Thèmes – Travail – Conditions de travail

Les contrôles du temps de travail doivent être améliorés

Le Conseil fédéral a présenté aujourd’hui la modification de l’ordonnance sur la saisie du temps de travail. On fixe ainsi des règles claires pour savoir quand on peut renoncer à saisir le temps de travail et quand on peut le documenter seulement de manière facilitée. Ces nouvelles règles se basent sur un compromis des partenaires sociaux. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, il est clair qu’il faut appliquer strictement ces nouvelles règles pour le contrôle du temps de travail et exclure des assouplissements supplémentaires. suite

Les horaires de travail sont d’une importance centrale pour les conditions de travail des travailleurs et travailleuses. C’est pourquoi aujourd’hui presque tous les salariés sont soumis à l’obligation de saisir la durée de leur temps de travail. En même temps, cette obligation de saisie du temps de travail n’a été qu’insuffisamment contrôlée dans les cantons au cours de ces dernières années. Certes, la modification de l’ordonnance assouplit le devoir de saisie du temps de travail mais les conditions qui doivent aussi protéger la majorité des travailleurs et travailleuses dans le futur demeurent.

A l’avenir, il sera possible de régler dans une convention collective de travail avec les partenaires sociaux représentatifs la possibilité d’exclure du devoir de saisie du temps de travail les travailleurs et travailleuses qui disposent d’une grande autonomie dans leur travail et temps de travail et qui gagnent plus de 120’000 francs par an.

Travail.Suisse demande que l’on applique de manière restrictive les nouvelles règles et en particulier que l’on améliore à nouveau les contrôles déficients de la saisie du temps de travail des dernières années. Il est aussi clair que les exigences qui vont au-delà, et qui sont encore en partie pendantes au Parlement, doivent être écartées.

Pour d’autres informations :
Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique, Tél. 076 412 30 53

04 novembre 2015, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

Loi sur les heures d’ouverture des magasins: Le Conseil des Etats tire la sonnette d’alarme

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses se réjouit que le Conseil des Etats refuse la nouvelle loi sur les heures d’ouverture des magasins. La compétence actuelle des cantons pour fixer les heures d’ouverture des magasins ne sera ainsi pas corsetée par une loi fédérale. Pour deux tiers des cantons, la nouvelle loi signifierait une extension des horaires d’ouverture des magasins et donc pour plus de 200’000 travailleuses et travailleurs du commerce de détail une détérioration de leurs conditions de travail. suite

La nouvelle loi fédérale sur les heures d’ouverture des magasins prive les cantons de leurs compétences en ce domaine. Une majorité de cantons devraient étendre leurs horaires d’ouverture pendant la semaine mais aussi le samedi. Dans les cantons concernés, plus de 200’000 personnes travaillent dans le commerce de détail. Pour elles, les horaires de travail s’étendraient, ce qui rendrait plus difficile de participer pendant la semaine à la vie familiale et le samedi à la vie sociale et récréative.

Coup de force raté des « libéralisateurs »

Les « libéralisateurs » exercent une véritable contrainte sur les heures d’ouverture des magasins. En effet, rien qu’au niveau cantonal, il y a eu depuis 2009 10 votations sur une extension des heures d’ouverture des magasins. Et dans neuf cas sur dix, le peuple a rejeté une prolongation des heures d’ouverture, à quoi s’ajoute le rejet véhément de projets de libéralisation totale dans plusieurs cantons. Lors de la consultation, 23 cantons se sont en outre prononcés négativement sur la nouvelle loi sur les heures d’ouverture des magasins ; en outre, lors de la dernière réunion plénière de la CDEP, les Chefs des Départements cantonaux de l’économie publique ont réaffirmé une nouvelle fois leur rejet de cette nouvelle loi. «Dans ces conditions, il est logique que le Conseil des Etats renonce à vouloir introduire cette loi fédérale », indique Adrian Wüthrich, Président de Travail.Suisse.

En refusant cette nouvelle loi, le Conseil des Etats fait preuve de doigté et de respect envers la position des cantons, des décisions du peuple dans les cantons et des intérêts des travailleuses et travailleurs dans le commerce de détail. Travail.Suisse demande aux membres du Conseil national de faire de même et d’enterrer définitivement cette loi.

Pour plus d’informations :
Adrian Wüthrich, Président, Tél. 031/370.21.11 ou 079/287.04.93

24 septembre 2015, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Baromètre Conditions de travail

Annexe Dimension

2015 09 09 Bericht Barometer v DEF.pdf 1528 KB

2015 09 11 Kurzfassung f.docx.pdf 299 KB

12 septembre 2015, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

En Suisse, le stress et le souci que les travailleurs et travailleuses se font pour leur emploi constituent une charge pour eux

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, a présenté aujourd’hui son «Baromètre Conditions de travail», établi sur la base d’une enquête représen-tative et dans lequel les travailleurs et travailleuses évaluent leurs conditions de travail. Les critères liés à la charge pour la santé et à l’encouragement de la formation continue affichent notamment des valeurs négatives. Le souci pour l’emploi est, lui aussi, largement répandu. suite

Le «Baromètre Conditions de travail» de Travail.Suisse constitue une manière humaine d’évaluer les conditions de travail. L’évaluation de ces conditions repose sur la question centrale de savoir si un travail a de l’avenir ou non. Sur la durée, le travail doit ne pas nuire à la santé, maintenir la motiva-tion et offrir une certaine sécurité aux travailleurs. Vingt critères couvrant les trois dimensions cen-trales que sont la « Santé », la « Motivation » et la « Sécurité » ont servi de base à une enquête représentative menée en Suisse auprès de 1500 actifs. Les résultats obtenus confirment ceux que nous avaient déjà révélés notre activité quotidienne et les témoignages des membres de nos fédé-rations.

Le stress et la charge psychique affichent les valeurs les plus négatives

Les travailleurs et travailleuses attribuent la plus mauvaise note au stress et à la charge psychique du travail. Quarante pour cent d’entre eux se sentent souvent ou très fréquemment stressés par leur travail, et un tiers d’entre eux ressentent le travail comme une charge psychologique. La pression sur les travailleurs et travailleuses a encore nettement augmenté dans le contexte de l’abandon du taux plancher euro – franc suisse. Selon Adrian Wüthrich, président désigné de Travail.Suisse, « la course à la productivité agit comme un coup de cravache et entraîne une surcharge pour les travail-leurs et travailleuses, avec des effets négatifs sur leur santé, ainsi qu’un coût élevé pour l’économie nationale dans son ensemble ».

La promotion de la santé et l’encouragement de la formation continue sont insuffisants

Il apparaît en outre que les travailleurs et travailleuses sont insatisfaits des mesures prises par leur employeur pour promouvoir la santé. Alors que 14 pour cent déclarent qu’aucune mesure de promo-tion de la santé n’a été prise, pour 29 autres pour cent, les mesures sont à peine suffisantes, voire totalement insuffisantes. Il en va de même pour l’encouragement – par les employeurs – de la forma-tion continue des travailleurs et travailleuses. Près de la moitié des travailleurs et travailleuses – 46 pour cent – ne reçoivent aucun encouragement pour leur formation continue, ou si peu. Il est clair aux yeux de Jacques-André Maire, conseiller national et vice-président de Travail.Suisse, que « compte tenu de la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et des problèmes rencontrés par les travail-leurs et travailleuses d’un certain âge sur le marché du travail, il est essentiel que ces derniers soient soutenus bien davantage par leur employeur en matière de formation continue ».

Des soucis prononcés pour son propre emploi

Le «Baromètre Conditions de travail» de Travail.Suisse met nettement en évidence le problème que constituent en Suisse les travailleurs et travailleuses vieillissants. Ceux-ci ont l’impression que leur emploi est davantage menacé – dans les perspectives à court terme – que celui des autres catégo-ries d’âge. Le tableau est encore plus sombre pour les perspectives à moyen terme. Dans le groupe des 46 à 64 ans, 65 pour cent – soit près des deux tiers – ne croient guère à la possibilité de trouver sur le marché suisse du travail un poste comparable pour un salaire comparable, au cas où ils quitteraient leur emploi, de leur plein gré ou contraints et forcés. Il est nécessaire d’adopter de toute urgence une politique de la formation « taillée sur mesure », d’élaborer des conseils en ma-tière de carrière destinés aux travailleurs et travailleuses d’un certain âge, et de corriger la politique d’engagement des entreprises. « Si nous ne réussissons pas à donner suffisamment de sécurité sur le marché aux travailleurs et travailleuses vieillissants, nous aurons un problème politique au niveau européen », souligne Adrian Wüthrich, futur président de Travail.Suisse.

Le Congrès de Travail.Suisse reprend les problèmes soulevés par le Baromètre

Le Congrès de Travail.Suisse aura lieu demain, samedi 12 septembre 2015 à Berne, et aura pour devise « Pour du travail ayant de l’avenir ». Au programme figurent l’élection du nouveau président, M. Adrian Wüthrich, ainsi que l’adoption par les délégués du document du Congrès. Ce document contient plusieurs exigences directement liées aux résultats du «Baromètre Conditions de travail », soit des points essentiels portant sur des aménagements équitables des horaires de travail, l’encouragement de la formation continue et une attention particulière accordée aux problèmes des travailleurs et travailleuses d’un certain âge.

Le «Baromètre Conditions de travail» de Travail.Suisse brosse un tableau des conditions de travail en Suisse, du point de vue des travailleurs et travailleuses. Il constitue donc également une marche à suivre pour notre activité politique et syndicale. Il est prévu de renouveler le Baromètre à inter-valles réguliers afin de pouvoir aussi détecter à l’avenir les changements à apporter au fil du temps.

Pour de plus amples informations:
Adrian Wüthrich, président désigné de Travail.Suisse, tél. 079 287 04 93
Jacques-André Maire, conseiller national, vice-président de Travail.Suisse, tél. 078 709 48 50
Gabriel Fischer, responsable de la politique économique et chef de projet «Baromètre Conditions de travail», tél. 076 412 30 53

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2015 09 11 f Redetext A Wuethrich.docx.pdf 114 KB

2015 09 11 f Redetext Jacques Andre Maire.docx.pdf 117 KB

11 septembre 2015, Gabriel Fischer, Responsable politique économique et Jacques-André Maire, Vice-président et conseiller national Drucker-icon

Le dumping salarial est une réalité – la protection des salaires reste importante

Le rapport de l’observatoire publié aujourd’hui par le SECO montre que le dumping salarial est une réalité en Suisse. Il en résulte qu’à côté des effets positifs de la libre-circulation des personnes pour le développement économique et les assurances sociales, il y a aussi des aspects négatifs pour le marché du travail. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, il est clair que la protection des salaires et des conditions de travail sera une des tâches centrales que la politique devra traiter ces prochains temps. suite

Le rapport de l’observatoire du SECO est relativement clair : la libre-circulation des personnes, en tant que partie des accords bilatéraux avec l’UE, a apporté à la Suisse dans le passé une croissance économique positive et a stabilisé les assurances sociales grâce à l’immigration de jeunes travailleurs bien qualifiés. Mais on constate que les étrangers établis peu qualifiés et que les travailleurs et travailleuses avec une formation tertiaire sont exposés au dumping salarial même sur un plan général. Cela vient confirmer ce que montrent les contrôles dans le cadre des mesures d’accompagnement, à savoir que le dumping salarial est une réalité en Suisse. De plus, il existe le danger d’effets d’éviction sur le marché du travail par le biais des personnes ayant une autorisation de séjour de courte durée et par les frontaliers. Avec les mesures d’accompagnement, il existe de solides instruments pour la protection des salaires et des conditions de travail mais il s’agit aussi de les appliquer de façon conséquente et de les améliorer pour qu’ils atteignent leur but.

La protection des salaires reste importante et doit être étendue

La protection des salaires et des conditions de travail sera centrale pour regagner la confiance de la population dans les accords bilatéraux. « Il faut maintenant que la politique mette en place rapidement les bons aiguillages pour regagner la confiance des travailleurs et des travailleuses », indique Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique à Travail.Suisse. « L’augmentation des amendes à 30’000 francs décidée pour lutter contre le dumping salarial doit être introduite immédiatement et ne peut plus être repoussée à plus tard », explique Gabriel Fischer. En outre, le Conseil fédéral doit revenir avec les mesures d’optimisation des mesures d’accompagnement qu’il avait placées dans un tiroir le 1er avril 2015. A moyen terme, il faut en plus une facilitation de la déclaration de force obligatoire des conventions collectives de travail ; seulement avec un salaire minimum clairement défini, la protection des salaires peut être appliquée avec efficacité.

Pour d’autres informations :
Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique, 076 412 30 53

23 juin 2015, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon