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Extension de la libre circulation des personnes à la Croatie: un renforcement des mesures d’accompagnement est nécessaire

Le Conseil fédéral a présenté aujourd’hui le résultat des négociations entre la Suisse et l’Union européenne en rapport avec l’extension de l’accord de libre circulation des personnes à la Croatie. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, il est clair que la protection des salaires et des conditions de travail doit être améliorée en Suisse. Seules des mesures d’accompagnement qui fonctionnent permettent d’atténuer la pression sur les conditions de travail et les salaires et de persuader la population, à l’avenir aussi, du bien-fondé de la libre circulation des personnes et de la voie bilatérale avec l’UE. suite

La procédure relative à l’extension de l’accord de libre circulation des personnes à la Croatie correspond pour l’essentiel à la procédure relative aux extensions qui ont eu lieu jusqu’à présent à 8 Etats d’Europe de l’Est ainsi qu’à la Bulgarie et la Roumanie. Après une période transitoire de 7 ans, il sera possible durant trois années supplémentaires d’invoquer une clause de sauvegarde. L’admission de travailleurs et travailleuses croates dans les branches sensibles, reste en outre soumise au régime de l’autorisation obligatoire.

Pression accrue sur les conditions de travail et les salaires

Les mesures d’accompagnement contribuent grandement à protéger les conditions de travail et les salaires en Suisse. Malgré cela, dans les régions proches de la frontière, en particulier les jeunes en quête d’un premier emploi et les travailleurs et travailleuses d’un certain âge se heurtent à des difficultés sur le marché de l’emploi. La pression sur les conditions de travail et les salaires reste forte et la population est de plus en plus sensible aux violations des mesures d’accompagnement.

Une politique claire est demandée

Il est nécessaire d’appliquer une politique axée sur les exigences d’une population qui s’agrandit, une politique qui prenne au sérieux les craintes et besoins de la population et qui empêche que l’immigration ait des retombées négatives pour les travailleurs et travailleuses.

Travail.Suisse est favorable à la poursuite de la voie bilatérale et de la libre circulation des personnes, mais pense qu’il faut agir dans le domaine des mesures d’accompagnement à des fins de protection des conditions de travail et des salaires :

• Des salaires minimaux applicables globalement à certaines branches ou à des régions sont indispensables dans les secteurs à bas salaires.

• C’est par des conventions collectives de travail ou des contrats-types de travail que les conditions de travail et les salaires peuvent être réellement protégés. La déclaration de force obligatoire des CCT et la promulgation de contrats-types de travail doivent être facilitées.

• Le nombre des contrôles doit être adapté à l’immigration croissante ; ceci est valable en particulier pour les régions frontalières où l’immigration est importante.

La croissance économique stimulée par la libre circulation des personnes doit être bénéfique à l’ensemble de la population. Il faut en parallèle que la protection des salaires suisses et des conditions de travail soit maintenue – ce n’est que de cette manière qu’il sera possible d’empêcher que la poursuite de la libre circulation des personnes et l’extension à la Croatie ne deviennent un parcours du combattant.

Pour de plus amples informations :
Gabriel Fischer, responsable de la politique économique, Travail.Suisse, tél. 031/370.21.11 ou 076/412.30.53

28 août 2013, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

L’état d’urgence en matière de main-d’œuvre constitue un défi démographique central

Le défi le plus important posé par la démographie en Suisse est celui de la pénurie de main-d’œuvre. Au cours des vingt prochaines années, les jeunes qui arriveront sur le marché du travail seront beaucoup moins nombreux que les personnes d’un certain âge qui prendront leur retraite. suite

Les aspects de la vie les plus divers sont concernés par le problème de la pénurie de main-d’oeuvre. Les besoins de notre société vont croissants – en partie à cause de la démographie – en matière de santé et de formation, d’encadrement de petits enfants et de personnes très âgées, de transports publics, de sécurité, etc. Parallèlement, la pénurie déjà existante de main-d’œuvre s’accentue du fait de l’évolution vers une société de services high-tech dans des domaines spécialisés tels que les sciences et les nouvelles technologies.

Politiquement, la voie consistant à miser uniquement sur davantage de migration pour surmonter l’état d’urgence en matière de main-d’œuvre, n’est pas valable. Il est donc essentiel que nous prenions soin des travailleurs que nous avons. Or, nous en sommes bien loin actuellement. Ainsi nous « permettons-nous » un taux d’abandon considérable des travailleurs d’un certain âge: un tiers des personnes âgées de 63 ans n’exerce plus d’activité professionnelle pour des raisons de santé. Et certes, les femmes gardent aujourd’hui une activité rémunérée tout en élevant leurs enfants, mais souvent avec un taux d’occupation très bas.

Ce sont en premier lieu les entreprises qui sont sollicitées pour exploiter ce potentiel inemployé. Elles doivent se mobiliser en réduisant la charge permanente sur le lieu de travail, en versant des salaires décents et en offrant des conditions de travail adaptées à l’âge permettant de préserver la santé et de maintenir plus longtemps une capacité de rendement, tout en veillant parallèlement à fixer des horaires de travail adaptés à la vie de famille, à offrir davantage de postes à temps partiel à tous les niveaux hiérarchiques en vue de mieux concilier vie professionnelle et vie familiale.

La route est encore longue vers un marché du travail bien adapté à la démographie lorsque des études montrent que les employeurs préfèrent recruter à l’étranger plutôt que d’embaucher des travailleurs d’un certain âge ou que les médias rapportent que les licenciements de travailleurs âgés sont en augmentation.

La politique doit réagir, elle aussi. La disponibilité, sur l’ensemble du territoire, d’institutions d’encadrement destinées aux enfants, le soutien apporté à l’encadrement de personnes âgées, la promotion de formations de rattrapage destinées à des personnes sans certificat professionnel, ainsi que la formation continue de tous les travailleurs et travailleuses, toutes ces exigences font partie des nouvelles conditions-cadre indispensables pour maintenir la prospérité de la Suisse.

Annexe Dimension

PD L'état d'urgence en matière de main d'oeuvre constitue un défi démographique central.doc 32 KB

26 août 2013, Martin Flügel, Président Drucker-icon

Tout va-t-il pour le mieux sur le marché suisse du travail?

Selon le rapport de l’Observatoire, l’immigration ou l‘augmentation du nombre des frontaliers n’a aucune incidence ou n’occasionne que des conséquences négatives négligeables sur le chômage ou sur les salaires. Ce bilan contredit cependant ce que vit chaque jour la population, en particulier dans les régions frontalières. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, la politique va devoir relever de grands défis si la libre circulation des personnes doit franchir le cap des votations des prochaines années. suite

La libre circulation des personnes n’a aucune incidence dévastatrice sur le marché du travail suisse. Les mesures d’accompagnement mises en œuvre par les syndicats se soldent pas un franc succès en matière de protection des salaires. Ce sont sûrement deux des plus importantes constatations du rapport de l’Observatoire 2013.

Ne pas masquer les effets négatifs

Conclure que tout va pour le mieux parce qu’il manque des conséquences catastrophiques serait faux. La population et les syndicats font en effet une toute autre expérience dans les régions frontalières. La situation sur le marché du travail est toujours plus difficile, en particulier pour les jeunes qui débutent leur carrière professionnelle et pour les travailleurs plus âgés. Cela ressort aussi du rapport. L’augmentation marquante du taux de sans emploi selon le BIT (p. 44) démontre que le chômage a augmenté pour les personnes qui n’ont aucun accès à l’assurance chômage. Justement les jeunes et les personnes plus âgées.

Nécessité d’agir pour la politique

Travail.Suisse relève un besoin d’agir dans deux domaines:

- Renforcement dans les régions avec une forte immigration ou beaucoup de frontaliers : Dans ces régions, l’accès des jeunes à l’assurance chômage dès la fin de la formation est à améliorer, de sorte qu’ils puissent aussi bénéficier des mesures actives du marché du travail. Pour les travailleurs plus âgés, le nombre d’indemnités est à augmenter. Ces régions doivent devenir des régions ciblées par les mesures d’accompagnement, avec plus de contrôles réalisés et financés. La déclaration de force obligatoire des CCT et la promulgation de contrats-types de travail doivent être facilitées.

- Juste répartition des effets de la croissance: la politique doit faire en sorte que les fruits de la croissance profite à toute la population. Pour cela, il faut des salaires minimaux spécifiques aux régions et aux branches sur tout le territoire, un soutien aux travailleurs dans leur formation continue et pour la conciliation avec la vie de famille, de même qu’un abandon des cadeaux fiscaux en faveur des riches et des entreprises pour que l’on puisse financer les infrastructures du futur.

Si l’expérience vécue par la population au quotidien correspond aux statistiques positives, alors la libre circulation des personnes pourra franchir le cap des prochaines votations.

Pour plus d‘informations:
Martin Flügel, Président, 031 370 21 11, 079 743 90 05

11 juin 2013, Martin Flügel, Président Drucker-icon

Le défi des travailleurs et travailleuses plus âgés

Une chose est claire pour Travail.Suisse: la Suisse a besoin d’une politique de formation continue qui englobe aussi la catégorie des « travailleurs et travailleuses plus âgés ». Il est nécessaire à cet effet de modifier la loi sur la formation professionnelle de manière à ce que les travailleurs et travailleuses plus âgés deviennent un groupe cible de la formation continue à des fins professionnelles (art. 30-32 LFPr) et que des mesures visant à encourager la formation continue des travailleurs et travailleuses plus âgés soient possibles à l’avenir, conformément à l’art. 55 LFPr. suite

La politique nationale est consciente de l’importance d’une forte participation 1 des travailleurs d’un certain âge 2 au marché du travail, étant donné l’évolution démographique. Toutefois, cette certitude n’est pas encore ancrée dans les lois fédérales portant sur la formation. Les travailleurs et travailleuses plus âgés ne sont mentionnés ni dans la loi sur la formation professionnelle, ni dans la loi sur la formation continue, actuellement à l’état de projet du Conseil fédéral. Au niveau de la loi, ils ne sont pas considérés comme un groupe cible spécial de la formation continue. À l’avenant, les projets de formation mettant l’accent sur le groupe cible des « travailleurs et travailleuses plus âgés » font également défaut aujourd’hui.

Les travailleurs et travailleuses plus âgés sont importants pour l’économie

Sous l’effet de l’évolution démographique, le nombre de travailleurs et travailleuses plus âgés sur le marché du travail augmente par rapport à l’ensemble des travailleurs. De ce fait, ils contribuent à une part croissante du produit national brut, et il est de plus en plus important, d’un point de vue économique 3 , de maintenir leur aptitude au travail. Mais s’ils doivent pouvoir répondre aux attentes de l’économie et du marché du travail, ils doivent aussi avoir les compétences nécessaires lorsqu’ils atteignent un âge avancé. À cet égard, la formation ne doit pas perdre de vue deux objectifs fondamentaux:

Premièrement, on ne doit pas en arriver à des déqualifications. Il faut absolument éviter que des travailleurs et travailleuses plus âgés quittent le marché du travail, soient mis à l’écart ou démotivés en raison de décalages dans le profil exigé, de changements au sein de l’entreprise, de suppression de champs d’activité, d’évolutions techniques ou d’une trop forte spécialisation de leur profession.

Deuxièmement, la formation doit créer les conditions préalables à une seconde carrière. Les jeunes travailleurs et travailleuses visent surtout une promotion de carrière en suivant une formation et ils en tirent leur motivation. Par contre, les travailleurs et travailleuses plus âgés sont plutôt intéressés par une carrière horizontale, c’est-à-dire par une évolution professionnelle qui tienne compte de leurs besoins, notamment celui de continuer à accomplir un travail intéressant en dépit de changements professionnels, et celui de voir leur travail apprécié.

La formation permanente est nécessaire pour pouvoir atteindre ces deux objectifs. Concrètement, cela implique trois choses:

Premièrement, il faut que les travailleurs et travailleuses plus âgés aient régulièrement accès à la formation, et ce, suffisamment tôt. En principe, le lien avec la formation ne devrait jamais être coupé. Tous les travailleurs et travailleuses devraient se former tout au long de leur vie, afin de ne pas se retrouver dans une impasse professionnelle. Et si les personnes ont perdu tout accès à la formation, les entreprises devraient les réorienter vers un processus de formation, au plus tard dès l’âge de 45 ans. Toutefois, cela va totalement à contre-courant de la politique actuelle en matière de personnel.

Deuxièmement, il est nécessaire pour les travailleurs plus âgés d’avoir accès à une formation continue qui leur corresponde, qui traite des thèmes qui les intéressent et qui soulève des questions pertinentes pour eux. De plus, les formations continues devraient contribuer à éviter les déqualifications et permettre des carrières horizontales.

Troisièmement, il faut des formations continues qui soient correctement dispensées, pour lesquelles la didactique et la méthodologie soient adéquates, c’est-à-dire conçues pour les travailleurs et travailleuses plus âgés. Elles doivent, par exemple, prendre en considération le fait que les travailleurs et travailleuses plus âgés ayant une grande expérience professionnelle participent à une formation continue pas forcément pour apprendre quelque chose de nouveau, mais pour « rafraîchir ou approfondir leurs connaissances ».

Une nouvelle image des travailleurs et travailleuses plus âgés

Si l’on prend la démographie au sérieux, l’on doit adopter une nouvelle conception des travailleurs et travailleuses plus âgés dans le monde du travail. Voici les facettes à considérer:

• La formation continue est nécessaire et importante non seulement pour les jeunes mais aussi de plus en plus pour les séniors.
• Il est nécessaire d’adopter une culture de la formation continue qui prenne davantage au sérieux les travailleurs et travailleuses plus âgés et leurs besoins spécifiques et qui s’adresse à ce public cible tant sur le plan de la thématique que sur ceux de la méthodologie et de la didactique (pédagogie).
• À l’avenir, les entreprises ne pourront pas compter uniquement sur le fait de pouvoir maîtriser les innovations en embauchant des travailleurs et travailleuses jeunes. Elles devront plutôt réfléchir à la manière de rendre les innovations possibles avec des travailleurs et travailleuses plus âgés et grâce à eux.
• Les travailleurs et travailleuses d’un certain âge ont une plus longue expérience professionnelle que les jeunes travailleurs et travailleuses. Il faut faire en sorte que leurs expériences ne constituent pas un obstacle aux développements mais qu’elles puissent au contraire servir de base à ces derniers.
• Les jeunes travailleurs et travailleuses sont motivés à suivre des formations continues en espérant qu’elles leur vaudront des promotions dans leur carrière et un relèvement de leur salaire. Le monde du travail doit faire en sorte que les travailleurs et travailleuses plus âgés qui n’ont plus de prétentions de carrière puissent, eux aussi, être motivés à suivre des formations continues.

Exigence en matière de politique de la formation

En intégrant une base légale consacrée à la formation des travailleurs et travailleuses plus âgés dans la loi sur la formation professionnelle, on permet à cette dernière de contribuer, grâce à ses instruments, à renforcer la capacité des travailleurs et travailleuses plus âgés sur le marché du travail. Cette base légale pourrait se présenter comme suit :

Art. 32 Mesures de la Confédération
1 La Confédération encourage la formation continue à des fins professionnelles.
2 Elle soutient notamment l’offre visant:
a. à permettre aux personnes dont la profession connaît des modifications structurelles de se maintenir dans la vie active;
b. à faciliter la réinsertion professionnelle des personnes ayant temporairement réduit leur activité professionnelle ou l’ayant interrompue.
c. (nouveau) à maintenir et à améliorer, par des mesures appropriées, la capacité des travailleurs et travailleuses plus âgés sur le marché du travail.

^1^Initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié – Analyse de la situation et rapport sur les mesures, publié par le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche DEFR et par la Conférence des chefs des départements cantonaux de l’économie publique CDEP, 7 mars 2013, p.16.
^2^Voir la réponse du Conseil fédéral à l’interpellation 11.3112.
^3^François Höpflinger, Ältere Arbeitnehmer und Arbeitnehmerinnen, p. 5, www.hoepflinger.com, dernières modifications: 1er février 2013.

Annexe Dimension

PD Le défi des travailleurs plus âgés.doc 57 KB

10 juin 2013, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation Drucker-icon

L’initiative ECOPOP : une voie erronée

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, salue le rejet de l’initiative ECOPOP par le Conseil fédéral. Cette initiative ferait augmenter massivement la pénurie de personnel dans des branches importantes comme la santé, l’enseignement, les transports publics etc. Au lieu de contingents contre les travailleurs étrangers, il faut des mesures efficaces pour les travailleurs et travailleuses en Suisse. C’est pourquoi Travail.Suisse demande au Conseil fédéral et aux partis de pratiquer enfin une politique qui répartisse de façon plus juste les bénéfices de la migration. suite

L’évolution démographique mène à une pénurie de personnel en Suisse. Ceci en premier lieu dans les hôpitaux, les homes, les écoles, les transports publics etc. C’est ainsi que limiter de façon rigide l’immigration menacerait fortement la qualité de vie en Suisse. Travail.Suisse demande une politique qui réduit la nécessité de l’immigration et empêche de possibles effets négatifs:

- Des salaires minimaux dans les branches à bas salaires : il faut en Suisse des salaires minimaux par branches ou régions dans les branches à bas salaires afin de pouvoir s’attaquer de façon efficace au dumping salarial.
- Promouvoir l’emploi des personnes résidant déjà dans le pays: pour favoriser l’emploi des travailleurs et travailleuses déjà présents en Suisse, il faut lancer une offensive de formation de rattrapage pour les travailleurs et travailleuses peu qualifiés, améliorer de façon très nette la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle et donner aux travailleurs plus âgés de meilleures conditions de travail et plus de possibilités de formation continue.
- Des investissements dans les infrastructures et l’arrêt d’une politique fiscale agressive : pour que l’immigration ne se répercute pas négativement sur la qualité de vie en Suisse, la politique doit prévoir les investissements nécessaires dans les transports, le logement, les écoles, le système de santé et mettre à disposition les moyens nécessaires. Les baisses d’impôts mettent en danger la prospérité de la Suisse.

Ce n’est qu’avec une politique qui répartit les fruits de la croissance pour une plus large couche de la population que l’on pourra maintenir la qualité de vie et la prospérité pour tous en Suisse.

Pour d’autres renseignements :
Martin Flügel, président, 031/370.21.11 ou 079/743.90.05

29 mai 2013, Martin Flügel, Président Drucker-icon