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Les milliards oubliés – Les bénéfices des assurances vie sur le 2ème pilier (2011)

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18 octobre 2012, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Les bénéfices des assurances vie dans le 2e pilier: les milliards oubliés de 2011

En 2011 aussi, les assureurs vie ont retiré un gain de plus de 600 mio. de francs du 2ème pilier. L’analyse de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de 170’000 travailleurs et travailleuses, le démontre. Cet argent manque pour financer les rentes. Les assureurs vie ne dupent pas seulement leurs assurés, ils bloquent aussi tout tentative de réforme du 2ème pilier. Le Conseil fédéral doit maintenant négocier et réduire massivement les gains des assureurs vie. suite

La discussion sur les rentes est de nouveau lancée avec la parution du rapport sur l’avenir du 2ème pilier. Les organisations patronales, les partis bourgeois et les assureurs vie exigent ouvertement une diminution du taux de conversion.

Des gains excessifs bloquent toute réforme

Pour Travail.Suisse, une adaptation du taux de conversion n’est pas un sujet tabou. Mais aussi longtemps que les assureurs vie prélèvent année après année plus d’un demi-milliard de francs du deuxième pilier grâce à une interprétation aventureuse de la répartition des excédents, les réductions de rentes ou des augmentations des contributions sont inacceptables. L’analyse de Travail.Suisse montre que les assureurs du 2ème pilier ont retiré près de 3 milliards de francs depuis 2005. Cet argent manque aujourd’hui pour financer les rentes. La contradiction entre le soi-disant sous-financement des rentes et les gains élevés des assureurs est éclatante et empêche toute réforme du 2ème pilier.

Financer les rentes au lieu de maximiser les gains

Le Conseil fédéral se doit de négocier maintenant. Plus de transparence ne suffira pas. Car malgré une transparence améliorée, rien n’a changé en matière de gains. Travail.Suisse revendique maintenant plus d’argent pour les rentes. Pour cela, les gains des assureurs vie doivent être massivement réduits :

- En premier lieu, les primes de risques doivent être réduites. Les primes d’assurances contre les risques d’invalidité et de mort se montent actuellement à plus du double des prestations versées. Travail.Suisse exige que le total des primes de risques ne se monte pas à plus de 120% du total des prestations effectivement versées.
- Deuxièmement, la quote-part est à augmenter : Travail.Suisse revendique que la part des recettes que les assureurs vie doivent reverser aux employés assurés (= legal quote) passe de 90 à 95% au minimum.

Ces mesures sont nécessaires, afin que l’argent qui appartient aux employés revienne aux employés, et que le 2ème pilier serve à nouveau à la prévoyance professionnelle et pas à la maximisation des profits.

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18 octobre 2012, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

La commission LPP veut laisser le taux d’intérêt minimal à 1,5 pourcent : inacceptable !

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de 170’000 travailleurs et travailleuses, critique vertement la recommandation de la commission LPP de laisser inchangé le taux d’intérêt minimal dans la prévoyance professionnelle à 1,5%. Après la forte progression des indices des caisses de pension au cours des derniers mois, cette décision s’apparente à une génuflexion devant les assurances. suite

Malgré les taux bas, les indices LPP pointent clairement vers le haut. Les valeurs nettement plus élevées que pour l’année précédente sont imputables à la hausse des marchés actions et aux rendements toujours confortables de l’immobilier. Ainsi, l’indice Pictet LPP-93 a progressé de presque 10 pourcent dans la période allant de fin juillet 2011 à fin juillet 2012. Les travailleurs et travailleuses doivent aussi avoir leur part de ces rendements. Travail.Suisse a, dans le cadre de la consultation des partenaires sociaux, demandé une augmentation à 2 pourcent et tient ainsi compte des incertitudes liées au futur de l’Euro et à l’évolution économique.

Au cours des dernières années, le taux d’intérêt minimal a continuellement baissé. Il se trouve en ce moment à un plus bas historique de 1,5 pourcent. Le taux d’intérêt minimal représente une valeur à court terme que l’on peut adapter à toute évolution des marchés financiers. Au vu de la reprise des marchés actions et des bons rendements produits par l’immobilier, le taux d’intérêt minimal doit aussi être adapté vers le haut. En voulant laisser le taux d’intérêt minimal à 1,5 pourcent, la commsission LPP tient compte exclusivement des intérêts des milieux des assurances.

03 septembre 2012, Martin Flügel, Président et Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Bonne performance en des temps incertains : il est indiqué de relever le taux d’intérêt minimal

Malgré des marchés volatils, les indices des caisses de pension ont fortement progressé au cours du délai d’un an. Toutes les formules appliquées jusqu’ici pour le calcul du taux d’intérêt minimal vont dans la direction d’une augmentation. En raison des perspectives incertaines dues à la crise de l’euro, le Comité de Travail.Suisse a décidé lors de sa séance d’aujourd’hui de souscrire à une augmentation modérée de 2 pour cent. suite

Cette année aussi, les partenaires sociaux seront consultés pour fixer le niveau du taux d’intérêt minimal dans la prévoyance professionnelle. Le 2ème pilier fonctionne selon le principe de capitalisation, d’où l’importance que prennent les intérêts pour l’avoir de vieillesse. Le taux d’intérêt minimal garantit pour l’avoir de vieillesse un paiement minimal des intérêts. On fait ainsi en sorte que les assurés ne portent pas eux seuls les risques de placement.

Relèvement approprié du taux minimal

Le Comité de Travail.Suisse s’est montré très satisfait, lors de sa séance d’aujourd’hui, de l’évolution positive des marchés financiers au cours du dernier délai d’un an : malgré des taux d’intérêts à un niveau bas record, tous les indices en cours LPP augmentent. Les valeurs nettement plus élevées, en comparaison avec l’année précédente, sont redevables à la hausse des marchés actions et aux rendements toujours bons de l’immobilier. Par exemple, l’indice Pictet LPP-93 a augmenté de presque 10 pour cent entre juillet 2011 et juillet 2012. La formule appliquée par les représentants des travailleurs arrive à une augmentation du taux d’intérêt minimal 2013 à près de 2.5 pour cent (2012 : 1.5 pour cent).

Augmentation modérée en raison de perspectives incertaines

En même temps, le Comité de Travail.Suisse est conscient des incertitudes actuelles. L’insécurité pour le futur de l’euro, en combinaison avec celle relative au développement économique pour les 12 mois à venir, représentent une situation très inhabituelle. Pour cette raison, Travail.Suisse ne demande pas la mise en œuvre complète de la formule demandant une augmentation à 2.5 pour cent. Mais la limite psychologique importante de 2 pour cent ne doit pas être franchie. Travail.Suisse demande dès lors une augmentation du taux d’intérêt minimal à 2 pour cent.

Pour Travail.Suisse, il est cependant clair qu’une pareille retenue pour la fixation du taux d’intérêt minimal pour 2013 devra être pris en considération pour les années suivantes, en particulier si les risques autour du futur de l’euro ne se réalisent pas.

29 août 2012, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Taux d’intérêt minimal dans la LPP

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04 août 2012, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon