Thèmes – Politique sociale – Prévoyance professionnelle

Loi sur le libre passage et loi sur la prévoyance professionnelle

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06 février 2013, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Maintien du taux d’intérêt minimal à 1.5 pour cent: scandaleux !

Le Conseil fédéral a décidé de laisser à son plus bas niveau de 1.5 pourcent le taux d’intérêt minimal dans la prévoyance professionnelle malgré une très bonne évolution des placements sur les marchés. La majorité bourgeoise au Conseil fédéral se range ainsi du côté des assurances-vie orientées vers le profit et refuse aux travailleurs et travailleuses une juste participation à la bonne évolution des placements sur les marchés. C’est scandaleux. suite

Le taux d’intérêt minimal garantit que tous les travailleurs et travailleuses assurés reçoivent une participation minimale aux résultats que les caisses de pension et les assureurs-vie obtiennent sur les marchés financiers. Pour l’année écoulée, tous les indices enregistrent une performance en claire hausse. Les marchés d’actions se sont fortement repris et l’immobilier procure de bons rendements. Un relèvement du taux d’intérêt minimal serait plus qu’approprié.

Avec sa décision d’aujourd’hui, le Conseil fédéral refuse aux travailleurs et travailleuses une participation appropriée aux bons rendements. En agissant ainsi, le Conseil fédéral remet en cause finalement la justification de l’épargne obligatoire. En outre, la majorité bourgeoise au Conseil fédéral montre par cette décision son vrai visage : tout pour les assurances-vie, rien pour les travailleurs et travailleuses. Cette prosternation devant les assureurs-vie, dont les bénéfices seront encore plus élevés grâce un bas taux d’intérêt minimal, est scandaleux.

14 novembre 2012, Martin Flügel, Président et Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Le Conseil fédéral doit relever le taux d’intérêt minimal dans la prévoyance professionnelle

Encore ce mois-ci, le Conseil fédéral fixera le taux d’intérêt minimal pour 2013. En 2012, la performance des caisses des pension s’est développée de façon très positive. Le Conseil fédéral doit tenir compte maintenant de cette évolution et relever le taux d’intérêt minimal de son plus bas niveau historique actuel de 1.5 pour cent à au moins 2 pour cent. C’est ce que exige Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de 170’000 travailleurs et travailleuses, de concert avec d’autres organisations de travailleurs et travailleuses, dans une lettre adressée au Conseiller fédéral compétent en la matière, Alain Berset. suite

Le taux d’intérêt minimal des avoirs de prévoyance vieillesse dans le 2ème pilier doit se baser sur « l’évolution des placements conforme au marché ». Le taux d’intérêt minimal a été fixé à son plus bas niveau historique en 2012, c’est-à-dire à 1,5 pour cent. Cela, malgré le fait que l’indice déterminant des caisses de pension et que la performance des caisses de pension cette année soient clairement au-dessus. Le taux d’intérêt minimal est considéré comme un niveau à court terme qui doit être adapté à l’évolution des marchés financiers. Au vu de la reprise des marchés d’actions et des bons rendements de l’immobilier, le Conseil fédéral doit nettement relever le taux d’intérêt minimal pour 2013.

Travail.Suisse a, avec d’autres organisations de travailleurs et travailleuses, demandé par lettre au Conseiller fédéral compétent en la matière, Alain Berset, de faire participer les assurés en 2013 aux rendements positifs par un taux d’intérêt minimal plus élevé. Il faut relever à au moins 2 pour cent le taux d’intérêt minimal. Cela en tant que signal positif et profession de foi pour un 2ème pilier performant. Au vu de la performance annuelle de 6 à 7 pour cent, cela est encore très prudent et intègre suffisamment les incertitudes liées au futur de l’Euro et à l’évolution économique. Les travailleurs et travailleuses ne comprendront pas le maintien au plus bas niveau actuel de 1.5 pour cent. Cela remet aussi en question la justification de l’épargne obligatoire dans la prévoyance professionnelle et tient compte seulement des intérêts économiques des assurances.

13 novembre 2012, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Les milliards oubliés – Les bénéfices des assurances vie sur le 2ème pilier (2011)

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18 octobre 2012, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Les bénéfices des assurances vie dans le 2e pilier: les milliards oubliés de 2011

En 2011 aussi, les assureurs vie ont retiré un gain de plus de 600 mio. de francs du 2ème pilier. L’analyse de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de 170’000 travailleurs et travailleuses, le démontre. Cet argent manque pour financer les rentes. Les assureurs vie ne dupent pas seulement leurs assurés, ils bloquent aussi tout tentative de réforme du 2ème pilier. Le Conseil fédéral doit maintenant négocier et réduire massivement les gains des assureurs vie. suite

La discussion sur les rentes est de nouveau lancée avec la parution du rapport sur l’avenir du 2ème pilier. Les organisations patronales, les partis bourgeois et les assureurs vie exigent ouvertement une diminution du taux de conversion.

Des gains excessifs bloquent toute réforme

Pour Travail.Suisse, une adaptation du taux de conversion n’est pas un sujet tabou. Mais aussi longtemps que les assureurs vie prélèvent année après année plus d’un demi-milliard de francs du deuxième pilier grâce à une interprétation aventureuse de la répartition des excédents, les réductions de rentes ou des augmentations des contributions sont inacceptables. L’analyse de Travail.Suisse montre que les assureurs du 2ème pilier ont retiré près de 3 milliards de francs depuis 2005. Cet argent manque aujourd’hui pour financer les rentes. La contradiction entre le soi-disant sous-financement des rentes et les gains élevés des assureurs est éclatante et empêche toute réforme du 2ème pilier.

Financer les rentes au lieu de maximiser les gains

Le Conseil fédéral se doit de négocier maintenant. Plus de transparence ne suffira pas. Car malgré une transparence améliorée, rien n’a changé en matière de gains. Travail.Suisse revendique maintenant plus d’argent pour les rentes. Pour cela, les gains des assureurs vie doivent être massivement réduits :

- En premier lieu, les primes de risques doivent être réduites. Les primes d’assurances contre les risques d’invalidité et de mort se montent actuellement à plus du double des prestations versées. Travail.Suisse exige que le total des primes de risques ne se monte pas à plus de 120% du total des prestations effectivement versées.
- Deuxièmement, la quote-part est à augmenter : Travail.Suisse revendique que la part des recettes que les assureurs vie doivent reverser aux employés assurés (= legal quote) passe de 90 à 95% au minimum.

Ces mesures sont nécessaires, afin que l’argent qui appartient aux employés revienne aux employés, et que le 2ème pilier serve à nouveau à la prévoyance professionnelle et pas à la maximisation des profits.

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18 octobre 2012, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon