Thèmes – Politique sociale – AVS

11e révision de l’AVS traitée par la CSSS: Travail.Suisse exige une rente-pont AVS

La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) du Conseil national discute aujourd’hui de la flexibilisation de l’âge de la retraite. A cet égard, Travail.Suisse a soumis à la CSSS en juillet 2006 sa propre proposition sur laquelle l’administration a fait des calculs. Les chiffres sont maintenant disponibles et Travail.Suisse demande à la commission de poursuivre cette idée. suite

La première version de la 11e révision de l’AVS a clairement échoué lors de la votation référendaire parce qu’elle n’avait pas suffisamment tenu compte de l’exigence très importante d’une flexibilisation de l’âge de la retraite.

Rente-pont AVS individuelle comme solution
En juillet 2006 déjà, Travail.Suisse avait proposé un modèle à la CSSS qui lie un droit individuel au revenu déterminant (revenu moyen de toutes les années d’acquisition du revenu). Cela signifie que les personnes avec un revenu déterminant bas (par ex. jusqu’à environ 40’000 francs) peuvent obtenir dès 62 ans une rente-pont AVS. Pour le financement, il faut utiliser les moyens dégagés par le relèvement de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans.

Les calculs de l’administration montrent que ce modèle permettrait le financement d’une retraite à 62 ans pour le tiers inférieur des revenus. Etant donné que ce sont en particulier des femmes qui sont actives dans cette catégorie de revenus, une rente-pont AVS créerait, du point de vue des femmes, une compensation nécessaire pour les relèvements en cours de l’âge de la retraite des femmes.

Le modèle s’appuie sur les rentes-pont existantes en partie auprès des caisses de pension. Mais il garantit aussi aux personnes ayant de bas revenus la possibilité de prendre une retraite à 62 ans indépendamment du fait qu’elles soient assurées auprès d’une bonne caisse de pension ou non.

25 janvier 2007, Martin Flügel, Président Drucker-icon

Rejet de l’initiative COSA: On attend maintenant les bonnes idées des opposants

Travail.Suisse, l’organisation faîtière des travailleurs et travailleuses, est décue de l’issue des votations fédérales d’aujourd’hui. suite

Travail.Suisse déplore le rejet de l’initiative „Bénéfices de la Banque nationale pour l’AVS“. Une bonne idée a ainsi fait naufrage. Mais une chose est claire désormais: les opposants à l’initiative sont invités à avancer eux-mêmes de bonnes idées pour garantir le financement à long terme de l’AVS et à faire en sorte qu’elles obtiennent la majorité. Car un démantèlement drastique des prestations, destiné à stabiliser les finances de l’AVS pour 20 ou 30 ans, n’est plus capable d’obtenir l’adhésion de la majorité. Travail.Suisse attend des propositions avec une attention soutenue.

Le oui à la loi sur l’asile ne règle pas les problèmes
Travail.Suisse regrette le oui du peuple suisse à la loi sur l’asile. Ce oui, tout en mettant en péril la tradition humanitaire de la Suisse, ne règlera pas les problèmes qui se posent. L’extension de l’exclusion de l’aide sociale créera davantage d’illégalité et de délinquance ; le durcissement des mesures de contrainte ne réglera pas non plus la question de l’exécution des renvois.

Loi sur les étrangers : un oui qui ne doit pas conduire à un nouveau durcissement
Travail.Suisse déplore que le peuple suisse ait accepté la nouvelle loi sur les étrangers ; car elle entérine des différences de traitement injustifiées et même choquantes entre les ressortissant-e-s de l’UE/AELE et les ressortissants des autres pays.

Cette situation est de nature à conforter les préjugés et à rendre plus difficile l’intégration d’une partie des étrangers et étrangères dans notre pays. Travail.Suisse s’opposera à tout nouveau durcissement de la politique des étrangers demandé par la droite nationaliste.

24 septembre 2006, Martin Flügel, Président Drucker-icon

Initiative COSA : Des rentes AVS sûres au lieu de cadeaux fiscaux

Aujourd’hui, les bénéfices de la Banque nationale suisse sont répartis entre la Confédération et les cantons, à raison d’un tiers à la Confédération et de deux tiers aux cantons. L’initiative COSA souhaite modifier cette clé de répartition: les cantons recevraient une part fixe d’un milliard de francs et le reste du bénéfice serait destiné à financer l’AVS et à garantir à long terme les rentes.

Annexe Dimension

PD Des rentes AVS sûres au lieu de cadeaux fiscaux.doc 30 KB

11 septembre 2006, Hugo Fasel, président Travail. Suisse jusqu'à 2008 Drucker-icon

Bénéfices de la Banque nationale pour l’AVS – OUI le 24 septembre 2006

La Banque nationale regorge d’argent. Ses bénéfices sont le patrimoine du peuple et devraient profiter à tous. La répartition actuelle aux cantons attise la concurrence fiscale et ce sont les revenus élevés qui en profitent. En utilisant ces bénéfices en faveur de l’AVS, on assurera les rentes actuelles et futures. Et l’on empêchera une augmentation aussi bien de la taxe sur la valeur ajoutée que des cotisations des travailleurs et des employeurs. Tout le monde en profitera. C’est pourquoi il est important de voter OUI, le 24 septembre, à l’initiative « Bénéfices de la Banque nationale pour l’AVS ».

Annexe Dimension

PD Bénéfices de la Banque nationale pour l'AVS.doc 37 KB

28 août 2006, Martin Flügel, Président Drucker-icon

Flexibilisation de l’âge de la retraite: Travail.Suisse réclame une meilleure solution

Pour Travail.Suisse, une bonne flexibilisation de l’âge de la retraite reste une tâche centrale dans la révision de l’AVS en cours. Les propositions du Conseil fédéral à ce sujet sont insuffisantes. Travail.Suisse demande à la commission compétente du Conseil national d’examiner l’introduction d’une rente transitoire individuelle pour les salariés à faible revenu ou à revenu moyen. suite

La première mouture de la 11e révision de l’AVS a clairement échoué lors du vote par référendum. Le modèle a été considéré comme partial et il ne tenait pas compte de la vaste question de la retraite à la carte. Dans son message concernant la nouvelle 11e révision de l’AVS, le Conseil fédéral est loin de s’aligner sur ce qui est nécessaire.

Une rente individuelle transitoire, une meilleure solution
Travail.Suisse donne la priorité à un modèle associant un droit individuel rattaché au revenu déterminant (revenu moyen de toutes les années d’activité professionnelle). Cela signifie que dans le 1er pilier, une rente transitoire serait introduite à partir de 62 ans, un droit que les personnes à faible revenu déterminant pourraient revendiquer. Ce modèle se réfère aux rentes transitoires aujourd’hui s en partie existantes chez des caisses de pension. En même temps, cette solution ne permet pas uniquement aux personnes à revenu élevé ou disposant d’un 2e pilier généreux, mais aussi aux personnes à faible revenu ou à revenu moyen, disposant en outre de solutions moins généreuses en matière de caisse de pension, de bénéficier d’une rente transitoire.

Des évaluations approximatives montrent de plus que les femmes en particulier seraient nombreuses à pouvoir profiter d’une rente transitoire individuelle. Ce modèle pourrait donc également fournir la compensation indispensable du point de vue des femmes des relèvements en cours de l’âge de la retraite des femmes.

03 juin 2006, Martin Flügel, Président Drucker-icon