Thèmes – Politique sociale – LACI

L’assurance-chômage est tout simplement trop bon marché depuis cinq ans!

Depuis l’entrée en vigueur de sa dernière révision en juin 2003, l’assurance-chômage est tout simplement trop bon marché. C’est ce que montrent les déficits continuels du fonds de l’assurance-chômage. A fin 2007, la dette se chiffrait à 4,8 milliards de francs, en dépit de quatre ans de haute conjoncture et d’un nombre de chômeurs en diminution. C’est pourquoi il faut de nouveau relever temporairement le taux des cotisations à son ancien niveau de 3%.

22 septembre 2008, Susanne Blank, Responsable politique économique

L’assurance-chômage est tout simplement trop bon marché depuis cinq ans!

Depuis l’entrée en vigueur de sa dernière révision en juin 2003, l’assurance-chômage est tout simplement trop bon marché. C’est ce que montrent les déficits continuels du fonds de l’assurance-chômage. A fin 2007, la dette se chiffrait à 4,8 milliards de francs, en dépit de quatre ans de haute conjoncture et d’un nombre de chômeurs en diminution. C’est pourquoi il faut de nouveau relever temporairement le taux des cotisations à son ancien niveau de 3%.

22 septembre 2008, Susanne Blank, Responsable politique économique

Procédure hésitante et à court terme

Travail.Suisse, l’organisation faîtière des travailleurs et travailleuses, critique avec vigueur la révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI). Le démantèlement des prestations est augmenté encore une fois de 50 millions à 533 millions de francs et le remboursement des dettes est étendu sur une période de plus de 10 ans. La révision est ainsi unilatérale et branlante et menace de tourner à la farce. suite

En comparaison avec le projet de consultation du printemps, le message adopté aujourd’hui par le Conseil fédéral sur la révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI) apporte encore plus de détériorations pour les travailleurs et travailleuses.

Encore plus de réductions insupportables de prestations
Le Conseil fédéral augmente les réductions de prestations encore une fois de 480 à 530 millions de francs. Pour ce qui est du nombre d’indemnités journalières, on serre fortement la vis : il faudra désormais cotiser 18 mois au lieu de 12 pour obtenir 400 indemnités. Cette détérioration touche en premier lieu les femmes, les faiblement qualifiés, les personnes dans des rapports de travail précaires et les jeunes.

On lambine pour le remboursement des dettes
Par contre, le Conseil fédéral lambine pour le remboursement des dettes. Le projet de consultation prévoyait pour le remboursement des dettes une augmentation de cotisation de 0,2%, maintenant on est redescendu à 0,1%. Il faudra dès lors 10 ans pour éliminer les dettes. Avec un assombrissement de la conjoncture et un chômage croissant, on atteindra vite la limite critique des dettes à très brève échéance. Ainsi, la 5e révision se profile déjà avant même que la 4e révision ne puisse porter ses fruits.

Ne pas affaiblir la plus importante œuvre sociale pour les personnes actives
L’assurance-chômage est l’œuvre sociale la plus importante pour les 4.5 millions de personnes actives en Suisse. Le démantèlement aigu des prestations et l’assainissement hésitant affaiblissent ce pilier principal de la politique du marché du travail et créent de l’insécurité. La révision est unilatérale et branlante et il incombe au Parlement de la corriger.

04 septembre 2008, Susanne Blank, Responsable politique économique

Procédure hésitante et à court terme

Travail.Suisse, l’organisation faîtière des travailleurs et travailleuses, critique avec vigueur la révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI). Le démantèlement des prestations est augmenté encore une fois de 50 millions à 533 millions de francs et le remboursement des dettes est étendu sur une période de plus de 10 ans. La révision est ainsi unilatérale et branlante et menace de tourner à la farce. suite

En comparaison avec le projet de consultation du printemps, le message adopté aujourd’hui par le Conseil fédéral sur la révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI) apporte encore plus de détériorations pour les travailleurs et travailleuses.

Encore plus de réductions insupportables de prestations
Le Conseil fédéral augmente les réductions de prestations encore une fois de 480 à 530 millions de francs. Pour ce qui est du nombre d’indemnités journalières, on serre fortement la vis : il faudra désormais cotiser 18 mois au lieu de 12 pour obtenir 400 indemnités. Cette détérioration touche en premier lieu les femmes, les faiblement qualifiés, les personnes dans des rapports de travail précaires et les jeunes.

On lambine pour le remboursement des dettes
Par contre, le Conseil fédéral lambine pour le remboursement des dettes. Le projet de consultation prévoyait pour le remboursement des dettes une augmentation de cotisation de 0,2%, maintenant on est redescendu à 0,1%. Il faudra dès lors 10 ans pour éliminer les dettes. Avec un assombrissement de la conjoncture et un chômage croissant, on atteindra vite la limite critique des dettes à très brève échéance. Ainsi, la 5e révision se profile déjà avant même que la 4e révision ne puisse porter ses fruits.

Ne pas affaiblir la plus importante œuvre sociale pour les personnes actives
L’assurance-chômage est l’œuvre sociale la plus importante pour les 4.5 millions de personnes actives en Suisse. Le démantèlement aigu des prestations et l’assainissement hésitant affaiblissent ce pilier principal de la politique du marché du travail et créent de l’insécurité. La révision est unilatérale et branlante et il incombe au Parlement de la corriger.

04 septembre 2008, Susanne Blank, Responsable politique économique

La confiance et la sécurité d’abord

Le comité directeur de Travail.Suisse a décidé dans sa séance d’aujourd’hui de soutenir la reconduction et l’extension de la libre circulation des personnes. Pour que les travailleurs et les travailleuses puissent être mobilisés en faveur d’un oui, le Conseil fédéral doit toutefois garantir confiance et sécurité. Cela passe par une augmentation du nombre de contrôles, par la prise en charge des coûts des contrôles auprès des employeurs suisses dans les branches conventionnées et par un assainissement rapide de l’assurance chômage sans diminution des prestations. suite

Le comité directeur de Travail.Suisse a décidé aujourd’hui de soutenir par principe la reconduction et l’extension de la libre circulation des personnes. Toutefois, avec la décision du Parlement de lier les deux objets dans une seule décision, il ne sera pas facile de mobiliser les travailleurs et les travailleuses en faveur du oui.

La conseillère fédérale Leuthard doit prendre des mesures pour restaurer la confiance

Le comité directeur de Travail.Suisse invite la conseillère fédérale Leuthard à garantir confiance et sécurité aux travailleurs et travailleuses afin qu’ils et elles puissent soutenir la libre circulation des personnes. Sur ce sujet, les points suivants sont centraux :

Eu égard au dynamisme du marché du travail et à la forte immigration, le nombre de contrôles doit être augmenté à 27’000 dès le début de 2009 déjà.
La Confédération doit prendre en charge les coûts liés aux contrôles qui sont occasionnés par les engagements de courte durée auprès des employeurs suisses dans les branches bénéficiant de conventions collectives étendues. La conseillère fédérale Leuthard a repris, auprès de la commission de politique extérieure du Conseil national, la demande de Travail.Suisse et a donné des garanties fermes à ce sujet.
L’assurance chômage doit être assainie rapidement et durablement, sans réduction de prestations. C’est d’une importance centrale en prévision d’une péjoration de la conjoncture. Seule une assurance chômage saine et forte offre la sécurité nécessaire aux travailleurs et aux travailleuses.

18 juin 2008, Susanne Blank, Responsable politique économique

RSS | D | F | Info juridiques | Impressum | Sitemap | Full Site | LOGIN