Thèmes – Politique sociale

Consultation des partenaires sociaux: Le Comité de Travail.Suisse exige un taux d’intérêt minimal LPP de 3 pour cent

Il est clair, pour le Comité de Travail.Suisse, que les bons résultats des caisses de pension au cours des dernières années doivent conduire à un relèvement important du taux d’intérêt minimal. Car ce n’est que si de bons résultats apportent aussi quelque chose de tangible aux assuré-e-s que l’argumentation du Conseil fédéral sur la flexibilisation du taux d’intérêt minimal reste acceptable et crédible. suite

A chaque fois, on a justifié la baisse du taux d’intérêt minimal par une mauvaise situation du côté des rendements. Le Conseil fédéral a, l’an dernier, justifié le maintien du taux d’intérêt minimal très bas de 2,5 pour cent par un mauvais rendement des capitaux au cours du premier semestre 2006. Pour que cette argumentation soit crédible, il faut qu’une bonne situation des rendements conduise aussi à un relèvement du taux d’intérêt minimal. Selon différentes enquêtes, les caisses de pension ont obtenu en 2005, en moyenne, une performance de 10 pour cent ou plus et en 2006, plus de 4 pour cent.

Cette évolution réjouissante doit aussi profiter maintenant aux assuré-e-s. Le Comité de Travail.Suisse a ainsi décidé aujourd’hui d’exiger un relèvement du taux d’intérêt minimal de 2,5 pour cent actuellement à 3 pour cent pour 2008, dans le cadre de la consultation des partenaires sociaux par le Conseil fédéral (voir en annexe pour d’autres explications). En effet, dans les 650 milliards de francs qui sont dans la prévoyance professionnelle, un demi pour cent de plus d’intérêt minimal représente toujours 3,25 milliards de francs de plus pour la prévoyance vieillesse des travailleurs et travailleuses.

02 mai 2007, Martin Flügel, Président

L’Association suisse des institutions de prévoyance se fourvoie

Sous le titre « De nouvelles voies dans la prévoyance professionnelle », l’Association suisse des institutions de prévoyance ASIP a proposé une nouvelle LPP. Point central pour les travailleurs : la suppression du taux d’intérêt minimal et du taux de conversion. Pour Travail.Suisse, cette discussion est à côté de la plaque, au moins aussi longtemps que les assurances vie s’occuperont de prévoyance professionnelle et saisiront la moindre occasion pour se remplir les poches aux frais des assurés.

30 avril 2007, Martin Flügel, Président

La transparence sur les affaires des assureurs vie en ce qui concerne la LPP – Un cas pour la CdG

A cause du débat qui a été mené en 2002 sur le taux d’intérêt minimal, la transparence en matière de prévoyance professionnelle est devenue l’un des objectifs majeurs de la première révision de la LPP. La question qui était au premier plan consistait à faire toute la lumière sur les excédents des assureurs vie. Or, ce qui a été publié en guise de révélation des comptes d’exploitation relève davantage de la dissimulation que de la transparence. C’est pourquoi Travail.Suisse exige que la Commission de gestion (CdG) examine de près ces chiffres et veille à y mettre bon ordre.

29 janvier 2007, Martin Flügel, Président

Adaptation du taux de conversion minimal dans la prévoyance professionnelle : Prématuré, trop rapide, trop axé la sécurité

En raison de la diminution des rendements attendus, le Conseil fédéral souhaite abaisser davantage le taux de conversion de la prévoyance professionnelle que ce qui était prévu dans la première révision de la LPP. Aux yeux de Travail.Suisse, un abaissement est à la rigueur envisageable; cependant, la cadence et l’ampleur prévues de cette baisse sont exagérées.

11 décembre 2006, Martin Flügel, Président

Message sur la baisse du taux de conversion LPP: Pas de baisse des rentes dans la précipitation

En raison de bas rendements attendus pour le futur, le Conseil fédéral veut baisser davantage le taux de conversion dans la prévoyance professionnelle que ce qui est prévu dans la 1ère révision LPP. Pour Travail.Suisse, on peut certes discuter d’une baisse selon les circonstances mais le rythme et l’ampleur de la baisse sont fortement exagérés et mènent à des baisses de rente inacceptables pour les personnes concernées. suite

Dans la 1ère révision de la LPP, on a décidé de diminuer le taux de conversion de 7,2 à 6,8 pour cent jusqu’en 2015 en raison de l’augmentation de l’espérance de vie. Maintenant le Conseil fédéral veut baisser encore plus et encore plus vite le taux de conversion en raison de la baisse des rendements. Si la tendance de plus bas rendements se confirmait – ce qui n’est pas le cas en ce moment – Travail.Suisse serait prêt à en discuter.

Mais le rythme prévu par le Conseil fédéral est dans tous les cas inacceptable. Une baisse de taux de conversion à 6,4 pour cent jusqu’en 2011 conduit en l’espace de quatre ans à une baisse des rentes de 10 pour cent. Travail.Suisse rejettera catégoriquement une pareille baisse des rentes de manière précipitée, laquelle, d’ailleurs, ne survivrait pas à une votation référendaire.

22 novembre 2006, Martin Flügel, Président

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