Thèmes – Travail

Il faut juguler la dégradation des conditions de travail

Davantage de travail sur appel, la nouvelle génération de stages, les working poor et toujours plus d’activités professionnelles multiples: des mots clés qui effraient. La flexibilisation croissante des rapports de travail, l’ouverture du marché du travail et le taux de chômage élevé conduisent-ils à une dégradation rampante des conditions de travail ? Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de 170‘000 travailleurs, exige des réglementations visant à endiguer la flexibilisation, ainsi que des mesures permettant de renforcer la position des personnes concernées.

25 octobre 2010, Susanne Blank, Responsable politique économique

Révision de l’ordonnance 1 relative à la loi sur le travail (OLT 1)

09 avril 2010, Susanne Blank, Responsable politique économique

6 semaines de vacances pour tous: l’initiative sera déposée aujourd’hui

Aujourd’hui, Travail.Suisse, l’organisation indépendante des travailleurs et travailleuses, et ses fédérations affiliées, déposent à Berne à la Chancellerie fédérale leur initiative « 6 semaines de vacances pour tous » avec près de 108’000 signatures valables (photos en annexe). suite

La charge et le rythme de travail ont au cours de ces dernières années considérablement augmenter à la place de travail. On exige des travailleurs et travailleuses aujourd’hui une flexibilité très élevée et une grande capacité d’adaptation. Presque la moitié des personnes actives souffre de stress au lieu de travail. Cette pression du travail croissante coûte à l’économie suisse plusieurs milliards de francs par an.

Pour maintenir la capacité de prestation à long terme des travailleurs et travailleuses, une compensation sous la forme de plus de vacances est nécessaire. Avec plus de vacances, les travailleurs et travailleuses ont la possibilité pour un temps limité de s’extraire de la charge et du rythme trépidant de la journée de travail et de se reposer.

C’est la raison pour laquelle Travail.Suisse et ses fédérations affiliées ont lancé l’initiative « 6 semaines de vacances par an. » Le but de l’initiative est d’augmenter de 4 à 6 semaines le droit minimal fixé par la loi aux vacances.

Aujourd’hui (14h30), les initiants déposent l’initiative populaire auprès de la Chancellerie fédérale. Plus de 126’000 personnes ont signé l’initiative et près de 108’000 signatures valables ont été remises à la Chancellerie fédérale. Les thèmes de la charge du travail et du repos figurent désormais à l’agenda politique.

26 juin 2009, Martin Flügel, Président

Nouveau travail – risque d’accident accru

Les statistiques le prouvent: au cours des premiers jours et des premières semaines, le risque d’accident est presque deux fois plus élevé pour un travailleur qui commence un nouvel emploi que pour les collaboratrices et collaborateurs déjà insérés dans l’entreprise. Une fiche de Travail.Suisse renseigne sur les raisons de cette situation et montre les possibilités offertes par la prévention.

25 mai 2009, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation

Fumée dans les restaurants – Le personnel de service doit payer l’addition

Le Conseil National campe sur sa position. Il a décidé aujourd’hui que la fumée doit pouvoir continuer d’empoisonner l’air des restaurants et autres bars et discothèques, au mépris de la santé de la clientèle et du personnel qui y travaille. N’écoutant que les intérêts de l’industrie du tabac et des cafetiers-restaurateurs, il persiste à vouloir adopter une loi lacunaire vidée de son sens. Travail.Suisse et Hotel&Gastro Union, l’une de ses fédérations, déplore cette attitude méprisante envers tout le personnel de la restauration et de service. suite

Selon la Chambre basse, les fumoirs doivent être autorisés dans les restaurants, à condition qu’ils soient signalés comme tels, séparés physiquement et dotés d’une ventilation suffisante. Là où le problème se pose, c’est que la majorité du National souhaite y autoriser le service.

Pour justifier l’autorisation des fumoirs avec service, la majorité bourgeoise du Conseil National utilise une pirouette : un-e employé-e ne peut être contraint à travailler dans la fumée. Pour cela, il ou elle doit donner son accord, qui devra faire partie du contrat de travail.

Nos élu-e-s font-ils preuve d’une totale ignorance des réalités du marché du travail dans le secteur de la restauration ou bien d’un mépris total de la santé des employés-es qui y travaille? Si le client peut changer d’établissement, aucun travailleur, aucune travailleuse n’a de réelle liberté de pouvoir refuser à son patron de travailler dans un fumoir. Les salarié-e-s de l’hôtellerie et de la restauration risquent donc d’accepter un tabagisme passif néfaste à leur santé par crainte de perdre leur emploi en cas de refus. Le taux de rotation parmi le personnel de service est particulièrement élevé : celui ou celle qui voudra ménager sa santé sera donc très facilement remplacé-e.

Reste une question de principe : peut-on renoncer à des directives qui protègent la santé des salariés – même «de leur plein gré» ? Une réponse positive est un non-sens absolu.

Nombreux sont les établissements, notamment les plus petits d’entre eux, qui attendent l’introduction d’une même règle valable pour tous, sans exceptions. Le National ne les a pas entendu, de même qu’il préfère favoriser les intérêts de quelques uns aux dépens de la santé de la majorité de la population. Reste à espérer que le Conseil des Etats maintienne sa position plus sensée et plus respectueuse des personnes, et réussisse à l’imposer.

11 juin 2008, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique d'égalité

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