Thèmes – Politique sociale

11e révision de l’AVS (mesures relatives aux prestations)

29 juin 2005, Hugo Fasel, président Travail. Suisse jusqu'à 2008 et Martin Flügel, Président

Restructurer l’AVS au lieu de réduire ses prestations

L’AVS est foncièrement saine. Mais alors qu’elle a réalisé en 2004 un excédent de presque deux milliards de francs, le Conseil fédéral avance en même temps des propositions sur la manière d’économiser près d’un milliard de francs dans l’AVS. Voilà qui est incompréhensible et inacceptable pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière des travailleurs. Au lieu d’opérer des réductions dans l’AVS, il faut la restructurer.

07 mars 2005, Martin Flügel, Président

„Petite“ révision de l’AVS: un Conseil fédéral sans courage

Travail.Suisse est déçu des propositions du Conseil fédéral pour l’AVS. D’un côté, il manque une vraie flexibilisation de l’âge de la retraite. Il faut utiliser pour cela complètement les moyens qui sont économisés ailleurs. D’un autre côté, le Conseil fédéral devrait présenter tout de suite un projet pour le financement à long terme de l’AVS afin d’en finir avec l’insécurité consciemment attisée, et dommageable sur le plan économique, autour des rentes AVS. suite

Le 16 mai 2004, le peuple a clairement rejeté une révision visant à économiser dans l’AVS. Pour Travail.Suisse, il est donc clair que la population ne veut pas de démantèlement dans l’AVS mais une réorientation. L’élément le plus important en est la flexibilisation de l’âge de la retraite pour les moyens et bas revenus. Sur ce point, ce que propose le Conseil fédéral est nettement insuffisant. Une rente-pont liée à des conditions restrictives n’est pas appropriée pour trouver une solution aux problèmes des travailleurs plus âgés sur le marché du travail. Car tous les travailleurs sont concernés par ces problèmes, pas seulement les personnes au bénéfice d’une rente AI ou les chômeureuses en fin de droit. Sans solution valable de retraite anticipée, une nouvelle révision de l’AVS n’a aucune chance devant le peuple. Travail.Suisse demande donc au Conseil fédéral d’utiliser complètement les moyens qui sont économisés ailleurs pour la flexibilisation de l’âge de la retraite et d’examiner minutieusement le modèle de l’âge de la retraite dépendant du revenu, qui tient mieux compte des problèmes de nombreux travailleurs âgés.

En finir avec l’insécurité- soutenir la croissance économique
Un financement de l’AVS sûr et clair joue un rôle significatif pour le maintien de la consommation des travailleurs/euses et des retraité-e-s, et donc pour la croissance économique de la Suisse. Travail.Suisse demande au Conseil fédéral d’apporter tout de suite une proposition de financement. Les rentes peuvent être garanties avec un relèvement de la TVA en 2009 et 2016 chaque fois de 1 pour cent. Si l’on engage une politique des petits pas, alors un projet de financement pour la garantie à long terme de l’AVS en fait absolument partie. Ce n’est qu’ainsi que le Conseil fédéral peut mettre fin à l’insécurité, sciemment attisée de divers bords et dommageable sur le plan social et économique, qui règne autour de la sécurité des rentes.

23 février 2005, Martin Flügel, Président

L’Union patronale suisse demande un relèvement général de l’âge de la retraite – Des propositions peu utiles

L’Union patronale suisse demande à nouveau un relèvement général de l’âge de la retraite dans l’AVS à 66 ans. Pour Travail.Suisse, cette proposition est tout simplement inacceptable. suite

Le camp patronal a, une fois de plus, proposé de relever l’âge de la retraite dans l’AVS. Avec cette proposition, l’Union patronale suisse oublie le fait que les citoyens et citoyennes ont clairement rejeté la 11e révision de l’AVS et ses propositions de démantèlement en mai de cette année. Un relèvement général de l’âge de la retraite n’a pas la moindre chance devant le peuple.

Ce seraient avant tout les petits revenus, qui ne peuvent pas se permettre de prendre une retraite anticipée, qui seraient touchés par un relèvement de l’âge légal de la retraite. Les travailleurs à revenus modestes ont pourtant souvent avec l’âge des problèmes de santé et le marché du travail ne les veut plus. Un relèvement de l’âge de la retraite aurait comme conséquence de reporter les coûts de l’AVS vers l’AI ou l’assurance-chômage. Cela ne peut pas être dans l’intérêt des employeurs.

Les travailleurs qui ont des revenus élevés peuvent planifier leur retrait de la vie active indépendamment de l’âge légal de la retraite. Ils disposent pour la plupart d’un deuxième pilier bien garni qui leur permet une grande flexibilité pour le retrait de la vie active. Ce sont justement ces personnes bien qualifiées qui devraient rester plus longtemps dans la vie active si l’on veut qu’un relèvement de l’âge de la retraite ait des effets positifs sur les finances de l’AVS. C’est pourquoi, c’est sur la question de savoir comment maintenir ces personnes plus longtemps dans le processus de production que les employeurs devraient réfléchir. Des propositions qui iraient dans cette direction seraient sans doute plus utiles que celles qui sont présentées aujourd’hui.

22 novembre 2004, Martin Flügel, Président

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