Thèmes – Politique sociale

A côté des réalités du marché du travail

La 4ème révision de la loi sur l’assurance chômage opère des restrictions sur les prestations de base pour un montant de plus de 600 millions de francs. Les personnes concernées sont en premier lieu les personnes qui travaillent déjà dans des conditions flexibles ainsi que les jeunes et les anciens travailleurs et travailleuses. Ils perdent leurs droits à des prestations ou se retrouvent plus vite en fin de droits. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs-euses, ces réductions de prestations sont totalement inadaptées à la situation, car elles ne préservent qu’une chose : les chiffres du chômage officiels du seco qui, grâce à cette révision, continueront de baisser.

07 juin 2010, Susanne Blank, Responsable politique économique

A côté des réalités du marché du travail

La 4ème révision de la loi sur l’assurance chômage opère des restrictions sur les prestations de base pour un montant de plus de 600 millions de francs. Les personnes concernées sont en premier lieu les personnes qui travaillent déjà dans des conditions flexibles ainsi que les jeunes et les anciens travailleurs et travailleuses. Ils perdent leurs droits à des prestations ou se retrouvent plus vite en fin de droits. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs-euses, ces réductions de prestations sont totalement inadaptées à la situation, car elles ne préservent qu’une chose : les chiffres du chômage officiels du seco qui, grâce à cette révision, continueront de baisser.

07 juin 2010, Susanne Blank, Responsable politique économique

Le financement de l’assurance-chômage est un fiasco interminable

Le fait que l’assurance-chômage se trouve dans une mauvaise posture financière est dû aux hypothèses trop optimistes qui ont été faites dans le cadre de la 3e révision de la loi sur l’assurance-chômage et au long report de mesures d’assainissement par le Conseil fédéral. La 4e révision persiste sur la voie de la négligence: le Parlement renonce à assainir rapidement et durablement la dette et fait traîner en longueur l’assainissement en prenant mollement des mesures qui manquent de conviction, et dont la durée est prévue pour plus de 18 ans, soit au moins jusqu’en 2029.

03 mai 2010, Susanne Blank, Responsable politique économique

Pas question de vider l’assurance-chômage de sa substance

30 mars 2010, Susanne Blank, Responsable politique économique

Vider l’assurance-chômage de sa substance ? Non !

Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, l’assurance-chômage constitue le contrepoids au marché du travail flexible en Suisse. Afin que l’assurance-chômage puisse jouer ce rôle, elle doit reposer sur un financement solide, ce qui n’est pas le cas avec la 4ème révision de la LACI. Cela ouvre tout grand les portes à de nouvelles coupes dans les prestations et entraîne un démantèlement inacceptable de l’assurance-chômage. C’est pourquoi Travail.Suisse et les fédéations qui lui sont affiliées ont décidé de lancer le référendum contre la 4e révision de la LACI. La récolte des signatures commence aujourd’hui. suite

Pour Travail.Suisse, un financement solide de l’assurance-chômage est indispensable pour assurer sa stabilité à long terme. A cet égard, il est nécessaire que toutes les dettes éventuelles soient remboursées en temps utile. La 4ème révision ne satisfait pas à cette exigence.

Assainissement des dettes au ralenti
D’ici l’été 2010, les dettes de l’assurance-chômage atteindront environ 7 milliards de francs. Et elles continueront de s’alourdir en raison du chômage élevé et persistant. L’alternance de phases d’endettement et de désendettement est liée à la nature même de l’assurance-chômage. Il est donc d’autant plus important pour l’assurance-chômage de ne pas avoir de dettes à la fin d’une période de haute conjoncture. Le modèle de financement de la 4ème révision n’atteint de loin pas cet objectif. L’assainissement durera 18 ans. Pour une assurance-chômage qui est soumise à de fortes fluctuations conjoncturelles, cela relève de la mauvaise plaisanterie.

La loi actuelle est meilleure
Ce lent démantèlement est inacceptable. Un regard sur le passé montre qu’il y a aussi d’autres solutions. Après la crise du marché du travail des années 90, les dettes qui s’élevaient alors à 8.8 milliards de francs ont pu être épongées en quatre ans grâce à des cotisations salariales plus élevées. La loi actuellement en vigueur permet également un assainissement plus rapide. Dès que la dette de l’assurance-chômage atteint 2.5% de la somme des salaires soumis à cotisation – ce qui est le cas cette année – le Conseil fédéral peut augmenter le taux de cotisation de 0.5% au maximum (1’150 mios de francs de recettes supplémentaires) et introduire le pour cent de solidarité (160 mios de francs). En résumé: sans révision, il y a plus d’argent à disposition pour l’assainissement des dettes qu’avec une révision.

Le non-remboursement de la dette ouvre tout grand les portes à un nouveau démantèlement des prestations
La période de 18 ans prévue pour résorber la dette est trop longue et ouvre les portes à un nouveau démantèlement des prestations. Car un niveau d’endettement de plusieurs milliards de francs mène tout droit à des coupes dans les prestations. L’assurance-chômage continuerait ainsi d’être vidée de sa substance. Cela n’est ni supportable ni acceptable pour les travailleurs et travailleuses en Suisse.

30 mars 2010, Martin Flügel, Président et Susanne Blank, Responsable politique économique

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