Thèmes – Politique sociale

Flexibilisation de l’âge de la retraite: Travail.Suisse réclame une meilleure solution

Pour Travail.Suisse, une bonne flexibilisation de l’âge de la retraite reste une tâche centrale dans la révision de l’AVS en cours. Les propositions du Conseil fédéral à ce sujet sont insuffisantes. Travail.Suisse demande à la commission compétente du Conseil national d’examiner l’introduction d’une rente transitoire individuelle pour les salariés à faible revenu ou à revenu moyen. suite

La première mouture de la 11e révision de l’AVS a clairement échoué lors du vote par référendum. Le modèle a été considéré comme partial et il ne tenait pas compte de la vaste question de la retraite à la carte. Dans son message concernant la nouvelle 11e révision de l’AVS, le Conseil fédéral est loin de s’aligner sur ce qui est nécessaire.

Une rente individuelle transitoire, une meilleure solution
Travail.Suisse donne la priorité à un modèle associant un droit individuel rattaché au revenu déterminant (revenu moyen de toutes les années d’activité professionnelle). Cela signifie que dans le 1er pilier, une rente transitoire serait introduite à partir de 62 ans, un droit que les personnes à faible revenu déterminant pourraient revendiquer. Ce modèle se réfère aux rentes transitoires aujourd’hui s en partie existantes chez des caisses de pension. En même temps, cette solution ne permet pas uniquement aux personnes à revenu élevé ou disposant d’un 2e pilier généreux, mais aussi aux personnes à faible revenu ou à revenu moyen, disposant en outre de solutions moins généreuses en matière de caisse de pension, de bénéficier d’une rente transitoire.

Des évaluations approximatives montrent de plus que les femmes en particulier seraient nombreuses à pouvoir profiter d’une rente transitoire individuelle. Ce modèle pourrait donc également fournir la compensation indispensable du point de vue des femmes des relèvements en cours de l’âge de la retraite des femmes.

03 juin 2006, Martin Flügel, Président

Oui à l’initiative du COSA : Assurer les rentes AVS plutôt qu’accroître encore la concurrence fiscale

Suite à la décision de son comité, Travail.Suisse, l’organisation faîtière des travailleurs, recommande le « Oui » à l’initiative du COSA, sur laquelle le peuple suisse se prononcera le 24 septembre prochain. Cette initiative propose d’affecter à l’AVS une partie des bénéfices de la Banque nationale suisse. Travail.Suisse considère qu’il s’agit-là d’un objectif judicieux pour des fonds qui, sinon, ne seront apparemment pas utilisés et qui appartiennent à toute la population.

22 mai 2006, Martin Flügel, Président

Travail.Suisse dit oui à l’initiative COSA et rejette la nouvelle loi sur les étrangers et la loi sur l’asile

La Comité de Travail.Suisse a, lors de sa séance d’aujourd’hui à Berne, délibéré sur les projets de votation du 24 septembre 2006; il a décidé de dire oui à l’initiative “Bénéfices de la Banque nationale pour l’AVS” (initiative COSA). Travail.Suisse rejette en revanche la nouvelle loi sur les étrangers et la loi sur l’asile. suite

L’initiative COSA veut que les bénéfices de la Banque nationale soient utilisés pour le financement de l’AVS. La répartition actuelle des bénéfices aux cantons a conduit à la baisse des dettes et, dans certains cantons, même à des baisses d’impôts. Si les bénéfices de la Banque nationale continuent à être distribués totalement aux cantons, il faut s’attendre à une accélération de la concurrence fiscale. En revanche, en octroyant une partie des bénéfices de la Banque nationale, on peut contribuer au financement de l’AVS, ce qui, contrairement à une augmentation des cotisations sur les salaires et/ou la TVA, ne pèse pas sur les travailleurs et travailleuses en Suisse. Un financement sensé et supportable de l’AVS a, pour Travail.Suisse, clairement la priorité face à la poursuite de la baisse des dettes, respectivement d’autres baisses fiscales au niveau cantonal. C’est pourquoi, le Comité de Travail.Suisse a dit oui à l’initiative COSA.

Travail.Suisse dit non à la loi fédérale sur les étrangers. Si l’on peut approuver les conditions d’admission fixées dans la loi, il faut par contre rejeter les inégalités de traitement injustifiées au sujet des conditions de séjour – en particulier le regroupement familial – faites aux étrangers des pays tiers par rapport à ceux de l’UE. La loi sur les étrangers crée ainsi des migrants de première et deuxième classe, ce qui confortera les préjugés contre les étrangers des « pays tiers » et entravera leur intégration.

La loi sur l’asile doit être rejetée car elle dépasse le seuil du tolérable. Ne plus entrer en matière sur la demande des requérants dépourvus de papiers est contraire à la Convention sur le statut des réfugiés et met fin à la tradition humanitaire de la Suisse. Etendre l’exclusion de l’aide sociale à tous les requérants déboutés, sans même tenir compte de la situation des familles, des mineurs, des personnes malades ou âgées, est choquant et inhumain.

18 mai 2006, Therese Schmid, Responable de l’administration

Travailleurs et travailleuses âgé-e-s : Aux employeurs d’agir

Aujourd’hui déjà la Suisse emploie une proportion élevée de travailleurs plutôt âgés en comparaison internationale. Les employeurs surtout ont leur rôle à jouer pour maintenir cette proportion. La longue expérience professionnelle doit être valorisée, et les conditions de travail doivent se concevoir de sorte que les travailleurs conservent leur forme physique et mentale. Par ailleurs, les employeurs doivent réfléchir aux modèles de retraite anticipée qu’ils financent souvent avec grande générosité dans la partie surobligatoire du deuxième pilier. D’après le rapport sur la croissance établi par le seco, c’est ici – et non dans l’AVS – que résident les principales incitations à la retraite anticipée pour les travailleurs âgés, productifs et parfaitement qualifiés.

24 avril 2006, Susanne Blank, Responsable politique économique

11e révision de l’AVS: Le Conseil fédéral fait fausse route

Pour Travail.Suisse, la façon dont le Conseil fédéral procède dans l’AVS n’est pas tenable. Dans un premier message, le Conseil fédéral met sur la table une révision inacceptable basée sur les économies, plus ou moins la même que le peuple avait pourtant rejeté par 67 pour cent de non. L’introduction dans un deuxième projet d’une prestation de préretraite, comme compensation, est clairement insuffisante. Travail.Suisse demande la réorientation de l’AVS au lieu de son démantèlement ainsi qu’un paquet d’ensemble équilibré. suite

On ne peut pas économiser dans l’AVS. L’AVS doit, conformément à la Constitution, garantir les besoins vitaux dans la vieillesse. Les rentes actuelles ne suffisent pas à remplir ce mandat. C’est pourquoi, on ne saurait réduire les prestations dans l’AVS. Pour Travail.Suisse, les requêtes suivantes dans l’AVS figurent au premier plan :

- Réorientation au lieu du démantèlement. La seule adaptation relative aux prestations dans l’AVS à prendre en compte est celle liée à l’évolution en cours dans la société. Travail.Suisse peut soutenir dans ce sens des mesures qui provoquent une baisse des prestations dans un domaine précis, comme par exemple le relèvement de l’âge de la retraite pour les femmes. Mais réorientation signifie que tous les moyens qui seront économisés doivent être engagés pour une flexibilisation de l’âge de la retraite.

- Rente transitoire au lieu des PC. La solution de prestation de préretraite proposée par le Conseil fédéral n’est pas appropriée. Seules les personnes ayant de très bas revenus en profiteraient. En d’autres termes, on ne résoudra pas les graves problèmes des nombreux travailleurs à bas et moyens revenus. C’est pourquoi, Travail.Suisse demande l’introduction d’une rente transitoire pour les travailleurs à bas et moyens revenus. Il doit aussi être possible de prévoir pour les personnes à bas et moyens revenus et avec un 2e pilier peu étoffé ce que certaines caisses de pension prévoient pour des personnes bien assurées.

- Un paquet équilibré est nécessaire. Il faut regrouper dans un paquet équilibré toutes les mesures de réorientation pour compenser le démantèlement d’une prestation à un endroit par une amélioration de prestation à un autre.

21 décembre 2005, Martin Flügel, Président

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