Thèmes – Travail

Ordonnance 1 sur la Loi sur le travail (renonciation à l’enregistrement de la durée du travail)

26 novembre 2012, Susanne Blank, Responsable politique économique

L’offensive sur tous les fronts contre le personnel de détail continue – Un référendum va s’imposer

En appliquant la tactique du salami en matière de libéralisation des heures d’ouverture des magasins, la Commission de l’économie et des redevances du Conseil national poursuit son offensive. Avec l’extension des heures d’ouverture des shops des stations-service, elle introduit dans le commerce de détail le système d’exploitation continu et ouvre la voie à une déréglementation des horaires de travail pour l’ensemble du commerce de détail, avec les effets négatifs que cela induit pour les travailleurs et travailleuses. Le référendum est devenu incontournable pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses. suite

Avec l’ouverture 24/24 des shops des stations-service, les partis bourgeois ont réussi au sein de la CER-N de fragiliser la protection des travailleurs, en particulier en ce qui concerne le travail de nuit et du dimanche. Et ça va continuer : de nouvelles motions parlementaires ont déjà été déposées. Elles visent une libéralisation accrue des heures d’ouverture (motion Lombardi) en invoquant une harmonisation pour l’ensemble du commerce de détail.

Travail.Suisse combat fermement cette tactique. Il est prouvé que le travail du dimanche et de nuit engendre des problèmes de santé et affecte la vie sociale des travailleurs et travailleuses et de leurs familles. En visant le commerce de détail, on vise une branche dans laquelle il existe très peu de conventions collectives de travail et dans laquelle les conditions de travail du personnel sont aujourd’hui déjà en partie précaires.

Ces derniers temps dans de nombreux cantons la libéralisation accrue des heures d’ouverture a été rejetée en votation. Travail.Suisse est d’avis que si le Conseil national s’aligne sur la décision de sa Commission lors de la session d’hiver, un référendum est incontournable.

13 novembre 2012, Susanne Blank, Responsable politique économique

Protéger la santé de tous les travailleurs et travailleuses

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de 170’000 travailleurs et travailleuses dit oui à l’initiative « Protection contre le tabagisme passif » et à l’arrêté fédéral sur la promotion de la formation musicale des jeunes et non à l’initiative « Sécurité de logement à la retraite ». C’est ce qu’a décidé le Comité de Travail.Suisse lors de sa séance d’hier. suite

Travail.Suisse dit oui à l’initiative « Protection contre le tabagisme passif ». La protection de la santé au lieu de travail doit être garantie pour l’ensemble des travailleurs et travailleuses. Les exceptions qui existent dans la loi actuelle pour l’hôtellerie-restauration empêchent une protection générale des travailleurs actifs contre les risques de la fumée passive pour la santé. L’initiative exclut les exceptions et crée une réglementation nationale claire et unique pour la protection contre la fumée passive.

Le Comité de Travail.Suisse soutient aussi l’arrêté fédéral sur la promotion de la formation musicale des jeunes. Il considère que la promotion de la formation musicale est importante car la musique a une influence positive sur les enfants et les jeunes, développe leur créativité et renforce leurs capacités émotionnelles et cognitives. L’arrêté fédéral garantit que tous les enfants et les jeunes aient un meilleur accès à la formation musicale. Il existe aujourd’hui de grandes différences à ce sujet entre les différents cantons et communes.

Travail.Suisse dit non à l’initiative populaire « Sécurité de logement à la retraite ». Comme pour les initiatives sur l’épargne-logement, sur lesquelles on a voté en mars et juin – et qui furent clairement rejetées – cette initiative implique des pertes fiscales importantes pour la Confédération et les cantons. A cela s’ajoute le fait qu’elle crée une situation fiscale privilégiée et injuste pour un seul groupe de la population.

28 juin 2012, Martin Flügel, Président

Travailler encore davantage pendant le dimanche? Non merci!

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de 170’000 travailleurs et travailleuses, s’engage avec l’Alliance pour le dimanche (cf. conférence de presse d’aujourd’hui) pour la protection du repos dominical et s’oppose à de nouvelles attaques de dérégulation. suite

Travail.Suisse demande : Le dimanche appartient aux travailleuses et travailleurs et pas au travail !

1. L’interdiction de travailler le dimanche est valable en général: la loi sur le travail prévoit des dispositions en matière de dérogation sur la base des critères selon lesquels « des raisons techniques ou économiques le rendent indispensable ». Ces dispositions d’exception ne doivent pas être assouplies.

2. Les dimanches de congé sont des havres de paix nécessaires: le dimanche est un jour de repos collectif qui sert à la cohésion sociale, à la vie familiale et à la vie sociale. Dans notre société actuelle de rendement et de consommation, le dimanche en tant que jour de repos traditionnel a une valeur importante qu’il s’agit de maintenir.

3. Le travail dominical ne créera pas de nouveaux emplois: l’extension des horaires de travail et d’ouverture des magasins ne fera pas consommer plus. Le pouvoir d’achat ne changera pas, même s’il sera possible d’acheter sur une période de plus longue durée. Cela ne conduira pas à la création d’emplois, le travail étant plutôt effectué par le même nombre d’employés qui travailleront pendant des heures d’ouverture plus étendues. À leur tour, les heures de travail et la pression au travail sur les personnes concernées augmenteront.

4. Pas de conditions de travail injustes: l’extension du travail dominical détériore les conditions de travail et sape le principe de « la flexibilité contre une protection », étant donné qu’il n’existe aucune obligation de convention collective de travail et que le droit à des suppléments de salaire est limité. Le travail dominical est souvent un travail précaire qui se fait au détriment des personnes socialement les plus faibles.

5. Contre le risque de contagion à d’autres branches: toute extension du travail dominical augmente la pression sur d’autres branches de déréglementer, elles aussi, les horaires de travail. En cas d’horaires d’ouverture 7 jours sur 7, les entreprises de sous-traitance ainsi que d’autres entreprises (sécurité, nettoyage, informatique, etc.) devront de plus en plus suivre le rythme, ce qui pourra se répercuter à son tour sur d’autres branches.

Si le Conseil des Etats, lors de la session d’automne, décide – selon la tactique éprouvée du salami – une nouvelle « tranche » de travail du dimanche et de nuit dans les magasins de stations service, Travail.Suisse soutiendra le référendum.

13 juin 2012, Martin Flügel, Président

Travailler encore davantage pendant la nuit et le dimanche? Non merci!

Les nuits et les dimanches de congé sont de plus en plus en péril au niveau cantonal et fédéral. Travail.Suisse, l’organisation faîtière de 170’000 travailleurs, s’oppose à de nouvelles activités de libéralisation des horaires de travail et d’ouverture des magasins. suite

Le 17 juin, le canton de Zurich se prononcera sur l’initiative « Der Kunde ist König » (« Le client est roi »), qui exige rien de moins que la libéralisation totale des horaires d’ouverture des magasins. En septembre, le Conseil des Etats délibérera sur les horaires de travail 24 heures sur 24 pour les magasins des stations service (initiative parlementaire Lüscher). Et il décidera très vraisemblablement une nouvelle « tranche » de déréglementation des heures de travail, selon la tactique éprouvée du salami.

Contre la rupture des digues des horaires de travail et d’ouverture des magasins

Travail.Suisse s’oppose aux offensives de déréglementation. En mars, le Comité de Travail.Suisse a adopté une prise de position sur le travail de nuit et du dimanche, comprenant les exigences suivantes.

- L’interdiction de travailler la nuit et le dimanche est valable en général: la loi sur le travail prévoit des dispositions en matière de dérogation sur la base des critères selon lesquels « des raisons techniques ou économiques le rendent indispensable ». Ces dispositions d’exception ne doivent pas être assouplies.

- Les nuits et les dimanches de congé sont des havres de paix nécessaires: le dimanche est un jour de repos collectif qui sert à la cohésion sociale, à la vie familiale et à la vie sociale. Dans notre société actuelle de rendement et de consommation, le dimanche en tant que jour de repos traditionnel a une valeur importante qu’il s’agit de maintenir.

- Pas d’expansion du travail de nuit: il faut également protéger le repos nocturne. Un équilibre entre l’activité pendant la journée et le repos pendant la nuit répond à une nécessité biologique de l’être humain. De nombreuses études prouvent que le travail nocturne porte atteinte à la santé des travailleurs et accroît le risque de maladies chroniques.

- Le travail dominical ne créera pas de nouveaux emplois: l’extension des horaires de travail et d’ouverture des magasins ne fera pas consommer plus. Le pouvoir d’achat ne changera pas, même s’il sera possible d’acheter sur une période de plus longue durée. Cela ne conduira que rarement à des créations d’emplois, le travail étant plutôt effectué par le même nombre d’employés qui travailleront pendant des heures d’ouverture plus étendues. À leur tour, les heures de travail et la pression au travail sur les personnes concernées augmenteront.

- Pas de conditions de travail injustes: l’extension du travail nocturne et dominical détériore les conditions de travail et sape le principe de « la flexibilité contre une protection », étant donné qu’il n’existe aucune obligation de convention collective de travail et que le droit à des suppléments de salaire est limité. Le travail dominical est souvent un travail précaire qui se fait au détriment des personnes socialement les plus faibles.

- Contre le risque de contagion à d’autres branches: toute extension du travail nocturne et dominical augmente la pression sur d’autres branches de déréglementer, elles aussi, les horaires de travail. En cas d’horaires d’ouverture 24 heures sur 24, les entreprises de sous-traitance ainsi que d’autres entreprises (sécurité, nettoyage, informatique, etc.) devront de plus en plus suivre le rythme, ce qui pourra se répercuter à son tour sur d’autres branches.

La consommation en permanence n’est pas souhaitable

Après que le peuple eut accepté de justesse en 2005 le travail dominical dans les centres des transports publics, les besoins en possibilités de consommation sont couverts, ce qui se voit aussi dans le fait que depuis 2006 90 % des votations cantonales relatives à la libéralisation des horaires d’ouverture des magasins ont été rejetés.

Dans la campagne de votation menée actuellement dans le canton de Zurich, Travail.Suisse Zurich et Syna s’engagent dans le comité hors parti « Der Sonntag gehört mir » (« Le dimanche m’appartient ») contre la déréglementation totale des horaires d’ouverture des magasins.

Si, cet automne, le Conseil des Etats devait suivre le Conseil national et accepter sans amendements l’initiative parlementaire Lüscher, Travail.Suisse soutiendrait le référendum

04 juin 2012, Susanne Blank, Responsable politique économique

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