Thèmes – Politique sociale – AI et LAA

6ème révision de l’AI : la réinsertion tourne à la farce

La 6ème révision de l’AI a comme objectif d’intégrer dans le marché du travail plus de 16’500 rentiers et rentières AI. Cela ne peut marcher que si les employeurs mettent à disposition les postes nécessaires. Le Conseil national a toutefois rejeté aujourd’hui toute obligation à leur égard. Travail.Suisse, l’organisation indépendante de 170’000 travailleurs et travailleuses, exprime sa déception face à cette politique qui manque de crédibilité et de courage. La 6ème révision de l’AI a ainsi échoué avant même d’avoir commencé. suite

Cela fait longtemps que Travail.Suisse s’engage avec force pour une politique d’intégration crédible et pour un engagement obligatoire de la part des employeurs dans le cadre des mesures de (ré)insertion de l’AI. Avec la décision qu’a prise aujourd’hui le Conseil national, l’AI est plus loin que jamais de devenir une assurance d’insertion. Le but de la 6ème révision de l’AI, c’est-à-dire la réinsertion dans le premier marché du travail, n’est plus qu’une illusion. Qui doit se soumettre à toute une série de mesures les unes après les autres, sans pour autant avoir de perspective d’emploi, peut à juste titre se sentir être l’objet de tracasseries. Au lieu d’une réintégration, on assiste à un passage fréquent de l’AI vers l’assurance-chômage et l’aide sociale. Une fois de plus, on veut assainir l’AI sur le dos des personnes concernées. Pour Travail.Suisse, une telle politique fait régner l’exclusion, est à courte vue et n’est pas crédible. La 6ème révision de l’AI a ainsi échoué avant même d’avoir commencé.

16 décembre 2010, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Une politique d’intégration crédible exige un engagement de la part des employeurs

Quiconque veut faire des économies dans l’AI grâce à des réinsertions doit veiller à ce que soient créés les postes nécessaires destinés à des personnes ayant une capacité partielle de rendement. Les bénéficiaires de l’AI doivent déjà fournir une contribution importante en vue de l’assainissement de cette assurance, de par leurs devoirs de participation plus sévères et la réalisation de trains de mesures complets. L’ensemble de la population fournit également une contribution à l’AI par le biais de l’augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée. Lors de la dernière semaine de la session, le Conseil national devra maintenant aussi responsabiliser le camp des employeurs.

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13 décembre 2010, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

6e révision AI: Obliger les employeurs !

Obliger les employeurs ! L’économie suisse emploie quelque 30‘000 personnes aux capacités de prestation limitées. C’est très peu dans le contexte international et comparativement aux plus de 4 millions d’actifs en Suisse. D’un seul coup, avec la 6e révision de l’AI, plus de 16‘000 bénéficiaires de l’AI devraient désormais être intégrés dans l’économie suisse. Or, cela ne pourra marcher que si les emplois nécessaires à cet effet auront été créés. Il est illusoire de vouloir atteindre cet objectif uniquement en développant les incitations destinées aux employeurs. À la place, il faut une contribution obligatoire à l’intégration, de la part des employeurs. Travail.Suisse a mis au point un modèle concret de réinsertion dans le cadre de l’AI.

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23 novembre 2010, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Révision de l’AI : Travail.Suisse demande une intégration crédible au lieu de réductions de rentes

La 6ème révision de l’AI doit permettre l’intégration de 16’000 rentiers dans le marché du travail. Seule une politique d’intégration crédible, obligeant les employeurs, y parviendra. En exploitant complètement le potentiel d’intégration au marché du travail, les réductions de rente sont superflues. suite

L’intégration du plus grand nombre dans le marché du travail est pour Travail.Suisse, organisation faîtière de 170’000 travailleurs, un but louable mais atteignable seulement par des mesures crédibles. Sinon l’intégration n’est que chicaneries. Pour avoir suffisamment de postes pour les personnes handicapées, Travail.Suisse demande :

• Contribution d’intégration des employeurs : ils emploient des personnes handicapées ou ils versent une taxe, utilisée pour créer des postes pour les travailleurs concernés.

• Soutien par l’AI de firmes sociales : la taxe doit aussi soutenir les firmes sociales. Quand le premier marché du travail échoue, il faut créer assez de postes pour les personnes handicapées. Daniela Merz, de la Fondation Dock, montre comment une firme sociale fonctionne.

Une intégration crédible rend inutile les réductions de rentes
Une politique d’intégration crédible décharge l’AI sans que les concernés se retrouvent au chômage ou à l’aide sociale. Les réductions de rentes deviennent inutiles.

Le Conseil national doit soutenir une solution crédible
Travail.Suisse exhorte le Conseil national, lors de la 6ème révision de l’AI, de ne pas suivre la politique dénuée d’obligation du Conseil fédéral et de l’Union patronale mais de soutenir toutes propositions qui donnent une perspective aux concernés et contribuent à décharger financièrement l’AI substantiellement.

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PK 81110 f Text M Flügel.doc 38 KB

PK 081110 f Text M Kuert.doc 50 KB

PK 081110 f Text D Merz.doc 80 KB

f-f Positionspapier 6 IV Revision.doc 208 KB

08 novembre 2010, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Une intégration crédible au lieu d’une réduction aveugle des rentes

L’intégration dans le marché du travail du plus grand nombre de personnes possible est pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de 170’000 travailleurs, un défi capital pour la Suisse. Cela vaut également pour l’intégration de personnes aux capacités de prestation limitées. Si cette intégration réussit, elle permettra également d’économiser un nombre substantiel de rentes AI, et les réductions de rentes annoncées n’auront plus lieu d’être. Toute-fois, pour réussir, ce projet n’a pas besoin d’une intégration faite à la sauce inconsistante du Conseil fédéral et des organisations patronales, mais plutôt de critères crédibles qui engagent aussi les employeurs.

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PD Une integration crédible au lieu d'une réduction aveugle des rentes.doc 46 KB

08 novembre 2010, Martin Flügel, Président Drucker-icon