Thèmes – Travail – Marché du travail

La situation sur le marché de l’emploi reste insatisfaisante

L’économie suisse a retrouvé le chemin de la croissance depuis mi-2003. Pourtant, la relance ne touche qu’insuffisamment le marché de l’emploi. Certes, depuis un an, le nombre des chômeurs inscrits auprès des ORP (Offices régionaux de placement) est en diminution. Mais ces statistiques donnent une image trop optimiste. Le fait est qu’il manque quelque 221’000 emplois à plein temps sur le marché suisse du travail.

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30 octobre 2006, Susanne Blank, Responsable politique économique Drucker-icon

Le Département fédéral de l’économie face à des défis

Après l’élection au Conseil fédéral qui aura lieu le 14 juin, il faudra pourvoir le poste de chef du Département fédéral de l’économie. Bien que les médias portent surtout leur attention sur la candidate, il conviendra de débattre, au sein de ce Département, les défis futurs, soit le chômage des jeunes, la formation continue et la répartition des revenus.

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PD Le Département fédéral de l'économie face à des défis.doc 31 KB

22 août 2006, Hugo Fasel, président Travail. Suisse jusqu'à 2008 Drucker-icon

A l’avant-plan: une politique active de l’emploi

Travail.Suisse félicite Doris Leuthard pour son élection au Conseil fédéral et se réjout qu’enfin une autre femme devienne membre du Gouvernement suisse. La question se pose maintenant de savoir qui deviendra le ou la ministre chargé-e de l’économie. De grands défis attendent la ou le successeur de Joseph Deiss au DFEP. Travail.Suisse exige des mesures dans le domaine de la politique de l’emploi, de la formation continue et de la répartition des revenus. suite

Travail.Suisse demande à la nouvelle ou au nouveau ministre de l’économie qu’elle ou il mène une politique active de l’emploi et accroisse la pression publique sur l’économie en vue de la création de nouveaux emplois. En effet, bien que la croissance de l’économie soit là et que les bénéfices des entreprises atteignent des sommets historiques, le chômage ne recule que lentement. Surtout le chômage des jeunes et la pénurie de places d’apprentissage sont préoccupants.

Travail.Suisse attend encore du nouveau chef ou de la nouvelle cheffe du Département qu’il ou elle s’implique avec vigueur dans le débat concernant les salaires des managers. La personne qui dirigera le Département de l’économie défendra également le modèle de l’économie sociale de marché. Dans le cadre de la politique de répartition, ce modèle est de plus en plus remis en question.

Promouvoir la formation continue systématique et prendre soin du service public
Travail.Suisse rappelle que la compétitivité de la Suisse est fortement tributaire de la capacité d’innovation des travailleurs et travailleuses et de la conversion des résultats de la recherche en biens et en services commercialisables. Cela exige une formation continue accrue et systématique des travailleurs et travailleuses et par conséquent des mesures de promotion de cette formation continue.

Le Département fédéral de l’économie doit aussi intervenir activement et faire prendre conscience aux politiques que notre compétitivité dépend essentiellement d’une infrastructure solide, d’un service public moderne, de haut niveau technique. Les prestations du Service public, fondées sur l’exactitude, la ponctualité, la sécurité, la santé et la fiabilité, sont déterminantes pour la Suisse. Elles sont, aujourd’hui encore, la vitrine qui attire vers notre pays des sociétés de profil international.

14 juin 2006, Susanne Blank, Responsable politique économique Drucker-icon

Ordonnance concernant des mesures en matière de lutte contre le travail au noir (Ordonnance sur le travail au noir, OTN)

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20060601 travail au noir.pdf 81 KB

01 juin 2006, Hugo Fasel, président Travail. Suisse jusqu'à 2008 et Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure Drucker-icon

Marché du travail: la reprise se fait enfin légèrement sentir

L’économie suisse va bien. Mais le nombre de chômeurs, avec 136’000 (3.5%) en avril, reste à un niveau élevé. Parallèlement, 177 millions d’heures supplémentaires par an sont effectuées en Suisse selon les derniers chiffres publiés par l’Office fédéral de la statistique (OFS). Cela correspond à presque 90’000 postes à plein temps. Travail.Suisse demande que l’on effectue enfin le volume de travail supplémentaire avec plus de personnel et non pas avec plus d’heures supplémentaires. suite

La conjoncture est de plus en plus forte. Les carnets de commande des entreprises sont pleins. Mais c’est seulement lentement que cette reprise se fait sentir sur le marché du travail.

La situation s’améliore mais le niveau du chômage reste élevé
Le taux de chômage a baissé en avril 2006 de 0.1% à 3.5% (à 3.4% abstraction faite du facteur saisonnier). La situation dans la construction – un bon indicateur conjoncturel – s’améliore clairement. Mais, comme jusqu’ici, le taux de chômage reste élevé. Pour les travailleurs âgés et les femmes, la situation ne s’améliore que de façon marginale. Le nombre de chômeurs de longue durée ne décline qu’à peine. Le danger subsiste que les chômeurs peu qualifiés en premier lieu demeurent exclus durablement du marché du travail régulier.

Les heures supplémentaires empêchent de nouveaux postes de travail
Les derniers chiffres de l’OFS montrent une des principales raisons de la reprise hésitante sur le marché du travail: en Suisse, 177 millions d’heures supplémentaires ont été effectuées en 2004, soit 53 heures par salarié-e par année. Cette tendance est à la hausse. De nombreuses entreprises hésitent toujours plus à embaucher, même avec des carnets de commande bien remplis. En lieu et place, on exige du personnel actuel encore plus d’heures supplémentaires. Les conséquences sont connues : la charge de travail croissante provoque du stress, une charge nerveuse plus forte, qui rendent malade et causent des coûts estimés à 4 milliards de francs.

Travail.Suisse demande donc, dans l’intérêt des travailleurs et travailleuses et de ceux qui recherchent un emploi, une meilleure répartition du travail.

08 mai 2006, Susanne Blank, Responsable politique économique Drucker-icon