Thèmes – Politique sociale

Empêcher les ruptures structurelles sur le marché du travail

C’est maintenant le SECO qui revoit aussi ses pronostics économiques à la baisse. Les conditions sont réunies pour lancer une troisième étape courageuse du paquet conjoncturel. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de travailleuses et de travailleurs, exige du Conseil fédéral d’orienter les efforts sur le marché du travail. Il faut renforcer les prestations centrales de l’assurance chômage, les besoins accrus doivent être pris en charge par la Confédération. Il faut empêcher que la crise conjoncturelle ne conduise à des problèmes d’ordre structurel. suite

Après le FMI et la Banque nationale, c’est au tour du SECO de dresser un portrait assombri de l’économie suisse. Le Conseil fédéral doit mettre en route une troisième étape courageuse du paquet conjoncturel.

Empêcher les ruptures structurelles – renforcer immédiatement l’assurance chômage

Les efforts doivent ainsi se concentrer sur le marché du travail. Travail.Suisse demande qu’on développe, pour les entreprises, la possibilité de faire usage du chômage partiel afin de maintenir l’emploi. Le nombre d’indemnités journalières doit être augmenté à 520 pour les travailleuses et les travailleurs qui perdent pourtant leur travail. C’est ainsi que l’on évite les disqualifications au point le plus haut d’une sévère récession. Les personnes concernées par le chômage partiel, comme celles qui le sont par le chômage, doivent pouvoir maintenir leur employabilité par des mesures ciblées de formation continue.

Les prestations centrales de l’assurance chômage sont à augmenter temporairement au moyen de mesures d’urgence. Les dépenses accrues engendrées doivent être prise en charge par la Confédération dans le cadre d’un troisième paquet conjoncturel.

Ce n’est qu’avec une action déterminée et rapide que le Conseil fédéral peut empêcher que, en raison d’une récession de longue durée, des problèmes structurels coûteux et retardateurs de croissance n’affectent le marché du travail.

17 mars 2009, Martin Flügel, Président et Susanne Blank, Responsable politique économique

Pour une assurance chômage sûre face à la crise

Avec la crise économique, la situation sur le marché du travail s’est fortement détériorée en très peu de temps. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, veut éviter que la crise conjoncturelle conduise à des problèmes structurels sur le marché du travail. Travail.Suisse demande des mesures immédiates consistant à développer le chômage partiel et à augmenter les jours indemnisés à 520. De plus, il faut procéder rapidement à un assainissement durable de la l’assurance chômage dans le cadre de la 4e révision de la LACI. suite

Aujourd’hui, les chiffres du nombre de chômeurs du mois de février ont paru et le Parlement discutera de la deuxième étape du paquet conjoncturel. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, saisit l’occasion de ces actualités pour présenter ses revendications relatives à l’assurance chômage.

Mesures immédiates
Afin de gérer la crise, deux mesures immédiates limitées dans le temps doivent rapidement être prises. Premièrement, il faut étendre les possibilités de chômage partiel et sauvegarder ainsi le plus d’emplois possibles. Deuxièmement, il faut augmenter le nombre des jours indemnisés à 520 et éviter de ce fait que des milliers de travailleurs soient exclus, en pleine récession, de l’assurance chômage. De plus, des mesures de formation continue ciblées doivent maintenir l’aptitude au travail des personnes concernées. Des interventions allant dans ce sens seront déposées par les conseillers nationaux Josiane Aubert et Meinrado Robbiani (vice-présidents désignés de Travail.Suisse) lors de cette session.

Réduire les dettes lors de la prochaine relance
Pour les travailleurs et travailleuses en Suisse, une assurance chômage solide est la contrepartie à un marché de travail flexible. Avec la 4e révision de la LACI, cet équilibre éprouvé est mis en question. Travail.Suisse s’oppose à un démantèlement des prestations qui affaiblit encore plus les faibles sur le marché du travail et revendique un assainissement rapide lors de la prochaine relance économique. Pour remettre l’assurance chômage sur les rails, une augmentation des cotisations à 3 pour cent, limitée dans le temps, et une contribution de solidarité de 2 pour cent sont nécessaires. Ces taux ne sont pas à côté de la réalité, mais ont déjà été appliqués entre 1999 et 2003 et ont permis de réduire les dettes avec succès.

09 mars 2009, Martin Flügel, Président et Susanne Blank, Responsable politique économique

Mesures immédiates à introduire dans l’assurance chômage et réorientation de la révision en cours

La crise économique pèse durement sur le marché du travail. Au cours du seul dernier trimestre, le nombre des chômeurs a augmenté de 20’000. Travail.Suisse, l’association faîtière indépendante des travailleurs, demande une mesure immédiate consistant à porter de 400 à 520 le nombre de jours pendant lesquels les travailleurs qui ont perdu ou vont perdre leur emploi peuvent percevoir des allocations de chômage. En outre, la loi sur l’assurance chômage, actuellement en révision, doit être retravaillée.

23 février 2009, Susanne Blank, Responsable politique économique

Le chômage augmente fortement – Le Conseil fédéral doit agir

La crise s’aggrave sur le marché du travail. Le nombre de chômeurs a augmenté de près de 10’000 personnes en moins d’un mois, ce qui correspond à une hausse du chômage de 3 à 3.3%. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses demande au Conseil fédéral de relever les possibilités de chômage partiel de 12 à 18 mois et d’augmenter le taux de cotisation. suite

Le taux de chômage a augmenté de 0.3% et a passé à 3.3% en janvier, soit près de 10’000 personnes de plus. Les jeunes sont les plus concernés avec une augmentation de 11%. Corrigé des variations saisonnières – donc en lien direct avec la dégradation conjoncturelle – le nombre de chômeurs s’est accru de 4’700 personnes.

Relever immédiatement la durée du chômage partiel de 12 à 18 mois
Le nombre d’entreprises et de travailleurs ayant recours au chômage partiel a doublé en l’espace d’un mois. L’instrument du chômage partiel est judicieux car il permet de réagir à la détérioration de la conjoncture en évitant des licenciements hâtifs. Travail.Suisse demande au Conseil fédéral que l’on puisse augmenter de suite la durée du chômage partiel de 12 à 18 mois.

Augmenter déjà maintenant le taux de cotisation
Les prévisions du seco d’un taux moyen annuel de chômage de 3.3% sont trop optimistes. Il est possible que l’assurance-chômage atteigne un état d’endettement critique déjà à la fin de l’année. Travail.Suisse demande dès lors au Conseil fédéral d’augmenter déjà maintenant les cotisations pour l’assurance-chômage et de ne plus attendre davantage. Cette mesure renforcerait la stabilité de l’assurance-chômage et créerait davantage de confiance au sein de la population active.

07 février 2009, Susanne Blank, Responsable politique économique

L’assurance-chômage est tout simplement trop bon marché depuis cinq ans!

Depuis l’entrée en vigueur de sa dernière révision en juin 2003, l’assurance-chômage est tout simplement trop bon marché. C’est ce que montrent les déficits continuels du fonds de l’assurance-chômage. A fin 2007, la dette se chiffrait à 4,8 milliards de francs, en dépit de quatre ans de haute conjoncture et d’un nombre de chômeurs en diminution. C’est pourquoi il faut de nouveau relever temporairement le taux des cotisations à son ancien niveau de 3%.

22 septembre 2008, Susanne Blank, Responsable politique économique

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