Thèmes – Politique sociale

Révision de l’AVS à la CSSS du Conseil national

Travail.Suisse demande la flexibilisation de l’âge de la retraite avec une compensation sociale. La flexibilisation de l’âge de la retraite est l’élément central de la 11e révision de l’AVS. Mais pour que tous les travailleurs et travailleuses puissent profiter de l’âge de la retraite flexible, il faut une compensation sociale. Pour ce faire, 400 millions de francs au moins sont nécessaires. Faute de quoi, la retraite avant 65 ans restera l’apanage des travailleurs et travailleuses à l’aise financièrement. suite

La commission de la santé et de la sécurité sociale (CSSS) a élaboré un modèle pour une retraite flexible et prendra de nouvelles décisions lors de sa séance du 13 au 15 février. Travail.Suisse soutient le modèle sur le fond car il est facile à mettre en œuvre et est bien ciblé. Mais pour que ce modèle déploie les effets désirés sur le plan social et économique, il doit bénéficier de suffisamment de moyens.

400 millions pour la compensation sociale

Sans compensation sociale, il n’y a que les personnes ayant de bons revenus et un 2e pilier bien garni qui peuvent se permettre de prendre une retraite avant 65 ans et profiter ainsi de l’âge de la retraite flexible. Cela ne fait guère de sens ni sur le plan social ni sur le plan économique. Car ce sont avant tout les personnes ayant de petits et moyens revenus qui ont souvent des problèmes de santé avant 65 ans ou qui n’ont plus guère de chances sur le marché du travail. C’est pourquoi Travail.Suisse demande que l’on mette à disposition 400 millions de francs pour une compensation sociale afin que les travailleurs et travailleuses ayant des bas et moyens revenus puissent partir à la retraite avant 65 ans.

La population est pour la compensation sociale de la flexibilisation de l’âge de la retraite. Le prouve l’échec de la dernière révision de l’AVS lors de la votation référendaire. C’est pourquoi, la révision en cours de l’AVS n’aura une chance que si l’on met en place une compensation sociale. Quiconque rejette la flexibilisation avec une compensation sociale, fait fi de la volonté populaire et bloque ainsi la poursuite du développement de l’AVS.

11 février 2008, Hugo Fasel, président Travail. Suisse jusqu'à 2008 et Martin Flügel, Président

AVS : le plus gros bénéfice de tous les temps

Avec un excédent de 2,7 milliards de francs, l’AVS a obtenu en 2006 le meilleur résultat de son histoire. Son capital suffit à couvrir les dépenses d’une année entière. Sa situation financière est brillante et il n’y a pas de raison de réduire les prestations. Le déficit de l’AI s’est stabilisé grâce à la diminution des nouvelles rentes. Mais les dettes continuent d’augmenter et ont atteint un nouveau plafond : 9,3 milliards de francs. Pour Travail.Suisse, le financement additionnel et le désendettement demeurent des urgences.

26 mars 2007, Martin Flügel, Président

11e révision de l’AVS à la CSSS du CN : Travail.Suisse veut une rente transitoire de l’AVS

Certaines caisses de pension connaissent la rente dite transitoire. Grâce à elle, il n’est pas nécessaire, en cas de retraite anticipée, de solliciter prématurément sa rente AVS. Celle-ci est versée intégralement dès l’âge de 65 ans. Travail.Suisse demande que soit créée, dans l’AVS et parallèlement à la flexibilisation de l’âge qui y donne droit, une rente transitoire pour les personnes dont les revenus sont faibles ou modestes. En effet, ces personnes disposent rarement d’une bonne caisse de pension et sont donc tributaires d’une rente AVS pleine et entière.

26 février 2007, Hugo Fasel, président Travail. Suisse jusqu'à 2008

11e révision de l’AVS traitée par la CSSS: Travail.Suisse exige une rente-pont AVS

La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) du Conseil national discute aujourd’hui de la flexibilisation de l’âge de la retraite. A cet égard, Travail.Suisse a soumis à la CSSS en juillet 2006 sa propre proposition sur laquelle l’administration a fait des calculs. Les chiffres sont maintenant disponibles et Travail.Suisse demande à la commission de poursuivre cette idée. suite

La première version de la 11e révision de l’AVS a clairement échoué lors de la votation référendaire parce qu’elle n’avait pas suffisamment tenu compte de l’exigence très importante d’une flexibilisation de l’âge de la retraite.

Rente-pont AVS individuelle comme solution
En juillet 2006 déjà, Travail.Suisse avait proposé un modèle à la CSSS qui lie un droit individuel au revenu déterminant (revenu moyen de toutes les années d’acquisition du revenu). Cela signifie que les personnes avec un revenu déterminant bas (par ex. jusqu’à environ 40’000 francs) peuvent obtenir dès 62 ans une rente-pont AVS. Pour le financement, il faut utiliser les moyens dégagés par le relèvement de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans.

Les calculs de l’administration montrent que ce modèle permettrait le financement d’une retraite à 62 ans pour le tiers inférieur des revenus. Etant donné que ce sont en particulier des femmes qui sont actives dans cette catégorie de revenus, une rente-pont AVS créerait, du point de vue des femmes, une compensation nécessaire pour les relèvements en cours de l’âge de la retraite des femmes.

Le modèle s’appuie sur les rentes-pont existantes en partie auprès des caisses de pension. Mais il garantit aussi aux personnes ayant de bas revenus la possibilité de prendre une retraite à 62 ans indépendamment du fait qu’elles soient assurées auprès d’une bonne caisse de pension ou non.

25 janvier 2007, Martin Flügel, Président

Rejet de l’initiative COSA: On attend maintenant les bonnes idées des opposants

Travail.Suisse, l’organisation faîtière des travailleurs et travailleuses, est décue de l’issue des votations fédérales d’aujourd’hui. suite

Travail.Suisse déplore le rejet de l’initiative „Bénéfices de la Banque nationale pour l’AVS“. Une bonne idée a ainsi fait naufrage. Mais une chose est claire désormais: les opposants à l’initiative sont invités à avancer eux-mêmes de bonnes idées pour garantir le financement à long terme de l’AVS et à faire en sorte qu’elles obtiennent la majorité. Car un démantèlement drastique des prestations, destiné à stabiliser les finances de l’AVS pour 20 ou 30 ans, n’est plus capable d’obtenir l’adhésion de la majorité. Travail.Suisse attend des propositions avec une attention soutenue.

Le oui à la loi sur l’asile ne règle pas les problèmes
Travail.Suisse regrette le oui du peuple suisse à la loi sur l’asile. Ce oui, tout en mettant en péril la tradition humanitaire de la Suisse, ne règlera pas les problèmes qui se posent. L’extension de l’exclusion de l’aide sociale créera davantage d’illégalité et de délinquance ; le durcissement des mesures de contrainte ne réglera pas non plus la question de l’exécution des renvois.

Loi sur les étrangers : un oui qui ne doit pas conduire à un nouveau durcissement
Travail.Suisse déplore que le peuple suisse ait accepté la nouvelle loi sur les étrangers ; car elle entérine des différences de traitement injustifiées et même choquantes entre les ressortissant-e-s de l’UE/AELE et les ressortissants des autres pays.

Cette situation est de nature à conforter les préjugés et à rendre plus difficile l’intégration d’une partie des étrangers et étrangères dans notre pays. Travail.Suisse s’opposera à tout nouveau durcissement de la politique des étrangers demandé par la droite nationaliste.

24 septembre 2006, Martin Flügel, Président

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