Thèmes – Politique sociale

Un financement injuste et insuffisant de l’assurance-chômage

Le financement et l’assainissement de l’assurance-chômage prévus dans la 4e révision de la loi sur l’assurance-chômage sont insuffisants et injustes. Insuffisants parce qu’ils ouvrent toute grande la porte à une nouvelle réduction des prestations, en raison d’une période d’assainissement de plus de 18 ans. Injustes parce qu’il n’existe aucune obligation de cotiser pour les revenus élevés. Le 26 septembre 2010, Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs, dira NON à la 4e révision. Le rejet de ce projet de loi qui manque de sérieux ne laissera pas un tas de ruines, mais offrira au contraire de nouvelles perspectives à un financement plus équitable.

20 septembre 2010, Susanne Blank, Responsable politique économique

Contre un endettement irresponsable et un simple déplacement des coûts

Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de 170’000 travailleuses et travailleurs, l’assurance-chômage est le corollaire d’un marché de l’emploi flexible en Suisse. Pour que l’assurance-chômage puisse assumer ce rôle, elle doit offrir de bonnes prestations et bénéficier d’un financement solide. Le désendettement prévu dans la 4e révision de la LACI n’est pas sérieux, et une grande partie des coûts est tout bonnement répercutée sur les cantons et les communes.

23 août 2010, Martin Flügel, Président

Contre un endettement irresponsable et un simple déplacement des coûts dans l’assurance-chômage

La flexibilité du marché de l’emploi et les bonnes prestations sont garanties par une assurance-chômage disposant d’une solide assise financière soigneusement équilibrée. La 4e révision de la LACI détruit cet équilibre en mettant volontairement en péril la sécurité financière. A cela s’ajoute qu’une grande partie des coûts est tout bonnement répercutée sur les cantons et les communes. C’est pourquoi Travail.Suisse, l’organisation faîtière de 170’000 travailleurs et travailleuses, refuse avec détermination la 4e révision de la LACI. suite

L’été 2010, l’assurance-chômage est endettée à hauteur de quelque 7 milliards de francs. Compte tenu du chômage élevé qui perdure, l’endettement va encore s’accentuer.

Désendettement guère sérieux
Les dettes ne sont en soi rien d’extraordinaire pour l’assurance-chômage; l’alternance entre endettement pendant la crise et désendettement pendant les années favorables pour l’économie constitue par nature une « assurance contre la crise ». Il est donc impératif que l’assurance-chômage puisse éponger rapidement ses dettes après une crise et de manière sérieuse. Le modèle de financement proposé dans la 4e révision de la LACI manque cet objectif, et de loin. La résorption de la dette – 18 ans sont prévus – dure beaucoup trop longtemps.

A cela s’ajoute qu’une grande partie des économies réalisées en vertu de la 4e révision de la LACI résulte simplement d’un déplacement des coûts. Si les prestations de l’assurance-chômage sont amputées, un nombre supérieur de personnes devra bénéficier de l’aide sociale. Selon les derniers chiffres publiés par la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS), cette aide coûterait jusqu’à 236 millions de francs annuels. Une grande partie des économies obtenues par la 4ème révision de la LACI passerait directement à la charge des cantons et des communes.

La fable du financement solide – pour la deuxième fois déjà
La 4e révision de la LACI n’apporte pas de financement solide – contrairement à ce que se plaît à nous exposer la présidente de la Confédération Doris Leuthard. L’argumentation du Conseil fédéral était identique durant la campagne précédant la votation sur la 3e révision de la LACI en 2002. Nous connaissons le résultat de ce financement « solide et résistant à la conjoncture » prôné en 2002. Ce sont les 7 milliards de dettes actuelles et le démantèlement des prestations qu’apporte la 4e révision de la LACI. De plus, une simple répercussion des coûts sur les cantons et les communes n’a rien de commun non plus avec un financement solide et sérieux.

C’est pourquoi Travail.Suisse et les organisations affiliées ont récolté plus de 40’000 signatures contre la 4e révision de la LACI et vont s’opposer à celle-ci avec détermination durant la campagne préalable à la votation.

17 août 2010, Martin Flügel, Président

La Présidente de la Confédération jette de la poudre aux yeux des citoyennes et citoyens

Aujourd’hui, la Présidente de la Confédération a ouvert la campagne de votation sur la 4ème révision de la loi sur l’assurance-chômage. Comme on s’y attendait, elle n’a pas mentionné l’élimination insuffisante des dettes de l’assurance. Pour Travail.Suisse, l’organisation indépendante faîtière de 170’000 travailleurs et travailleuses, l’assurance-chômage est la pendant de la flexibilité du marché du travail en Suisse. Il faut donc qu’elle soit solidement financée. Si 18 ans sont nécessaires pour assainir les dettes actuelles, ce n’est certainement pas le cas. suite

En été 2010, les dettes de l’assurance-chômage s’élèvent à environ à 7 milliards de francs. Elles vont continuer à croître au vu du chômage qui demeure élevé et persistant. Des phases d’endettement et de désendettement qui varient sont dans la nature même de l’assurance-chômage. Il est d’autant plus important pour l’assurance-chômage que l’on élimine rapidement les dettes. Le modèle de financement de la 4ème révision manque complètement ce but, avec un assainissement qui doit durer 18 ans. C’est totalement insuffisant pour une assurance qui est soumise à de fortes variations conjoncturelles.

La 4ème révision de l’assurance-chômage ne représente ni un financement solide, ni équilibré de l’assurance-chômage mais poursuit l’économie de dettes menée jusqu’ici, sous une forme légèrement atténuée. Dès lors que la Présidente de la Confédération Doris Leuthard ne mentionne pas ce problème, elle jette de la poudre aux yeux des citoyens et citoyennes.

06 août 2010, Martin Flügel, Président

A côté des réalités du marché du travail

La 4ème révision de la loi sur l’assurance chômage opère des restrictions sur les prestations de base pour un montant de plus de 600 millions de francs. Les personnes concernées sont en premier lieu les personnes qui travaillent déjà dans des conditions flexibles ainsi que les jeunes et les anciens travailleurs et travailleuses. Ils perdent leurs droits à des prestations ou se retrouvent plus vite en fin de droits. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs-euses, ces réductions de prestations sont totalement inadaptées à la situation, car elles ne préservent qu’une chose : les chiffres du chômage officiels du seco qui, grâce à cette révision, continueront de baisser.

07 juin 2010, Susanne Blank, Responsable politique économique

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