Thèmes – Politique sociale – AVS

La Conférence de conciliation décide un compromis viable pour la prévoyance vieillesse 2020

Hier, la Conférence de conciliation a présenté une proposition de compromis pour la prévoyance vieillesse 2020. Avec la hausse du taux de TVA à 0,6%, les finances de l’AVS sont au moins assurées pour les prochaines années et avec le supplément de 70 francs à la rente AVS, une compensation minimale subsiste pour la baisse du taux de conversion et pour le relèvement de l’âge de la retraite. Ce compromis est une concession en faveur du Conseil national, c’est pourquoi Travail.Suisse l’invite à accepter la proposition de la Conférence de conciliation. suite

C’est par une décision serrée que la Conférence de conciliation a trouvé un compromis hier soir pour la prévoyance vieillesse 2020: la hausse de la rente de 70 francs devrait être maintenue tandis que le taux de TVA serait uniquement augmenté de 0,6%. Bien que Travail.Suisse ait depuis longtemps exigé que le taux de TVA soit augmenté d’un pourcent « baby-boomer », ce compromis semble être le résultat auquel l’on peut prétendre dans le contexte politique actuel. Malgré la réduction du financement supplémentaire par la TVA, les fonds de l’AVS sont encore suffisants en 2030 pour couvrir une dépense annuelle. C’est pourquoi Travail.Suisse en appelle au Conseil national de se rallier à ce compromis viable. « Faire couler la proposition maintenant serait absolument irresponsable » souligne Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse.

Pour plus d‘informations:
Adrian Wüthrich, Président, Tel. 079 287 04 93

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15 mars 2017, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Prévoyance vieillesse 2020: la voie praticable du Conseil des Etats

En réaffirmant son concept de réforme, le Conseil des Etats montre avec sérieux son souci d’aboutir à un projet de réforme apte à recueillir autour de lui une majorité. Par une combinaison de mesures dans le 1er et le 2ème pilier, il est possible de compenser de façon pragmatique les pertes de rentes provoquée par la baisse du taux de conversion. Le Conseil des Etats a aussi choisi de financer de manière solide l’AVS en confirmant l’augmentation nécessaire d’un point de pourcentage de TVA au minimum. suite

Une compensation des pertes de rentes par le biais des 2 piliers répartit le mieux la charge supplémentaire. La compensation partielle par l’AVS est pour Travail.Suisse une issue plus efficace et plus pragmatique pour compenser les pertes de rentes. Une rente AVS légèrement plus élevée aide à stabiliser le niveau des rentes pour tous dans une période de bas taux d’intérêt dans la LPP qui met les rentes sous pression dans la partie surobligatoire de la prévoyance professionnelle. En prolongeant à 20 ans la génération de transition, le Conseil des Etats confirme aussi son sérieux pour éviter des réductions de rentes.

Ce qui est aussi positif, c’est le fait que le Conseil des Etats, contrairement au Conseil national, veut une AVS solidement financée, avec le point de pourcentage supplémentaire de la TVA. En outre, il renonce à l’unanimité à un mécanisme d’intervention automatique dans l’AVS. Cela aurait signifié carte blanche pour de futures augmentations de l’âge de la retraite, ce qui n’aurait eu aucune chance devant le peuple. Le Conseil des Etats s’en est aussi tenu à agir avec détermination contre les primes de risques abusivement élevées des assureurs (pour les risques décès et invalidité).

Le concept du Conseil des Etats permet de conserver intactes les chances pour un projet apte à recueillir une majorité. Travail.Suisse appelle maintenant les représentants et représentantes les plus responsables des partis bourgeois au Conseil national d’assouplir leur position et d’ouvrir la voie à la réussite de la réforme.

Pour plus d’informations :
Adrian Wüthrich, Président, Tél. 079 287 04 93
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, Tél. 079 777 24 69

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07 mars 2017, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Réforme de la prévoyance vieillesse 2020: le Conseil national n’a rien appris

Les décisions prises aujourd’hui par le Conseil national dans le cadre de la réforme de la prévoyance vieillesse 2020 témoignent d’aucune volonté de compromis. Visiblement, la majorité des conseillers nationaux et conseillères nationales n’a rien appris de la débâcle de la réforme de l’imposition des entreprises III. Il est clair que la réforme ne réussira pas ainsi. suite

Les débats d’aujourd’hui n’ont pas été marqués par la recherche du compromis mais par un esprit de guerre de tranchée idéologique. « Cela n’est malheureusement en rien utile aux travailleuses et travailleurs assurés », indique Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale à Travail.Suisse. « Ce n’est qu’avec une réforme qui répartisse les sacrifices à faire de la manière la plus juste possible sur différentes épaules et qui crée un équilibre avec des mesures bien compréhensibles que l’on peut gagner une majorité de la population », ajoute encore Kuert Killer.

Or, ce que le Conseil national a décidé aujourd’hui est clairement insuffisant pour une réforme de la prévoyance vieillesse ayant des perspectives d’avenir. Une AVS volontairement sous-financée, la menace d’un âge de la retraite à 67 ans, des réductions dans les rentes de veuves et d’enfants et des mesures de compensation exclusivement via le 2ème pilier ne peuvent que mener à une crise de confiance. Avec un peu plus de doigté, on reconnaîtrait facilement le fait que, dans la situation actuelle, il faut une solide compensation reposant sur les deux piliers de la prévoyance vieillesse pour compenser la baisse du taux minimal de conversion.

Travail.Suisse demeure convaincu que le modèle du Conseil des Etats représente le fondement pour la réussite de la réforme et s’engage avec force pour qu’il finisse par s’imposer.

Pour d’autres informations :
Matthias Kuert, responsable du dossier de politique sociale, Travail.Suisse, tél. 079 777 24 69

28 février 2017, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Vivre décemment avec les prestations complémentaires : Aucun démantèlement des PC : une alliance met en garde contre de sérieuses conséquences

Aucun démantèlement des prestations complémentaires (PC) : c’est avec cet appel que l’Alliance prestations complémentaires (Alliance PC), dont la large base est composée d’organisations de personnes handicapées, âgées, de femmes, de travailleurs et travailleuses et de locataires, s’est aujourd’hui adressée à la presse. L’alliance lutte contre les mesures d’économie et le démantèlement radical qui est prévu dans la loi sur les prestations complémentaires (LPC). suite

Le Conseil fédéral veut économiser 300 millions de francs, essentiellement aux dépens des personnes âgées et handicapées. Pour l’Union patronale et quelques partis bourgeois, les aléas sociaux que provoquerait cette proposition de démantèlement ne vont pas encore assez loin. Alors que les bénéficiaires de PC doivent aujourd’hui déjà compter jusqu’au dernier centime.

L’Alliance PC demande en outre aux Chambres fédérales d’enfin adapter le montant du loyer pris en compte pour le calcul des PC qui est le même depuis 2001. Avec 1 100 francs pour une personne seule et 1 250 francs pour les familles et les couples, ces montants ne couvrent absolument plus les loyers actuels.

L’Alliance PC lutte contre les coupes dans les prestations complémentaires et le durcissement des critères d’accès que le Conseil fédéral propose dans la révision à venir de la LPC. Elle s’oppose surtout à la réduction de la franchise sur la fortune, aux restrictions sur l’utilisation de la fortune, aux nouveautés sur la prise en compte du revenu d’une activité lucrative et aux réductions des remboursements des primes-maladie. Ces propositions malmènent les personnes concernées. L’Alliance PC demande en outre que le montant réservé aux dépenses personnelles des résident(e)s de homes soit fixé dans toute la Suisse à environ 500 francs. Il faudrait aussi encourager les personnes à continuer à vivre à la maison, ce qui demande plus d’investissement des PC dans l’immédiat, mais sera récompensé par moins d’entrées en home à long terme.
Sont représentées dans l’Alliance prestations complémentaires:

Renseignements :
- Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93
- Doris Bianchi, secrétaire dirigeante de l’USS, 076 564 67 67
- Petra Kern, resp. Dépt. des assurances sociales Inclusion Handicap, 079 714 07 37
- Michel Pillonel, coprésident du Conseil suisse des aînés CSA, 079 414 86 10

Organisations de personnes handicapées : Agile / Inclusion Handicap / Procap / Pro Infirmis
Organisations de personnes âgées : Avivo / Pro Senectute / CSA / Fares / Grossmütterrevolution
Organisations de femmes : Femmes protestantes en Suisse (FPS) / Union suisse des paysannes et de femmes rurales (USPF)

Organisations de travailleurs : USS / Travail.Suisse / ASI

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170131 Wüthrich All PC.pdf 317 KB

170131 DB Alliance PC.pdf 290 KB

170131 Pillonel PC.def..pdf 415 KB

170131 P. Kern Alliance PC.pdf 320 KB

170131 Composition alliance PC.pdf 158 KB

31 janvier 2017, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

La commission sociale du Conseil national fait fausse route

Les décisions prises aujourd’hui par la commission sociale du Conseil national sur la réforme de la prévoyance vieillesse 2020 témoignent d’œillères idéologiques. Il faut éviter à tout prix visiblement une véritable compensation des pertes de rentes dans la LPP par l’AVS. Avec les autres décisions d’aujourd’hui, l’impression prédomine que la majorité bourgeoise est prête à risquer un échec de la révision, ce qui fait preuve d’irresponsabilité. suite

La commission sociale ne semble toujours pas intéressée à une réforme de la prévoyance vieillesse apte à recueillir une majorité. Elle s’obstine largement à camper sur les décisions du Conseil national. Au lieu de compenser partiellement par l’AVS les pertes de rentes dans la prévoyance professionnelle, toutes les mesures de compensation doivent rester dans la LPP. « Cela, alors même que dans l’environnement des bas taux actuel, la compensation partielle par l’AVS serait clairement la solution la plus simple, la plus efficace et la plus compréhensible pour la population. Au lieu de suivre une voie pragmatique, la majorité de la commission est visiblement plus intéressée à une guerre de tranchée idéologique » pense Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale.

D’autres décisions de la commission montrent qu’elle ne cherche pas le maintien des prestations dans le cadre de la réforme : ainsi, on supprime les rentes pour enfants et on démantèle les rentes de veuve. La commission s’en tient aussi à un mécanisme d’intervention qui devrait conduire à un relèvement automatique de l’âge de la retraite à 67 ans. Toutes ces mesures sont mal vues, à juste titre, par la population. On a l’impression que de larges cercles sont prêts à s’accommoder d’un possible échec de la réforme. Cela va de pair avec le fait que la commission veut financer de manière insuffisante l’AVS avec seulement 0.6 pourcent supplémentaire de TVA, ce qui va à l’opposé d’une politique responsable.

Pour d’autres informations :
Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale, Tél. 079 777 24 69

13 janvier 2017, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

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