Thèmes – Politique sociale – LACI

Mesures immédiates à introduire dans l’assurance chômage et réorientation de la révision en cours

La crise économique pèse durement sur le marché du travail. Au cours du seul dernier trimestre, le nombre des chômeurs a augmenté de 20’000. Travail.Suisse, l’association faîtière indépendante des travailleurs, demande une mesure immédiate consistant à porter de 400 à 520 le nombre de jours pendant lesquels les travailleurs qui ont perdu ou vont perdre leur emploi peuvent percevoir des allocations de chômage. En outre, la loi sur l’assurance chômage, actuellement en révision, doit être retravaillée.

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23 février 2009, Susanne Blank, Responsable politique économique Drucker-icon

Le chômage augmente fortement – Le Conseil fédéral doit agir

La crise s’aggrave sur le marché du travail. Le nombre de chômeurs a augmenté de près de 10’000 personnes en moins d’un mois, ce qui correspond à une hausse du chômage de 3 à 3.3%. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses demande au Conseil fédéral de relever les possibilités de chômage partiel de 12 à 18 mois et d’augmenter le taux de cotisation. suite

Le taux de chômage a augmenté de 0.3% et a passé à 3.3% en janvier, soit près de 10’000 personnes de plus. Les jeunes sont les plus concernés avec une augmentation de 11%. Corrigé des variations saisonnières – donc en lien direct avec la dégradation conjoncturelle – le nombre de chômeurs s’est accru de 4’700 personnes.

Relever immédiatement la durée du chômage partiel de 12 à 18 mois
Le nombre d’entreprises et de travailleurs ayant recours au chômage partiel a doublé en l’espace d’un mois. L’instrument du chômage partiel est judicieux car il permet de réagir à la détérioration de la conjoncture en évitant des licenciements hâtifs. Travail.Suisse demande au Conseil fédéral que l’on puisse augmenter de suite la durée du chômage partiel de 12 à 18 mois.

Augmenter déjà maintenant le taux de cotisation
Les prévisions du seco d’un taux moyen annuel de chômage de 3.3% sont trop optimistes. Il est possible que l’assurance-chômage atteigne un état d’endettement critique déjà à la fin de l’année. Travail.Suisse demande dès lors au Conseil fédéral d’augmenter déjà maintenant les cotisations pour l’assurance-chômage et de ne plus attendre davantage. Cette mesure renforcerait la stabilité de l’assurance-chômage et créerait davantage de confiance au sein de la population active.

07 février 2009, Susanne Blank, Responsable politique économique Drucker-icon

L’assurance-chômage est tout simplement trop bon marché depuis cinq ans!

Depuis l’entrée en vigueur de sa dernière révision en juin 2003, l’assurance-chômage est tout simplement trop bon marché. C’est ce que montrent les déficits continuels du fonds de l’assurance-chômage. A fin 2007, la dette se chiffrait à 4,8 milliards de francs, en dépit de quatre ans de haute conjoncture et d’un nombre de chômeurs en diminution. C’est pourquoi il faut de nouveau relever temporairement le taux des cotisations à son ancien niveau de 3%.

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22 septembre 2008, Susanne Blank, Responsable politique économique Drucker-icon

L’assurance-chômage est tout simplement trop bon marché depuis cinq ans!

Depuis l’entrée en vigueur de sa dernière révision en juin 2003, l’assurance-chômage est tout simplement trop bon marché. C’est ce que montrent les déficits continuels du fonds de l’assurance-chômage. A fin 2007, la dette se chiffrait à 4,8 milliards de francs, en dépit de quatre ans de haute conjoncture et d’un nombre de chômeurs en diminution. C’est pourquoi il faut de nouveau relever temporairement le taux des cotisations à son ancien niveau de 3%.

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22 septembre 2008, Susanne Blank, Responsable politique économique Drucker-icon

Procédure hésitante et à court terme

Travail.Suisse, l’organisation faîtière des travailleurs et travailleuses, critique avec vigueur la révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI). Le démantèlement des prestations est augmenté encore une fois de 50 millions à 533 millions de francs et le remboursement des dettes est étendu sur une période de plus de 10 ans. La révision est ainsi unilatérale et branlante et menace de tourner à la farce. suite

En comparaison avec le projet de consultation du printemps, le message adopté aujourd’hui par le Conseil fédéral sur la révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI) apporte encore plus de détériorations pour les travailleurs et travailleuses.

Encore plus de réductions insupportables de prestations
Le Conseil fédéral augmente les réductions de prestations encore une fois de 480 à 530 millions de francs. Pour ce qui est du nombre d’indemnités journalières, on serre fortement la vis : il faudra désormais cotiser 18 mois au lieu de 12 pour obtenir 400 indemnités. Cette détérioration touche en premier lieu les femmes, les faiblement qualifiés, les personnes dans des rapports de travail précaires et les jeunes.

On lambine pour le remboursement des dettes
Par contre, le Conseil fédéral lambine pour le remboursement des dettes. Le projet de consultation prévoyait pour le remboursement des dettes une augmentation de cotisation de 0,2%, maintenant on est redescendu à 0,1%. Il faudra dès lors 10 ans pour éliminer les dettes. Avec un assombrissement de la conjoncture et un chômage croissant, on atteindra vite la limite critique des dettes à très brève échéance. Ainsi, la 5e révision se profile déjà avant même que la 4e révision ne puisse porter ses fruits.

Ne pas affaiblir la plus importante œuvre sociale pour les personnes actives
L’assurance-chômage est l’œuvre sociale la plus importante pour les 4.5 millions de personnes actives en Suisse. Le démantèlement aigu des prestations et l’assainissement hésitant affaiblissent ce pilier principal de la politique du marché du travail et créent de l’insécurité. La révision est unilatérale et branlante et il incombe au Parlement de la corriger.

04 septembre 2008, Susanne Blank, Responsable politique économique Drucker-icon