Thèmes – Travail – Conditions de travail

Chaque jour est une Journée du travail

Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière des travailleurs, chaque jour est une Journée du travail. En notre qualité d’organisation faitière, nous nous penchons sur tout ce qui a trait au travail et aux salariés en Suisse. À l’évidence, les exigences seront soulevées d’une manière un peu plus combative, dans l’environnement festif du 1er mai. Toutefois, cette date devra aussi nous montrer que seule notre solidarité nous permet de réaliser nos objectifs. Il nous faut le dire en particulier à toute personne qui n’est pas membre d’un syndicat ou d’une association du personnel. suite

Par le passé, c’est uniquement tous ensemble que les travailleurs et les syndicats ont pu atteindre leurs objectifs. Ne l’oublions pas le 1er mai ! Ce faisant, nous ne devons pas penser sur-le-champ à une grève générale comme celle qui est à l’origine de la Fête du Travail (c’est en effet le 1er mai 1886 que plusieurs milliers de travailleurs s’étaient mis en grève à Chicago pour obtenir de meilleures conditions de travail). Il suffit de rappeler qu’il a fallu lutter pour obtenir la protection de la santé, de meilleurs salaires, la sécurité sociale, et qu’il nous faut veiller à maintenir ces acquis. C’est ce que font les syndicats et les associations de personnel, sans lesquels les conditions de travail se détérioreraient.

Peur de perdre son emploi malgré une bonne conjoncture

La Suisse connaît l’un des marchés du travail les plus libéralisés. Ses lois et ses dispositions permettent aux entreprises de licencier facilement leurs collaborateurs. Ce n’est pas seulement en période économique difficile que les travailleurs et travailleuses ont peur de perdre leur emploi. Rien d’étonnant à cela: une enquête menée par la rédaction économique de la RTS auprès des grandes entreprises suisses cotées en bourse montre que des Suissesses et des Suisses sont licenciés et remplacés par des étrangères et des étrangers. Dans l’ensemble, l’économie va plutôt bien, et pourtant on licencie. Ce sont les travailleurs âgés qui remarquent de plus en plus le phénomène. Si les plus de 55 ans n’ont guère été touchés jusqu’ici par le chômage, celui-ci a augmenté, ces derniers temps, dans leur catégorie d’âge. Or, quiconque perd son travail à un âge avancé rencontre de grandes difficultés à se réinsérer dans la vie active.

Il est incompréhensible qu’en dépit de bonnes affaires, des entreprises renvoient des collaborateurs. Il est encore plus incompréhensible qu’elles les mettent à la rue pour les remplacer par des travailleurs étrangers. Il est clair que la Suisse – meilleur pays interconnecté au monde – a besoin des meilleurs spécialistes du monde entier. Mais l’argument portant sur le manque de qualifications ne doit pas être invoqué pour recruter des travailleurs étrangers plus jeunes et moins chers. Les entreprises doivent contribuer à développer également la main-d’œuvre.

La formation doit se poursuivre après l’école et l’apprentissage

Un cinquième de nos recettes fiscales est consacré à notre système de formation. Nous investissons beaucoup dans notre « capital humain », ce qui est juste et nécessaire. Mais ces milliards, l’Etat doit également les acquérir et, pour ce faire, il a besoin des entreprises. C’est pourquoi le non à la réforme de l’imposition des entreprises III a constitué une formidable victoire dans les urnes. Le manque de transparence et les pertes trop élevées de recettes fiscales sont à l’origine de ce refus. Si la Suisse souhaite avoir un système de formation de pointe à l’échelle mondiale, l’Etat doit disposer des moyens nécessaires.

Ces investissements ne doivent pas se borner aux écoles, aux écoles professionnelles, aux hautes écoles spécialisées et aux universités ; la formation continue doit se poursuivre au sein des entreprises qui doivent maintenir leurs employés au plus haut niveau, en particulier les plus âgés. La menace d’une pénurie de main-d’œuvre qualifiée se fera cruellement sentir: on aura besoin des travailleurs âgés jusqu’à leur départ à la retraite. Trop souvent, dès qu’ils ont atteints un certain âge, les entreprises n’investissent plus pour eux, ce qui est une erreur. Il convient de faire changer les mentalités au sein des entreprises, en garantissant davantage la formation continue, collectivement et en l’exigeant soi-même.

Les intentions des représentants du patronat sont claires: une libéralisation accrue du marché de l’emploi. Le Parlement souhaite supprimer la saisie du temps de travail pour davantage de catégories professionnelles, et supprimer la moitié des dispositions de la loi sur le travail concernant les cadres moyens et les spécialistes! Deux interventions ont déjà été acceptées par les commissions parlementaires compétentes. En l’occurrence, nous devrons nous battre contre la suppression inutile de prescriptions de protection.

Prévoyance vieillesse 2020 : social et juste

Nous avons réussi à empêcher que les rentes soient réduites et l’âge de la retraite relevé à 67 ans dans la prévoyance vieillesse. La Prévoyance vieillesse 2020 permet à l’AVS et aux caisses de pension de se développer et d’être garanties au moins jusqu’en 2030. Il n’est pas étonnant que l’Union patronale suisse rejette le projet de loi. Afin de maintenir le niveau des rentes actuelles, tout le monde paiera sur son salaire le 0,3 pour cent salarial supplémentaire nécessaire pour relever les rentes AVS de 70 francs par mois. Mais celles et ceux qui gagnent bien leur vie ne toucheront pas plus que la rente maximum. Cela s’appelle l’équilibre social et c’est plus que justifié eu égard à la répartition inégalitaire de la richesse en Suisse. Du fait que la discrimination salariale des femmes n’est pas encore éliminée dans notre pays, le relèvement de l’âge de la retraite pour les femmes constitue le bémol du projet de loi. Pourtant, dans l’ensemble, les avantages pour les bas revenus et les personnes travaillant à temps partiel pourront compenser les conséquences négatives. En cas de Non dans les urnes, le danger existe que le montant des rentes baisse et que l’âge de la retraite soit relevé. Le comité de Travail.Suisse, à l’unanimité, propose donc à l’Assemblée des délégué-e-s de soutenir la prévoyance vieillesse le 24 septembre.

Nous continuerons de poursuivre notre lutte tous ensemble en faveur du progrès social et d’une qualité de vie accrue pour les salariés! Le 1er mai et même au-delà! Pour nos salaires, pour nos rentes et pour notre congé paternité!

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25 avril 2017, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Plus de considération pour les travailleuses et travailleurs âgés

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, a mis en garde pour ne pas édulcorer la situation lors de la 3ème Conférence sur les travailleurs âgés se tenant aujourd’hui. Les travailleuses et travailleurs âgés ont des difficultés croissantes sur le marché du travail. Travail.Suisse propose des mesures pour maintenir en activité les personnes bien qualifiées de plus de 50 ans. En plus du développement de la formation et de la formation continue et d’un bilan de compétence pour adultes, il faut impérativement une mise en œuvre efficace de l’obligation d’annoncer les places vacantes pour les sans-emplois. suite

Le Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a invité Travail.Suisse avec les autres associations des partenaires sociaux et les représentants des cantons à la Conférence sur les travailleurs âgés. Pour la troisième fois, on a soigné un échange intensif sans pour autant, une fois encore, convenir de mesures concrètes. Travail.Suisse est déçu que les pouvoirs publics et les partenaires sociaux n’arrivent pas à entériner une Déclaration finale plus incisive.

Nouvelle mesure d’accompagnement : de la formation continue pour les plus de 50 ans

La situation des travailleuses et travailleurs âgés s’est régulièrement détériorée au cours des dernières années. « Si la politique et les entreprises ne réagissent pas, la situation va continuer à se tendre » indique Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse. Dans la catégorie des chômeurs de plus de 50 ans, 26.8 pourcent sont des chômeurs de longue durée (au chômage depuis plus d’un an). Les cas d’engagement de travailleurs de l’étranger plutôt que du pays même se multiplient. C’est pourquoi, il faut ajouter un complément à la libre circulation des personnes en introduisant la mesure d’accompagnement « formation continue pour les plus de 50 ans ». Ainsi, les entreprises pourraient être obligées d’engager le budget qu’elles consacrent à la formation continue aussi pour les plus de 50 ans. Elles rempliraient alors la tâche ancrée dans la loi sur la formation continue visant à la favoriser. De plus, pour renforcer la mesure d’accompagnement « Formation continue pour les plus de 50 ans », il faut prendre les mesures suivantes :

• Un crédit spécial pour la qualification des adultes sans diplôme professionnel et la requalification des personnes dont la formation n’est plus demandée sur le marché du travail.
• Un solide coaching pour les demandeurs d’emploi, en tant qu’instrument du bilan de compétence pour faire le point sur sa situation personnelle et, si nécessaire, pour planifier une formation continue. Les cantons doivent préparer les offres correspondantes.
• Une mise en œuvre efficace de l’obligation d’annoncer des places vacantes pour que les demandeurs d’emploi âgés aient une réelle chance de regagner le marché du travail. Les ORP et les entreprises doivent montrer qu’ils prennent davantage en considération les travailleuses et travailleurs âgés. Si la situation devait continuer à se détériorer, il faudra prolonger les délais de résiliation pour les travailleurs âgés engagés depuis longtemps pour mieux les protéger contre les licenciements.

Au vu de la pénurie de personnel qualifié qui s’accentue année après année, il devient urgent d’investir pas seulement pour les jeunes mais aussi pour les travailleuses et travailleurs âgés. Ils vont demeurer encore plus que jusqu’ici d’importants soutiens de notre économie.

>> En savoir plus sur la conférence de presse de mercredi, 19 avril 2017

Pour plus d’informations :
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93

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25 avril 2017, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Le Conseil national ne veut pas de meilleure protection pour les personnes travaillant à temps partiel

Le Conseil national a rejeté aujourd’hui une motion (15.3102) de Jacques-André Maire qui demande que l’on traite de manière égale le travail à temps partiel et le travail à plein temps concernant la réglementation du travail supplémentaire. On renonce ainsi au niveau politique à contribuer à améliorer les conditions-cadres pour le travail à temps partiel. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, regrette que l’on ait raté l’occasion d’améliorer la situation du travail à temps partiel. suite

Avec la réglementation actuelle, le travail supplémentaire commence pour les travailleurs et travailleuses à temps partiel à partir du même temps de travail hebdomadaire que pour ceux à plein temps. Cela défavorise les personnes travaillant à temps partiel car elles doivent effectuer en proportion beaucoup plus d’heures de travail au-delà de la limite du temps de travail contractuel pour parvenir dans le domaine du travail supplémentaire compensé. La motion qui a été rejetée aujourd’hui aurait adapté la limite hebdomadaire du travail supplémentaire au degré d’activité et garanti l’égalité de traitement entre le travail à temps partiel et le travail à plein temps. Avec ce rejet, les personnes travaillant à temps partiel continueront proportionnellement à effectuer beaucoup plus d’heures supplémentaires pour arriver dans le domaine du travail supplémentaire faisant l’objet d’un supplément de salaire obligatoire.

Insuffisance de la promotion du travail à temps partiel

Le travail à temps partiel a cru régulièrement au cours des dernières années et représente maintenant environ un tiers des personnes occupées. Le recul du modèle classique à un revenu et la conciliation de la vie professionnelle, familiale et de la formation continue rendent le travail à temps partiel indispensable. Dans le même temps, il n’y a pratiquement pas de réglementations spécifiques pour les personnes travaillant à temps partiel. On sous-estime en particulier la charge temporelle. Et les réglementations actuelles incitent plutôt à considérer les personnes à temps partiel comme un amortisseur de main-d’œuvre flexible plutôt que de prendre en considération leurs besoins de protection individuelle. Pendant que le milieu politique rappelle constamment que le travail à temps partiel est le moyen pour renforcer la participation à la vie active des femmes et ainsi mieux utiliser le potentiel de main-d’œuvre, il refuse paradoxalement une exigence concrète qui aurait permis d’améliorer les conditions-cadres pour les personnes travaillant à temps partiel.

Pour d’autres informations :
Jacques-André Maire, vice-président de Travail.Suisse, Mobile : 078 709 48 50
Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique, Mobile : 076 412 30 53

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07 mars 2017, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

Attaque frontale contre la loi sur le travail

La commission de l’économie et des redevances (CER) du Conseil national a lancé hier une attaque en règle contre la protection des travailleurs et travailleuses que Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, ne peut pas accepter. La transmission des deux initiatives parlementaires Graber (16.414) et Keller-Sutter (16.423) vise à faire sauter la saisie du temps de travail, à supprimer la limitation de la durée maximale de la semaine de travail et à réduire la durée du repos. Ce cocktail est incompatible avec la santé des travailleurs et travailleuses. suite

Les deux motions qui ont été transmises prévoient de libérer certaines branches économiques et groupes d’entreprises ou de travailleurs et travailleuses du respect de la durée maximale de la semaine de travail de 45 heures et de pouvoir abaisser à huit heures la durée des repos minimaux. Sur le fond, il s’agit de libérer les travailleurs exerçant des fonctions dirigeantes et les spécialistes de la saisie du temps de travail. Cette attaque ne remet pas seulement en question les dispositions centrales de la loi sur le travail mais concerne aussi une grande partie des travailleurs et travailleuses en Suisse en raison de son domaine d’application formulé de manière évasive.

Le stress, la charge de travail et le burnout ont déjà fortement augmenté au cours des dernières années. La perte de la maîtrise de son temps de travail est considérée comme la plus importante détérioration des conditions de travail (voir le Baromètre Conditions de travail 2016). Les initiatives parlementaires qui ont été transmises détérioreront encore nettement plus la situation de surcharge des travailleurs et travailleuses et rendront nettement plus difficile la conciliation de la vie professionnelle, familiale, privée et de la possibilité de formation continue.

« C’est en particulier la suppression de la saisie du temps de travail, rendant impossible les contrôles des dispositions matérielles de la loi sur le travail, qui recèle un danger de travail effectué gratuitement par les salarié-e-s » indique Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique à Travail.Suisse. A l’heure actuelle, les travailleurs et travailleuses en Suisse effectuent déjà environ 200 millions d’heures supplémentaires par année qui, à l’avenir, disparaîtront de la statistique. La décision précipitée de la CER est d’autant plus incompréhensible qu’une dérégulation de la saisie du temps de travail est déjà entrée en vigueur au 1.1.2016 et que l’on n’ait pas attendu une proposition pour une simplification supplémentaire sur la base du compromis des partenaires sociaux.

Pour plus de renseignements :
Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique, bureau : 031 370 21 11, mobile : 076 412 30 53

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22 février 2017, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

L’avenir de la libre circulation des personnes dépendra d’une protection efficace des conditions salariales et de travail et d’un accès assuré au marché du travail

Juste 15 ans après l’introduction de la libre circulation des personnes et trois ans après l’acceptation de l’initiative sur l’immigration de masse, le Comité de Travail.Suisse s’est penché lors de sa retraite de façon intensive sur les effets des accords bilatéraux. On a mis en lumière aussi bien les avantages économiques des accords bilatéraux que les problèmes politiques et réels qui en résultent pour les travailleurs et travailleuses. Travail.Suisse arrive au constat que sans une protection efficace et durable des conditions salariales et de travail et la mise en œuvre d’autres mesures pour mieux utiliser le potentiel de la main-d’œuvre indigène, il n’y a pas d’avenir pour la libre circulation des personnes. suite

Le Comité de Travail.Suisse a consacré sa retraite d’un jour au début de cette semaine aux thèmes des accords bilatéraux, de la libre circulation des personnes et des effets sur le marché du travail. Un exposé introductif de Martin Eichler, économiste en chef de BAK Basel, a examiné les avantages macro-économiques, respectivement les coûts économiques de la suppression des accords bilatéraux. Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique à Travail.Suisse, a dressé un état des lieux du système des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. Avec Lugano comme lieu de la retraite, un accent particulier a été mis sur la région frontalière du Tessin. Renato Ricciardi, co-président du syndicat OCST, la plus grande organisation syndicale du Tessin, a fait état des défis spécifiques et des mesures décidées.

Maintenir les accords bilatéraux – répartir plus justement les bénéfices de la libre circulation

Le Comité de Travail.Suisse reconnaît la grande importance macro-économique des accords bilatéraux avec l’Union européenne. Une petite économie, ouverte et orientée vers les exportations comme celle de la Suisse, se doit d’avoir des relations bien réglées avec ses plus importants partenaires commerciaux. En même temps, l’acceptation de la libre circulation des personnes, et donc la concurrence illimitée faite à la main-d’œuvre indigène, n’a rien d’une évidence pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses. Avec l’introduction de la libre circulation des personnes, on a fait une promesse de nature politique, garantissant qu’avec des mesures d’accompagnement efficaces, on protégerait les conditions salariales et de travail en Suisse. Il faut toujours tenir cette promesse ! Travail.Suisse est d’avis qu’il faut une amélioration supplémentaire de l’utilisation du potentiel de main-d’œuvre indigène et une répartition plus juste des bénéfices de la libre circulation des personnes pour le maintien de son acceptation sur le plan politique.

Protection plus efficace et plus durable des conditions salariales et de travail

Le Comité de Travail.Suisse estime aussi que les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes représentent de solides instruments pour protéger les salaires et les conditions de travail et pour lutter contre les abus sur le marché du travail. En même temps, il souligne encore une fois l’importance d’un développement continu et d’une optimisation des mesures d’accompagnement. Un besoin d’agir particulier est manifeste pour ce qui concerne le pourcentage des travailleurs et travailleuses qui sont protégés par des salaires minimaux obligatoires. La Suisse est très en retrait en comparaison européenne avec un taux de couverture par CCT d’environ 50%. Il est dès lors urgent de faciliter la déclaration de force obligatoire des conventions collectives de travail pour soumettre davantage de travailleurs et travailleuses à la protection des CCT. Dans les branches sans CCT, il faut édicter en conséquence des contrats-types de travail (CTT). Il est caractéristique que, des 24 CTT cantonaux, 21 ont été édictés dans les cantons de Genève et du Tessin. De plus, il faut mettre en œuvre le plus vite possible le projet envisagé d’attestations de CCT. Ce n’est qu’avec un justificatif du respect des dispositions des CCT que l’on peut garantir que les travaux (par exemple dans les marchés publics) ne soient attribués qu’à des entreprises qui respectent les conditions de travail et salariales.

Potentiel de main-d’œuvre indigène : priorité aux sans-emplois comme premier pas

La priorité aux personnes sans-emplois, que le Parlement a décidée pour mettre en œuvre l’article 121a de la Constitution fédérale, est un pas dans la bonne direction. Mais le Comité de Travail.Suisse demande maintenant une bonne mise en œuvre de cette priorité pour pouvoir réellement améliorer les perspectives sur le marché du travail des personnes désavantagées et au chômage. Pour ce faire, il est aussi indiqué de réactiver l’initiative contre la pénurie de personnel qualifié pour une meilleure utilisation du potentiel de main-d’œuvre indigène. A cette fin, un crédit spécial pour une offensive de formation continue en faveur des travailleuses et travailleurs plus âgés est nécessaire. Il faut aussi développer la formation de rattrapage pour les travailleurs et travailleuses sans diplôme professionnel et promouvoir la réinsertion des femmes après la pause familiale. Il faut simplifier la conciliation entre la vie professionnelle et familiale et la rendre plus supportable sur le plan financier. Les problèmes des jeunes lors de l’entrée sur le marché du travail (stages abusifs et engagement de durée limitée) doivent être davantage pris en considération et il faut analyser et corriger les détériorations consécutives à la dernière révision de la LACI.

Le Comité de Travail.Suisse est convaincu que ce n’est qu’en protégeant efficacement les conditions de travail et de salaire, en intégrant mieux les jeunes sur le marché du travail, en augmentant la participation des femmes au marché du travail et en garantissant le maintien sur le marché du travail des travailleuses et travailleurs plus âgés que la libre circulation aura un avenir et que la voie bilatérale avec l’Union européenne pourra être durable.

Pour d’autres informations : Adrian Wüthrich, Président, 079 287 04 93

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08 février 2017, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

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