu’on introduise la bagarre dans les domaines d’activité de la Suva, elle qui travaille, comme cela est prouvé, de la façon la plus efficace et fixe les standards dans l’assurance-accidents. Il faudrait, au contraire, renforcer la Suva.

Si l’on veut éviter que la révision ne vole en éclats, il faut que le Conseil national donne clairement un changement de direction lors la session d’automne.

25 juin 2010, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale

RSS | D | F | Info juridiques | Impressum | Sitemap | Full Site | LOGIN