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Résultats des négociations salariales 2015 : Les travailleurs ne peuvent pas profiter d’une conjoncture économique favorable

La situation économique aussi bien que les perspectives se présentent de manière tout à fait positive pour 2015. Pourtant les travailleurs n’en profitent pas ou presque pas : Les résultats des négociations salariales pour l’année à venir varient de zéro à des augmentations se trouvant dans une fourchette de 1.8% au maximum. La plupart des augmentations salariales se situent en moyenne en dessous de 1%. Pour Travail.Suisse, l’association faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, c’est insuffisant. suite

L’économie suisse s’est très bien comportée aux cours de ces dernières années. C’est surtout le marché intérieur qui s’est avéré dynamique, la situation à l’exportation étant plus morose mais cependant solide. Le Secrétariat d’Etat à l’économie SECO présente à nouveau des perspectives de croissance réjouissantes pour la Suisse. Le PIB doit augmenter de 1.8%, d’ici à la fin 2014, et même de 2.4% en 2015. De même pour la zone euro, la croissance économique prévue est de 1.2%.

Augmentations salariales insuffisantes

L’organisation faîtière Travail.Suisse et les fédérations affiliées Syna, transfair et Hotel&Gastro Union ont annoncé les négociations salariales 2015 en août 2014, alors que la situation économique se présentait de manière solide et les perspectives positives. Les salaires, quant à eux, n’arrivent pas à suivre cette progression. L’augmentation moyenne prévue en 2015 pour les travailleurs se situera entre zéro et 1.8%, mais les salaires augmenteront en moyenne de moins de 1% et les augmentations se situant au dessus de 1% n’ont pu être obtenues que pour quelques cas rares.

Le partenariat social en difficulté

Les négociations salariales 2015 se sont déroulées d’une manière extrêmement laborieuse. Malgré des perspectives économiques positives, beaucoup d’entreprises ont clairement voulu freiner la progression salariale. Dans l’ensemble, les résultats obtenus sont insuffisants. « Les salaires stagnent dans beaucoup de domaines malgré des perspectives économiques positives », dit Gabriel Fischer, le responsable de la politique économique de Travail.Suisse. Dans la construction, le partenariat social est totalement bloqué, suite à la rupture des négociations par les employeurs. Mais dans diverses autres branches et entreprises aussi, les négociations salariales se sont terminées sans résultats. Travail.Suisse lance un appel aux employeurs à s’ouvrir davantage pour faire exister un partenariat social vivant, en particulier en ce qui concerne les négociations salariales.

Plus d’informations:
• Gabriel Fischer, Responsable de la politique économique Travail.Suisse,
Tél. 076 412 30 53
• Arno Kerst, Président Syna,
Tél. 079 598 67 70
• Eric Dubuis, Membre de la direction et secrétaire de Romandie Hotel & Gastro Union,
Tél. 079 290 76 26
• Stefan Müller-Altermatt, Conseiller national et vice-président de transfair, le Syndicat
Tél. 079 332 15 26

15 décembre 2014, Gabriel Fischer, Responsable politique économique

Le moment est venu de relever les salaires

L’économie suisse a surmonté relativement bien les années de crise qui ont sévi à l’échelle internationale et elle se retrouve dans une phase de croissance en hausse. Le marché intérieur est dynamique, et les prévisions pour l’économie exportatrice sont réjouissantes, elles aussi. De leur côté, les travailleurs ont contribué à surmonter la crise en s’investissant considérablement dans leur travail, en faisant preuve de flexibilité et en ne touchant que de modestes hausses de salaires au cours des dernières années. Dans la plupart des branches, il y a de quoi récompenser cet engagement des travailleurs en leur accordant cette année de substantielles augmentations de salaires. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs, demande pour les négociations salariales de 2015 des hausses de l’ordre de 2 pour cent. suite

L’économie suisse a bien surmonté la crise financière et la crise de croissance de 2008. Mi-2010 déjà, la Suisse avait retrouvé son niveau d’avant la crise, et elle connaît depuis lors une solide phase de croissance. Les perspectives sont bonnes, avec des pronostics de croissance de 2 pour cent, voire davantage; la Suisse semble profiter d’une économie mondiale qui a le vent en poupe. Le moment est venu de faire participer les travailleurs à cette réjouissante croissance économique.

De bonnes perspectives pour l’économie suisse

Pour l’année en cours, le Secrétariat d’Etat à l’économie SECO 1 s’attend à une croissance économique de 2 pour cent et pronostique même qu’elle atteindra 2,6 pour cent en 2015. Pendant la crise de ces dernières années, le marché intérieur est toujours resté le pilier de l’économie suisse. D’une part, la consommation privée s’est développée d’une manière très positive, et devrait rester importante dans un proche avenir. Toutefois, l’extraordinaire dynamique des dernières années devrait fléchir quelque peu. C’est notamment la fin prévisible du renchérissement nul (voire négatif) qui fait ici office de frein. D’autre part, le secteur de la construction a été un moteur important de la croissance économique helvétique pendant les années de crise au niveau international. En 2014, ce secteur contribue encore considérablement à soutenir l’économie, mais devrait ralentir quelque peu à moyen terme, en raison de la diminution des réserves de travail.

Au cours des dernières années, l’économie exportatrice a dû faire face à une situation très difficile en raison d’un climat de récession dans la zone euro et de la forte appréciation du franc suisse. Le développement de l’économie helvétique dans son ensemble et la vigueur de l’économie exportatrice en particulier sont d’autant plus remarquables dans ce contexte. La situation économique de la plupart des entreprises industrielles, et notamment de l’industrie MEM, s’est améliorée au cours du premier semestre de 2014 et l’augmentation des rentrées de commandes est connue 2 ; sur la moyenne à long terme, elles ont déjà fait remonter les taux d’utilisation de la capacité. Et le redressement de l’économie mondiale entraîne une amélioration des perspectives de l’économie exportatrice. Il est fondamental en l’occurrence que l’UE ait retrouvé la voie de la croissance. En 2014, les pronostics de croissance se situent à 1 pour cent pour la zone euro. Cette légère reprise pourra déjà revitaliser le secteur des exportations en Suisse, permettant ainsi à notre économie exportatrice de contribuer davantage à la relance conjoncturelle. 3

Un marché du travail qui demeure très stable

En Suisse, le marché du travail repose sur des bases solides. La croissance de l’emploi poursuit son évolution à un rythme modéré – enregistrant des taux de croissance en légère hausse. Depuis fin 2013, l’accroissement de l’activité a heureusement compris – avec l’hôtellerie et les restaurants, le commerce de détail et l’industrie – des branches qui auparavant n’avaient plus créé d’emplois depuis assez longtemps. Pour l’heure, la croissance de l’emploi est nettement mieux soutenue qu’au cours des dernières années. Le marché du travail réagit avec un certain retard au développement économique favorable. Alors qu’un taux de chômage de 3,1 pour cent est encore prévu pour cette année, il devrait tomber au-dessous de 3 pour cent et se situer autour de 2,8 pour cent en 2015. L’indicateur des perspectives d’emploi 4 a augmenté aussi bien pour le secteur secondaire que pour le tertiaire, ce qui permet de tabler sur de nouvelles créations d’emploi.

L’évolution positive de l’économie devrait entraîner des augmentations salariales appropriées

Les négociations salariales de 2015 sont placées sous le signe de ces dernières années, marquées par l’incertitude et au cours desquelles les travailleurs ont fourni des prestations élevées en dépit d’une forte insécurité et d’une lourde charge de travail. Parallèlement, les négociations salariales des dernières années ont été médiocres et leur résultat inférieur aux moyennes antérieures. Il est clair pour Travail.Suisse que compte tenu des modestes hausses de salaires des derniers temps et de l’amélioration progressive des perspectives économiques, les employeurs ont suffisamment de marge de manœuvre pour accorder aux travailleurs des augmentations de salaires notables et équitables. Des hausses salariales de l’ordre de 2 pour cent sont réalistes et appropriées, et ce, pour les raisons suivantes:

Modeste évolution des salaires nominaux au cours des dernières années: les hausses salariales des quatre dernières années ont été très modestes. L’an dernier, l’enquête sur les salaires, menée par UBS à l’automne 2013, escomptait une hausse du salaire nominal de 0,9 pour cent seulement. Avec la fin prévisible de l’ère du renchérissement nul, voire négatif (les pronostics envisagent – pour cette année et en particulier pour l’an prochain – une inflation de 0,6 pour cent), la nécessité de relever les salaires augmente. Il est important que les négociations salariales de 2015 permettent de renforcer le pouvoir d’achat des travailleurs, afin que la consommation privée reste à l’avenir un pilier de l’économie suisse. Travail.Suisse attend de ces négociations une hausse du salaire nominal nettement plus importante que l’année précédente.

Répartir équitablement les fruits de la croissance: les études menées par Travail.Suisse et portant sur les salaires des dirigeants montrent que l’écart salarial – à savoir le rapport entre le salaire le plus élevé et le salaire le plus bas dans une même entreprise – a continué de se creuser considérablement au cours des dernières années. Alors que le bel étage s’est octroyé de multiples augmentations de manière réitérée, les travailleurs « normaux » n’ont récolté que des augmentations de salaires dérisoires. Lorsque la croissance atteinte profite presque uniquement aux dirigeants et aux actionnaires, cela entraîne une répartition inéquitable des revenus. En plus de trouver une solution politique au problème des rémunérations abusives des dirigeants, il faut absolument relever les salaires de tous les travailleurs, de manière continue et perceptible. En outre, du fait de la productivité croissante du travail dans les entreprises, la marge de manœuvre est plus grande pour les négociations salariales. Des augmentations de salaires du même ordre de grandeur que celle de la croissance économique sont réalistes dans la plupart des branches.

Focalisation sur les salaires minimaux et sur ceux des femmes: dans le contexte de l’initiative sur les salaires minimums, l’économie et les employeurs n’ont cessé de souligner qu’il fallait régler ces salaires-là au sein du partenariat social et non pas dans la loi. Après qu’un salaire minimum légal a été balayé, les employeurs doivent prouver dans les négociations salariales qu’ils sont disposés à permettre des améliorations ciblées pour les travailleurs dont les salaires sont très bas. Il est clair pour Travail.Suisse qu’il faudra mettre l’accent, en automne, sur des négociations et des hausses des salaires minimums usuels localement et selon les branches. Il en va de même de l’égalité salariale entre les sexes. Le dialogue informel sur l’égalité salariale s’est achevé pratiquement sans le moindre résultat. Il incombe désormais aux employeurs de prouver que l’égalité salariale entre les femmes et les hommes n’est pas qu’une lettre morte dans la constitution, mais qu’on s’y attelle efficacement. Travail.Suisse demande donc que les négociations salariales de cet automne mettent l’accent sur l’amélioration des salaires pour les femmes.

Des hausses salariales régulières plutôt que des bonus et des augmentations salariales générales plutôt qu’individuelles: Travail.Suisse demande pour les travailleurs des augmentations de salaires régulières en lieu et place d’un bonus. Seules de telles augmentations garantissent une évolution durable des salaires et conduisent à un droit consolidé à des rentes. Certes, un bonus peut constituer un appoint bienvenu, mais il n’est pas une partie constituante continue du salaire et il ne doit être versé que dans des cas exceptionnels, et surtout pas pour remplacer des augmentations de salaires régulières. De plus, les hausses salariales doivent être accordées à tous en général. Tous les travailleurs doivent participer à la croissance économique. Seule une faible partie de l’ensemble des hausses salariales doit être utilisée pour des augmentations salariales individuelles. Alors que la proportion des hausses salariales générales a augmenté depuis 2010 5 , les tout derniers chiffres publiés par l’Office fédéral de la statistique indiquent qu’en 2013 nettement plus de la moitié des augmentations de salaires ont été versées à titre individuel. Il est impératif de corriger le tir.


1 Tendances conjoncturelles, été 2014.
2 Panorama 2014 – SwissMEM.
3 UBS Outlook Suisse, troisième trimestre 2014.
4 OFS Indicateurs du marché du travail 2014.
5 OFS, Accords salariaux conclus pour 2013 dans le cadre des conventions collectives de travail.

25 août 2014, Gabriel Fischer, Responsable politique économique

Il est maintenant temps de procéder à des augmentations salariales

L’économie suisse a retrouvé en 2014 un taux de croissance appréciable. En plus, les perspectives pour l’année à venir s’annoncent encore meilleures. Les travailleuses et les travailleurs en Suisse ont contribué avec un engagement important et une flexibilité accrue à sortir la Suisse de la crise. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et les fédérations affiliées Syna, transfair et Hotel & Gastro Union réclament pour cette raison des augmentations salariales d’un ordre de grandeur de 2%. suite

L’économie suisse a surmonté, relativement sans dommages, les années de crise internationale et se trouve, aujourd’hui, à nouveau dans une phase de croissance motrice. C’est avec un engagement important que les travailleurs ont fourni leur contribution pour surmonter la crise. La plupart des branches disposent, désormais, d’une marge de manœuvre économique pour honorer, cette année, l’engagement des travailleurs par des augmentations de salaire significatives.

Des perspectives positives pour l’économie suisse

Le Secrétariat d’Etat à l’économie SECO chiffre, pour l’année en cours, le taux de croissance économique à 2% et son pronostic pour l’année 2015 prévoit même taux de croissance de 2.6%. Pour la Suisse, le marché intérieur, soutenu par la consommation privée et le secteur du bâtiment, est et reste un pilier important de son économie. Qui plus est, les perspectives sont aussi à la hausse pour l’économie d’exportation. Le marché du travail suisse repose, quant à lui, sur des bases solides : La croissance de l’emploi continue de progresser à un rythme modéré. Il est réjouissant de constater que, depuis la fin 2013, avec les hôtels, restaurants et cafés, le commerce de détail et l’industrie, cette tendance touche également des branches qui n’avaient plus vu de création de postes depuis longtemps.

Un développement économique positif doit conduire à des augmentations salariales appropriées

Au cours des dernières années, les travailleurs ont fourni de grandes performances avec des augmentations salariales extrêmement modestes. Travail.Suisse et les fédérations affiliées Syna, transfair et Hotel & Gastro Union réclament des augmentations salariales d’un ordre de grandeur de 2% lors des négociations salariales de 2015 et ce, pour les raisons suivantes :

Des augmentations salariales nominales modestes l’année dernière : Les augmentations salariales des quatre dernières années ont été très modestes. En raison des pronostics économiques pour cette année et en particulier pour l’année à venir, les augmentations salariales doivent à nouveau être à l’ordre du jour, également pour soutenir la consommation privée, qui est très importante pour la conjoncture suisse.

Répartir équitablement les fruits de la croissance : Les études sur les salaires des Managers effectuées par Travail.Suisse montrent que l’écart entre les salaires a fortement augmenté au cours des années précédentes. Alors que les postes à responsabilité ont multiplié leurs parts du gâteau, les travailleurs normaux n’ont eu que quelques augmentations minimes en guise de miettes. Seules des augmentations de salaire régulières pour tous les travailleurs garantissent une répartition équitable de la richesse.

Focalisation sur les salaires minima et les salaires des femmes : Lors de la préparation de la votation sur l’initiative pour des salaires minimums, l’économie et les employeurs ont toujours souligné que les salaires minimums devaient être négociés dans le cadre du partenariat social. Les employeurs doivent maintenant apporter la preuve qu’ils ont la volonté de réaliser des améliorations ciblées pour les travailleurs ayant de faibles revenus. Il faut également se focaliser sur les salaires des femmes. Le dialogue sur l’égalité des salaires effectué sur une base volontaire a échoué pratiquement sans résultat. Désormais, c’est aux employeurs de prouver que l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes ne reste pas uniquement lettre morte dans la Constitution, mais qu’elle doit être promue de manière active.

Pour Travail.Suisse, il est clair qu’il faut des augmentations salariales régulières pour les travailleurs au lieu d’un bonus, car seules des augmentations salariales conventionnelles garantissent un développement durable du salaire et entraînent une consolidation des droits à la retraite. Qui plus est, Travail.Suisse réclame des augmentations salariales accordées à titre général et non individuel, car tous les travailleurs doivent pouvoir bénéficier de la croissance économique.

Plus d’informations:
• Gabriel Fischer, Responsable de la politique économique Travail.Suisse, Tél. 076 412 30 53
• Arno Kerst, Vice-Président Syna, Tel. 079 598 67 70
• Eric Dubuis, membre de la direction et secrétaire de Romandie – Hotel & Gastro Union, Tél. 079 290 76 26
• Stefan Müller-Altermatt, Conseiller national et vice-président de transfair, Tél. 076 332 15 26

04 août 2014, Gabriel Fischer, Responsable politique économique

A propos de salaire minimal et de partenariat social

Dans les débats parlementaires autour de l’initiative pour le salaire minimal, nous avons tenté d’autres propositions qui auraient favorisé le partenariat social, telles que modifier les conditions pour la mise en place plus généralisée de Conventions collectives de travail ou de contrat-types ; cette voie aurait maintenu une modulation du salaire minimum par branche et par région. Malheureusement, les partis de droite ont systématiquement refusé ces propositions, tout en chantant les bienfaits du partenariat social. suite

Avant de glisser votre bulletin de vote dans l’urne, je vous transmets cet Appel de « Eglise et Monde du travail », association proche de l’EERV, l’Eglise évangélique réformée du Canton de Vaud :

Dans les prises de positions en vue de la votation sur les salaires minimaux, les questions éthiques et la réalité vécue par les travailleurs pauvres, hommes et femmes, sont le plus souvent oubliées.

Un salaire trop bas signifie que le travail n’est pas reconnu : Une personne qui travaille à plein temps, avec à peu près le même revenu que si elle ne travaillait pas et recevait l’aide sociale, reçoit le message : votre travail ne vaut rien !

Un salaire trop bas est une atteinte à la dignité : Si une personne travaille à plein temps et doit, à la fin du mois, mendier l’aide du service social parce que son salaire ne lui permet pas de vivre, elle est atteinte dans sa dignité.

Si l’aide sociale sert à compenser des salaires trop bas, elle est détournée de son but : L’aide sociale est l’expression d’une solidarité quand les acteurs privés ne peuvent plus intervenir. Elle est détournée de son but si elle permet à des entreprises de sous-payer leur personnel.

Les embauches à bas prix ne sauvent aucun patron : Les difficultés économiques existent, on le sait. Mais si un agriculteur, une famille ou un petit patron ne peut pas payer correctement son employé pour qu’il vive dignement, c’est le signe que cet employeur lui même ne gagne pas assez pour faire vivre sa maison. Le problème, s’il est économique, ne peut pas se résoudre sur le dos de l’employé.

Personne n’en parle : l’initiative votée permet des dérogations ! L’alinéa 5 de l’initiative prévoit que des dérogations sont possibles avec le concours des partenaires sociaux. Cette disposition est de nature à favoriser un dialogue à la fois nécessaire et souvent inexistant dans les secteurs où on trouve les bas salaires.

Aucune convention ne protège le salaire d’un travailleur pauvre : Les syndicats ne parviennent pas à s’organiser ni à se faire entendre dans les secteurs économiques sans convention collective de travail. Les employeurs qui paient mal leurs employés précaires ne s’engagent jamais dans une négociation ou une convention sur les salaires tant qu’il n’y a pas une loi pour les obliger à négocier et signer une CCT.

12 mai 2014, Josiane Aubert, Vice-présidente Travail.Suisse

Le Comité de Travail.Suisse dit oui à l’initiative sur le salaire minimum

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses s’est prononcé lors de sa séance du Comité du 4 février sur l’initiative sur le salaire minimum qui sera soumise au vote du peuple le 18 mai 2014. Le Comité dit oui à un salaire minimum légal et reconnaît ainsi le besoin urgent d’agir auprès des bas salaires. suite

L’initiative sur le salaire minimum demande un salaire minimum légal de 22 francs par heure, ce qui correspond à un salaire mensuel d’environ 4000 francs. Travail.Suisse reconnaît les problèmes des personnes dans les branches à bas salaires et estime qu’il faut agir en particulier en lien avec la libre-circulation des personnes et la pression sur les salaires et l’emploi qui en résultent.

Pas de réponse venue de la politique

Travail.Suisse a oeuvré à différents niveaux à un contre-projet direct ou indirect à l’initiative sur le salaire minimum, ce qui aurait dû être considéré comme un signe pour le bon fonctionnement du partenariat social. Finalement, le Parlement a rejeté l’initiative sans avoir fait le moindre pas en direction de l’exigence de l’initiative. « La politique a eu la chance de trouver une voie médiane. Parce qu’il n’y a pas eu la moindre réponse allant dans cette direction, Travail.Suisse dit oui à l’initiative sur le salaire minimum » a indiqué Gabriel Fischer, responsable de la politique économique à Travail.Suisse.

Pour plus d’informations:
Gabriel Fischer, responsable de la politique économique, tél. 031/370’21’11

05 février 2014, Gabriel Fischer, Responsable politique économique

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