Thèmes – Travail

Licenciements à l’Hôpital de La Providence: Le Conseiller fédéral Schneider-Ammann doit intervenir !

Hier, la direction de l’Hôpital de la Providence, à Neuchâtel, a fait connaître sa décision, lors d’une conférence de presse, de licencier avec effet immédiat les 22 grévistes qui s’étaient engagés pour le maintien de la CCT en vigueur. Les employés n’avaient pas été informés de cette décision au préalable. Cette décision a choqué le Comité de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses. suite

En Suisse, il ne devrait pas être possible, et d’ailleurs ce n’est pas admis sur le plan juridique, de faire subir un licenciement à effet immédiat à des employés, qui, sur la base du droit constitutionnel, s’engagent pour le partenariat social. Si l’Hôpital La Providence a du succès en procédant ainsi, cela pourrait conduire à un dommage irréversible pour le partenariat social et, par là-même, pour l’un des plus grands atouts de l’économie suisse.

Le Comité de Travail.Suisse a demandé aujourd’hui par écrit au Conseiller fédéral Schneider-Ammann d’intervenir auprès des responsables de La Providence et de s’engager pour un partenariat social fiable.

05 février 2013, Martin Flügel, Président

Non à une journée de travail 24 heures sur 24

Avec le référendum, Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, et ses fédérations affiliées luttent contre les détériorations massives concernant la protection des travailleurs et travailleuses. Il revient au peuple d’avoir le dernier mot sur l’introduction menaçante de la journée de travail à toute heure. La récolte de signatures démarre aujourd’hui et durera jusqu’à mi-mars. suite

Travail.Suisse lance le référendum pour les raisons suivantes :

- Le Parlement veut détériorer la protection des travailleurs. La preuve est pourtant faite que le travail de nuit et du dimanche est nocive pour la santé des salarié-e-s.

- On introduit pour la première fois dans le commerce de détail la journée de travail 24 heures sur 24 sans autorisation. Cela n’a pas de sens car le shoping 24 heures sur 24 n’est pas indispensable d’un point de vue économique.

- Travailler le dimanche prétérite la vie sociale et familiale. Il faut maintenir le dimanche libre comme jour traditionnel de repos.

- Plus de travail de nuit et du dimanche ne permettra pas d’engager plus de personnel mais prolongera la journée de travail. La dérégulation dans le commerce de détail se fait au détriment des employés.

- L’ouverture des shops des stations d’essence 24 heures sur 24 entraînera une réaction en chaîne. Les fournisseurs et les branches concurrentes vont s’engouffrer dans la brèche et libéraliseront aussi le temps de travail.

- L’ouverture 24 heures sur 24 des shops des stations d’essence n’apporte pas d’utilité économique supplémentaire. La lutte pour l’éviction s’intensifiera et les petits commerçants en pâtiront.

- Le peuple a rejeté clairement ces dernières années les projets cantonaux pour l’extension des horaires d’ouverture des magasins et a ainsi montré qu’il ne désire pas de plus longues périodes d’ouverture pour faire ses courses.

- Le Parlement a décidé d’autres étapes de dérégulation du commerce de détail dans le but d’introduire le travail de nuit et du dimanche sans autorisation dans le commerce de détail au niveau national. La libéralisation des shops des stations d’essence n’est que la pointe de l’iceberg.

08 janvier 2013, Susanne Blank, Responsable politique économique

Contre la tactique du salami en matière de travail de nuit et du dimanche

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de 170’000 travailleurs et travailleuses, soutient le référendum contre la libéralisation des horaires d’ouverture des magasins des stations-service. Ainsi en a décidé le Comité lors de sa séance de hier. Il s’est aussi prononcé en faveur de l’article constitutionnel sur la famille et de la révision de la loi sur l’aménagement du territoire. suite

Le Comité de Travail.Suisse ne veut pas une libéralisation des horaires d’ouverture des magasins des stations-service. Il estime qu’il s’agit là d’un pas supplémentaire en direction d’une libéralisation totale du travail de nuit et du dimanche. Il est pourtant prouvé que le travail du dimanche et de nuit engendre des problèmes de santé et que la vie sociale des employés concernés et de leur famille s’en trouve fortement réduite. De plus, le commerce de détail est une branche où il n’y a pratiquement pas de conventions collectives et où les employés doivent, aujourd’hui déjà, travailler dans des conditions de travail parfois précaires. .

Les dernières années, dans beaucoup de cantons, les citoyennes et citoyens ont rejeté la libéralisation des horaires d’ouverture. Pour la libéralisation des magasins des stations-service, le peuple doit aussi avoir le dernier mot.

Votations du 3 mars 2013 : oui à l’article constitutionnel sur la famille et la révision de la loi sur l’aménagement du territoire

Le Comité de Travail.Suisse dit oui à l’article constitutionnel sur la famille. Un rôle plus actif de la Confédération en matière de politique familiale, et surtout en ce qui concerne la conciliation de travail et famille, s’impose au vu de l’évolution démographique. Avec l’article constitutionnel, un premier et important pas en direction d’une politique familiale globale est fait.

Le Comité de Travail.Suisse s’est aussi prononcé en faveur de la révision de la loi sur l’aménagement du territoire. La loi révisée freine le mitage du territoire, conserve le paysage de la Suisse et assure en même temps son développement.

Lors d’une séance précédente, le Comité de Travail.Suisse a déjà décidé de recommander le rejet de l’initiative sur les rémunérations abusives.

13 décembre 2012, Therese Schmid, Responable de l’administration

L’attaque frontale contre les employés du commerce de détail se poursuit – Le référendum est inévitable

Les députés bourgeois, majoritaires au Conseil national, lancent l’ouverture des magasins des stations-service 24h sur 24. Il s’agit là d’une étape de dérégulation inutile touchant tout le commerce de détail et ayant des conséquences négatives pour les employés. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de 170‘000 travailleurs, lutte contre cette mesure. Le référendum est inévitable. suite

Avec des horaires d’ouverture 24h sur 24 pour les magasins des stations-service, les partis bourgeois ont réussi au Conseil national à fragiliser la protection des employés, en particulier en ce qui concerne le travail de nuit et du dimanche.

Libéralisation inutile à la charge des employés

Pour Travail.Suisse, cette étape de dérégulation est inutile autant pour les consommateurs que pour l’économie et en plus, elle nuit aux employés. Il est prouvé que le travail du dimanche et de nuit engendre des problèmes de santé. La vie sociale des employés concernés et de leur famille s’en trouve fortement réduite. Le commerce de détail est une branche où il n’y a pratiquement pas de conventions collectives et où les employés doivent, aujourd’hui déjà, travailler dans des conditions de travail parfois précaires.

D’autres attaques parlementaires conduisent à une rupture du système de protection

La tactique du grignotage par petits morceaux se poursuit : Avec la motion Lombardi (harmonisation nationale obligatoire des ouvertures des magasins du lundi au vendredi de 6 à 20 heures et le samedi de 6 à 19 heures) et la motion Abate (nouvelle définition du tourisme dans la loi sur le travail avec pour conséquence plus de travail le dimanche), le Parlement légifère déjà sur les nouvelles tentatives de dérégulation. Travail.Suisse lutte résolument contre cette politique.

Récemment, l’augmentation de la libéralisation des horaires de travail a été rejetée dans beaucoup de cantons. Pour la libéralisation des magasins des stations-service, le peuple doit aussi avoir le dernier mot. Pour Travail.Suisse, le référendum est inévitable.

05 décembre 2012, Susanne Blank, Responsable politique économique

On n’a pas besoin de pouvoir faire ses achats le dimanche partout en Suisse toute l’année!

Un jour seulement avant le débat final du Conseil national sur l’ouverture 24 heures sur 24 des shops des stations-service, le Conseil des Etats avance d’un pas sur le chemin de la dérégulation dans le commerce de détail. Avec l’acceptation de la motion Abate, les régions touristiques seront redéfinies, c’est-à-dire étendues aux régions, villes et lieux où jusqu’alors la vente le dimanche était interdite. Travail.Suisse, l’organisation indépendante de 170’000 travailleuses et travailleurs, n’acceptera pas le travail du dimanche sur tout le territoire toute l’année pour les employés et employées du commerce de détail. suite

Dernier acte dans le théâtre de la dérégulation du camp bourgeois : le Conseil des Etats accepte la motion Abate un jour seulement avant que le Conseil national ne finisse de débattre de l’ouverture 24 heures sur 24 des shops des stations-service.

Une nouvelle définition qui va ouvrir la brèche

Fabio Abate demande que la notion de « régions touristiques » soit redéfinie selon l’idée d’espaces économiques fonctionnels. Cela ne veut rien dire d’autre que le travail du dimanche dans le commerce de détail soit étendu dans les régions, les villes et les lieux où jusqu’alors aucun travail dominical n’était admis. La limitation saisonnière du travail du dimanche devrait être supprimée. Une saison qui dure toute l’année débouche sur le travail du dimanche régulier.

La protection des travailleurs et des travailleuses est à obtenir

Le dimanche est le seul jour de la semaine qui peut être utilisé pour la vie familiale et sociale. Cela doit rester ainsi aussi pour les employés et employées du commerce de détail. Plus de travail du dimanche dans le commerce de détail va entraîner une réaction en chaîne dans d’autres branches, par exemple dans le transport, le nettoyage, l’informatique ou la sécurité, qui sont étroitement liés à la vente. En outre, le commerce de détail est une branche où il y a très peu de conventions collectives de travail et où les employés doivent travailler déjà aujourd’hui avec des conditions de travail en partie précaires.

La motion Abate va trop loin. Travail.Suisse n’acceptera pas cette étape supplémentaire dans la libéralisation.

04 décembre 2012, Susanne Blank, Responsable politique économique

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